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• Victor Hugo (1802 - 1885 ) - Les Contemplations __________________________________________________________________ J'ai bien assez vécu, puisque dans mes douleurs Je marche, sans trouver de bras qui me secourent, Puisque je ris à peine aux enfants qui m'entourent, Puisque je ne suis plus réjoui par les fleurs ; Puisqu'au printemps, quand Dieu met la nature en fête, J'assiste, esprit sans joie, à ce splendide amour ; Puisque je suis à l'heure où l'homme fuit le jour, Hélas ! et sent de tout ...
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Enheduanna Époux, cher à mon cœur, grande est ta beauté, douce comme le miel, Lion, cher à mon cœur, grande est ta beauté, douce comme le miel. Tu m’as captivée, laisse-moi demeurer tremblante devant toi; Époux, je voudrais être conduite par toi dans la chambre. Tu m’as captivée, laisse-moi demeurer tremblante devant toi: Lion, je voudrais être conduite par toi dans la chambre. Époux, laisse-moi te caresser: ma caresse amoureuse est plus suave que le miel. Dans la chambre, remplie de miel, la...
Parcourir Domaine Public Song d'amour

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Je ne t'aime pas pour que ton esprit Puisse être autrement que tu ne peux être Ton songe distrait jamais ne pénètre Mon cœur anxieux, dolent et surpris. Ne t'inquiète pas de mon hébétude, De ces chocs profonds, de ma demi-mort; J'ai nourri mes yeux de tes attitudes, Mon œil a si bien mesuré ton corps, Que s'il me fallait mourir de toi-même, Défaillir un jour par excès de toi, Je croirais dormir du sommeil suprême Dans ton bras, fermé sur mon être étroit
Parcourir Domaine Public Je regarde par la fenêtre

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Christina Georgina Rosetti 1830-1894 Je regarde par la fenêtre : Le jour est déjà là, mon ami, Le merle musicien sautille ébloui De primevère en primevère, Revient sous les camélias, s’arrête Et écoute le ruissellement mélodieux de l’air. Et soudain, ô mon ami, De sa gorge minuscule, De sa toute petite gorge essoufflée Jaillit le premier chant du printemps ! Ne sois pas triste, ô mon ami ! Pas toi ! Laisse les jours passés parler avec le chagrin ! Toi, ouvre ton tendre cœur à l’aurore Et pars...
Parcourir Domaine Public Ne t'afflige pas, Hafez !

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Hafez Shirazi Maître Ghazal 1325-1390 Ne t'afflige pas... La beauté reviendra te réjouir de sa grâce La prison de tristesse se changera un jour En enclos plein de roses Ne t'afflige pas, cœur souffrant ... Ton mal se changera en bien Ne t'attarde pas sur ce qui te trouble, Cet esprit bouleversé connaîtra de nouveau la paix. Ne t'afflige pas... Une fois de plus la vie va régner Dans le jardin où tu soupires, Et tu verras bientôt Ô chantre de la nuit, sur ton front ... Un rideau de roses ! Ne t...
Parcourir Domaine Public Le poète dit la vérité

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Federico García Lorca 1899- 1936 Je veux pleurer ma peine et te le dire pour que tu m’aimes et pour que tu me pleures par un long crépuscule de rossignols où poignard et baisers pour toi délirent. Je veux tuer le seul témoin, l’unique, qui a pu voir assassiner mes fleurs, et transformer ma plainte et mes sueurs en éternel monceau de durs épis. Fais que jamais ne s’achève la tresse du je t’aime tu m’aimes toujours ardente de jours, de cris, de sel, de lune ancienne, car tes refus rendus à mes ...
Parcourir Domaine Public Sonnet 2/7

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Sor Juana Inés de la Cruz 1951-1695 À me poursuivre, Monde, que gagnes-tu ? Où est l’offense puisque je cherche à mettre des beautés dans ma raison plutôt que ma raison dans les beautés ? Je n’estime ni les trésors ni les richesses et j’éprouve plus de contentement à mettre les richesses dans ma pensée plutôt que ma pensée dans les richesses Je n’aime pas la beauté qui vaincue est la dépouille civile des âges ni la richesse perfide ne me plaît car je préfère telle est ma vérité consumer les v...
Parcourir Domaine Public Le pas de la Séguirilla

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Federico García Lorca 1899- 1936 Parmi les papillons noirs, va une brunette moresque à côté d'un blanc serpent de brume. Terre de lumière, Ciel de terre Elle va enchaînée au tremblement d'un rythme qui jamais ne s'établit; elle a un coeur en argent et un poignard dans la main Où vas-tu, siguiriya, de ce rythme décervelé? Quelle lune soulagera ta douleur de citron et de bouton de rose? Terre de lumière Ciel de terre. Le pas de la la Séguirilla fait partie de la tradition andalouse du Cante Jon...
Parcourir Domaine Public La femme adultère

