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Poèmes classiques en ligne - Bibliothèque

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Parcourir Poème Classique Aube

Poème Classique

Englué dans l'ennui comme dans une boue Le bétail des humains essuyant sa sueur, S'éveillait dans le froid dès la moindre lueur Quand, de la rue, montait un grincement de roue : Des boeufs crasseux tiraient un char dans la gadoue Et des volets claquaient à l'heure du labeur; La nuit, fille du temps, retenait sa lenteur, Le vent hurlait comme un condamné qu'on encloue. Cependant à l'instar d'une etoffe qu'on froisse, Un ciel de fer s'ouvrait libérant son angoisse Sur la Terre enivrée de refle...
Parcourir Poème Classique Tristesse ou Le chagrin de Chopin

Poème Classique

Meurtri par le destin houleux de Varsovie, Je compose en silence et me tiens à l’écart Dans les salons feutrés propices à l’envie De souffrir chastement ou pleurer sans égard. J’ai trouvé dans Paris un gîte de bohème Où je joue, esseulé, jusqu’au bout de la nuit, La mélodie errant sur un triste poème Quand la bougie expire et que l’amour me fuit. Nocturne pathétique ou complainte ondulante Bercent un cœur peiné qui ne finit jamais D’égrener piano cet hymne qui me hante : Le souvenir cruel d’...
Parcourir Poème Classique Deleuze Chagall

Poème Classique

Je bulle et souffle fragmentaire Entre les tables où la nuit passe Entre tes cheveux de guerre lasse Je ne pourrai jamais m’y faire Je suis de toi l’onde si lasse Si l’assassine impunément Ses deux bras ondulants d’échasse Me bercent éternellement Entre mes ongles rien ne passe L’air se décharme et se vermeille Comme la boucle à ton oreille Et ta lèvre si loin hélas Je suis venu au firmament De trois étoiles sur ta nasse Coule une rivière de mélasse Dans tous les plis de mes tourments C’est ...
Parcourir Poème Classique De l'insouciance à la souciance

Poème Classique

Je la vis, douce lueur née d’une fine apparence, Et son regard portait la paix d’une humble décence. Je marchai vers son âme, sans crainte, en confiance, Ignorant que déjà naissait en moi sa résonance. Nos paroles s’entremêlent, tissant la connivence, Et chacun de ses mots vibrait d’une pure aisance. Je croyais à un souffle, un instant sans importance, Mais son rire éveillait mes terres en dormance. Longtemps je me cachai derrière ma nonchalance, Fuyant l’élan du cœur et craignant l’allégean...
Parcourir Poème Classique L'hiver

Poème Classique

L’hiver en gelée L’hiver en flocons Couvrent les allées D’un tapis fécond De maintes glissades Et de pas feutrés Des hommes maussades De gens rassurés Marchant au travers Les enneigements Étalant l’hiver Bien diversement L’hiver citadin L’hiver pastoral Offrent l’anodin Au temps magistral Des diamants de neige Sur de verts espaces Sont les doux manèges De l’hiver qui passe Aux souffles d’un vent Chantant l’aquilon Aux esprits fervent Du sacré vallon L’hiver lumineux L’hiver ombragé Sont fara...
Parcourir Poème Classique Calendrier de l’Avent

Poème Classique

Apothéose en quelques éléments. 22 La bise a fustigé les brumes puis bistré, Puis flagellé nos joues puis nos corps chapitré Puis tancé la rondeur d’un nuage bohème. La bise fulminant dans l’antépénultième A cinglé la couleur éclatante des stores Puis semé le chaos puis le chaos encore… 23 En rafales la pluie gerbe sa diagonale. Elle ricoche à verse en un précipité, Flèches sur le pavé qu’on entend crépiter, Cataractes en rut que la chaussée exhale. Elle ondule en guirlande et chamarre et déc...
Parcourir Poème Classique Flocon !

