Au dessus des cumulus.
Pause-Café
Au dessus des cumulus Altitude neuf mille mètres Vitesse neuf cent vingt kilomètres heures. Début du vol Boeing. Reste à faire ? Une longue route sur l’océan des nuages. L'avion grimpe Là-haut moins cinquante degrés. Vitesse de croisière.... Destination île de la Réunion. Vol de jour. Ciel bleu, soleil de montagne. Je roule sur un tapis de neige, au chaud sur mon siège. Je frissonne : À l'extérieur congélation. Je vais pour un mois sur l'île de ma naissance. Demain six heures locale, je resp...
Pause-Mélancolie
Retrouver le goût de l'écriture dans un élan de bonheur, ouvrir les fenêtres, ouvrir la voie qui mène à la lune, j'ai dans le coeur l'amour en fête, l'amour en joie, comment oublier que je t'ai aimé. Tout me conduit à toi, dans mes rêves, dans la vraie vie, je ne peux m'empêcher de t'imaginer près de moi, tu l'es en vérité. Le jour, la nuit, je m'accommode d'un sourire, d'un baiser volé, comment te résister, pourquoi le ferai-je.Tu m'appelles le jour, la nuit, ton téléphone retentit comme un...
Ce que vous m'avez fait
Pause-Mélancolie
Je pourrais te cracher à la gueule ce que tu m’as fait Comment tu m’as détruite Ignorant tes faits, Tes gestes Qui ont servi qu’à salir Ces violences qu’vous qualifiez comme naturelles Alors j’ai fui, Croyant pouvoir tout oublier Puis tout m’est revenu à la gueule Les paroles, les gestes, les mots, Les impactes des conséquences finalement, Alors je vais me reprendre en main, Construire avec ces mots, CES gestes, Ces violences envers mon corps maudit ; Aujourd’hui je suis entourée, Aimée, Une...
Pause-Café
Avec des scies Avec elles, on mettrait Paris en bouteilles. Naturellement, étant donnée la taille de l'auto-proclamée plus belle ville du monde, il faudrait beaucoup de scies. Et beaucoup d'huile de coude générée par de très nombreux bras. Il faudrait également beaucoup de bouteilles. Mais enfin, c'est chose donc possible.. Avec des scies, le chêne séculaire verrait son espérance de vie considérablement réduite. Avec des scies ? Oui, on n'est pas tous des fumeurs de haches. Mais que les défen...
Pause-Mélancolie
Sourire, pleurer au rythme de la nuit qui s'en va, découvrir des amitiés et des amours de plus en plus brèves ou longues, oui on se reverra à Paris ou à Rome, et finalement on se retrouve à Londres pour le mariage d'anciens étudiants qui se sont rencontrés à Barcelone. Entretenir des liens plus forts à l'autre bout du monde, garder avec soi un répertoire téléphonique plus précieux que la prunelle de ses yeux et un ordinateur, véritable garant d'une vie chaotique où on prend l'avion comme on ...
Grandiloquence
Pause-Mélancolie
L'heure de la poésie. La plus puissante des heures. L'heure bénie. Celle de la poésie. Que les mots s'agencent, c'est-à-dire s'ordonnent dans un désordre grandiloquent. Car tout est fécond à l'heure de la poésie. Les mots faciles, les mots dociles, les mots futiles. Que penser du désordre du monde ou de la folie de rangement des hommes ? Le désordre sera toujours plus grand. Et dans cet élan de mots, j'étends le désordre sur toute la surface de la terre. Comment chaos naîtrait de la main d’u...
Pause-Mélancolie
Reconnaître la beauté des choses, m'enrouler d'un châle aérien, veiller jusqu'à l'aurore, redoubler d'amour et d'espoir jusqu'au matin, les poupées en vieux jupons, ont dormi toute la nuit. Mon chaton, mon joli chaton joue dans une boîte en carton, tout est tendre, coloré dans la salle de bal, le parquet brillant est ciré. Prose ou poésie, les deux mon capitaine, ma plume se réinvente, j'aime quand la poésie s'invite dans la prose, sans rimes ni vers, juste pour le plaisir de la sonorité, ri...
Impliquez - vous !
Coup de gueule
PARTICIPATIF est un adjectif qui qualifie ceux qui s’impliquent par une participation active dans une action, une activité. Alors, me direz-vous, écrire des textes peut déjà être qualifié de participatif. Que nenni ! En les écrivant et en les mettant sous les yeux des lecteurs, on ne fait que profiter de l’opportunité que vous donnent celles ou ceux qui font fonctionner ce site. La participation active implique donc que les auteurs d’un écrit, de par les commentaires qu’ils prendront soin de ...
