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Textes, Poèmes en prose en ligne - Bibliothèque

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Parcourir Texte Songe d’éternité

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𝐒𝐨𝐧𝐠𝐞 𝐝'𝐞́𝐭𝐞𝐫𝐧𝐢𝐭𝐞́ En cette nuit d'encre et de velours, je me surprends à rêver d'immortalité. Moi, humble mortel à la plume ensorcelée, voilà que je m'imagine déjouer les lois implacables du temps, transcender la finitude qui signe notre humaine condition. Ô chimère que celle de vouloir durer toujours ! N'est-ce pas là le fantasme ultime, l'hybris suprême que de prétendre échapper au règne des ombres ? Pauvres créatures périssables que nous sommes, proies du grand faucheur qui nous guette à ...
Parcourir Texte Angelo

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Floriane se promenait souvent le long du boulevard non loin de chez elle. Pourtant, c’était étrange, elle ne reconnaissait pas les lieux. Tout était différent, les voitures défilaient toujours à toute vitesse, dans un brouhaha coutumier, les arbres les saluaient, les immeubles gris n’avaient pas changé leurs façades, mais rien n’était comme d’habitude. Que se passait-il donc ? Elle ne comprenait pas. Non, vraiment. Elle trouvait tout plus beau, plus doux, plus tendre aussi. Sa ville semblait ...
Parcourir Texte Tempête

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Il arpente le pont d'un vieux bateau en bois, ses pas bien définis, légers et sans tension font craquer le sloop d'orme, de cèdre, de châtaigner. Lorsqu'il effleure à peine les appuis disponibles, bôme, filière et hauban, chandeliers et taquets, c'est par pure symétrie, pour s'opposer au vent, à la houle et au rhum, dans une juste harmonie, un parfait équilibre. Quand il a pris la mer il ne cherchait qu'une chose : ne jamais perdre de vue la ligne d'horizon. Il aurait pu aussi parcourir les g...
Parcourir Texte Le grand sommeil (toujours le même film)

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Le grand sommeil (toujours le même film) Il était une fois une fois. Cette fois n’était pas la même que quelquefois ou parfois. C’était une seule fois, répétée pourtant mille et mille fois. Personne ne savait ce qui se passait cette fois. Etait-ce une bonne fois ou une mauvaise fois ? Les gens se grattaient ce qui leur servait de tête, non qu’ils s’en servent beaucoup mais c’était toujours très agréable de se gratter. Ça occupait les doigts et faisait passer le temps. Du temps ça les gens en ...
Parcourir Texte Au beau milieu de la foule

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Hormis celui bien connu de chacun des 36.529 villages hexagonaux, quoi de plus idiot qu’une foule ? Un foule idiote, en voilà un de chouette pléonasme, souligne la prof de français. Dans les concerts c’est ahurissant. Déjà dans les années 60, les petites anglaises (sans l’aide d’aucunes substances stimulantes) étaient raides hystériques devant les Beatles ou les Stones, tout spécialement Mick Jagger et Brian Jones, allant jusque faire pipi dans leur petite lolotte d’excitation. Lorsque l’on ...
Parcourir Texte Années Noires

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J’ ai « pioletté » un homme ce soir. Parce qu’il sentait mauvais Mais je ne me suis pas posé la question : « Pourquoi sent-t-il aussi mauvais? » Moi aussi, je sens mauvais ! Et je ne me suicide pas pour autant ; Parce que ma puanteur est différente. Je l’ aime bien. Il y avait deux témoins, enfin je crois, De mon acte citoyen. Un homme et une femme. Elle avait un nez épouvantable... Que l’ homme trouvait magnifique du bout des doigts.
Parcourir Texte Avril

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C’est le mois d’avril, celui que préfère les météorologues. Début du printemps soumis à toutes les lubies du ciel. D’un ton docte, d’un regard entendu, les spécialistes des ondes nous annoncent l’été avec ses images de terrasse où des chalands épanouis bras dénudés et claquettes aux pieds se font chauffer par un soleil bien trop vigoureux en ne manquant pas d’avoir un mot contrit pour le dérèglement climatique, « ce n’est pas bien normal tout cela ». Puis, le lendemain voire le jour même c’e...
Parcourir Texte Gens de pouvoir

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Un paquet d’entre nous pour ne pas dire la plupart pensent que le pouvoir c’est l’argent, la gloire, la position sociale, l’hôtel particulier, les résidences secondaires, l’une dans les hauteurs de Saint-Tropez, l’autre à Avoriaz et la troisième en Floride, le jet privé le yacht et le parc automobile, sans oublier naturellement le carnet d’adresses… Certes, à moins que l’on n’y soit maladivement allergique ou simplement borné, on ne peut nier que cela offre une multitude de possibilités. Mai...
Parcourir Texte De la patience, la pub et la résilience

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La patience c’est la vie qui me l’a apprise. A force d’attendre sans retour des éditeurs de musique, des labels reconnus, des indés réputés, des majors établies, des programmateurs radio, des agents artistiques, des artistes, des éditeurs littéraires…, j’ai arrêté d’attendre. Oui je suis devenu très patient avec ces gens-là et il en sera probablement de même - aucun retour - jusqu’au jour de ma disparition. D’aucuns me disent que j’existerai artistiquement posthume. Est-ce que cela m’intéres...
Parcourir Texte Que la montagne est belle !

