Le désert Je n’ai jamais été au désert, enfin, pour de vrai. Je n’ai jamais foulé ce sable chaud sous la chaleur caniculaire. Je n’ai jamais enduré la marche sous un soleil de plomb. Non, je dois l’avouer, j’aurais bien du mal à en parler. Pourtant, oui, pourtant, je connais le désert. L’aridité de son paysage m’est familière et, pour tout dire, puisque j’en suis aux confidences, j’ai rencontré, au cœur de son décor lunaire, un homme à l’âme tourmentée. Un cœur torturé par le vide d’amour qui...
Morphée « Je suis tombée dans les bras de Morphée ! ». Le nombre de fois où j’ai entendu cette expression dans ma vie sans jamais m’interroger sur qui était réellement ce « Morphée » dont les bras sont si connus et si attirants ! Il doit être très sympathique ce type de la Mythologie grecque ! Alors cette nuit, lasse, j’ai regardé sur le net et voilà ce que j’ai trouvé : « Morphée est un homme. Il s’agit plus exactement du fils d’Hypnos, dieu du Sommeil, et de Nyx, déesse de la Nuit...Morphée...
J’ai une drôle d’envie ce soir Celle de me moquer, gentiment, de toutes les excuses Que les gens donnent quand de manière aléatoire Je leur demande : « M’avez-vous lu ? » Il y a les : « J’ai pas l’temps ! » Les « J’ai pas l’temps » sont les plus nombreux Ce sont les plus habiles, ceux-là sont multitude. Ils ont dans leur poche tout un tas d’arguments qui va Des mômes à la maison jusqu’au vacances à préparer En passant par les courses et les rendez-vous médicaux Il y a les « j’suis Cosette » C...
La censure Chut ! C’est la censure ! Toujours aller dans le sens du vent L’émotion : rien de plus sûr ! Pas de vagues, pas de boniment N’allez pas, surtout pas contredire Ce qui est érigé contre vents et marées Tous les débats ne sauraient en pâtir La plus petite et basse contrariété N’allez pas changer ce qui est établi Rien ne vaut tant que la majorité Si tous courent vers la fontaine amie Pourquoi donc ne pourrais-je m’y jeter ? Quitte à devenir bête comme ses pieds Mouton de panurge bien ...
Un jour de pluie Je venais de courir, à cause de la pluie, je voulais m’abriter. Les gouttes tombaient sur le sol dans un fracas sonore assourdissant. Et puis, je ne sais pas pourquoi ni comment, je me suis retrouvée sur le perron d’une église. La porte était ouverte. J’y suis entrée. Je n’en sortirai plus jamais. La nef de ce lieu sacré me cueillit comme une fleur, elle me prit tout entière. J’étais là, plus de pluie, plus de foule, plus de course, plus d’inquiétudes. Toute étonnée, j’écouta...