"Discours sur l'esthétique - 1937" est un texte du domaine public mis en ligne par
"Paul Valéry".Vous voulez partager avec la communauté de DPP, un texte appartenant au domaine public. C’est ici !Chacun peut ressentir l'envie de faire découvrir les œuvres de certains auteurs. Alors n'hésitez pas à le faire, les auteurs et textes à découvrir seront mentionnés sur votre profil. Venez publier un texte du domaine public ! / Protéger un texte du domaine public |
|
Page :
1
2
3
|
|
|
|
|
|
La raison est une déesse que nous croyons qui veille, mais bien plutôt qui dort, dans quelque grotte de notre esprit : elle nous apparaît quelquefois pour nous engager à calculer les diverses probabilités des conséquences de nos actes. Elle nous suggère, de temps à autre, (car la loi de ces apparitions de la raison à notre conscience est tout irrationnelle), de simuler une parfaite égalité de nos jugements, une distribution de prévision exempte de préférences secrètes, un bel équilibre d’arguments ; et tout ceci exige de nous ce qui répugne le plus à notre nature, – notre absence. Cette auguste Raison voudrait que nous essayions de nous identifier avec le réel afin de le dominer, imperare parendo ; mais nous sommes réels nous-mêmes (ou rien ne l’est), et le sommes surtout quand nous agissons, ce qui exige une tendance, c’est-à-dire une inégalité, c’est-à-dire une sorte d’injustice, dont le principe, presque invincible, est notre personne, qui est singulière et différente de toutes les autres, ce qui est contraire à la raison. La raison ignore ou assimile les personnes, qui, parfois, le lui rendent bien. Elle est seulement occupée de types et de comparaisons systématiques, de hiérarchies idéales des valeurs, d’énumération d’hypothèses symétriques, et tout ceci, dont la formation la définit, s’accomplit dans la pensée, et non ailleurs. Mais le travail de l’artiste, même dans la partie toute mentale de ce travail, ne peut se réduire à des opérations de pensée directrice. D’une part, la matière, les moyens, le moment même, et une foule d’accidents (lesquels caractérisent le réel, au moins pour le non-philosophe) introduisent dans la fabrication de l’ouvrage une quantité de conditions qui, non seulement, importent de l’imprévu et de l’indéterminé dans le drame de la création, mais encore concourent à le rendre rationnellement inconcevable, car elles l’engagent dans le domaine des choses, où il se fait chose; et de pensable, devient sensible. D’autre part, qu’il le veuille ou non, l’artiste ne peut absolument pas se détacher du sentiment de l’arbitraire. Il procède de l’arbitraire vers une certaine nécessité, et d’un certain désordre vers un certain ordre ; et il ne peut se passer de la sensation constante de cet arbitraire et de ce désordre, qui s’opposent à ce qui naît sous ses mains et qui lui apparaît nécessaire et ordonné. C’est ce contraste qui lui fait ressentir qu’il crée, puisqu’il ne peut déduire ce qui lui vient de ce qu’il a. Sa nécessité est par là toute différente de celle du logicien. Elle est toute dans l’instant de ce contraste, et tient sa force des propriétés de cet instant de résolution, qu’il s’agira de retrouver ensuite, ou de transposer ou de prolonger, secundum artem. La nécessité du logicien résulte d’une certaine impossibilité de penser, qui frappe la contradiction : elle a pour fondement la conservation rigoureuse des conventions de notation, – des définitions et des postulats. Mais ceci exclut du domaine dialectique tout ce qui est indéfinissable ou mal définissable, tout ce qui n’est pas essentiellement langage, ni réductible à des expressions par le langage. Il n’y a pas de contradiction sans diction, c’est-à-dire, hors du discours. Le discours est donc une fin pour le métaphysicien, et il n’est guère qu’un moyen pour l’homme qui vise à des actes. Le métaphysicien s’étant d’abord préoccupé du Vrai, en lequel il a mis toutes ses complaisances, et qu’il reconnaît à l’absence de contradictions, quand il découvre ensuite l’Idée du Beau, et qu’il veut en développer la nature et les conséquences, il ne peut qu’il ne lui souvienne de