Connexion : supprimer Ou

Parlez-moi de caste et je... - Texte

Texte "Parlez-moi de caste et je..." est un texte mis en ligne par "Ancolies"..

Venez publier un texte ! / Protéger un texte

Parlez-moi de caste et je vous fous sur la gueule

 

Rien écrit aujourd’hui. Un jour sans. Plus ennuyeux, cela fait plusieurs jours de suite sans. Ou plutôt si, j’ai écrit un peu, mais de l’écriture automatique, enchaînant, parfois sans liaison, une idée avec une autre, un sujet après un autre. Ce qui donne des textes totalement indigestes, sauf à être un véritable fan que ça ne gêne pas d’être patient et de tenter de me suivre pas à pas dans mes chemins tortueux. Et si c’était fini ? L’idée, la plume, la création ? Dieu, c’est la combien t’ième fois de ma vie que je me dis cela ? Et je suis toujours là, sauf donc ces jours-ci. J’ai déjà écrit une chanson « Un jour sans », (https://www.de-plume-en-plume.fr/histoire/un-jour-sans-1), je ne vais pas me répéter. Bof, paraît qu’on écrit toujours le même texte, le même livre, la même chanson, qu’on peint la même toile, l’artiste n’étant pas protéiforme. Ça sert à quoi tout ça ? demandait dès son album primal Le Forestier. Que répondre : que l’art sert à embellir la vie, à l’élever. Il y a des tas de gens, la plupart en fait, qui ne souhaitent pas être élevés. Ils n’ont demandé ni à naître ni à être élevés. Foutaises de poète, pardon de oète tout ça. Pas de place pour la oésie, c’est ce que disait les cadres dirigeants aux fondateurs de la beat generation, ces pères de la contre-culture. Ils sont nés aux Etats-Unis mais ont fait tache d’huile, traversant l’Atlantique pour amener la Beatlemania et mai 68. La guerre du Viêt-Nam a fait également beaucoup pour la contre-culture. J’avais 12 ans, mes parents n’étaient pas là, nous ayant confié mon frère et mes sœurs et moi à ma grand-mère. Je lui ai dit : Je vais à la manif. Elle s’est affolée, j’y suis allé quand même. Il y a eu une charge de CRS, c’était impressionnant, cette masse compacte de boucliers et casques noirs qui te tombent dessus. J’ai couru à toutes jambes. Non, je ne me suis pas pris de coup de matraque. Je courais vite à l’époque. J’avais participé à une sorte de concours de course à pied, du sprint. Les gars fanfaronnaient à qui mieux mieux avant le départ. Moi je n’ai pas dit un mot et les ai tous coiffés au poteau. J’ai gagné des kilos et des kilos de carambars. Dans le car qui nous ramenait au camp de base, j’étais au fond et je balançais les carambars à droite, à gauche, au milieu, à l’avant… C’était la foire d’empoigne, les éducateurs étaient dépassés et le chauffeur furieux.  Revenons à Maxime : ça sert à quoi tout ça, ne me demandez pas de vous suivre, pour le peu qu’il nous reste à vivre. Ben en fait, à l’aune de l’espace-temps c’est évidemment plus que dérisoire mais à celle de la vie d’un homme, qu’elle est longue la route. Et quel travail en fin de compte de titan on abat pour faire face jour après jour. J’ai fait le trajet une fois, c’est bon, je ne veux pas recommencer. Recommencer tout ça, tout, jamais de la vie. Ouais, une fois c’est bon, ça suffit. Là je vous renvoie au Notre Père écrit en mes jeunes années façon Brassens (https://www.de-plume-en-plume.fr/histoire/notre-pere). Je Lui dis clairement ce que j’en pense, à l’Autre, Seul tout là-haut à moins qu’Il ne se livre à une gigue endiablée avec Ses chérubins et Ses séraphins. Vous avez vu ces sapins de Noël ? Dégoulinant de guirlandes scintillantes, des