Poème Classique

Reviennent ces hivers aux silences ouatés D’épaisse brume, aux ciels coiffés d’albe volute ! Et que la plume – en coryphée – me persécute, Égaillant ses asters par les vents agités. Mieux qu’un arôme en l’air d’immobiles étés, En leur costume ébouriffé de vagues roses Serties d’écume, en leurs bouffées d’âme moroses, J’aimais le gel austère, et du froid les fertés. J’étrennais mes jeudis comme on ouvre le bal, Quand des anges ourdis d’un givre boréal Greffaient par jeu quelques tessons à ma v...
Parcourir Poème Classique Humeurs marines

Poème Classique

Je vous dirai l’onde amertume et la panse dépenaillée de ces ineptes paquebots dont le nonchaloir ambulant compose avec la morne écume et la plainte des goélands lorsqu’une figure en lambeaux sur la proue semble criailler. J’apaiserai leur repentir de n’avoir l’ombre d’un gréement dont la grand-voile soliloque et claque dans l’expectative tandis que leur moteur suffoque en quintes réitératives en long cortège de soupirs, en armée de spasmes déments. J’affabulerai leurs sanglots déversés sur l...
Parcourir Poème Classique Amants, vous êtes vernis

Poème Classique

Dardant comme le soleil Mettant les sens en éveil Les rayons de la passion Mettent en ébullition L'être humain frigorifié Quand l’amour s’est liquéfié Dans les méandres obscures Des blessures de piqûres Sur cet esprit amoureux S’égarant dans un cœur creux L’amour étend ses faisceaux Sur les amers soubresauts Des sentiments lunatiques Ô combien anecdotiques Sous l’astre sentimental Le désamour dur métal Passionnément se dissout Et déverse tout son soûl Sur tant de vicissitudes En donnant la l...
Parcourir Poème Classique Les délices du ventru philosophe

Poème Classique

Ô douce gourmandise, muse des mortels rassis, Qui fais du moindre festin un paradis promis ! Tu gouvernes nos sens, nos songes et nos bouches, Et fais d’un pain rassis un trésor qu’on retouche. Quand l’âme est en disette, ton règne la console : Un bon repas vaut mieux qu’un sermon qui racole. Qu’il est sot, l’homme maigre, tout gonflé de vertu, Qui compte ses péchés, mais non ses mets perdus ! Il prêche le jeûne, il punit la friandise, Mais son cœur sec jamais ne goûta la surprise D’un vin v...
Parcourir Poème Classique Puisse-t-il ne pas demeurer un voeux pieux

Poème Classique

Envoyez-lui des pensées D’amour et de compassion Pour que le mal insensé Se meurt sous votre affection Pour que son lit de douleur Se transforme en lit serein Afin que son âme en pleurs Puisse écouter les refrains De la pensée magnanime Émanant d’une personne complètement anonyme Gloire à l’être qui façonne Le pieux soulagement Empreint de félicité Puisse l’ardent sentiment Saisir son cœur de bonté Les vapeurs de votre esprit Pleuvront sur l’homme en tourment Abandonnez le mépris Qui ternit ...
Parcourir Poème Classique La raison enchaînée

Poème Classique

On nous dresse à penser, dès l’âge du biberon, Que l’ordre est vérité, que l’obéissance est reine ; Et l’enfant, qu’on façonne en statue de raison, Grandit tout endormi sous l’hymne à la rengaine. Apprends, petit mouton, les verbes et les dates, Mais tais-toi si ton cœur s’avise de rêver ; Le maître a toujours tort de vouloir te sauver, Et l’école produit des sages acrobates. Puis vient le saint emploi, moderne confesseur, Qui bénit la routine et maudit l’imprudence : Lève-toi, gagne et meur...
Parcourir Poème Classique Voyage au Havre

