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Textes, Poèmes en prose en ligne - Bibliothèque

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Parcourir Texte Réalité

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C’est quoi la réalité ? Si l’on s’en réfère aux dires du duo Bashung/Gainsbourg « Réalité, réalités, punition exemplaire ». Voilà qui n’est guère engageant. Tentons de faire mieux. Réalité : d’abord je suppose ce qui nous entoure, ce que l’on voit, y compris soi-même. Mais notre regard n’est-il pas complètement biaisé ? Notamment par ces putains d’écrans rois qui ont tout détourné de ce qu’est réellement cette réalité, à travers dans le désordre aussi bien les films, les séries, la pub, les ...
Parcourir Texte Ce qui m’a été confié

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Un récit entre Alger et la montagne, entre héritage et vigilance Je n’ai pas appris le monde dans les livres. Je l’ai vu très tôt se fendre sous mes yeux. Enfant, je croyais encore que certaines choses allaient de soi : l’eau qui coule, la lumière qui s’allume, le repas qui arrive sans qu’on se demande d’où il vient. Un soir, après le souper, les adultes se sont installés au salon. Le thé a circulé, les voix se sont posées. Des cousins de mon père, venus pour la première fois des montagnes de...
Parcourir Texte Mettre pause

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: une posture analytique face à la vérité J’ai mis pause sur cette vidéo qui disséquait le travail de Spinoza sur les Écritures, non par surprise, mais par nécessité. J’avais déjà une idée de cette histoire. Mais à mon âge, on apprend que le savoir n’est pas un acquis, c’est un chantier. L’enjeu n’est plus d’accumuler, mais de trier. De vérifier, encore. De se dépouiller des approximations pour, non pas saisir la vérité peut-être, mais s’en rapprocher, pas à pas, le plus possible. C’est ainsi...
Parcourir Texte Pertinence L’être au disparu

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Te souviens-tu de tes mots absents, de tes airs de bandit fuyant, de tes baisers secs et glaçants, de tes gestes biaisés et cinglants, de tes hurlements rauques et grinçants, de tes rires cyniques et stridents, de tes ordres en vers cassants, de ta langue persiflante, de tes yeux injectés d’encre, de tes mains gainées d’acier, de ta vile poigne, de tes bris de hargne, de ta verve en rage, de l’écume de ta haine – de celle de ma peine… à peine ?
Parcourir Texte Epaule nord

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J’ai enfoui mon visage au creux de son épaule. Son épaule nord. Brrr ! Il y faisait frisquet, bien pire, glacial, polaire ! J’ai tenté l’autre côté, j’ai passé la nuit sur son épaule sud. Mon Dieu, toute cette nuit durant le sommeil a brillé de tous ses feux, irradiant nos rêves communs. Les seuls rêves que nous avions étaient l’instant, demain sera une autre matinée, un autre après-midi, demain sera une autre nuit. Aux premières lueurs, sans faire de bruit j’ai dit « Un instant à la fois, c...
Parcourir Texte Néocortex ventriculaire

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Néocortex ventriculaire En passant les grilles du lycée pour rejoindre la place de Ryjan, je m’attendais à rien d’autre que le plaisir déjà bien suffisant de sortir de la salle de classe pour assister à un quelconque discours qui nous permettrait d’être ailleurs que sur les chaises, celles qui font mal au cul à force. Je me souviens plus très bien de la raison pour laquelle on nous avait fait quitter les cours, peut-être une commémoration, on était en 2015. J’étais pas insensible hein juste u...
Parcourir Texte Pertinence Pétales de coton

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Bientôt, j’allais le revoir. En fait, je n’en savais rien. Peut-être, n’allais-je trouver qu’un simple étranger ? Ma mémoire n’est plus que passoire. Je ne peux rien conserver ou si peu. Ça fait mal, les souvenirs ; faut savoir les passer au centrifugeur pour n’en garder que le jus. Ce qui descend dans le gosier, à petites gorgées, ça se digère plus facilement. Elle s’est fissurée, un soir d’hiver tout blanc. Ma mémoire. Je m’en souviens. Il avait neigé un long ruban, immaculé. J’étais bête ;...
Parcourir Texte La manche étroite

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S’il me faut enfiler ce monde. Avec sa manche gauche, avec sa manche étroite. Alors j’irai droit devant toute ami, ne cache pas ton cache-col fleuri. Jeune j’ai bien payé pour les imperfections de ce dit monde. Non je ne voyais pas les fleurs ni les jardins, je n’entendais pas le chant des oiseaux sereins, je ne voyais que l’absurdité, les petits et grands arrangements avec soi-même et la corruption. Jeune j’ai bien aimé le livre puis le film d’Elia Kazan, L’arrangement. Mais j’ai appris que ...
Parcourir Texte Rock-Business

