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Parlez-moi de caste et je... - Commentaires

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Hika

Hika Le 04-01-2024 à 18:49

( à propos de "élevé sous la mère"" , d'autres c'est du père , on n'y peut rien enfant , et chacun , même eux chaque parent d'ailleurs. C'est ce que j'appelle ' itinéraire personnel "... du pire au meilleur très humainement et dans tous les cas ; ainsi, kiri n'est pas vache et a pseudo Hika , et vous Ancolies comme vous savez le faire ( c'est bien trouvé et fait , et pas fini, je trouve en tout cas ) . Belle et splendide cette chevalière que Hugo a mise tout de suite à son doigt en l'honneur de vous , bravo à chacun - splendide passation du meilleur des adns familiaux partage d'estime et reconnaissance de vie à vie et ensemble Bravo !! Hika

Ancolies

Ancolies Le 03-01-2024 à 17:22

Meilleurs vœux (élevés sous la mère - pardon, ça ne s'arrange pas) chère Hika. Oui la perspective de l'ephad est terrifiante, comme celle d'Alzheimer. Moi, si j'en perçois les signes annonciateurs je dégage. Mais on ne peut pas savoir à l'avance comment cela se passe : a t'on le loisir de s'en rendre compte et quel moment choisir ? Bref, grâce au ciel, à la mer et à la terre, nous n'en sommes aujourd'hui pas tout-à-fait là. Sujet plus réjouissant, j'ai vu mon fils à Noël. Je lui ai fait cadeau (entre autres) de ma chevalière de famille, qui me vient de mon père et que je n'ai jamais portée, en lui disant qu'il en fasse ce qu'il en veut. Mais il l'a enfilée aussitôt à son doigt, non pas m'a t'il dit parce qu'elle porte le blason historique familial mais parce qu'elle lui venait de moi. Je vous partage mes sincères sourires et vous souhaite que 2024 nous épargne à tous les épreuves habituelles et inhabituelles. On peut rêver. A bientôt Hika (kiri).

Hika

Hika Le 02-01-2024 à 11:21

Bonne année à vous Ancolies , à votre fils , votre lien fait partie de vos richesses et de vos générosités à l’œuvre , créatives et constructives, en chacun père et fils . Avec ou sans , particule ou non, Dieu ou peut-être, oésie poésie au sens large c’est avoir un projet , c’est donner une forme en pleins et déliés, jouer sa partition , tracer son chemin , explorer se perdre et se construire . Perso vieillir n’est pas marrant ;( pas seulement en tant que ‘ vieille belle’ telle une actrice sur le retour, qui devra bien un jour ‘faire son âge’,, et la boucler .. entre autres commentaires sympas …rions un peu, grinçons beaucoup ) mais surtout parce que c’est ‘ la suite ‘ qui fait peur : étiolement physique et moral , ‘ sous-emploi’ personnel et social ( perspective assez terrifiante, une tante morte à 102 ans il y a peu …’ placée’ par ses filles en ‘ maison de retraite’ …elle y a duré 6 ans ..de trop pour elle . cela fait réfléchir …je le fais … à vrai dire..) . Mais il n’est pas encore temps ! Mes sincères sourires et mes meilleurs voeux en tout ce qui vous importe Ancolies. Hika

Deogratias

Deogratias Le 01-01-2024 à 17:15

Merci Ancolies pour ce retour si positif...C'est sagesse. Sylvie.

Ancolies

Ancolies Le 01-01-2024 à 17:13

Bonjour et bonne année Deo. En fait je ne m'inquiète pas des jours ou des semaines sans. Lorsqu'on est un dépressif originel on connaît ça par cœur. Et avec le temps on apprend à gérer. Mis à part faire face aux drames, aucun instant n'est insurmontable. Quand c'est sans, on fait le dos rond et on attend, glissant d'un ennui à un autre. Et puis cela n'empêche pas de se réjouir des choses qui fonctionnent, la connexion, l'imprimante, le volet électrique, la voiture... Pas plus que je ne m'inquiète d'être pas ou peu lu ou écouté. Je sais que je suis un novateur. Nombre de choses que j'ai créées, on m'a dit à l'époque cela ne marchera jamais (les formats courts en tv par exemple ou les cds avec des ultra-sons pour chats) et 10 ou 20 ans après cela apparaît, repris par d'autres. Mon travail sera reconnu posthume, ou pas. Cela m'est assez indifférent. Et je ne tiens pas du tout à laisser un héritage artistique lourd à mon fils, qu'il se sente obligé par un devoir de mémoire. Non, il doit rester libre, les mains et la tête et le cœur libres. J'aurais fait mon boulot c'est tout ce qui importe et le tableau d'affichage sera là pour en témoigner si besoin est. Non, rien n'est vain.

