Connexion :

Bibliothèque : Tous les A découvrir

Parcourir Domaine Public La chevelure

Domaine Public

Charle Baudelaire (1821-1867) Ce poème apparaît dans la seconde édition des Fleurs du Mal en 1861 dans la section « Spleen et Idéal » après Parfum exotique. Sa muse exotique est certainement Jeanne Duval, sa compagne métisse. Ô toison, moutonnant jusque sur l'encolure ! Ô boucles ! Ô parfum chargé de nonchaloir ! Extase ! Pour peupler ce soir l'alcôve obscure Des souvenirs dormant dans cette chevelure, Je la veux agiter dans l'air comme un mouchoir ! La langoureuse Asie et la brûlante Afrique...
Parcourir Critique de Film, Théatre, série. L’Abandon (2026)

Critique de Film, Théatre, série.

Dès les premières scènes, le film impose une atmosphère de retenue. Rien n’est appuyé, rien n’est surjoué. Tout semble au contraire contenu, comme si la mise en scène elle-même acceptait de se tenir en retrait pour laisser place aux faits, à leur progression implacable. Ce choix donne au récit une densité particulière : celle d’un drame qui ne se construit pas dans le spectaculaire, mais dans l’accumulation de signaux faibles, de glissements, de silences. Ce qui frappe surtout, c’est la maniè...
Parcourir Critique de Film, Théatre, série. Vivaldi et Moi

Critique de Film, Théatre, série.

Dès les premières scènes, on comprend que le véritable sujet n’est pas seulement Antonio Vivaldi, mais toutes ces jeunes femmes dont la musique remplissait les églises et les salons sans que leurs noms traversent réellement le temps. Le film construit alors une émotion discrète, presque silencieuse, autour de cette idée : certains êtres consacrent leur vie à créer de la beauté sans jamais recevoir la lumière qu’ils méritent. La mise en scène avance avec beaucoup de douceur. Venise n’y apparaî...
Parcourir Critique de Film, Théatre, série. Une histoire vraie

Critique de Film, Théatre, série.

À une époque où tout semble aller toujours plus vite, où les images se succèdent sans pause et où le bruit paraît devenu la norme, David Lynch choisit un chemin inverse : celui de la lenteur, du silence et de l’observation. Les visages fatigués, les routes infinies, les gestes mesurés et les émotions retenues deviennent ici la véritable matière du film. À première vue, l’histoire paraît d’une simplicité presque désarmante. Alvin Straight apprend que son frère, avec lequel il est fâché depuis ...
Parcourir Chronique Une Bête au Paradis

Chronique

Dès les premières pages, le texte impose une atmosphère singulière : celle d’un monde où la liberté semble contenue dans des frontières invisibles. L’écriture de Céline Coulon épouse cette tension permanente entre l’élan vital et l’enfermement. Les personnages évoluent dans un espace où la nature est omniprésente, mais jamais totalement apaisante. Elle nourrit, elle enferme, elle observe. Le roman explore la construction intime des êtres, notamment à travers l’adolescence d’Émilienne, marquée...
Parcourir Critique de Film, Théatre, série. Le 13e Guerrier

Critique de Film, Théatre, série.

À sa sortie en 1999, le film fut considéré comme un désastre industriel : tournage chaotique, conflits artistiques, remontages imposés, budget colossal devenu incontrôlable, incompréhension critique… presque tout semblait condamner cette oeuvre à disparaître dans les marges du cinéma hollywoodien. Pourtant, avec les années, quelque chose a résisté. Une atmosphère. Une puissance primitive. Une âme. Car derrière le fracas des épées et les hurlements des guerriers nordiques, ce film raconte en r...
Parcourir Critique de Film, Théatre, série. Outlander, le Dernier Viking

Critique de Film, Théatre, série.

Sorti en 2008 et réalisé par Howard McCain, Outlander mêle habilement science-fiction et aventure viking. Le film raconte l’histoire de Kainan, un extraterrestre interprété par James Caviezel, qui s’écrase sur la Terre à l’époque des Vikings avec un parasite mortel appelé Moorwen. Pour protéger l’humanité et traquer la créature, Kainan s’allie aux guerriers vikings, donnant lieu à une alliance improbable entre l’homme et l’extraterrestre. L’action est rythmée, avec des combats intenses et des...
Parcourir Chronique Mes Forêts

Chronique

Mes forêts est un recueil de poésie publié par Hélène Dorion en 2021, qui occupe une place importante dans son oeuvre et dans la poésie francophone contemporaine. Ce livre propose une écriture à la fois simple et profondément méditative, où la forêt devient bien plus qu’un paysage : elle devient un espace intérieur. Dans ce recueil, la forêt n’est pas seulement un décor naturel, mais un lieu de réflexion sur le temps, la mémoire, la fragilité de la vie et la place de l’humain dans le monde. ...
Parcourir Critique de Film, Théatre, série. Orange Mécanique (1971)

Critique de Film, Théatre, série.

