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Parcourir Domaine Public A la santé

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Guillaume Apollinaire 1880-1918 - A la Santé Avant d'entrer dans ma cellule Il a fallu me mettre nu Et quelle voix sinistre ulule Guillaume qu'es-tu devenu Le Lazare entrant dans la tombe Au lieu d'en sortir comme il fit Adieu adieu chantante ronde Ô mes années ô jeunes filles Non je ne me sens plus là Moi-même Je suis le quinze de la onzième Le soleil filtre à travers Les vitres Ses rayons font sur mes vers Les pitres Et dansent sur le papier J'écoute Quelqu'un qui frappe du pied La voûte
Parcourir Domaine Public Epigrammes de Nossis

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Nossis Poétesse grecque. Amour L’amour est chose la plus douce, L’amour passe tous les bonheurs, Le miel est moins doux dans ma bouche. Ainsi dit Nossis en son cœur. Ah ! qui n’a pas, ô toi beauté, * * * Prière Héra, vénérable déesse, Qui viens si souvent jeter du haut du ciel Un regard sur ton temple parfumé de Likinion, Daigne agréer ce vêtement de lin, Qu’avec sa fille Nossis A tissé pour toi la noble Théophilis, Fille de Kléocha. Connu le goût de tes baisers, Ignore le prix de tes fleurs.
Parcourir Domaine Public Correspondance George Sand & A. de Musset (6 pages)

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Correspondance de George Sand et d’Alfred de Musset publiée en 1904 ***** Contexte Le jeune Alfred de Musset - de six ans son cadet - et George Sand vécurent une relation, houleuse, passionnée, agrémentée de trahisons et de ruptures. Cet épisode donna lieu à une intense correspondance qui compte des lettres d'amour parmi les plus belles de la langue française. George Sand et Alfred de Musset ont souhaité après leur mort laisser à la postérité leurs échanges afin de rétablir la vérité sur leu...
Parcourir Domaine Public La vraie tâche de l'art

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HUMAIN, TROP HUMAIN, II, 17 Friedrich Nietzsche « L’art doit avant tout embellir la vie, donc nous rendre nous-mêmes tolérables aux autres et agréables si possible : ayant cette tâche en vue, il modère et nous tient en brides, crée des formes de civilité, lie ceux dont l’éducation n’est pas faite à des lois de convenance, de propreté, de politesse, leur apprend à parler et à se taire au bon moment. De plus, l’art doit dissimuler ou réinterpréter tout ce qui est laid, ces choses pénibles, épou...
Parcourir Domaine Public Pertinence Les causeurs

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( Les Chroniques de Maupassant - Le Gaulois -1882) "Pour les femmes, il est l’idéal. Il sait manœuvrer sans faire de jalouses. Il choisit l’élue du jour" "Eh bien, non, ce n’est point un causeur..." Guy de Maupassant Je lisais ceci, dernièrement, dans les lettres intimes de Berlioz qui viennent d’être publiées : « Je vis, depuis mon retour d’Italie, au milieu du monde le plus prosaïque, le plus desséchant. Malgré mes supplications de n’en rien faire, on se plaît, on s’obstine à me parler sans...
Parcourir Domaine Public Pertinence Zola par Maupassant

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( Les Chroniques de Maupassant - Le Gaulois -1882) Émile Zola « Il a déchiré, crevé les conventions du comme-il-faut littéraire, passant au travers ainsi qu’un clown musculeux dans un cerceau de papier. » « J’ai voulu seulement esquisser en quelques lignes la silhouette de ce grand et si curieux écrivain, au moment où Le Gaulois va publier son œuvre nouvelle, Pot-Bouille » Guy de Maupassant Il est des noms qui semblent destinés à la célébrité, qui sonnent et qui restent dans les mémoires. Peu...
Parcourir Domaine Public Les séparés