la recherche de sa Vérité ; et le voici qui poursuit sous le nom du Beau, quelque Vrai de seconde espèce : il invente, sans s’en douter, un Vrai du Beau ; et par là, comme je l’ai déjà dit, il sépare le Beau des moments et des choses, parmi lesquels les beaux moments et les belles choses.,. Quand il revient aux œuvres d’art, il est donc tenté d’en juger selon des principes, car son esprit est dressé à chercher la conformité. Il lui faut donc traduire d’abord son impression en paroles, et il jugera sur paroles, spéculera sur l’unité, la variété et autres concepts. Il pose donc l’existence d’une Vérité dans l’ordre du plaisir connaissable et reconnaissable par toute personne : il décrète l’égalité des hommes devant le plaisir, prononce qu’il y a de vrais plaisirs et de faux plaisirs, et que l’on peut former des juges pour dire le droit en toute infaillibilité. Je n’exagère point. Il n’y a pas de doute que la ferme croyance à la possibilité de résoudre le problème de la subjectivité des jugements en matière d’art et de goûts, n’ait été plus ou moins établie dans la pensée de tous ceux qui ont rêvé, tenté ou accompli l’édification d’une Esthétique dogmatique. Avouons, Messieurs, que nul d’entre nous n’échappe à cette tentation, et ne glisse assez souvent du singulier à l’universel, fasciné par les promesses du démon dialectique. Ce séducteur nous fait désirer que tout se réduise et s’achève en termes catégoriques, et que le Verbe soit à la fin de toutes choses. Mais il faut lui répondre par cette simple observation que l’action même du Beau sur quelqu’un consiste à le rendre muet. Muet, d’abord ; mais nous observerons bientôt cette suite très remarquable de l’effet produit : Si, sans la moindre intention de juger, nous essayons de décrire nos impressions immédiates de l’événement de notre sensibilité qui vient de nous affecter, cette description exige de nous l’emploi de la contradiction. Le phénomène nous oblige à ces expressions scandaleuses : la nécessité de l’arbitraire ; la nécessité par l’arbitraire. Plaçons-nous donc dans l’état qu’il faut : celui où nous transporte une œuvre qui soit de celles qui nous contraignent à les désirer d’autant plus que nous les possédons davantage (nous n’avons qu’à consulter notre mémoire pour y trouver, je l’espère, un modèle d’un tel état). Nous nous trouvons alors un curieux mélange, ou plutôt, une curieuse alternance de sentiments naissants, dont je crois que la présence et le contraste sont caractéristiques. Nous sentons, d’une part, que la source ou l’objet de notre volonté nous convient de si près que nous ne pouvons le concevoir différent. Même dans certains cas de suprême contentement, nous éprouvons que nous nous transformons, en quelque manière profonde, pour nous faire celui dont la sensibilité générale est capable de telle extrémité ou plénitude de délice. Mais, nous ne sentons pas moins, ni moins fortement, et comme par un autre sens, que le phénomène qui cause et développe en nous cet état, et nous inflige sa puissance invisible, aurait pu ne pas être ; et même, aurait dû ne pas être, et se classe dans l’improbable. Cependant que notre jouissance ou notre joie est forte comme un fait, l’existence et la formation du moyen, de l’instrument générateur de notre sensation nous semblent accidentelles. Cette existence nous apparaît l’effet d’un hasard très heureux, d’une chance, d’un don gratuit de la Fortune. C’est en quoi, remarquons-le, une analogie particulière se découvre entre l’effet d’une œuvre d’art et celui d’un aspect de la nature, dû à quelque accident géologique, à une combinaison passagère de lumière et de vapeur d’eau dans le ciel, etc. Parfois, nous ne pouvons imaginer qu’un certain homme comme nous soit l’auteur d’un bienfait si extraordinaire, et la gloire que nous lui donnons est l’expression de cette impuissance. Or, ce sentiment contradictoire existe au plus haut degré dans l’artiste : il est une condition de toute œuvre. L’artiste vit dans l’intimité de son arbitraire et dans l’attente de sa nécessité. Il demande celle-ci à tous les instants ; il l’obtient des