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Bibliothèque : Toutes les Détentes

Parcourir Pause-Mélancolie Souvenirs à retenir

Pause-Mélancolie

Dans le coin habituel, planté dans un décor d’une grande convivialité et d’une grande vivacité, je suis loin de la pudeur à part ma timidité maladive, j’en ai assez de cet état d’esprit trop épuisant. J’essaie de retrouver mon élan et de me lancer sans recul, ainsi se forme des bulles qui volent dans l’air, ces bulles sont fragiles et les vents les dispersent dans l’atmosphère, comment quitter mon deuil qui avait persisté chez-moi, et sous ce même émoi, je cultive une sorte de refuge pour me...
Parcourir Pause-Café Faire sa journée

Pause-Café

Faire sa journée comme on fait un bouquet, composer un poème, une chanson, oublier les points, les virgules. Tout se marie en poésie, les images, les métaphores. Se perdre dans le dictionnaire de rhétorique et de stylistique, y trouver son bonheur. Réfléchir sur l'écriture d'une prose, d'un poème, lentement, comme pour y retrouver les meilleurs souvenirs de ma vie. Mais le bonheur est si fragile, Je n'aime guère cette phrase, c'est comme si on disait que la vie est fragile, qu'on n'est rien ...
Parcourir Coup de gueule Survivez !

Coup de gueule

Le français c'est un velours Qui habille le balbutiement des pensées L'harmonie des mots bien ordonnés Vêt d'élégance la parole La symphonie des phrases bien écrites Habille de poésie la langue Elle couvre la nudité des rustres Œuvre retouchée durant des siècles Sa mélodie s'invite dans toutes les bouches Français tu te meurs On te coupe on te défigure Tes belles expressions sont tailladées Le verbe dépérit faute de génie Le sabir a été placé sur l'autel La médiocrité est à la page Une marée...
Parcourir Pause-Mélancolie Tout et son contraire

Pause-Mélancolie

J’entends tout. Et j’entends son contraire. Et ça cavale et ça cavale, et tout et son contraire se valent. Seigneur y a-t’il quelque chose ou quelqu’un qui ne dysfonctionne pas ici-bas ? Que vois-tu donc Sœur Âme ? Rien qui te conviendra homme solitaire, je vois la peine qui poudroie, la peine qui verdoie. De cette cacophonie lassé je suis parti dans l’au-delà. J’y entendais tout. Et j’y entendais son contraire. A nouveau. Seigneur, à qui se fier, y a-t’il quelque chose ou quelqu’un qui ne d...
Parcourir Pause-Café C’est votre dernier mot ?

Pause-Café

Une question qui semble si anodine dans un jeu télévisé ne l’est en réalité tellement pas. Nous, enfants de lettres, sommes bien placés pour le savoir, je me trompe ? Vous vous rendez compte de ce pouvoir ! Un fameux dernier mot qui permet à quiconque maniant la langue de Molière d’imposer des idées, des vérités, de clore un débat ou encore de décider, quand celui-ci est manié avec art. Mais a-t-on vraiment le dernier mot ? Vous allez me dire : tout dépend du sujet, de l’importance… mais en r...
Parcourir Pause-Café A ma nièce

Pause-Café

Monter une épicerie avec tous les cadeaux reçus, des bonbons, du miel à la lavande, le plus cher, des cookies faits maison, tout un attirail de petits accessoires dignes d'une pêche aux canards, comme à la kermesse de l'école. La fin de l'année c'est Noël avant l'heure, les élèves remercient les adultes qui se sont occupés d'eux pendant plusieurs mois plein de péripéties dans les cours d'école, des amourettes qui se sont formées ou qui auraient pu prendre naissance, on fera mieux l'année pro...
Parcourir Fable La Vache et la Féministe

Fable

Une vache prénommée Julie broutait tranquillement dans un pré C’était une vache solide de race Prim Holstein, bonne laitière Elle aimait discuter avec tous les animaux et les humains qui passaient Aussi elle était très aimée de ses congénères et de la fermière Un jour, une féministe qui inspectait un champ dans le secteur Vint discuter avec ces vaches à la production de lait remarquable « Que faites vous les vaches à retourner à la ferme à toute heure ? » C’est pour la traite automatique répo...
Parcourir Texte Les vitres varicelle

Texte

s (Ou comment perdre 54 euros en 10 minutes) Huit jours de canicule à griller comme les merguez sur un barbecue…Deuxième étage, au-dessus d’un parking, sans végétation. Des voitures à moteur qui vibrent régulièrement sous ma fenêtre en plus de la chaleur. Huit jours à me demander si je vais survivre. Bon, je fais de l’humour mais en vérité, ce n’est pas bien drôle. Je vois que nombre de personnes décèdent et souffrent infiniment plus que moi. Alors, je prends mon mal en patience. Oui mais. J’...
Parcourir Pause-Café L'enfance infinie

