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Rock-Business - Texte

Texte "Rock-Business" est un texte mis en ligne par "Ancolies"..

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Rock-Business

  

1 / Il voyage en solitaire

 

Vous connaissez ou pas cet auteur-compositeur-chanteur Gérard Manset. Perso je l’ai découvert l’année de mes 17 ans en Allemagne. Il venait de sortir l’album éponyme du titre de ce texte. Je n’ai jamais aimé cette chanson. La reprise qu’en a faite Bashung est déjà mieux. C’était son premier album un peu grand public, seuls les initiés connaissaient les 3 précédents dont le mythique et totalement scolaire titré La mort d’Orion.

S’il a commis un certain nombre de chansons intéressantes - Y’a une route reste pour moi incontournable -, ce gars-là dispose cependant d’un sacré handicap dont personne n’a jamais osé parler : il a une voix littéralement à chier. Second handicap : bien qu’il ait la réputation d’être gentil, il est d’une insupportable prétention, déclarant dans le désordre qu’il n’a absolument nul besoin de déposer ses textes à la Sacem car qui d’autre que lui écrit de telles pépites dans l’Hexagone, qu’il n’a pas besoin non plus de sa faire chier et perdre son temps à se fader un livre ou un film car dès le premier paragraphe, dès le premier plan il connaît la fin de l’histoire… Ciel, pauvre de lui !

Du temps où j’avais mon groupe rock, je l’ai rencontré un jour à Paris, à Neuilly plutôt, au Jardin d’Acclimatation du Bois de Boulogne. Nous avons un peu discuté. Je lui ai demandé la raison pour laquelle il se croyait obligé de pondre des chansons systématiquement négatives, il a botté en touche. Il m’a dit que la France était un pays formidable dans lequel tu pouvais te pointer aisément dans n’importe quel label de disques pour faire écouter ton travail. Ce n’était pas l’expérience que je vivais, n’arrivant pas à décrocher un seul rendez-vous, je lui ai dit que probablement nous n’habitions pas la même France. Je ne me suis guère attardé, cette discussion, cette encontre n’étaient guère intéressantes.

Il a fourgué 3 chansons à Bashung pour le dernier album de ce dernier, totalement détruit par la maladie qui allait sous peu l’emporter. 3 chansons, 3 véritables escroqueries. Bashung, plus affaibli qu’affaibli n’a rien compris.

Comment expliquer cela ? L’hypocrisie, la courtisanerie, la médiocrité ambiante… ? Le must est que ce gars Manset est totalement culte dans le milieu musical, tous lui en tête rejouant pour la dix millionième fois sur cette basse terre le spectacle des beaux habits de l’empereur.  

 

 

 

2 / Mona Lisa Klaxon

 

Tout début des années 80, Paris, rue du Bac, 3h du mat, décor une épicerie de nuit. Je tombe sur lui.

C’est quoi ton nom ?
Ancolies.
Salut. Moi c’est Jacques.
Jacques, dit aussi Crabouif. Je sais bien. Je vous connais bien.
Ah ouais ?
De vos premières chansons de jeune premier chez Jacques Canetti à vos expérimentations musicales à Saravah, jusque vos derniers albums rock.
Ah ouais ?
Je suis venu vous voir plein de fois en  concerts dans les MJC, au Centre Américain boulevard Raspail…
Ah ouais ?
Ouais. Quand vous étiez seul sur scène avec votre guitare, votre banjo, votre accordéon, votre piano…
Ah ouais ?
Et aussi plus tard, avec votre groupe rock, de BBH 75 à Alertez les bébés.
Et ça te plaisait ?
Ben ouais, sinon je serais pas venu et revenu.
Tu fais quoi là ?
Ben je dîne chez des amis, juste à côté, et on est à cours de vin rouge. Je suis venu en acheter.
Tiens, moi aussi.
Excusez-moi de vous avoir abordé, je déteste faire ça. J’aime pas déranger les gens.
Nan t’as bien fait. Moi j’aime bien les gens. Dis-donc, qu’est-ce que tu fais demain soir ?
Demain ? Rien.
Je joue au Casino de Paris, ça te branche de venir ?
Sûr.
Ben je t’invite. T’as qu’à te pointer à l’entrée des artistes, tu dis ton nom aux gars de la sécurité, ils te feront entrer.
Sûr ?
Sûr.
Super. Merci Crabouif. A demain.

Crabouif ? C’est le surnom de Jacques Higelin. Il l’utilisait dans les années 66/70 quand il travaillait au studio Saravah avec Pierre Barouh, studio que ce dernier avait monté avec l’argent gagné avec la musique du film Un homme et une femme. (Chabadabadam). C’était l’époque où il - Higelin - collaborait avec Brigitte Fontaine et Areski Belkacem et faisait de super albums expérimentaux.