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N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre. Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau. J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre, Et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau. N'écris pas ! N'écris pas. N'apprenons qu'à mourir à nous-mêmes. Ne demande qu'à Dieu... qu'à toi, si je t'aimais ! Au fond de ton absence écouter que tu m'aimes, C'est entendre le ciel sans y monter jamais. N'écris pas ! N'écris pas. Je te crains ; j'ai peur de ma mémoire ; Elle a gard...
Parcourir Domaine Public Nous verrons Chateaubriand

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« C’est le présent qui, de nos larmes, Matin et soir est abreuvé ! » François-René de Chateaubriand (1768-1848) Recueil « Poésies diverses » 1810 Nous verrons Le passé n’est rien dans la vie, Et le présent est moins encor ; C’est à l’avenir qu’on se fie Pour donner joie et trésor. Tout mortel dans ses yeux devance Cet avenir où nous courrons ; Le bonheur est espérance ; On vit, en disant : nous verrons. Mais cet avenir plein de charmes, Qu’en est-il lorsqu’il est arrivé ? C’est le présent qui...
Parcourir Domaine Public Tempête et calme (Jules Verne)

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Jules Verne (1828 - 1905) Si Jules Verne laisse derrière lui une œuvre considérable dont 64 romans publiés, il est moins connu pour sa poésie. Je vous invite à découvrir l’un de ses 184 poèmes publiés. Tempête et calme (1848) L'ombre Suit Sombre Nuit ; Une Lune Brune Luit. Tranquille L'air pur Distille L'azur ; Le sage Engage Voyage Bien sûr ! L'atmosphère De la fleur Régénère La senteur, S'incorpore, Evapore Pour l'aurore Son odeur. Parfois la brise Des verts ormeaux Passe et se brise Aux do...
Parcourir Domaine Public La Maison de Claudine de Sidonie-Gabrielle

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Maison et jardin vivent encore je le sais, mais qu'importe si la magie les a quittés, si le secret est perdu qui ouvrait, -lumière, odeurs, harmonie d'arbres et d'oiseaux, murmure de voix humaines qu'a déjà suspendu la mort, - un monde dont j'ai cessé d'être digne ?. Il arrivait qu'un livre, ouvert sur le dallage de la terrasse ou sur l'herbe, une corde à sauter serpentant dans une allée, ou un minuscule jardin bordé de cailloux, planté de têtes de fleurs, révélassent autrefois, dans le temps...
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• Victor Hugo (1802 - 1885 ) - Les Contemplations __________________________________________________________________ J'ai bien assez vécu, puisque dans mes douleurs Je marche, sans trouver de bras qui me secourent, Puisque je ris à peine aux enfants qui m'entourent, Puisque je ne suis plus réjoui par les fleurs ; Puisqu'au printemps, quand Dieu met la nature en fête, J'assiste, esprit sans joie, à ce splendide amour ; Puisque je suis à l'heure où l'homme fuit le jour, Hélas ! et sent de tout ...
Parcourir Domaine Public Au Roi Shu-Sin

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Enheduanna Époux, cher à mon cœur, grande est ta beauté, douce comme le miel, Lion, cher à mon cœur, grande est ta beauté, douce comme le miel. Tu m’as captivée, laisse-moi demeurer tremblante devant toi; Époux, je voudrais être conduite par toi dans la chambre. Tu m’as captivée, laisse-moi demeurer tremblante devant toi: Lion, je voudrais être conduite par toi dans la chambre. Époux, laisse-moi te caresser: ma caresse amoureuse est plus suave que le miel. Dans la chambre, remplie de miel, la...
Parcourir Domaine Public Song d'amour

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Je ne t'aime pas pour que ton esprit Puisse être autrement que tu ne peux être Ton songe distrait jamais ne pénètre Mon cœur anxieux, dolent et surpris. Ne t'inquiète pas de mon hébétude, De ces chocs profonds, de ma demi-mort; J'ai nourri mes yeux de tes attitudes, Mon œil a si bien mesuré ton corps, Que s'il me fallait mourir de toi-même, Défaillir un jour par excès de toi, Je croirais dormir du sommeil suprême Dans ton bras, fermé sur mon être étroit
Parcourir Domaine Public Je regarde par la fenêtre