Pause-Café

Baisser la garde le temps des vacances de l'enfance, marcher trois kilomètres ça use les souliers, longer les champs de blé, mais où allions-nous ainsi, en plein soleil au coeur de l'après-midi. Nous marchions et chantions, le coeur heureux, l'amitié loin d'être en berne, c'était notre patrie, notre champ de bataille candide, il y avait bien quelques amourettes dans notre univers, c'était le scoop quand M embrassait un garçon. Nous n'étions que des enfants, pas encore adolescents, notre vie ...
Parcourir Coup de gueule Les Coquilles

Coup de gueule

Je fais des fautes d’orthographe et des fautes d’accord. C’est vrai. Pourtant, lorsque j’étais plus jeune, le phénomène était bien moindre. L’âge venant, avec une mémoire un peu moins performante, il m’arrive, prise par l’émotion ou par mon récit, de commettre quelques erreurs de français. D’accord, c’est désagréable pour le lecteur. Je l’entends bien. Moi-même, je déteste lire un document « bourré de fautes ». Cela gâche un peu la lecture. Je comprends donc aisément la gêne occasionnée. Oui...
Parcourir Pause-Mélancolie Il est loin le temps

Pause-Mélancolie

Il est loin le temps où je planais dans un au-delà lointain, j'ai tout noté dans un beau cahier broché tout bleu. J'écrivais et j'écrivais sans m'arrêter, est-ce que je faisais de longues phrases comme j'ai l'habitude de faire. C'est tellement loin! Baignade interdite, brasse coulée, à partir de quand j'ai commencé à sauter du coq à l'âne, à plaquer des phrases sur l'écran, comme on plaque un champion sur le sol, mon clavier est tout mélangé tel un puzzle à l'arrêt depuis trois semaines, que...
Parcourir Pause-Café Epilation inattendue

Pause-Café

L'autre jour je me suis rasé. Non je ne vous parle pas de ce rasage barbant et quotidien qui consiste à se raser la moustache. Je me suis rasé tout entier torse y compris. Inévitablement au bout de quelques jours le premier bataillon de poilus est ressorti de sa tranchée où je l'avais plongé. Mon corps se couvrait d'une multitude de sentinelles comme autant d'épines pointant vers le ciel. Y avait-il un barbu là dessous qui commandait aux poils d'avancer tous dans le même sens ...comme une co...
Parcourir Texte Une promenade...Deux regards

Texte

Une promenade …Deux regards Aujourd’hui, je suis partie pour une promenade près d’un lac de montagne que j’aime beaucoup. Le souci ? Aucun ! Enfin, presque… La personne qui m’a accompagnée s’en souviendra. Eh oui, je ne réagis pas comme tout le monde ! Sur l’autoroute : — Oh regarde, toutes ces fleurs ! En file indienne sur le bord d’une route, toute la journée, elles voient les voitures défiler ! Mon accompagnatrice : — Euh, tu crois qu’elles réfléchissent, les fleurs ? — Pas grave. Je n’aim...
Parcourir Coup de gueule Chatbot 1 - Sylvie 0

Coup de gueule

« N’hésitez pas à me contacter, un humain vous lira et vous répondra ». Cette phrase qui accompagne, parfois, des emails en réponse à des questions que je pose concernant tel ou tel service sur des sites en ligne, a attiré mon attention. Elle en dit long. Très long. Elle sous-tend que nous sommes déjà passés à l’ère des robots, des algorithmes, des automatisations. Ce n’est pas nouveau. Certes, mais le phénomène se répand. Les lettres-types sont déjà des ancêtres ou presque. Nous voilà passés...
Parcourir Coup de gueule Petit con

Coup de gueule

J’ai mis du temps à comprendre. Maintenant c’est fait. Petit con. Tu tordais les mots pour me capturer, tu disais oui, tu pensais non. Et moi, pauvre sotte, je n’ai rien vu, rien entendu, rien deviné. Tu parlais avec la langue du serpent. Et moi, l’imbécile, je n’ai rien compris, rien soupçonné. Tu utilisais les verbes comme un filet à papillons, comme un piège à souris, je n’aurais pu imaginer que les paroles pouvaient n’être que des stratégies. Naïve, j’espérais bien que non. « Tu causes mi...
Parcourir Pause-Café Points cardinaux

Pause-Café

Allez à l'est, allez à l'ouest, au nord, au sud, démonter la boussole pour voir comment elle est faite, tel un apprenti scientifique faire des expériences, dans des éprouvettes faire monter la pression, les bulles de mousse, comme dans un bain mousseux qui déborde, je vous laisse imaginer comme on peut se distraire, se divertir ainsi, perdu dans la mousse parfumée qui envahit toute la salle de bain. Aller à l'est, à l'ouest, au nord, au sud, remonter la boussole, inverser les valeurs, les te...
Parcourir Texte Concerto en ré majeur

Texte

Les cordes de l’instrument crissent sous l’archet de l’homme perle. Des centaines de bouches se retiennent d’exploser. Les trilles envahissent l’espace feutré d’un théâtre new-yorkais devenu soudain trop petit pour une musique cosaque jouée par un virtuose israélien. L’orchestre ajoute ses couleurs au tableau sonore pailleté de zébrures en ré majeur. Nos yeux nos oreilles frissonnent Comme un matin de printemps Quand les premières lueurs du jour Percent en douceur l’air hivernal.
Parcourir Texte Je suis l'eau