Quand le temps cesse de nous appartenir
Pause-Café
Aujourd’hui, tout est rapide. Les messages doivent être lus immédiatement, les réponses données sans attendre, les journées remplies jusqu’au dernier instant. Le silence lui-même devient suspect, comme s’il fallait toujours faire quelque chose, produire quelque chose, répondre à quelque chose. Mais dans cette course effrénée qui emporte nos journées, avons-nous encore des moments qui nous appartiennent vraiment ? Le temps libre existe, mais il est souvent occupé. Même le repos devient organis...
Pause-Mélancolie
Trouver mon identité chez les autres, des femmes ou des hommes que j'aime, connus pour leur poésie, leur art de vivre et de chanter. Un ou deux artistes auraient ma préférence, dans mon esprit en fait je sais à qui je pense. A un homme et une femme, tous deux bien différents l'un de l'autre, l'un discret, l'autre espiègle, la seule poésie les unit. Je vivrais dans une maison dans la montagne, entourée d'animaux et d'amis sûrs. Je vivrais de mon art, le rêve de beaucoup, mais à quoi mesure-t-o...
La quête
Pause-Mélancolie
Il s'avère que depuis un moment quelque chose me peine, un sentiment particulier qui me met en haine. J'ai aussi une profonde lassitude et un manque de passion. C'est régulier, récurent et mon mal est profond, complexe. Alors, je me dois d'écrire pour en comprendre la cause et pouvoir ainsi y remédier. Le problème n'est pas tant que je ne sais pas pourquoi j'existe car cela n'a pas besoin d'être justifié, il n'y a pas besoin de raison à être mais simplement quel est le sens de mon existence ...
Amour perdu
Pause-Mélancolie
En juillet dernier - Début du mois - Cher journal, Il me fait espérer. Il est loin de moi, me rappelle des souvenirs. ressasser les images du passé, me souvenir de son visage, de son sourire, de ses mains. Mes yeux le hantent, il me l'a dit. Il ne sait pas que tout son être me manque, me fait à la fois pleurer et sourire. je ne mettrais pas de mot sur ce que je ressens, comment l'expliquer après tout. Les plus belles choses n'ont pas vraiment de sens. La beauté ne porte pas de définition. Je...
Destruction
Pause-Café
Pourquoi les hommes avec un grand "H" gâchent-ils toujours tout ? Notre monde regorge pourtant de ressources, de beautés insoupçonnés, de beautés pures. L'homme n'est pas pur, puisque l'homme détruit. Il a fallut qu'il laisse son empreinte pour que tout s'arrête. Pour que le cycle naturel s'efface. La vie, la vraie, celle qui nous entoure ou devrais-je dire nous entourait, perd de sa lumière. Les hommes brillent trop fort jusqu'à l'incendie. Tout est de feu et de flammes. L'être humain, lui-...
Souvenirs à retenir
Pause-Mélancolie
Dans le coin habituel, planté dans un décor d’une grande convivialité et d’une grande vivacité, je suis loin de la pudeur à part ma timidité maladive, j’en ai assez de cet état d’esprit trop épuisant. J’essaie de retrouver mon élan et de me lancer sans recul, ainsi se forme des bulles qui volent dans l’air, ces bulles sont fragiles et les vents les dispersent dans l’atmosphère, comment quitter mon deuil qui avait persisté chez-moi, et sous ce même émoi, je cultive une sorte de refuge pour me...
Faire sa journée
Pause-Café
Faire sa journée comme on fait un bouquet, composer un poème, une chanson, oublier les points, les virgules. Tout se marie en poésie, les images, les métaphores. Se perdre dans le dictionnaire de rhétorique et de stylistique, y trouver son bonheur. Réfléchir sur l'écriture d'une prose, d'un poème, lentement, comme pour y retrouver les meilleurs souvenirs de ma vie. Mais le bonheur est si fragile, Je n'aime guère cette phrase, c'est comme si on disait que la vie est fragile, qu'on n'est rien ...
Coup de gueule
Le français c'est un velours Qui habille le balbutiement des pensées L'harmonie des mots bien ordonnés Vêt d'élégance la parole La symphonie des phrases bien écrites Habille de poésie la langue Elle couvre la nudité des rustres Œuvre retouchée durant des siècles Sa mélodie s'invite dans toutes les bouches Français tu te meurs On te coupe on te défigure Tes belles expressions sont tailladées Le verbe dépérit faute de génie Le sabir a été placé sur l'autel La médiocrité est à la page Une marée...