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Federico García Lorca (Espagne) 1899 - 1936 Je la pris près de la rivière Car je la croyais sans mari Tandis qu’elle était adultère Ce fut la Saint-Jacques la nuit Par rendez-vous et compromis Quand s’éteignirent les lumières Et s’allumèrent les cri-cri Au coin des dernières enceintes Je touchai ses seins endormis Sa poitrine pour moi s’ouvrit Comme des branches de jacinthes Et dans mes oreilles l’empois De ses jupes amidonnées Crissait comme soie arrachée Par douze couteaux à la fois Les cim...
Parcourir Domaine Public J'ai rêvé que tu m'emmenais

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Antonio Machado - 1875/1939 - J'ai rêvé que tu m'emmenais par un blanc sentier, au coeur de la verte campagne, vers le bleu des sierras, vers les montagnes bleues, par un matin serein. J'ai senti ta main dans la mienne, ta main de compagne, ta voix d'enfant à mon oreille, comme une cloche neuve, comme la cloche vierge d'une aube de printemps. Ta voix et ta main, en rêve, étaient si vraies! Vis, espérance!... Qui sait ce qu'emporte la terre !
Parcourir Domaine Public Chant 1 - Altaigle (extrait)

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Vicente Huidobro 1893-1948 Chant 1 - Altaigle (extrait) Ne vois-tu pas que tu tombes déjà? Lave ta tête des préjugés et de la morale Et si voulant t’élever tu n’as rien atteint Laisse-toi tomber sans freiner ta chute sans peur au fond de l’ombre Sans peur au fond de ta propre énigme Tu trouveras peut-être une lumière sans nuit Perdue dans les crevasses des précipices. Tombe Tombe éternellement Tombe au fond de l’infini Tombe au fond du temps Tombe au fond de toi-même Tombe aussi bas qu’on peu...
Parcourir Domaine Public Mélancolie

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Frère, toi qui possèdes la lumière, dis-moi la mienne. Je suis comme un aveugle. Je vais sans but et je marche à tâtons. Je vais sous les tempêtes et les orages Aveugle de rêve et fou d’harmonie. Voilà mon mal..., Rêver. La poésie Est la camisole ferrée aux mille pointes sanguinaires Que je porte en mon âme. Les épines sanglantes Laissent tomber les gouttes de ma mélancolie. Ainsi je vais, aveugle et fou, par ce monde amer ; Parfois le chemin me semble interminable, Et parfois si court… Et da...
Parcourir Domaine Public Ô nostalgie des lieux

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Rainer Maria Rilke 1875/1926 Ô nostalgie des lieux qui n'étaient point assez aimés à l'heure passagère, que je voudrais leur rendre de loin le geste oublié, l'action supplémentaire ! Revenir sur mes pas, refaire doucement - et cette fois, seul - tel voyage, rester à la fontaine davantage, toucher cet arbre, caresser ce banc ... Monter à la chapelle solitaire que tout le monde dit sans intérêt ; pousser la grille de ce cimetière, se taire avec lui qui tant se tait. Car n'est-ce pas le temps où...
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Emily Elizabeth Dickinson 1830-1886 Le vent - tel un Homme fatigué frappa - Et comme un Hôte - "Entrez" Répondis-je avec témérité - entra alors Dans ma maison Un vif invité - aérien - Auquel avancer un Siège Eût été aussi impossible que d'offrir A l'air, un Divan - Pas d'Ossature pour se tenir - Sa Parole était comme l'Envol De milliers de Colibris ensemble Echappés d'un Buisson merveilleux - Sa Présentation - une Houle - De ses Doigts une musique A son passage s'échappait Autant de trémolos...
Parcourir Domaine Public La Belle au Bois dormant

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Louise-Victorine Ackermann 1813-1890 Une princesse, au fond des bois, A dormi cent ans autrefois, Oui, cent beaux ans, tout d’une traite. L’enfant, dans sa fraîche retraite, Laissait courir le temps léger. Tout sommeillait à l’entour d’elle : La brise n’eût pas de son aile Fait la moindre feuille bouger ; Le flot dormait sur le rivage ; L’oiseau, perdu dans le feuillage, Était sans voix et sans ébats ; Sur sa tige fragile et verte La rose restait entr’ouverte : Cent printemps ne l’effeuillaie...
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Fernand Mazade 1863-1939 Il neige. La source écume et frissonne Avant que d’aller mourir dans la mer. Un seul arbre est vert : c’est un chêne vert. Le jour se dissipe et l’angélus sonne. Le village tousse et s’encapuchonne. Aucune chanson ne réchauffe l’air : Les chardonnerets n’aiment point l’hiver. Sur les sentiers blancs ne passe personne. Le beau mois de mai quand reviendra-t-il ? Pourrons-nous bientôt cueillir le myrtil ? Et des papillons voir les arrivées ? Sous le chêne vert, trois enf...
Parcourir Domaine Public Aux modernes

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Étonnamment ou tristement moderne ! A relire ou à découvrir. Séléné Charles-Marie Leconte de Lisle (1818- 1894) Recueil "Poèmes barbares" 1862 (81 poèmes) Aux modernes Vous vivez lâchement, sans rêve, sans dessein, Plus vieux, plus décrépits que la terre inféconde, Châtrés dès le berceau par le siècle assassin De toute passion vigoureuse et profonde. Votre cervelle est vide autant que votre sein, Et vous avez souillé ce misérable monde D’un sang si corrompu, d’un souffle si malsain, Que la mo...
Parcourir Domaine Public L'abeille

