Critique de Film, Théatre, série.
Dès les premières scènes, le film impose une atmosphère de retenue. Rien n’est appuyé, rien n’est surjoué. Tout semble au contraire contenu, comme si la mise en scène elle-même acceptait de se tenir en retrait pour laisser place aux faits, à leur progression implacable. Ce choix donne au récit une densité particulière : celle d’un drame qui ne se construit pas dans le spectaculaire, mais dans l’accumulation de signaux faibles, de glissements, de silences. Ce qui frappe surtout, c’est la maniè...
Critique de Film, Théatre, série.
Dès les premières scènes, on comprend que le véritable sujet n’est pas seulement Antonio Vivaldi, mais toutes ces jeunes femmes dont la musique remplissait les églises et les salons sans que leurs noms traversent réellement le temps. Le film construit alors une émotion discrète, presque silencieuse, autour de cette idée : certains êtres consacrent leur vie à créer de la beauté sans jamais recevoir la lumière qu’ils méritent. La mise en scène avance avec beaucoup de douceur. Venise n’y apparaî...
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À une époque où tout semble aller toujours plus vite, où les images se succèdent sans pause et où le bruit paraît devenu la norme, David Lynch choisit un chemin inverse : celui de la lenteur, du silence et de l’observation. Les visages fatigués, les routes infinies, les gestes mesurés et les émotions retenues deviennent ici la véritable matière du film. À première vue, l’histoire paraît d’une simplicité presque désarmante. Alvin Straight apprend que son frère, avec lequel il est fâché depuis ...
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À sa sortie en 1999, le film fut considéré comme un désastre industriel : tournage chaotique, conflits artistiques, remontages imposés, budget colossal devenu incontrôlable, incompréhension critique… presque tout semblait condamner cette oeuvre à disparaître dans les marges du cinéma hollywoodien. Pourtant, avec les années, quelque chose a résisté. Une atmosphère. Une puissance primitive. Une âme. Car derrière le fracas des épées et les hurlements des guerriers nordiques, ce film raconte en r...
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Sorti en 2008 et réalisé par Howard McCain, Outlander mêle habilement science-fiction et aventure viking. Le film raconte l’histoire de Kainan, un extraterrestre interprété par James Caviezel, qui s’écrase sur la Terre à l’époque des Vikings avec un parasite mortel appelé Moorwen. Pour protéger l’humanité et traquer la créature, Kainan s’allie aux guerriers vikings, donnant lieu à une alliance improbable entre l’homme et l’extraterrestre. L’action est rythmée, avec des combats intenses et des...
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Orange mécanique est un film qui dérange autant qu’il fascine. Réalisé par Stanley Kubrick en 1971, il nous plonge dans un futur froid et violent, où l’on suit Alex, un jeune homme charismatique mais profondément violent, qui entraîne sa bande dans une spirale de crimes gratuits. Très vite, le film ne se contente pas de raconter une histoire : il met le spectateur face à des questions difficiles sur la liberté, la morale et la société.
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Le succès de l’œuvre repose avant tout sur l’alchimie parfaite entre Bourvil et Louis de Funès. Bourvil incarne un personnage simple, naïf et profondément attachant, tandis que de Funès joue un chef d’orchestre nerveux et autoritaire, dont les réactions exagérées déclenchent des situations hilarantes. Leur duo fonctionne à merveille : chacun amplifie les qualités de l’autre et leurs interactions, ponctuées de dialogues savoureux et de gestes comiques parfaitement chorégraphiés, font le charme...
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Le film est apprécié pour son ambiance, la solidité de son casting et un scénario qui pousse à la réflexion, ce qui lui a valu au fil du temps un statut de film culte dans le genre science-fiction. La réalisation de Gilliam, avec ses décors urbains déformés et sa direction artistique surréaliste, renforce le sentiment d’étrangeté et de tension. La manipulation du temps n’est pas toujours simple à suivre, mais elle sert à accentuer le côté paranoïaque et oppressant de l’histoire.