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1 / Il voyage en solitaire Vous connaissez ou pas cet auteur-compositeur-chanteur Gérard Manset. Perso je l’ai découvert l’année de mes 17 ans en Allemagne. Il venait de sortir l’album éponyme du titre de ce texte. Je n’ai jamais aimé cette chanson. La reprise qu’en a faite Bashung est déjà mieux. C’était son premier album un peu grand public, seuls les initiés connaissaient les 3 précédents dont le mythique et totalement scolaire titré La mort d’Orion. S’il a commis un certain nombre de cha...
Parcourir Texte Brame décervelé

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Comme on brigue un lot à la tombola, j’avais repéré cette fille-là. Curieux bibelot généré du comptoir de ce rade immonde où je traînais mes grolles, où barbotaient mes idées noires. Semblant exhumée d’une nécropole elle avait des airs de Joconde à la cour des miracles, une sacrée faconde au sein de la débâcle, un visage un peu blême émergeant de ses fringues et des œdèmes sous les yeux qui lui donnaient un air - sérieux - sérieusement déglingue. La divine pâlotte arborait des vertus de succu...
Parcourir Texte On a volé tous les baisers

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J’ai réuni les gars, des gars sûrs, je leur ai dit On va réaliser le plus grand casse de tous les temps. On s’est relevé les manches, collé au boulot sans attendre. D’abord on a mis en place le covid. Immédiatement cela a fonctionné comme sur des roulettes avec le très martial et très télévisuel Nous sommes en guerre. Illico gestes barrière, chacun gardait désormais prudemment ses distances, surveillait ses avants, ses côtés, ses arrières. Mais nous n’en avions pas fini, c’eût été trop bref,...
Parcourir Texte Complainte d'hiver

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Souvenirs de Paimpol Je m’appelle Paul et je suis seul et sans boussole dans cet hiver interminable. Le froid comme un pinçon a congelé mon cœur minable. Je m’appelle Paul, j’ai la gueule d’un vieux garçon, j’avale mon tilleul et je broie des glaçons. D’aise j’ai mon content. Je n’ai besoin de rien sinon d’un bout de pain. Je me souviens d’un temps, c’était avant-hier, avant ce temps de chien. Aujourd’hui c’est l’hiver. Un implacable blanc de brouillard et de pluie escamote le fruit, le fruit...
Parcourir Texte La chambre bleue

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CHAMBRE : Voilà un mot rond en bouche, un mot que l’on chuchote, comme si on voulait y rentrer sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller bébé. La sourde vibration des deux premières lettres vous le suggère. Le B, bilabiale sonore et occlusive et la vibrante R en font en sa fin une onomatopée de grelottement. On y recherche la chaleur car BRRH ! Comme il fait froid dehors ! Quand on parle de chambre, on pense de suite à la chambre à coucher, un espace dédié au repos et au sommeil, un endr...
Parcourir Texte Paris sur ondes mortes (1997)

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À la manière de Carco, j'ai longtemps parcouru les rues de Paris, la nuit. Elles m'ensorcelaient. Des venelles autour de la Porte de Vanves jusqu'au sommet de la Butte Montmartre, je captais des signaux magnétiques, je remplissais ma cervelle d'images. Je buvais des alcools colorés et les paroles du rêve. Je visitais parfois des corps parfumés. Je rentrais, régénéré, enrichi, à la pointe du jour. Les saisons s'enchaînaient. La neige jaune et bleue me ravissait tout autant que les roses lueurs...
Parcourir Texte Là où demeure l'autre

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Ô toi, dont l’âme répond à la mienne avant même que ma voix ne s’élève, toi, présence douce et ferme, dont le silence a plus de tendresse que mille paroles, tu es ce havre secret où viennent mourir les tempêtes de mes jours. Lorsque ton souvenir s’avance dans le sanctuaire de ma pensée, tout s’apaise : le tumulte s’efface, et le monde, soudain, me semble respirer. Car il est des êtres que le destin tisse à notre chair avant même la naissance,
Parcourir Texte Quand le cœur pense

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: de la révélation à la science Introduction Tous les êtres humains possèdent un cœur.Un organe qui bat, qui alimente, qui maintient la vie.Mais combien parmi nous habitent vraiment ce cœur ?Combien l’écoutent comme une voix intérieure, comme un espace de discernement et de clarté ? Depuis toujours, les traditions du monde ont vu dans le cœur plus qu’un muscle : le lieu même de la connaissance vivante. Le Coran dit :  « Ce ne sont pas les yeux qui s’aveuglent, mais les cœurs dans les poitrin...
Parcourir Texte La Vie, le Vouloir, le Pouvoir et l’Avoir