circonstances les plus imprévues, les plus insignifiantes, et il n’y a aucune proportion, aucune uniformité de relation entre la grandeur de l’effet et l’importance de la cause. Il attend une réponse absolument précise (puisqu’elle doit engendrer un acte d’exécution) à une question essentiellement incomplète : il désire l’effet que produira en lui ce qui de lui peut naître. Parfois le don précède la demande, et surprend un homme qui se trouve comblé, sans préparation. Ce cas d’une grâce soudaine est celui qui manifeste le plus fortement le contraste dont on a parlé tout à l’heure entre les deux sensations qui accompagnent un même phénomène ; ce qui nous semble avoir pu ne pas être s’impose à nous avec la même puissance de ce qui ne pouvait pas ne pas être, et qui devait être ce qu’il est. Je vous avoue, Messieurs, que je n’ai jamais pu aller plus avant dans mes réflexions sur ces problèmes, à moins de me risquer au-delà des observations que je pouvais faire sur moi. Si je me suis étendu sur la nature de l’Esthétique proprement philosophique, c’est qu’elle nous offre le type même d’un développement abstrait appliqué ou infligé à une diversité infinie d’impressions concrètes et complexes. Il en résulte qu’elle ne parle pas de ce dont elle croit parler, et dont il n’est pas démontré, d’ailleurs, que l’on puisse parler. Toutefois elle fut incontestablement créatrice, Qu’il s’agisse des règles du théâtre, de celles de la poésie, des canons de l’architecture, de la section d’or, la volonté de dégager une Science de l’art, ou du moins, d’instituer des méthodes, et, en quelque sorte, d’organiser un terrain conquis, ou que l’on croit définitivement conquis, elle a séduit les plus grands philosophes. C’est pourquoi il m’est arrivé naguère de confondre ces deux races, et cet égarement n’a pas été sans me valoir quelques reproches assez sévères. J’ai cru voir dans Léonard un penseur ; dans Spinoza, une manière de poète ou d’architecte, Je me suis sans doute trompé. Il me semblait cependant que la forme d’expression extérieure d’un être fût parfois moins importante que la nature de son désir et le mode d’enchaînement de ses pensées. Quoi qu’il en soit, je n’ai pas besoin d’ajouter que je n’ai pas trouvé la définition que je cherchais. Je ne hais pas ce résultat négatif. Si j’eusse trouvé cette bonne définition, il eût pu m’arriver d’être tenté de nier l’existence d’un objet qui lui corresponde, et de prétendre que l’Esthétique n’existe pas. Mais ce qui est indéfinissable n’est pas nécessairement niable. Personne, que je sache, ne s’est flatté de définir les Mathématiques, et personne ne doute de leur existence. Quelques-uns se sont essayés à définir la vie ; mais le succès de leur effort fut toujours assez vain : la vie n’en est pas moins. L’Esthétique existe ; et même il y a des esthéticiens. Je vais, en terminant, leur proposer quelques idées ou suggestions, qu’ils voudront bien tenir pour celles d’un ignorant ou d’un ingénu, ou d’une heureuse combinaison des deux. Je reviens à l’amas de livres, de traités ou de mémoires que j’ai considéré et exploré tout à l’heure, et dans lequel j’ai trouvé la diversité que vous savez. Ne pourrait-on pas les classer comme je vais dire ? Je constituerais un premier groupe, que je baptiserais : Esthésique, et j’y mettrais tout ce qui se rapporte à l’étude des sensations ; mais plus particulièrement s’y placeraient les travaux qui ont pour objet les excitations et les réactions sensibles qui n’ont pas de rôle physiologique uniforme et bien défini. Ce sont, en effet, les modifications sensorielles dont l’être vivant peut se passer, et dont l’ensemble (qui contient à titre de raretés, les sensations indispensables ou utilisables) est notre trésor. C’est en lui que réside notre richesse. Tout le luxe de nos arts est puisé dans ses ressources infinies. Un autre tas assemblerait tout ce qui concerne la production des œuvres ; et une idée générale de l’action humaine complète, depuis ses racines psychiques et physiologiques, jusqu’à ses entreprises sur la matière ou sur les individus, permettrait de subdiviser ce second