Poème Classique

« Au dehors la rue s’allume Jaune, orange ou canari » Louis Ducreux, La rue s’allume Ville multiple et grise et trop géométrique Où ne reste plus rien de ce qui faisait rêver Dans la rue des Galions aux lanternes magiques Soufflées par le flot rouge des bombes éclatées. Mais c'est là, Cathie, que je t'ai retrouvée Tes yeux d'aigue-marine, fardés comme le ciel, M'ont délivré soudain du terrible sommeil Où la vie malfaisante me tenait enchaîné. La rose a refleuri que je croyais fanée Ton rire ...
Parcourir Poème Classique Le carré vide

Poème Classique

Là, les herbes folles ne sont plus folles, Là, toutes les narcisses ont fané Ne reste plus qu’un grand carré Où toute vie est rendue molle. Là, les cris d’enfant ont disparu. Ne reste plus que l’arbre mort Imprégné de tous nos efforts Pour qui pourrait trôner dessus. Les oiseaux ont quitté le nid Perché dans les poutres la haut Qui soutenaient un peu plus tôt Notre bâtisse bien jolie. Et je reviens et rien n’est plus. Je ne la verrai plus jamais Ma grande maison de poupée, Mon temps heureux ...
Parcourir Poème Classique Consolations automnales

Poème Classique

La brouillasse s'enfile Sur un matin d'automne ; Devant les yeux défilent Un avenir atone ; Pourtant, la couleur or D'une feuille d'automne Plante un joyeux décor Dans le ciel monotone. Les plantes de l'été Se fanent en automne ; Joies et éternités, Dans les fleurs, se cantonnent ; Les gracieux chrysanthèmes Éclosant en automne Fleurissent les « Je t'aime » Sur sur les vues qui cartonnent. Quand la Toussaint pavane Sous les frimas d'automne, Lorsque les caravanes D'oiseaux pour nous entonnen...
Parcourir Poème Classique La forêt des hommes perdus

Poème Classique

Ô toi, qui naguère d'un ciel tranquille faisais place, Et répandais tes bras pour abriter la grâce; Ton épaisse couronne aux astres se voyait, Et mille chants d'oiseaux en ton sein se lovaient. Tu portais dans tes cernes la mémoire des ans, La sève était un fleuve au murmure des chants. Ton écorce, parchemin où l'histoire s'inscrivait, A pris, sans sentiment, le sel des vents passés. Puis vinrent, par les champs, des pas de comptes et fers, Des yeux avares, lourds de chiffres et de déserts. ...
Parcourir Poème Classique Vanité des jours

Poème Classique

« Tout fuit, hormis l’amour et la trace des âmes justes » Le temps fuit, et son aile impérieuse et sombre Effleure nos destins d’un murmure sans nombre ; Nul ne peut retenir, d’une main trop humaine, Le flot sacré des jours qui s’échappe et nous mène. Ainsi le temps s’en va, muet, sans complaisance, Il vole nos printemps, nos fièvres, nos enfances ; Et quand l’âme voudrait s’attacher à ses pleurs, Il rit, et laisse au vent la poudre de nos heures. L’homme, faible voyageur, court après sa lum...
Parcourir Poème Classique Le solitaire

Poème Classique

« L’homme se fuit en tous lieux, et ne trouve en soi qu’un désert. » Me voici, las des jours, naufragé sur la rive, Où nul vent n’a souci qu’un mortel y survive. Le flot de mes années s’est brisé sans retour, Et l’aube me déçoit comme elle fit le jour. Je fus, jadis, croyant en l’ombre et la lumière, Mais mon cœur s’est usé sous une main de poussière ; Et ce reste d’espoir, qui meurt entre mes doigts, Est le dernier flambeau d’un monde sans sa voix. L’homme que je fus dort au fond de ma tête...
Parcourir Poème Classique La quête des vains

Poème Classique

On naît, l’on crie, on pleure, et déjà, main sur l’épaule, Quelqu’un murmure : « Allons, petit, grimpe à l’échelle ! » La vie n’est point sommeil, ni rêve, ni parabole, Mais un combat sans fin, une course mortelle. Avant même d’aimer, l’on apprend à paraître, Avant même d’exister, l’on s’exerce à bien naître. Et l’on court, dès le berceau, le front encore pur, Vers un but qu’on ignore, un mirage sans mur. On grandit, l’on apprend qu’il faut briller, séduire, Qu’un sourire bien mis vaut mieux...
Parcourir Poème Classique La joyeuse aubaine