Orange mécanique est un film qui dérange autant qu’il fascine. Réalisé par Stanley Kubrick en 1971, il nous plonge dans un futur froid et violent, où l’on suit Alex, un jeune homme charismatique mais profondément violent, qui entraîne sa bande dans une spirale de crimes gratuits. Très vite, le film ne se contente pas de raconter une histoire : il met le spectateur face à des questions difficiles sur la liberté, la morale et la société.
Parcourir Chronique Pour qui Sonne le Glas

Chronique

Le roman se situe pendant la guerre d’Espagne, un conflit où les idéaux politiques, les espoirs de liberté et la brutalité de la réalité s’entrechoquent sans cesse. À travers le personnage de Robert Jordan, engagé dans les brigades républicaines, Hemingway ne raconte pas seulement une guerre, mais une expérience intérieure, celle d’un homme confronté à la peur, à la solitude et à la mort imminente. Ce qui frappe dans ce récit, c’est la tension permanente entre l’action et la réflexion. Robert...
Parcourir Domaine Public Le Flambeau Vivant

Domaine Public

Charles Baudelaire - - - Ils marchent devant moi, ces Yeux pleins de lumières, Qu’un Ange très-savant a sans doute aimantés ; Ils marchent, ces divins frères qui sont mes frères, Secouant dans mes yeux leurs feux diamantés. Me sauvant de tout piége et de tout péché grave, Ils conduisent mes pas dans la route du Beau ; Ils sont mes serviteurs et je suis leur esclave ; Tout mon être obéit à ce vivant flambeau. Charmants Yeux, vous brillez de la clarté mystique Qu’ont les cierges brûlant en plei...
Parcourir Chronique Ravage

Chronique

Ce qui frappe dans ce roman, c’est la vision presque prophétique de son auteur. Bien avant notre époque, Barjavel interroge déjà notre dépendance aux machines, notre confiance aveugle dans le progrès, et la fragilité d’un monde entièrement construit sur l’énergie. Mais Ravage n’est pas seulement un récit d’anticipation, c’est aussi une réflexion sur l’homme, sur sa capacité à survivre, à s’adapter ou à sombrer. Le style est direct, parfois dur, sans détour. Certaines scènes restent en mémoire...
Parcourir Critique de Film, Théatre, série. La Grande Vadrouille

Critique de Film, Théatre, série.

Le succès de l’œuvre repose avant tout sur l’alchimie parfaite entre Bourvil et Louis de Funès. Bourvil incarne un personnage simple, naïf et profondément attachant, tandis que de Funès joue un chef d’orchestre nerveux et autoritaire, dont les réactions exagérées déclenchent des situations hilarantes. Leur duo fonctionne à merveille : chacun amplifie les qualités de l’autre et leurs interactions, ponctuées de dialogues savoureux et de gestes comiques parfaitement chorégraphiés, font le charme...
Parcourir Critique de Film, Théatre, série. L’Armée des 12 Singes

Critique de Film, Théatre, série.

Le film est apprécié pour son ambiance, la solidité de son casting et un scénario qui pousse à la réflexion, ce qui lui a valu au fil du temps un statut de film culte dans le genre science-fiction. La réalisation de Gilliam, avec ses décors urbains déformés et sa direction artistique surréaliste, renforce le sentiment d’étrangeté et de tension. La manipulation du temps n’est pas toujours simple à suivre, mais elle sert à accentuer le côté paranoïaque et oppressant de l’histoire.
Parcourir Chronique Chronique des Années de Sang

Chronique

Ce qui distingue Chronique des années de sang de l'auteur Mohammed Samraoui, dès les premiers chapitres, c’est l’intensité du vécu de son auteur. Samraoui n’est pas un historien extérieur ni un journaliste isolé : il est un ancien colonel et cadre au sein de la Sécurité militaire, rebaptisée DRS (Direction du renseignement et de la sécurité), l’un des services secrets les plus puissants de l’État algérien. Il y occupe des fonctions importantes au contre‑espionnage, notamment à Alger au début ...
Parcourir Critique de Film, Théatre, série. Ecrire pour exister

Critique de Film, Théatre, série.

L'histoire se situe à la suite des émeutes de 1992 à Los Angeles qui ont débuté le 29 avril 92 après qu’un jury composé de blancs, d’un asiatique et d’un latino, a acquitté quatre officiers de police accusés d'avoir passé à tabac un automobiliste noir américain. En tout, entre cinquante et soixante personnes furent tuées durant ces émeutes qui durèrent six jours, bien que les évènements les plus importants eussent lieu entre le soir du verdict et le troisième jour.
Parcourir Critique de Film, Théatre, série. L’Équipée Sauvage (1953)

Critique de Film, Théatre, série.