montagnes de cadeaux sous leurs branches. Vous avez vu ces tables de repas sur-garnies, à s’en faire péter la panse ? Ça commence par le black Friday, ça se poursuit avec la frénésie des fêtes, en janvier c’est les soldes d’hiver, tout cela est très bien foutu, pas à dire. Je renverse mon verre au marketing, le pire ennemi de l’homme simple. Et à l’intelligence artificielle laquelle va tous nous mettre au chômage. Face à elle, que vaudront-nous, petits auteurs, petits compositeurs, pour ne parler que de notre champ d’activités. T’as rien compris vieux schnock, l’IA c’est génial. Ok je te crois, l’IA, écris-moi les paroles d’une chanson sur, je ne sais pas moi, sur mettons la Mer Rouge. La Mer Rouge rien ne bouge, la Mer Rouge, je te trouve. Bon, pas terrible, allez l’IA, tu peux faire mieux. C’est ça, peut mieux faire était écrit sur tous mes carnets scolaires. Cela rendait mon père fou. C’est vrai que je n’en fichais pas une rame. J’ai appris à travailler comme un forcené bien plus tard dans ma vie, enfin, quand je suis sorti de l’adolescence et que j’ai taillé la route. Là il fallait se démerder, rien ne se faisait tout seul. Non, la vraie vie c’est pas du tout cuit. C’est même sacrément gratiné, une quiche lorraine qui veut pas décongeler, un gratin dauphinois fourré aux graviers. Eh ouais, tu grattes la terre avec tes ongles rongés, tu la grattes jusqu’au bout, jusqu’au sang, jusque trouver l’os, celui qui expliquera tout. C’est ça, pas de faribelles, pas de superflu, l’os, l’essentiel. Le superflu, cette chose si nécessaire écrivait l’écrivain Joseph de Maistre. On voit qu’il ne manquait de rien le particulier à particule. Je crache sur les particules, je me crache dessus. Une fois j’ai dit à un déjeuner familial que si d’aventure je faisais un nouvel enfant, je ne savais pas si je ne préfèrerais pas qu’il porte le nom de sa mère. Que n’avais-déclaré ? Je me suis pris 3 jours de volées de bois verts et ma sœur aînée a fini par me prendre dans un coin où elle m’a dit texto : « Ecoute, si toi tu ne veux pas des privilèges de ta caste, tu n’as pas le droit d’en priver tes enfants ». Les privilèges de ma caste ! Au troisième millénaire si mes comptes sont exacts. Je les regarde, ce sont tous des fins de race, et moi fatalement aussi. C’est sûrement pour ça que j’amuse tant les copains. C’est ça, je suis une attraction quasi gratuite (je mange come un moineau dit le cuistot), une attraction genre ça vaut le vicomte. Nan, je vais vous dire : parlez-moi d’Ancolies et je vous fous sur la gueule, et je le redis à la manière d'Henri Dès le chanteur pour enfants qui ne s'emmerde pas pour la rime en répétant 2 fois chaque phrase, Parlez-moi d’Ancolies et je vous fous sur la gueule.     

Partager

Partager Facebook

Auteur

Blog

Ancolies

30-12-2023

Couverture

"Soyez un lecteur actif et participatif en commentant les textes que vous aimez. À chaque commentaire laissé, votre logo s’affiche et votre profil peut-être visité et lu."
Lire/Ecrire Commentaires Commentaire
Parlez-moi de caste et je... appartient au recueil Nouvelles du monde

 

Texte terminé ! Merci à Ancolies.

Tous les Textes publiés sur DPP : http://www.de-plume-en-plume.fr/ sont la propriété exclusive de leurs Auteurs. Aucune copie n’est autorisée sans leur consentement écrit. Toute personne qui reconnaitrait l’un de ses écrits est priée de contacter l’administration du site. Les publications sont archivées et datées avec l’identifiant de chaque membre.