Deogratias

Deogratias Le 30-12-2023 à 21:41

Ancolies, je vous avais fait une première réponse à votre texte mais malheureusement tout a été effacé par ma maladresse. Donc, je recommence. Votre journée « sans » est une donnée qui fait partie du quotidien de chacun de nous. Cela me rappelle deux choses. D’abord une chanson (de Cabrel ?) : « Il y a des jours quand le soleil se lève, on voudrait être tout au fond d’un rêve mais soudain quand le clocher sonne, il y a des jours où l’on n’est plus personne ». C’est une chose si courante et sans doute bonne pour rester dans une certaine forme d’humilité. Une journée « sans » n’est ce pas une de ces journées « où on n’est plus personne » : plus de goût, plus de sens, plus de motivation, plus d’élan, plus d’envie. Cela fait partie de la vie. Cette vie intérieure avec ses mouvements intenses, chaotiques, imprévisibles. Serait-ce lié à ce constat simple : je ne suis plus lu, ni écouté, ni aimé dans mes œuvres artistiques ? Ne faut-il pas vivre notre créativité sans se préoccuper du reste ? Je sème et qu’importe qui récoltera…Mon sens, mon élévation, mon embellissement de la vie, peut être ne faut-il pas ni le peser, ni le mesurer, ni même s’en inquiéter. Le vivre, c’est tout. Point barre. Je ne sais pas si je me fais comprendre…
Cela me rappelle aussi une citation d’une grande sainte : « A l’extase je préfère la monotonie du sacrifice ». Oui, je sais c’est une citation glaciale, un peu au dehors de votre sphère et à propos de laquelle vous ne voyez peut être pas le lien. Moi, j’en vois un : cette sensation que rien n’élève, rien n’a de sens, ni dans l’art, ni dans la oésie, ni dans la musique. Que tout est vain. Exactement ce qu’on peut ressentir quand on se lève, que rien ne dit, qu’on s’ennuie de s’ennuyer et que rien ne nous dit pour autant de sortir de l’ennui…Quand on vit dans un monastère, on se dit : « Tous les jours, le même programme. Les mêmes têtes. Les mêmes lectures ou presque. Les mêmes musiques. Tous les jours. Et pourquoi ? Pourquoi tout ça ? Si tout cela était vain, inutile, sans finalité ? ». De l’extérieur, on peut adhérer à ce questionnement aussi. Jamais de voyages, jamais de cinéma, jamais de sorties….Mais de l’intérieur, c’est tout autre chose. On consent à cette monotonie ordinaire parce qu’elle est habitée par plus grand que soi. C’est pareil pour votre art, mon ami, dans ces jours « sans » où rien ne semble servir à rien, où l’inspiration se tarit, il y a même jusque-là, dans ce non-sens apparent quelque chose de plus grand que cela : ce qui vous fait vivre alors même que vous ne le croyez plus, que vous ne sentez plus, que vous doutez même de tout.
Les jours « sans » sont utiles pour faire naitre ensuite, le plus souvent, des jours « pleins ». …Il me semble qu’ils contribuent à long terme à votre créativité. Sans se préoccuper du succès. Pas de trop…Juste vivre ce qu’on a à vivre. Tout a du sens. Tout. Tout est grâce mon ami. Pour ce qui concerne le passage que j’ai beaucoup aimé sur ce père qui danse la gigue avec les séraphins et chérubins, il y aurait encore beaucoup à dire. Le texte dont vous avez donné le lien, je l’ai lu. Il est très puissant. Dieu nous a créé sans nous, il ne nous sauvera pas sans nous. L’immortalité promise est acquise dans la foi, en espérance, mais non pas concrètement sur la terre. Vous demandez à la fin de votre texte que Dieu vous ressuscite comme Lazare. Non, j’espère bien que non. Lazare a dû poursuivre sa vie ensuite, sur la terre. C’était une résurrection pour la terre pas pour le ciel. Pas encore. Il a fallu qu’il meure une seconde fois avant de ressusciter pour toujours. Je dirai que votre demande rejoint là une autre partie de votre texte où vous dites que vous ne voudriez pas tout refaire, tout recommencer dès le départ dans votre vie. En cela selon les traditions, les choses sont différentes. Certains croient qu’il faudra se réincarner sans fin pour atteindre un jour enfin le paradis…D’autres, comme moi, sont plus chanceux : ils croient qu’une seule fois suffit et que la grâce de Dieu pourvoit à tout : miséricorde définitive. « Dieu veut nous donner gratuitement son ciel » disait Petite Thérèse.