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Christina Georgina Rosetti 1830-1894 Je regarde par la fenêtre : Le jour est déjà là, mon ami, Le merle musicien sautille ébloui De primevère en primevère, Revient sous les camélias, s’arrête Et écoute le ruissellement mélodieux de l’air. Et soudain, ô mon ami, De sa gorge minuscule, De sa toute petite gorge essoufflée Jaillit le premier chant du printemps ! Ne sois pas triste, ô mon ami ! Pas toi ! Laisse les jours passés parler avec le chagrin ! Toi, ouvre ton tendre cœur à l’aurore Et pars...
Parcourir Domaine Public Ne t'afflige pas, Hafez !

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Hafez Shirazi Maître Ghazal 1325-1390 Ne t'afflige pas... La beauté reviendra te réjouir de sa grâce La prison de tristesse se changera un jour En enclos plein de roses Ne t'afflige pas, cœur souffrant ... Ton mal se changera en bien Ne t'attarde pas sur ce qui te trouble, Cet esprit bouleversé connaîtra de nouveau la paix. Ne t'afflige pas... Une fois de plus la vie va régner Dans le jardin où tu soupires, Et tu verras bientôt Ô chantre de la nuit, sur ton front ... Un rideau de roses ! Ne t...
Parcourir Domaine Public Le poète dit la vérité

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Je veux pleurer ma peine et te le dire pour que tu m’aimes et pour que tu me pleures par un long crépuscule de rossignols où poignard et baisers pour toi délirent. Je veux tuer le seul témoin, l’unique, qui a pu voir assassiner mes fleurs, et transformer ma plainte et mes sueurs en éternel monceau de durs épis. Fais que jamais ne s’achève la tresse du je t’aime tu m’aimes toujours ardente de jours, de cris, de sel, de lune ancienne, car tes refus rendus à mes silences se perdront tous dans la...
Parcourir Domaine Public Sonnet 2/7

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Sor Juana Inés de la Cruz 1951-1695 À me poursuivre, Monde, que gagnes-tu ? Où est l’offense puisque je cherche à mettre des beautés dans ma raison plutôt que ma raison dans les beautés ? Je n’estime ni les trésors ni les richesses et j’éprouve plus de contentement à mettre les richesses dans ma pensée plutôt que ma pensée dans les richesses Je n’aime pas la beauté qui vaincue est la dépouille civile des âges ni la richesse perfide ne me plaît car je préfère telle est ma vérité consumer les v...
Parcourir Domaine Public Le pas de la Séguirilla

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Federico García Lorca 1899- 1936 Parmi les papillons noirs, va une brunette moresque à côté d'un blanc serpent de brume. Terre de lumière, Ciel de terre Elle va enchaînée au tremblement d'un rythme qui jamais ne s'établit; elle a un coeur en argent et un poignard dans la main Où vas-tu, siguiriya, de ce rythme décervelé? Quelle lune soulagera ta douleur de citron et de bouton de rose? Terre de lumière Ciel de terre. Le pas de la la Séguirilla fait partie de la tradition andalouse du Cante Jon...
Parcourir Domaine Public La femme adultère

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Federico García Lorca (Espagne) 1899 - 1936 Je la pris près de la rivière Car je la croyais sans mari Tandis qu’elle était adultère Ce fut la Saint-Jacques la nuit Par rendez-vous et compromis Quand s’éteignirent les lumières Et s’allumèrent les cri-cri Au coin des dernières enceintes Je touchai ses seins endormis Sa poitrine pour moi s’ouvrit Comme des branches de jacinthes Et dans mes oreilles l’empois De ses jupes amidonnées Crissait comme soie arrachée Par douze couteaux à la fois Les cim...
Parcourir Domaine Public J'ai rêvé que tu m'emmenais