Texte

Je suis l’Eau. Avec mes sœurs et mes frères, la Terre, l’Air et le Feu nous vivons protégés par le Ciel, le Soleil et la Lune. Tout n’a pas toujours été rose, le Feu a parfois voulu nous imposer sa furie mais nous l’avons toujours repoussé, réfréné ses ardeurs et modéré ses émois. Un jour, L’Air a menacé de nous quitter pour rejoindre l’Ether, le père du Soleil et la Lune, parce que le Feu prenait trop de place. Je ne sais pas ce que je ferais sans l’Air. La Terre non plus. Je m’ennuierais à ...
Parcourir Pause-Mélancolie Une âme en bascule

Pause-Mélancolie

J’ai comme le goût de crier ou de vomir. Quelque chose du genre. Je ne me sens ni vivre ni mourir, juste l’envie de pleurer sans m’arrêter. Pour un adieu de plus, une critique de trop, un rejet sans mot, un regard de mépris. Dans la peau d’une pestiférée dont on ne veut jamais, le corps hurle à sa façon. Les yeux noyés de chagrin, je ne peux plus me contenir. Comme une balançoire de l’enfance, j’oscille entre le doute et l’espoir, entre le oui et le non, entre tout et rien. Je ne vais pas ver...
Parcourir Pause-Mélancolie S'amuser d'un rien

Pause-Mélancolie

S'amuser d'un rien, être bon public, avoir le rire facile, se réveiller en riant comme on danse, avec entrain et bonne humeur, écouter des chansons en boucle, belles et, enjouées comme des gamins dans la cour d'école à la récréation. Si j'avais su j'aurais peint moi aussi ce paysage de printemps chatoyant, c'est la fin de l'année scolaire, l'été arrive à grands pas, et ces jeux qu'on amène à l'école, au collège, pour profiter du temps, le transformer en bons souvenirs. Peu importe si je me d...
Parcourir Pause-Mélancolie Drames et traumas

Pause-Mélancolie

Crever l'abscès, crever le temps qui passe, l'arrêter, nommer l'innomable, polir chaque étoile, pendant des nuits infinies, rattraper la lune, belle, ronde, intimiste, tamisée, crier justice, crier la paix dans une marche blanche, se poser toutes les questions du monde sur la disparition d'une enfant. Serrer les épines des roses blanches, symbole de l'enfance maltraitée, assassinée, étouffer de chagrin, de colère, se protéger de tout. Se joindre aux larmes des victimes, participer à des reven...
Parcourir Coup de gueule Un toutes les Trois

Coup de gueule

Un toutes les Trois. J’ai cru que j’avais mal entendu. Mais non. Bien au contraire, les chiffres sont contrôlés. Vérifiés. Confirmés. Un toutes les Trois. J’avais bien compris. Les statistiques sont froides, pour ne pas dire glaciales. Mais elles ont le mérite d’exister. Tout d’un coup, elles ouvrent les rideaux sur une réalité qu’on ne veut pas voir. Un toutes les Trois. Et la Vie pleure encore. Comment décrire le sentiment qui nous étreint ? La nausée soudain envahit tout notre espace inté...
Parcourir Pause-Mélancolie Edgar Morin, la poésie

Pause-Mélancolie

Aimer Dieu, la journée qui arrive, revenir à soi, ses fondamentaux, Calogero qui chante Souchon, ce pourrait être possible, regarder un nuage dans le ciel, l'heure qui tourne, régulière, légère. Faire de la place pour l'amie qui vient dormir, que me réservent juillet, l'été qui arrivent avec leurs gros sabots, que ferai-je. Exister à travers les mots faire, être, penser, croire, regarder, contempler, écouter, percer le secret de la vie, sentir des mystères autour de soi. Edgar Morin n'est pl...
Parcourir Pause-Café Fantaisies d'un après-midi

Pause-Café

Faire de la couture avec de la colle textile, imaginer plein de trucs jolis dans ma tête de clown, fantaisiste à souhait, laisser passer les fautes de frappe, les fautes tout court, envie de me payer une gorgée d'air et de pluie, l'eau des orages est plus saine que l'eau du robinet, c'est mon amie écolo qui me l'a dit. Elle défend les petits agriculteurs, les "petits" créateurs des montagnes avoisinnantes, même que j'ai acheté une super création à une jeune femme d'origine anglaise me disait...
Parcourir Pause-Mélancolie Qu’est-il arrivé à la Vie

Pause-Mélancolie

Sur le chemin de demain, d’un pas assuré et plein d’espoir, avec un esprit calme, parfois passionné et rebelle, et avec un cœur turbulent palpitant de toutes les émotions de la vie. Mon regard s’étend jusqu’à l’horizon et pénètre au plus profond de mon être, contemplant en silence toutes les images de la vie, statiques et changeantes, se déploient Voient le passé stagnant comme un lac au pied d’une colline, Et le présent, avec son mouvement et son bruit, qui agite le cœur de la vie, Et demai...