Pause-Mélancolie
J’entends tout. Et j’entends son contraire. Et ça cavale et ça cavale, et tout et son contraire se valent. Seigneur y a-t’il quelque chose ou quelqu’un qui ne dysfonctionne pas ici-bas ? Que vois-tu donc Sœur Âme ? Rien qui te conviendra homme solitaire, je vois la peine qui poudroie, la peine qui verdoie. De cette cacophonie lassé je suis parti dans l’au-delà. J’y entendais tout. Et j’y entendais son contraire. A nouveau. Seigneur, à qui se fier, y a-t’il quelque chose ou quelqu’un qui ne d...
C’est votre dernier mot ?
Pause-Café
Une question qui semble si anodine dans un jeu télévisé ne l’est en réalité tellement pas. Nous, enfants de lettres, sommes bien placés pour le savoir, je me trompe ? Vous vous rendez compte de ce pouvoir ! Un fameux dernier mot qui permet à quiconque maniant la langue de Molière d’imposer des idées, des vérités, de clore un débat ou encore de décider, quand celui-ci est manié avec art. Mais a-t-on vraiment le dernier mot ? Vous allez me dire : tout dépend du sujet, de l’importance… mais en r...
Pause-Café
Monter une épicerie avec tous les cadeaux reçus, des bonbons, du miel à la lavande, le plus cher, des cookies faits maison, tout un attirail de petits accessoires dignes d'une pêche aux canards, comme à la kermesse de l'école. La fin de l'année c'est Noël avant l'heure, les élèves remercient les adultes qui se sont occupés d'eux pendant plusieurs mois plein de péripéties dans les cours d'école, des amourettes qui se sont formées ou qui auraient pu prendre naissance, on fera mieux l'année pro...
Fable
Une vache prénommée Julie broutait tranquillement dans un pré C’était une vache solide de race Prim Holstein, bonne laitière Elle aimait discuter avec tous les animaux et les humains qui passaient Aussi elle était très aimée de ses congénères et de la fermière Un jour, une féministe qui inspectait un champ dans le secteur Vint discuter avec ces vaches à la production de lait remarquable « Que faites vous les vaches à retourner à la ferme à toute heure ? » C’est pour la traite automatique répo...
Pause-Café
Baisser la garde le temps des vacances de l'enfance, marcher trois kilomètres ça use les souliers, longer les champs de blé, mais où allions-nous ainsi, en plein soleil au coeur de l'après-midi. Nous marchions et chantions, le coeur heureux, l'amitié loin d'être en berne, c'était notre patrie, notre champ de bataille candide, il y avait bien quelques amourettes dans notre univers, c'était le scoop quand M embrassait un garçon. Nous n'étions que des enfants, pas encore adolescents, notre vie ...
Pause-Mélancolie
Il est loin le temps où je planais dans un au-delà lointain, j'ai tout noté dans un beau cahier broché tout bleu. J'écrivais et j'écrivais sans m'arrêter, est-ce que je faisais de longues phrases comme j'ai l'habitude de faire. C'est tellement loin! Baignade interdite, brasse coulée, à partir de quand j'ai commencé à sauter du coq à l'âne, à plaquer des phrases sur l'écran, comme on plaque un champion sur le sol, mon clavier est tout mélangé tel un puzzle à l'arrêt depuis trois semaines, que...
Epilation inattendue
Pause-Café
L'autre jour je me suis rasé. Non je ne vous parle pas de ce rasage barbant et quotidien qui consiste à se raser la moustache. Je me suis rasé tout entier torse y compris. Inévitablement au bout de quelques jours le premier bataillon de poilus est ressorti de sa tranchée où je l'avais plongé. Mon corps se couvrait d'une multitude de sentinelles comme autant d'épines pointant vers le ciel. Y avait-il un barbu là dessous qui commandait aux poils d'avancer tous dans le même sens ...comme une co...
Pause-Café
Allez à l'est, allez à l'ouest, au nord, au sud, démonter la boussole pour voir comment elle est faite, tel un apprenti scientifique faire des expériences, dans des éprouvettes faire monter la pression, les bulles de mousse, comme dans un bain mousseux qui déborde, je vous laisse imaginer comme on peut se distraire, se divertir ainsi, perdu dans la mousse parfumée qui envahit toute la salle de bain. Aller à l'est, à l'ouest, au nord, au sud, remonter la boussole, inverser les valeurs, les te...
Texte
Les cordes de l’instrument crissent sous l’archet de l’homme perle. Des centaines de bouches se retiennent d’exploser. Les trilles envahissent l’espace feutré d’un théâtre new-yorkais devenu soudain trop petit pour une musique cosaque jouée par un virtuose israélien. L’orchestre ajoute ses couleurs au tableau sonore pailleté de zébrures en ré majeur. Nos yeux nos oreilles frissonnent Comme un matin de printemps Quand les premières lueurs du jour Percent en douceur l’air hivernal.