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Antonio Machado - 1875/1939 - J'ai rêvé que tu m'emmenais par un blanc sentier, au coeur de la verte campagne, vers le bleu des sierras, vers les montagnes bleues, par un matin serein. J'ai senti ta main dans la mienne, ta main de compagne, ta voix d'enfant à mon oreille, comme une cloche neuve, comme la cloche vierge d'une aube de printemps. Ta voix et ta main, en rêve, étaient si vraies! Vis, espérance!... Qui sait ce qu'emporte la terre !
Parcourir Domaine Public Chant 1 - Altaigle (extrait)

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Vicente Huidobro 1893-1948 Chant 1 - Altaigle (extrait) Ne vois-tu pas que tu tombes déjà? Lave ta tête des préjugés et de la morale Et si voulant t’élever tu n’as rien atteint Laisse-toi tomber sans freiner ta chute sans peur au fond de l’ombre Sans peur au fond de ta propre énigme Tu trouveras peut-être une lumière sans nuit Perdue dans les crevasses des précipices. Tombe Tombe éternellement Tombe au fond de l’infini Tombe au fond du temps Tombe au fond de toi-même Tombe aussi bas qu’on peu...
Parcourir Domaine Public Mélancolie

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Frère, toi qui possèdes la lumière, dis-moi la mienne. Je suis comme un aveugle. Je vais sans but et je marche à tâtons. Je vais sous les tempêtes et les orages Aveugle de rêve et fou d’harmonie. Voilà mon mal..., Rêver. La poésie Est la camisole ferrée aux mille pointes sanguinaires Que je porte en mon âme. Les épines sanglantes Laissent tomber les gouttes de ma mélancolie. Ainsi je vais, aveugle et fou, par ce monde amer ; Parfois le chemin me semble interminable, Et parfois si court… Et da...
Parcourir Domaine Public Ô nostalgie des lieux

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Rainer Maria Rilke 1875/1926 Ô nostalgie des lieux qui n'étaient point assez aimés à l'heure passagère, que je voudrais leur rendre de loin le geste oublié, l'action supplémentaire ! Revenir sur mes pas, refaire doucement - et cette fois, seul - tel voyage, rester à la fontaine davantage, toucher cet arbre, caresser ce banc ... Monter à la chapelle solitaire que tout le monde dit sans intérêt ; pousser la grille de ce cimetière, se taire avec lui qui tant se tait. Car n'est-ce pas le temps où...
Parcourir Domaine Public Le Vent

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Emily Elizabeth Dickinson 1830-1886 Le vent - tel un Homme fatigué frappa - Et comme un Hôte - "Entrez" Répondis-je avec témérité - entra alors Dans ma maison Un vif invité - aérien - Auquel avancer un Siège Eût été aussi impossible que d'offrir A l'air, un Divan - Pas d'Ossature pour se tenir - Sa Parole était comme l'Envol De milliers de Colibris ensemble Echappés d'un Buisson merveilleux - Sa Présentation - une Houle - De ses Doigts une musique A son passage s'échappait Autant de trémolos...
Parcourir Domaine Public La Belle au Bois dormant

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Louise-Victorine Ackermann 1813-1890 Une princesse, au fond des bois, A dormi cent ans autrefois, Oui, cent beaux ans, tout d’une traite. L’enfant, dans sa fraîche retraite, Laissait courir le temps léger. Tout sommeillait à l’entour d’elle : La brise n’eût pas de son aile Fait la moindre feuille bouger ; Le flot dormait sur le rivage ; L’oiseau, perdu dans le feuillage, Était sans voix et sans ébats ; Sur sa tige fragile et verte La rose restait entr’ouverte : Cent printemps ne l’effeuillaie...