Poème Classique

Plongé dans les vicissitudes D’un monde où tant de guerres frappent Immergé dans les inquiétudes D’un équilibre qui dérape Je me couvre de ce printemps Si plein de luminosité Que mon embarras rebutant Devient une légèreté L’atmosphère renouvelée Du banal environnement Étincelle sur l’achillée Qui dégage l’enchantement Sur mon balcon en pleine ville Le moineau se fait printanier Visitant l’isolé civil Il pépie son chant routinier Assis sur un banc de fortune Quantité de rayons vernaux Viennent...
Parcourir Poème Classique Un soir d’orage

Poème Classique

Sous un ciel d’encre, le soir le tonnerre gronde, La nature se débat, ses colères abondent. Les éclairs s’entrelacent en vifs mouvements, Spectacle des éléments, ballet des tourments. Les nuages guerriers s’empoignent dans les airs, Déversant leurs larmes et l’ombre des enfers. Le vent tourbillonne au sein des verts rameaux, Chantant des hymnes sombres aux nouveaux flambeaux. La nuit se pare alors d’une robe électrique, Et les étoiles, timides, observent le tragique. Le parfum de la pluie emp...
Parcourir Poème Classique Aux sources de la vie

Poème Classique

À l’origine, Planck tel un génie, Unifiant l’ère des âges pêchus, Étendit le point d’un orbe infini En lui allégeant ses liards échus. Toute création en ta symphonie S’emplit d’inflation ; ô élan fourchu ! La congélation de ton harmonie Unit les amas de tes mets déchus. L’organisation : tel fût ton axiome. Grâce à l’attraction de tes héritiers Et à la friction des denses atomes, La sphère de vie enfla ton sentier. Chaleur délétère aux airs d’hématome, Sa lave cosmique hala le chantier De l’é...
Parcourir Poème Classique Culte du corps

Poème Classique

Telle une masse digne du Colysée, Ta chair est ce qu’il y a de plus précieux. Ô corps célestes ! J’admire ton touché ; Va ! Fais de moi un capital orgueilleux. Désirs sobres, je les fuis, ô vagabond ; Je me retrouve dans la douceur des formes. La richesse des courbes polit tes dons ; Va ! Fais de moi une qualité hors-norme. Physique versus esprit, le choix est clair ! Sublime essence humaine, telle une pieuse, J’obéis aux codes de mon monastère ; Quelle bonté d’être loué des envieuses. Toi, ...
Parcourir Poème Classique Chants écarlates

Poème Classique

Chants écarlates f Affamé, seule la tâche apporte le mets. Et sans voix, une valeur de noire vapeur Renvoie le contraint de travail veuf désormais. La loi est capitale : un salaire à la peur, Les patrons décident, et les brûlures éclatent. Mais la révolution s’avance ! Et du Régime Général s’élève de grands chants écarlates : Qu’on se décaisse à vie un salaire unanime ! Car planifiés, les droits surgissent par piliers : Tu-es qualifié ; vitale, la Sociale est alliée ; Et d’aliénée, la démocra...
Parcourir Poème Classique Contrition

Poème Classique

Nous possédions autrefois la jeunesse et l’éclat Pour résister aux tempêtes tel un fameux trois-mâts Nous avons ce souvenir où tout était possible Ou impossible mais tout nous paraissait facile Sur cette terre nous nous voyions comme ayants droit La frénésie du monde elle s’apaisera Poursuivant un mirage nous étions insouciants Envers l’humanité sans doute trop indulgents Assise sur les rochers l’humanité végète Si indifférente à notre monde dévasté Aujourd’hui les vagues vomissent des corps ...