J’avais 17 ans de moins que lui mais à partir de 15 ans, quand il n’était pas encore connu, j’allais souvent le voir dans ses petits concerts solos, comme dit plus haut. Et puis il a fait son virage rock en 75 et je suis alors allé le voir jouer avec son groupe.  En 78, il a fait l’album Alertez les bébés et c’est là qu’il a commencé à être un peu plus connu. La reconnaissance est arrivée en 80 avec la chanson Champagne.

Et voilà que, on remonte en haut de page, je le rencontre dans cette petite épicerie de nuit, en plein Saint Germain des Prés. Abordable le gars, très simple (à l’époque).

Bon, on est demain. Je me pointe à l’entrée des artistes. J’explique mon cas aux gars de la sécurité. Ancolies ? Bouge pas, on va voir. Ils reviennent. C’est bon, tu rentres. Jacques te verra backstage après le concert.

Concert. Grand groupe. Section de cuivres (j’aime pas trop). Bon show avec Jacquot qui chante et poétise à tout va (à trop va).

Fin du concert. Backstage. J’attends un peu et il se pointe. Alors t’as aimé ? Super !

J’ai apporté un walkman et une k7 avec ma dernière chanson (punk en l’occurrence). J’ose pas lui proposer d’écouter, puis j’ose. Il s’accroupit le dos au mur et écoute la chanson. En entier. 4 mns 30 quand même. En entier. Il enlève les écouteurs, me rends le walkman. Super ! il me dit. Les paroles j’ai rien compris mais sacrée musique ! Merci. Bon, faut que j’aille me démaquiller. On se revoit bientôt ! Sûr !

Champagne pour les uns, Caviar pour les autres, début années 80, ça a été son dernier album un peu valable Après c’est 30 ans de logorrhée verbale et musicale. Qui ne l’ont pas empêché de parfaire et surparfaire son monstrueux rôle de bête de scène, même s’il était parfois gênant et pathétique dans ses interminables improvisations soi-disant poétiques.  .

Ajoutons pour clore son portrait qu’il courait jupons à tout va tandis qu’il ne supportait pas que David Bowie drague sa femme et signait souvent la zique de titres qu’il chantait et que d’autres que lui avaient composée. Bah ! Gainsbourg faisait bien pareil avec ses multiples arrangeurs, ainsi que le talentueux Jea-Louis Murat avec son complice Denis Clavaizolle.

 

 

3 / Luther & Patrick

Luther Allison, couleur de peau black, l’un des maîtres reconnu  et incontesté du Chicago blues. Il tournait avec son orchestre dans le monde entier. Il avait fui les Etats-Unis et s’était réfugié à Paris - Saint-Cloud – pour échapper aux tentaculaires foudres vengeresses de sa première épouse. Il aimait bien ce que l’on faisait, nous, moi, mon groupe rock Le Pont de la Rivière Pleure, et est venu plusieurs fois comme invité à nos concerts. Il n’arrivait pas à prononcer le nom du groupe en français. « Le Pont Le Pont pfffuiiitttt… Le Pont something, disait-il dans le micro, a great great band ! ».. « You’ve got something man ! » me disait-il aussi. Merci Luther. Le film qui ne suit pas puisque nous sommes sur papier a été pris dans une salle à Paris, Le Petit Journal Montparnasse. C’était une grande salle dédiée au jazz mais comme le programmateur aimait bien ce que l’on faisait, il organisait 2 soirées rock exceptionnelles par an pour nous faire passer. Luther était donc mon invité et une fois, après avoir joué l’un de ses titres de 10 minutes baptisé Time (will gonna change your mind), moi à l’harmonica et aux chœurs, j’avais un second invité, Patrick Coutin. Qui ne s’est pas pointé seul sur scène, mais flanqué de sa guitare et de son frère également guitariste. Luther était resté sur scène et nous devions être une douzaine lancés dans une furieuse reprise d’également 10 minutes du grand tube de Coutin J’aime regarder les filles. Coutin l’indien comme je l’appelais en raison de son bandana et sa peau cuivrée. A la fin du concert il m’a demandé si je pouvais lui refiler un blues de mon répertoire, Who s qui. Comme le con que je suis j’ai dit que je préférais le garder pour moi. Qu’est-ce qui nous empêchait de le chanter tous les 2 ? Luther est mort peu de temps après, juste après avoir remporté le Grammy Award du Blues aux Etats-Unis pour l‘ensemble de son œuvre. Une reconnaissance un peu tardive mais passée de justesse.

 

 

4 / Z’avez pas vu Nino

Je me suis souvent demandé pourquoi il s’était suicidé. Je pensais que c’était à cause de la vieillesse, qu’il commençait à décrépir et qu’il ne le supportait pas. Je savais que sa mère était morte 1 an avant et que ça l’avait terriblement affecté, mais de là à se suicider je ne voyais pas. Ben en fait si. J’ai vu une interview de sa compagne. Elle a dit qu’on avait raconté des tas d’histoires, plus fausses les unes que les autres, qu’il était ruiné, malade... Ce qui s’était passé ? Il avait fait faire à sa mère un tour de son manoir, La Taillade dans le Lot et Garonne, où il avait entrepris d’importants travaux de réfection. Et en faisant ce tour du propriétaire, elle avait trébuché sur un madrier et était tombée dans un fossé. Elle ne s’est pas remise de cette chute et est décédée peu après. Nino ne s’en est lui aussi jamais remis. Il a culpabilisé comme un fou avant de finalement en finir. Quel dommage.