groupe, que je nommerais Poétique, ou plutôt Poïétique. D’une part, l’étude de l’invention et de la composition, le rôle du hasard, celui de la réflexion, celui de l’imitation ; celui de la culture et du milieu ; d’autre part, l’examen et l’analyse des techniques, procédés, instruments, matériaux, moyens et suppôts d’action. Cette classification est assez grossière. Elle est aussi insuffisante. Il faut au moins un troisième tas où s’accumuleraient les ouvrages qui traitent des problèmes dans lesquels mon Esthésique et ma Poïétique s’enchevêtrent. Mais cette remarque que je me fais me donne à craindre que mon propos ne soit illusoire, et je me doute que chacune des communications qui vont ici se produire en démontrera l’inanité. Que me reste-t-il donc d’avoir, pendant quelques instants, essayé de la pensée esthétique, et puis-je, du moins, à défaut d’une idée distincte et résolutoire, me résumer la multiplicité de mes tâtonnements ? Ce retour sur mes réflexions ne me donne guère que des propositions négatives, résultat remarquable en somme. N’y a-t-il pas des nombres que l’analyse ne définit. que par des négations ? Voici donc ce que je me dis : Il existe une forme de plaisir qui ne s’explique pas ; qui ne se circonscrit pas ; qui ne se cantonne ni dans l’organe du sens où il prend naissance, ni même dans le domaine de la sensibilité ; qui diffère de nature, ou d’occasion, d’intensité, d’importance et de conséquence, selon les personnes, les circonstances, les époques, la culture, l’âge et le milieu ; qui excite à des actions sans cause universellement valable, et ordonnées à des fins incertaines, des individus distribués comme au hasard sur l’ensemble d’un peuple ; et ces actions engendrent des produits de divers ordres dont la valeur d’usage et la valeur d’échange ne dépendent que fort peu de ce qu’ils sont. Enfin, dernière négative : toutes les peines que l’on a prises pour définir, régulariser, réglementer, mesurer, stabiliser ou assurer ce plaisir et sa production ont été vaines et infructueuses jusqu’ici ; mais comme il faut que tout, dans ce domaine, soit impossible à circonscrire, elles n’ont été vaines qu’imparfaitement, et leur insuccès n’a pas laissé d’être parfois curieusement créateur et fécond... Je n’ose pas dire que l’Esthétique est l’étude d’un système de négations, quoiqu’il y ait quelque grain de vérité dans ce dire. Si l’on prend les problèmes de face, et comme corps à corps, problèmes qui sont celui de la jouissance et celui de la puissance de produire la jouissance, les solutions positives, et même les seuls énoncés nous défient. Je tiens, au contraire, à exprimer une tout autre pensée. Je vois à vos recherches un avenir merveilleusement vaste et lumineux. Considérez-le : toutes les sciences les plus développées invoquent ou réclament aujourd’hui, même dans leur technique, le secours ou le concours de considérations ou de connaissances dont l’étude propre vous appartient. Les mathématiciens ne parlent que de la beauté de structure de leurs raisonnements et de leurs démonstrations. Leurs découvertes se développent par la perception d’analogie de formes. A la fin d’une conférence donnée à l’Institut Poincaré, M. Einstein disait que pour achever sa construction idéale des symboles, il avait été obligé "d’introduire quelques points de vue d’architecture"... La Physique, d’autre part, se trouve à présent dans la crise de l’imagerie immémoriale qui, depuis toujours lui offrait la matière et le mouvement bien distincts ; le lieu et le temps, bien discernables et repérables à toute échelle ; et elle disposait des grandes facilités que donnent le continu et la similitude. Mais ses pouvoirs d’action ont dépassé toute prévision, et ils débordent tous nos moyens de représentation figurée, ruinent même nos vénérables catégories. La Physique pourtant a nos sensations et nos perceptions pour objet fondamental. Toutefois, elle les considère comme substance d’un univers extérieur sur lequel nous avons quelque action, et elle répudie ou néglige celles de nos impressions immédiates auxquelles elle ne peut faire correspondre