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L'histoire se situe à la suite des émeutes de 1992 à Los Angeles qui ont débuté le 29 avril 92 après qu’un jury composé de blancs, d’un asiatique et d’un latino, a acquitté quatre officiers de police accusés d'avoir passé à tabac un automobiliste noir américain. En tout, entre cinquante et soixante personnes furent tuées durant ces émeutes qui durèrent six jours, bien que les évènements les plus importants eussent lieu entre le soir du verdict et le troisième jour.
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Ce film est souvent considéré comme le premier grand film de bikers, marquant profondément la culture populaire et l’imaginaire du cinéma des années 50. Marlon Brando, avec sa veste de cuir, son attitude nonchalante et sa célèbre réplique « Whaddaya got ? » — que l’on pourrait traduire par « Qu’est-ce que t’as ? » ou, plus familièrement, « Qu’est-ce que tu veux ? » — devient instantanément l’emblème de la jeunesse rebelle et insoumise, tandis que la présence de Lee Marvin renforce l’intensité...
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Ce film est intemporel, non parce qu’il parle du passé, mais parce qu’il parle de nous. Il nous rappelle que la jeunesse est un miroir : ce que nous voyons dans leurs colères, leurs révoltes et leurs blessures reflète ce que nous avons laissé s’éteindre dans la société et en nous-mêmes. Graine de violence n’offre pas de solutions faciles, mais il laisse une leçon universelle et profonde : comprendre, accompagner et persister, même quand la violence semble tout emporter.
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La bataille de Brest-Litovsk est un film (de 2010) sur la seconde guerre mondiale dans la plus pure tradition hollywoodienne, mais russe, Biélorusse pour être tout à fait précis. Il relate la farouche mais inutile résistance des types du bled-titre face à un envahisseur allemand méchamment outillé et totalement dénué de sens de l’humour. Fresque à gros moyens (les russes ne manquent jamais de figurants et ni de bâtiment à détruire), le parti pris graphique se rapproche un peu de la série Band...
Critique de Film, Théatre, série.
Ce qui rend cette œuvre véritablement unique, c’est sa capacité à transformer une crise économique et sociale en une expérience profondément humaine. Le spectateur ne voit pas seulement la misère ; il ressent chaque étape du voyage, chaque espoir fragile et chaque injustice rencontrée. Les Raisins de la colère n’est pas un simple film sur la pauvreté : c’est une réflexion universelle sur la condition humaine, une célébration de la solidarité et de la résilience, et un miroir tendu à chaque gé...
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Au-delà de sa technique et de ses performances, le film propose une analyse profonde de la condition humaine. Il interroge la conformité, la manipulation et la lutte pour l’identité face aux systèmes oppressifs. Chaque scène, chaque dialogue, chaque regard révèle les tensions entre contrôle et liberté, entre résignation et rébellion, offrant au spectateur une expérience à la fois intellectuelle et émotionnelle. La manière dont McMurphy inspire ses compagnons à retrouver un souffle de dignité ...
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Lock out est une production Luc Besson d’après un scénar de deux lignes qu’il écrivit un jour en sortant de ses chiottes. Une prison spatiale de haute sécurité où les prisonniers sont mis en stase, soit paralysés mais conscient. La fille du président effectue une visite, ça part en bib, les prisonniers s’évadent, le président envoie son meilleur agent, en tôle suite à une erreur judiciaire, sauvez là et vous aurez l’immunité, le gars accepte, un des prisonniers a des infos pour le réhabiliter...
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La Colline des hommes perdus dépasse le simple drame militaire. C’est une réflexion sur la dignité humaine, l’obéissance, la résistance et l’impact des structures d’autorité sur l’esprit. Le film montre que, loin de former les hommes, certains systèmes peuvent en réalité détruire leur humanité. Aujourd’hui encore, cette œuvre reste un exemple de cinéma exigeant qui interroge notre rapport à l’autorité, à la souffrance et à la force intérieure.
Critique de Film, Théatre, série.
Écrire sur l’amour, la séduction, analyser les écrits de Chaderlos de Laclos ou Madame de Lafayette se fait fréquemment. Réaliser une statue évoquant le péché originel, composer une musique évocatrice de sentiments, cela aussi est courant, peut -être moins facile toutefois qu’un écrit composé de mots aux nuances variées. Mais transcrire l’intimité dans des pas de danse l’est beaucoup moins. C’est pourtant ce qu’a réalisé et réussi avec brio le chorégraphe Angelin Preljocaj lors de la création...