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Quand l'abeille, au printemps, confiante et charmée, Sort de la ruche et prend son vol au sein des airs, Tout l'invite et lui rit sur sa route embaumée. L'églantier berce au vent ses boutons entr'ouverts ; La clochette des prés incline avec tendresse Sous le regard du jour son front pâle et léger. L'abeille cède émue au désir qui la presse ; Elle aperçoit un lis et descend s'y plonger. Une fleur est pour elle une mer de délices. Dans son enchantement, du fond de cent calices Elle sort trébuch...
Parcourir Domaine Public La Naissance

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Il y a une légende que l'amour de Dieu Tellement accéléré sous le cœur de Marie Qu'il a forgé sa très jeune fille A des choses plus sacrées. . . Quoi qu'il en soit, la naissance est arrivée Une nuit où toutes les étoiles syriennes Se balançaient tremblantes devant un orbe seigneurial Qui s'élevait dans une splendeur graduelle, En pause, Inondant le firmament de lumière mystique, Et tombé sur les collines respirantes Une musique soudaine Comme une distillation de ses lueurs; Une pluie d'esprit...
Parcourir Domaine Public Les roses sous la lune

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Allons ! Allons effeuiller des roses sous la lune. Clos le jardin !… Chasse tous les soucis du jour, Et ne nous parlons plus que de choses d’amour ; Nous allons respirer nos roses une à une. Descendons doucement par le vieil escalier Qui creuse pour nos pas ses marches inégales ; La rampe, en pierre aussi, s’use par intervalles Et tend vers notre main son appui familier. On a l’air à l’église ici ; le clocher proche Apparaît au-dessus des arbres du jardin, Le rose du Couchant sur son granit s...
Parcourir Domaine Public Les mots que je t'ai dits

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André Foulon de Vaulx La Fontaine de Diane, 1910 Les mots que je t’ai dits, d’autres te les diront ; Les mots que tu m’as dits, tu les diras à d’autres : Leurs caresses viendront, trop semblables aux nôtres, Effacer les baisers que j’ai mis sur ton front. Tu prendras d’autres cœurs au bleu de tes prunelles ; D’autres, pour fuir un âpre et morne isolement, Voudront nouer entre eux et toi, naïvement, Des lianes d’amour qu’ils croiront éternelles. Oubliant le passé, tu leur appartiendras. De la ...
Parcourir Domaine Public Elan Mystique

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Louise Ackermann 1813-1890 Alors j'avais quinze ans. Au sein des nuits sans voiles, Je m'arrêtais pour voir voyager les étoiles Et contemplais trembler, à l'horizon lointain, Des flots où leur clarté jouait jusqu'au matin. Un immense besoin de divine harmonie M'entraînait malgré moi vers la sphère infinie, Tant il est vrai qu'ici cet autre astre immortel, L'âme, gravite aussi vers un centre éternel. Mais, tandis que la nuit marchait au fond des cieux, Des pensers me venaient, graves, silencie...
Parcourir Domaine Public Vivre sa vie sans nul regret

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Elisa Mercoeur 1809-1835 Ne jamais redouter le temps qui nous entraîne, Attendre sans effroi son rappel vers les cieux, Chaque jour détacher un anneau de sa chaîne, Mourir sans exhaler des regrets pour adieux ; Supporter sans chagrin l'oubli de la richesse, Deviner au regard ce qu'éprouve le coeur ; Sans cesse prodiguer la plainte à la tristesse, Et présenter joyeux un sourire au bonheur ; À l'indigent ami, tendre la main d'un frère, Alléger ses malheurs en lui parlant des cieux, Et, fidèle, ...
Parcourir Domaine Public Au printemps qui ne vient pas

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Antoine de Latour (1808 - 1881) Où donc est le printemps ? Endormi sous la nue Le soleil ne luit pas ou brille sans chaleur, Et dans les champs, la neige, aux arbres suspendue, Tient la sève captive et dévore la fleur. Tout frissonne et se tait ; le pauvre laboureur S'assied morne et pensif sur quelque roche nue ; Le pain pour ses enfants va manquer, et son cœur Maudira l'heure sainte où leur mère est venue. Il est aussi des temps où du soleil divin L'homme attend le retour et le demande en v...
Parcourir Domaine Public La vie profonde

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Anna de Noailles 1876-1933 Être dans la nature ainsi qu'un arbre humain, Étendre ses désirs comme un profond feuillage, Et sentir, par la nuit paisible et par l'orage, La sève universelle affluer dans ses mains. Vivre, avoir les rayons du soleil sur la face, Boire le sel ardent des embruns et des pleurs, Et goûter chaudement la joie et la douleur Qui font une buée humaine dans l'espace. Sentir, dans son cœur vif, l'air, le feu et le sang Tourbillonner ainsi que le vent sur la terre ; — S'élev...