une opération qui permette de les reproduire dans des conditions "mesurables", c’est-à-dire liées à la permanence que nous attribuons aux corps solides. Par exemple, la couleur n’est au physicien qu’une circonstance accessoire ; il n’en retient qu’une indication grossière de fréquence. Quant aux effets de contraste, aux complémentaires, et autres phénomènes du même ordre, il les écarte de ses voies. On arrive ainsi à cette intéressante constatation : tandis que pour la pensée du physicien l’impression colorée a le caractère d’un accident qui se produit pour telle valeur ou telle autre d’une suite croissante et indéfinie de nombres, l’œil du même savant lui offre un ensemble restreint et fermé de sensations qui se correspondent deux à deux, tellement que si l’une est donnée avec une certaine intensité et une certaine durée, elle est aussitôt suivie de la production de l’autre. Si quelqu’un n’avait jamais vu le vert, il lui suffirait de regarder du rouge pour le connaître. Je me suis demandé quelquefois, en songeant aux difficultés nouvelles de la Physique, à toutes les créations assez incertaines qu’elle est contrainte de faire et de remanier tous les jours, mi-entités, mi-réalités, si, après tout, la rétine n’aurait pas, elle aussi, ses opinions sur les photons, et sa théorie de la lumière, si les corpuscules du tact et les merveilleuses propriétés de la fibre musculaire et de son innervation ne seraient pas des intéressés très importants dans la grande affaire de la fabrication du temps, de l’espace et de la matière ? La Physique devrait revenir à l’étude de la sensation et de ses organes. Mais tout ceci, n’est-ce point de l’Esthésique ? Et si dans l’Esthésique nous introduisons enfin certaines inégalités et certaines relations, ne serons-nous pas très voisins de notre indéfinissable Esthétique ? Je viens d’invoquer devant vous le phénomène des complémentaires qui nous montre, de la sorte la plus simple et la plus aisée à observer, une vértable création ? Un organe fatigué par une sensation semble la fuir en émettant une sensation symétrique. On trouverait, de même, quantité de productions spontanées, qui se donnent à nous à titre de compléments d’un système d’impressions ressenti comme insuffisant. Nous ne pouvons voir de constellation au ciel que nous ne fournissions aussitôt les tracements qui en joignent les astres, et nous ne pouvons entendre des sons assez rapprochés sans en faire une suite, et leur trouver une action dans nos appareils musculaires qui substitue à la pluralité de ces événements distincts, un processus de génération plus ou moins compliqué. Ce sont là autant d’œuvres élémentaires. L’Art, peut-être, n’est fait que de la combinaison de tels éléments. Le besoin de compléter, de répondre ou par le symétrique, ou par le semblable, celui de remplir un temps vide ou un espace nu, celui de combler une lacune, une attente, ou de cacher le présent disgracieux par des images favorables, autant de manifestations d’une puissance qui, multipliée par les transformations que sait opérer l’intellect, armé d’une foule de procédés et de moyens empruntés à l’expérience de l’action pratique, a pu s’élever à ces grands ouvrages de quelques individus qui atteignent çà et là le plus haut degré de nécessité que la nature humaine puisse obtenir de la possession de son arbitraire, comme en réponse à la variété même et à l’indétermination de tout le possible qui est en nous.
|
|
"Soyez un lecteur actif et participatif en commentant les textes que vous aimez. À chaque commentaire laissé, votre logo s’affiche et votre profil peut-être visité et lu."
Discours sur l'esthétique - 1937
n'appartient à aucun recueil
Lire/Ecrire Commentaires
|
|
  | |
|
Domaine Public terminé ! Merci à Deplume. |
|
Tous les Textes publiés sur DPP : http://www.de-plume-en-plume.fr/ sont la propriété exclusive de leurs Auteurs. Aucune copie n’est autorisée sans leur consentement écrit. Toute personne qui reconnaitrait l’un de ses écrits est priée de contacter l’administration du site. Les publications sont archivées et datées avec l’identifiant de chaque membre.