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Il est possible que ce soit la meilleure mini-série que j'ai vue de toute ma vie. J'ai conscience de ne rien dire de bien original. Ces quatre épisodes sont encensés partout, du moins dans mes médias écrits, radio et télévisuels habituels. Ils ont joué leur rôle, m'ont donné l'envie de me faire un avis par moi-même, et heureusement que je les ai écoutés ! Adolescence mérite tous les superlatifs qu'elle suscite et plus.
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Certains collectionnent les tableaux, d’autres les faux billets. En 2015, un vrai faux billet de 1959, un Bonaparte d’une valeur de cent nouveaux francs, signé Bojarski a été vendu aux enchères pour 7000 euros ! Recherchés dans le monde entier, les billets Bojarski ont accédé au rang d’œuvre d’art chez les collectionneurs. Si vous voulez en savoir plus sur l’affaire Bojarski, rendez-vous dans votre salle de cinéma, Jean Paul Salomé nous raconte quinze ans de la vie de ce faux monnayeur de gén...
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L’histoire suit Lilian Steiner, une psychiatre reconnue qui, après la mort d’une de ses patientes, refuse d’accepter le suicide présumé et se lance dans une enquête personnelle pour découvrir la vérité. Le premier élément qui frappe dans ce film est la performance de Jodie Foster, qui porte presque entièrement le rôle en français, avec une maîtrise de la langue qui surprend et séduit. Son interprétation donne au personnage une complexité rare, oscillant entre rationalité, obsession et humour ...
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Le film aborde avec sensibilité le deuil, la famille et la responsabilité précoce. Nanning doit assumer des tâches d’adulte tout en gardant la fraîcheur et l’innocence propres à l’enfance. Sa mère, convaincue national-socialiste, et les tensions familiales ajoutent une dimension morale et psychologique au récit, montrant comment un enfant navigue entre loyauté, survie et désir de liberté. Fatih Akın choisit une approche à hauteur d’enfant, mêlant réalisme et poésie. Les paysages de l’île, la ...
Critique de Film, Théatre, série.
J'ai adoré ce film ... Tyler Perry a su mettre en lumière la profondeur de cette histoire que beaucoup ignore ! Dans une guerre où la couleur de peau faisait toute la différence. Ce film empreint d’émotion, de souffrances, de résilience montre le courage de ces hommes et de ces femmes face à l’adversité ! L’actrice principale Kerry Washington est tout à fait remarquable et touchante dans son rôle …
Critique de Film, Théatre, série.
ce film est une oeuvre majeure du cinéma français contemporain, intelligemment écrite, brillamment interprétée et profondément humaine. Il ne raconte pas seulement une histoire de crime mais offre le portrait d’un artiste qui, pour être reconnu, forge la perfection à l’encre et au papier. Le spectateur ressort de la salle avec l’impression d’avoir pénétré l’esprit d’un génie méconnu et d’avoir ressenti l’intensité de chaque choix, de chaque ligne et de chaque ombre que le film distille avec d...
Critique de Film, Théatre, série.
Le film explore la puissance de l’éducation, de l’inspiration et de la liberté de pensée. Robin Williams incarne Keating avec énergie, chaleur et humanité, rendant chaque scène empreinte de force et de bienveillance. Les jeunes acteurs, représentant les élèves, reflètent avec justesse la curiosité, les doutes et les conflits liés à l’adolescence et à la pression sociale. La mise en scène de Peter Weir joue sur les contrastes entre l’atmosphère austère du pensionnat et la créativité libératric...
Critique de Film, Théatre, série.
Réalisé par Paul Feig, adapte le phénomène littéraire de Freida McFadden et raconte l’histoire de Millie, une jeune femme récemment sortie de prison qui se voit offrir une chance en or : devenir femme de ménage dans la grande demeure d’une famille aisée new-yorkaise. Au départ, cette opportunité apparaît comme un nouveau départ mais très vite, l’apparence parfaite de la maison et de ses habitants cache des manipulations, des silences lourds et un sentiment de danger latent.