Je ressens dans votre texte une profonde lassitude ou fatigue. Je me trompe peut être, ne m’en voulez pas. Ceci explique peut être cela…. L’esprit consumériste que vous dénoncez à propos de Noel puis des soldes. C’est très bien vu. C’est fatiguant aussi et pour tout dire démoralisant. Tout à l’heure, je faisais mes comptes. Le mois de janvier est déjà bouclé…faudra faire super gaffe…Pourtant, cet après midi, j’ai vu des personnes faire la queue un temps incroyable devant une boutique renommée en vu de la Saint Sylvestre. Du fameux réveillon. Je suis comme vous, les gens se plaignent de ne pas avoir assez de pognon, pourtant les gens achètent en veux-tu, en voilà…plein de sacs dans les mains…Pour fêter quoi finalement ? Je crois que je vais écrire un texte là-dessus…
Quant à la réaction de votre sœur, que je trouve consternante, elle a doublement tort : quand un père donne son nom à son enfant, les racines de cette tradition n’ont rien à voir avec ce qu’elle appelle « sa caste » , avec un milieu social quelconque. Mais avec des données psychologiques et bibliques qui transcende toute idée de « caste », ou de : « Milieu catholique aristocratique »…Le nom à son fils c’est donner au père sa véritable vocation : celui qui socialiser l’enfant avec le monde extérieur (couper le cordon ombilical va dans le même sens) sans compter la tradition biblique…
La réaction de votre sœur me rappelle une fois une jeune fille reçue chez moi, également de milieu aristocratique avec au moins trois particule « de » dans son nom) qui en voyant tous les livres de mon salon, moi, fille d’ouvrier, s’était exclamée : « Je n’y crois pas. Normalement, c’est nous le réservoir intellectuel de la France ! ».  Je crois vous l’avoir déjà raconté. J’ai tout aussi choqué que vous. Mais ce n’est pas bien grave. C’est plus conformiste et bête que méchant.
L’intelligence Artificielle, je suis comme vous, cela est quelque peu effrayant. D’autres diront : « mais noon ! c’est l’avenir ! ». L’avenir on en a eu un aperçu avec mai 68, les émeutes de 2023, les guerres aux portes de l’Europe, etc…J’ai entendu dire même par des spécialistes très versés sur la question que l’intelligence artificielle non contrôlée deviendrait plus dangereuse que le nucléaire…Bon, en cette fin d’année mon ami, je ne vais pas verser non plus dans une ambiance apocalyptique. Il y a toujours de l’espoirt. Celui qui danse la gigue avec les anges a un truc vachement sympa, nous on a le nez dans le guidon, lui, il est plus distancé d’où il est : ce qui nous apparait comme la fin d’une civilisation, un drame à venir, lui, il voit déjà l’après, ce qui se cache derrière tout ça. Et forcément, même si on ne sera pas là pour le voir, ce sera positif. L’Esprit Saint qui connait seul les profondeurs de Dieu a un truc super génial : il est puissant, capable de tout…Rien ne lui est impossible, même dans le chaos le plus total…
Vous me faites une menace : « Parlez moi de caste (d’Ancolies) et je vous fous sur la gueule ». J’espère n’en avoir rien fait donc. …Je vais écrire une lettre à l’année passée et une autre à l’année qui vient. Cela me positionnera avec vous dans une « espérance contre toute espérance » (Rom 4/18). Abraham était vieux, croulant, sans môme et désespéré. Et parce qu’il « espérait contre toute espérance » il devint père d’un grand nombre de nations. Et « espérant contre toute espérance », il partit sans savoir où il allait….
Mon ami, en vous demandant votre pardon si je mystifie un peu trop ma réponse, je vous souhaite la même grâce (ou chance) : avancer sans savoir le chemin. Sans comprendre et sans lumière. Cela n’est pas important finalement. Le plus essentiel : c’est de continuer à marcher, à aller droit dans la manif alors qu’on a que 12 ans, lancer des carambars à la volée, se « nicker » les dents par trop de caramel et se tourner vers la vie…  Amitiés. Sylvie.