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: une traversée des sagesses Introduction Toute existence humaine peut se lire à travers quatre verbes : être, vouloir, pouvoir et avoir. Ces verbes paraissent simples, mais ils résument nos quêtes les plus profondes : vivre, désirer, agir, posséder. Depuis des siècles, l’Orient et l’Occident les ont pensés, chacun avec son accent propre : Les philosophes grecs et modernes ont interrogé l’être, le désir et la liberté ; Les traditions orientales, du bouddhisme au taoïsme en passant par la pens...
Parcourir Texte Les âmes des gosses

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Joseph était un enfant turbulent qui parfois, ressentait un manque d’affection maternelle, qu’il cherchait en moi. J’avais donné à Joseph ce qu’il attendait de moi. Il ne formulait rien par sa bouche, il s’approchait seulement de moi, agrippait ses mains à mes jambes puis y posait sa tête, tel un chien épuisé. Il bougeait tellement que l’on n’avait presque pas le temps de voir ses yeux, je me souviens de la première fois où je les ai vus. Des yeux profonds, bleus grisants, entourés de cernes...
Parcourir Texte Que faire de son amour ?

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 ? Y traînant de par les voies inénarrables de la condition humaine mes improbables guêtres, 10 années durant je me suis efforcé jour après jour de mettre un peu de bon sens, un peu de cohérence, allons-y un peu d’intelligence et même de générosité et tant qu’à faire évidemment d’amour dans ces activités de créatif publicitaire que j’ai pratiquées de mes 20 à 30 ans. Un peu d’amour tout autant pour mes collègues de travail que pour les consommateurs. Un peu d'amour pour la vie quoi, un peu de...
Parcourir Texte L'ivresse d'un ami au Lycée

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Un après-midi de terminale, juste après la pause déjeuner.Le premier cours de la semaine était consacré à l’histoire et celui du lendemain à la géographie.Deux séances distinctes, deux fenêtres ouvertes : L’une sur les civilisations passées.L’autre sur le monde en mouvement. Ce jour-là, l’enseignante entra avec une pile de copies d’examen.Comme toujours, elle commença par annoncer les notes les plus basses et la tension montait crescendo, jusqu’aux meilleures copies.La plupart de mes camarad...
Parcourir Texte Les boulangères

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Causerie Il faut que je vous parle des boulangères C‘est une boulangère qui me l’a dit En fait c’est son sourire qui me l’a dit Bien sur elle me l’a dit dans une boulangerie Je dis boulangère, mais ce sont souvent des vendeuses en boulangerie On ne voit plus guère de femmes de boulanger Tout se perd disent certains ? Non il ne faut pas oublier Qu il y a eu «la femme du boulanger » De mon frère Pagnol, vous connaissez ? Il y a aussi des boulangères qui font le pain , J’en ai vue une récemment,...
Parcourir Texte Un Dialogue avec le Passé

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Il y a 17 ans, c'était un lundi, le jour de ton anniversaire, et le hasard a voulu que ce soit encore le cas cette année... L'année de ton animal dans le calendrier chinois. C'est à ce moment-là que, pour la première fois, tu as cessé d'être une enfant insouciante. L'insouciance de l'enfance a semblé s'évanouir le jour où les deux êtres les plus chers à ton cœur t'ont quittée à une semaine d'intervalle. C'est avec cette petite fille de 12 ans que je souhaite converser. Devant tout le monde. ...
Parcourir Texte Sur le Banc de l’Aube

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Avant-propos : Cette prose est une invitation à la contemplation des instants simples et précieux de la vie. Assis sur un banc au lever du jour, l’observation du monde, des autres et de soi-même devient un moment de réflexion et de connexion intime avec la beauté fragile de l’existence. Prose : Le soleil venait à peine de se lever derrière les collines, traçant des lueurs roses et dorées sur le monde encore endormi. Assis sur le rebord d’un vieux banc de bois, je regardais le fleuve s’étirer...
Parcourir Texte L’enfant et la joie

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Il était une joie un enfant. Ils s’étaient rencontrés très naturellement. Très naturellement, c’est un peu vite dit car l’environnement était impossible, mais cela était arrivé parce que la joie brillait toujours en quelques ruelles isolées et que l’enfant qui passait ici n’était encore - jusque quand ? - qu’un innocent. « Que veux-tu que je fasse de toi ? » demande l’enfant à la joie. « Emporte-moi avec toi bien sûr ! Tu verras, je te serai un coquelicot, une chanson à chaque instant ! Tien...
Parcourir Texte Journée à Berdine

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16/06/2025 En ce dimanche de fête des pères, nous partons avec ma mère de très bonne heure, pour un petit coin de paradis, dans le Lubéron, passer la journée. Nous nous arrêtons à huit heures du matin, au Fournil des Ecrins, la boulangerie des Vigneaux, située à six kilomètres de chez nous, afin de manger un pain aux raisins et de boire un café. Un petit crachin tombait, mêlée à du sable du Sahara. Il laissait des traces marrons sur le toit de la voiture. Des nuages violets, menaçants, accom...