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Je me souviens que la vie me semblait pauvre, morose. N’avait-elle rien d’autre à proposer ? Que ses fadeurs sans joie, ses remarques acerbes, ses épreuves qui laissent à terre ? Etait-ce cela la vie ? Ce machin informe qui vous tombe dessus sans y être invité ? Ce truc difficile qui accable de ses chagrins ? Je me souviens que la vie me paraissait un long tunnel tout sombre où rien ne poussait. Non, pas même la plus petite fleur de l’espoir. Je comprenais le morbide. La mélancolie des année...
Parcourir Texte Vol au-dessus d’un nid de chansons

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La vie est un combat permanent pour un dépressif originel. Pas pour lui les rires faciles ou non, les charmes magiques qui accompagnent la jeunesse, la légèreté, l’insouciance. Non, vraiment pas une partie de plaisirs. Dans ses jeunes années, assommé de cachets prescrits par de gentils psys (entre autres antidépresseurs et régulateurs d’humeur, un cacheton pour préparer le sommeil, un autre pour dormir, un troisième pour préparer le réveil, et un tranxène 50 au petit déjeuner pour bien démar...
Parcourir Texte Au Nom de la Bienveillance

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Est-ce si difficile d'être bon, me demandais-je un jour, Dans ce monde où parfois règne la froideur ? Où les cœurs se referment, prisonniers de la peur, Où la bonté semble parfois être en demeure. Pourtant, je vois autour de moi des gestes de tendresse, Des éclats de lumière dans toute cette détresse. Des sourires offerts, des mains tendues avec délicatesse, Des âmes généreuses semant des graines de sagesse. La bonté, c'est comme un rayon de soleil éclatant, Elle réchauffe les cœurs et apaise...
Parcourir Texte Elle danse

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Elle danse…elle danse…le temps autour d’elle semble s’être arrêté…la lumière du bar éclaire ses cheveux…ils brillent…quand elle secoue la tête au rythme de la musique…la musique se faufile dans le moindre pore de sa peau…elle parait en transe…je la voie sauter,…rebondir…au rythme de la musique… sa bière à la main…dont elle avale une petite gorgée de temps en temps…elle tourne sur elle-même…dans un tourbillon de bonheur…elle s’amuse…je ne l’ai jamais vu comme ça…j’aimerai que cela ne s’arrête...
Parcourir Texte Ailleurs

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Je m’en vais avec la musique dans mes oreilles pour m’évader. Je prends l’avion. Me voilà ailleurs. Loin d’ici. Je veux juste oublier ce que j’entends. Oublier les autres, le monde et mon téléviseur-cracheur d’abject. Je n’en peux plus des horreurs de notre terre. Entre les guerres, les querelles et les outrances. C’est décidé, je pars. Voilà, la mélodie m’emporte. Je suis dans le désert à contempler les dunes jaunies par l’arrogance du Soleil. Je suis dans la forêt des grands pins centenair...
Parcourir Texte On s'prêtera nos mouchoirs !

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Mon amie, J’veux pas qu’tu t’en ailles, même au Paradis, même loin d’ici. C’est pas la peine. Ce serait trop cruelle. J’veux pas du ciel, j’veux pas ton absence, même là bas. C’est pas logique. Ce serait trop bête. J’veux pas qu’tu trouves au dessus des nuages à m’regarder en bas. C’est pas normal. Toi en Haut et moi en bas. C’est quoi son plan à la grande Faucheuse ? Moi j’sais bien c’qui va s’passer : j’suis bien trop fragile. Comme le verre. J’peux pas être forte. Même en l’voulant beauco...
Parcourir Texte Mon coeur dans ma poitrine

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Mon cœur dans ma poitrine Je ne sais plus où je me trouve. J’ai mon cœur dans ma poitrine qui fait « bam, bam », petit oiseau dans sa volière qui me fait mal. Pourquoi souffre-t-il ce soir ? Je l’entends qui déploie ses ailes, j’ai l’impression qu’il se cogne aux barreaux, il ne parvient pas à sortir. Ni même à rester. Il est comme embêté, enchevêtré entre deux mondes. Dans ma cage thoracique et sur le bord de mes lèvres. Ma cage thoracique : Elle est une volière aux oiseaux multicolores. J’e...
Parcourir Texte L'oiseau