Ce film est souvent considéré comme le premier grand film de bikers, marquant profondément la culture populaire et l’imaginaire du cinéma des années 50. Marlon Brando, avec sa veste de cuir, son attitude nonchalante et sa célèbre réplique « Whaddaya got ? » — que l’on pourrait traduire par « Qu’est-ce que t’as ? » ou, plus familièrement, « Qu’est-ce que tu veux ? » — devient instantanément l’emblème de la jeunesse rebelle et insoumise, tandis que la présence de Lee Marvin renforce l’intensité...
Parcourir Critique de Film, Théatre, série. Graine de Violence

Critique de Film, Théatre, série.

Ce film est intemporel, non parce qu’il parle du passé, mais parce qu’il parle de nous. Il nous rappelle que la jeunesse est un miroir : ce que nous voyons dans leurs colères, leurs révoltes et leurs blessures reflète ce que nous avons laissé s’éteindre dans la société et en nous-mêmes. Graine de violence n’offre pas de solutions faciles, mais il laisse une leçon universelle et profonde : comprendre, accompagner et persister, même quand la violence semble tout emporter.
Parcourir Critique de Film, Théatre, série. Je parie que vous ne les avez pas vus - II -

Critique de Film, Théatre, série.

La bataille de Brest-Litovsk est un film (de 2010) sur la seconde guerre mondiale dans la plus pure tradition hollywoodienne, mais russe, Biélorusse pour être tout à fait précis. Il relate la farouche mais inutile résistance des types du bled-titre face à un envahisseur allemand méchamment outillé et totalement dénué de sens de l’humour. Fresque à gros moyens (les russes ne manquent jamais de figurants et ni de bâtiment à détruire), le parti pris graphique se rapproche un peu de la série Band...
Parcourir Critique de Film, Théatre, série. Les Raisins de la Colère

Critique de Film, Théatre, série.

Ce qui rend cette œuvre véritablement unique, c’est sa capacité à transformer une crise économique et sociale en une expérience profondément humaine. Le spectateur ne voit pas seulement la misère ; il ressent chaque étape du voyage, chaque espoir fragile et chaque injustice rencontrée. Les Raisins de la colère n’est pas un simple film sur la pauvreté : c’est une réflexion universelle sur la condition humaine, une célébration de la solidarité et de la résilience, et un miroir tendu à chaque gé...
Parcourir Critique de Film, Théatre, série. Vol au-dessus d’un Nid de Coucou

Critique de Film, Théatre, série.

Au-delà de sa technique et de ses performances, le film propose une analyse profonde de la condition humaine. Il interroge la conformité, la manipulation et la lutte pour l’identité face aux systèmes oppressifs. Chaque scène, chaque dialogue, chaque regard révèle les tensions entre contrôle et liberté, entre résignation et rébellion, offrant au spectateur une expérience à la fois intellectuelle et émotionnelle. La manière dont McMurphy inspire ses compagnons à retrouver un souffle de dignité ...
Parcourir Critique de Film, Théatre, série. Je parie que vous ne les avez pas vus - I -

Critique de Film, Théatre, série.

Lock out est une production Luc Besson d’après un scénar de deux lignes qu’il écrivit un jour en sortant de ses chiottes. Une prison spatiale de haute sécurité où les prisonniers sont mis en stase, soit paralysés mais conscient. La fille du président effectue une visite, ça part en bib, les prisonniers s’évadent, le président envoie son meilleur agent, en tôle suite à une erreur judiciaire, sauvez là et vous aurez l’immunité, le gars accepte, un des prisonniers a des infos pour le réhabiliter...
Parcourir Critique de Film, Théatre, série. La Colline des Hommes Perdus (1965)

Critique de Film, Théatre, série.

La Colline des hommes perdus dépasse le simple drame militaire. C’est une réflexion sur la dignité humaine, l’obéissance, la résistance et l’impact des structures d’autorité sur l’esprit. Le film montre que, loin de former les hommes, certains systèmes peuvent en réalité détruire leur humanité. Aujourd’hui encore, cette œuvre reste un exemple de cinéma exigeant qui interroge notre rapport à l’autorité, à la souffrance et à la force intérieure.
Parcourir Domaine Public Les Djinns

Domaine Public

▬ Célèbre poème descriptif de Victor Hugo, publié dans Les Orientales en 1829.▬ Les Djinns Murs, ville, Et port, Asile De mort, Mer grise Où brise La brise, Tout dort. Dans la plaine Naît un bruit. C'est l'haleine De la nuit. Elle brame Comme une âme Qu'une flamme Toujours suit ! La voix plus haute Semble un grelot. D'un nain qui saute C'est le galop. Il fuit, s'élance, Puis en cadence Sur un pied danse Au bout d'un flot. La rumeur approche. L'écho la redit. C'est comme la cloche D'un couvent...
Parcourir Domaine Public Ma Bohème

Domaine Public

Arthur Rimbaud (1854-1891) Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ; Mon paletot aussi devenait idéal ; J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal ; Oh ! là ! là ! que d'amours splendides j'ai rêvées ! Mon unique culotte avait un large trou. - Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse. - Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou Et je les écoutais, assis au bord des routes, Ces bons soirs de septembre où je sentais des...