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L’oiseau s’est envolé et mon chiot le regarde tête levée vers le ciel. L’oiseau est parti loin d’ici, je ne sais où. J’ignore tout de sa destination. Je ne peux que rester là, avec mon chiot, le regard figé. L’oiseau a décollé comme s’envolent toutes mes pensées et mes chagrins aussi. Je les imagine en grandes arabesques à la rencontre des nuages cotonneux. Est-ce que les oiseaux pleurent eux aussi ? Ont-ils la chance d’essuyer leurs yeux d’un coin des cieux ? Toutes les larmes qui pleuvent s...
Parcourir Texte Requiem

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Ils entrent dans la ville au pas de leurs chevaux. Hier, fiers et droits, ils reviennent aujourd’hui en travers de leur selle. Leurs chevelures dégouttant de sang tracent sur les pavés des virgules incarnats. Leurs mères et leurs femmes se pressent à leurs côtés, escortant ce défilé funèbre des vaincus. Les guerres sont incertaines et pourtant ils les aiment, leur vie leur semblerait bien plate sans elles. Les veuves, les orphelins et les mères à qui on arrache leur fils, dans une ultime doul...
Parcourir Texte Les ricochets

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"Les grandes intensités vivent en nous, malgré nous, en silence "(Christian Bobin) Après le coup de fil d’une amie, je me sentais mal sans bien comprendre pourquoi. J’étais envahie d’une tristesse si puissante que j’en avais la nausée. Puis, me sont revenues les paroles de Mme D. avec qui j’avais rendez-vous quelques heures plus tôt : « Le monde aime la neutralité émotionnelle. Envahir les autres par une émotion positive ou négative, ils vont le vivre comme une intrusion ». Voilà, c’était peu...
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Cadeau-surprise (Ou ma meilleure amie) « Ce bas de poche à coudre, vraiment, pas facile. Cet arrondi qu’il faut bien surpiquer, sans se tromper, franchement, pas évident ! » : Voilà en peu de mots ce que pensait Sylvie alors qu’elle avait entrepris de confectionner deux poches plaquées à poser sur le devant d’un chemisier. Elle vérifiait la tension de son fil, la position de son aiguille, la vitesse du point, sa longueur aussi. La couleur du fil devait se fondre avec celle du tissu, un fil tr...
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Il vient tout juste d’avoir un an aujourd’hui. Pris en otage par le Hamas à Gaza. J’ai mal au cœur lorsque je vois le film où ce petit bébé rit et s’amuse avec son père avant le 7 octobre dernier. Avant son enlèvement. Avant la séparation d’avec ses parents. Avant l’horreur. J’ai mal au cœur de voir tant d’innocence bafouée. Tant de violence, tant de douleur. J’imagine, et encore, est-ce que vraiment je le peux ? la souffrance innommable de sa mère, de son père, de toute sa famille. Je voudr...
Parcourir Texte L’étrange destinée du nommé Paul Naref

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L’étrange destinée de Paul Naref Il s’appelait Paul. Paul Naref. Paul aurait préféré Michel mais on ne choisit pourtant ni son prénom ni son nom n’est-ce pas ! Ni sa famille ni de naître à Marseille ou Manille bien que certains adeptes du wokisme prétendent le contraire. Oui, Michel Dépêchetoit par exemple aurait mieux sonné à l’oreille de Paul. Bref c’était un petit coiffeur de province et sa vie manquait singulièrement de relief entre permanentes et brushings. Cependant il adorait son métie...
Parcourir Texte Opercule

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Il parait que je vis sur une autre planète, un lieu étranger à ce monde où nul autre que moi ne peut vivre. Il parait que je dois faire éclater ma bulle comme le savon dans l’air. Il parait que je plane et que je ferai bien d’atterrir. Il parait que je rêve de trop et que ça me fera du tort. Il parait que la vie est au dehors, dans le concret pratique du quotidien ordinaire. Il parait que je suis hors norme, hors des sentiers battus, hors des clous, hors de tout. Hors de hors. Il parait que ...
Parcourir Texte Je voudrais être un oiseau !

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Je voudrais être un oiseau ! Comme les vagues de la mer se cognent aux rochers centenaires, mes assauts intérieurs sont des marées montantes qui me laissent haletante sur le côté. La fougue des puissances qui me visitent s’abat sur les dunes choquées de mes rivages. J’ai la nausée tant les forces invisibles qui arrivent et repartent en un instant claquent le pays où je vis sans y voir personne. Je suis la tempête et la mer, je suis les pierres et le sable…Je suis une île…Je suis…. J’aimerais ...
Parcourir Texte En Altitude

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Esther avait toujours aimé la poésie. Un soir de décembre, elle était allée se réfugier dans une petite chapelle, cachée dans l’écrin des montagnes, à plus de mille mètres d’altitude. Blottie dans le sein des massifs aux cimes enneigées, elle avait trouvé là un lieu pour respirer, un endroit pour se refaire. Elle en avait besoin, il le lui fallait ce moment de tranquillité, cet instant solitaire, seule avec personne. Ou plutôt non, seule avec le Seul, seule avec les paysages, seule dans l’es...