C’est égoïste mais quel dommage pour moi aussi. C’était l’année où je quittais Paris pour m’installer dans le Lot, à une demi- heure de chez lui. Mon intention était bien sûr d’aller le voir, de devenir copains, de peut-être travailler ensemble.

Je rêve ? Pas si sûr. Je l’avais déjà rencontré quelque temps auparavant à Paris. J’étais en caisse en pleine nuit sur la Place de la Concorde à peu près vide, je regarde à ma droite, je vois un quatre-quatre noir bien défoncé avec des aigles dorés sur la portière, et au volant Nino. Je lui fais signe, et il s’arrête en bordure de la place où je le rejoins. Nous avons discuté trois quart d’heure. De ses chansons. De ses concerts où je l’avais vu plusieurs fois dans de petites salles. Je connaissais tout par cœur, ses titres, ses musicos, de plus en bon et passionné collectionneur j’avais absolument tous ses disques. Tous ? Non il m’en manquait un. Sur Fip j’avais entendu une fois une chanson de lui, je l’avais reconnu c’était bien lui, mais je ne connaissais pas ce titre. J’avais alors écrit à Fip pour leur demander de me renseigner et très gentiment ils l’avaient fait, me donnant les références de l’album (Nino and Leggs) et m’expliquant qu’il était déstocké et introuvable. Place de la Concorde, je lui en parle à Nino, de cet album. Eh bien lui non plus ne l’avait plus. Trois quart d’heure on a parlé. Très gentil, très simple, souriant. Quoique quelque peu amer amer d'être toujours catalogué comme l'hurluberlu de service des cornichons et de Mirza, et ignoré du reste de son travail. Il avait un public fidèle et faisait ses disques en autoproduction exactement comme il le souhaitait. Il m’a aussi posé des questions sur moi, je lui ai dit que moi aussi j’écrivais et chantais. Il m'a fait chantonner quelques refrains pour voir à quoi ressemblait ce que je faisais. En plus je portais le même nom de famille que sa voisine de La Taillade, c'était un signe !

Le destin en a voulu autrement. On ne s’est pas revu, on n’a pas travaillé ensemble, on n’a pas bu des coups ensemble, on n’a pas chanté ensemble. Je n’ai pas eu l’occasion d’assister à une de ses célèbres colères apocalyptiques

Quoi d'autre sur lui ? Ses 2 fils ont monté une compagnie musicale, Barberine (du titre de l'un de ses morceaux) où ils reprennent ses chansons. Selon les concerts et les structures, ils sont de 5 à 50 sur scène et adaptent son vaste répertoire. Je suis allé les voir, c'est bien. C'est émouvant, bien que l’on puisse se demander si ces 2 fils possèdent une réelle identité. Se charger d’un devoir de mémoire c’est certes très louable mais y consacrer sa vie, on peut se poser la question de savoir où et qu’elle est la sienne. 

Une dernière chose quelques presque 30 ans après sa disparition. Nino a souffert toute sa vie d’être réduit à Mirza et au Sud. Il a réalisé une bonne quinzaine d’albums rock d’un très bon niveau, totalement passés sous les radars, exceptés de ses fidèles et fans. Aujourd’hui on se balade sur YouTube et l’on tombe sur des reportages censés lui rendre hommage tournés aujourd’hui par des journaleux dans son manoir de La Taillade même. C’est absolument insupportable. Ces connards-là ne parlent que de Mirza et du Sud (une chanson comme on n’en écrit qu’une dans sa vie, disent-ils. Nino détestait cette chanson, laquelle toute chouette - et maladroite - soit-elle n’a en effet rien de particulièrement extraordinaire). Donc pas un de ces crétins de journaleux se fendant d’un reportage supposément éclairé sur l’artiste qui connaissent ses 15 autres albums, sinon c’est bien de ceux-ci dont ils parleraient et feraient enfin découvrir. Dans ma discothèque, sur mon ordi bien sûr, j’ai exactement 145 morceaux évidemment choisis de lui.

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 (Xavier : un pote à mon fils). Désolé, je fais comme ces connards de critiques et journaleux mais je ne pouvais décemment pas vous priver de ça). 

 

5 / Play-blessures

Apprends ton play-back et play blessures. Une phrase géniale écrite par Gainsbourg, presque déjà Gainsbarre à l’époque, pour le 3ème album de Bashung, album très noir, mon préféré de sa discographie. Dans cet album il y a notamment la pépite Volontaire, titre dont l’artiste a fait une magnifique reprise avec le groupe Noir Désir, mais nous n’allons pas maintenant ouvrir ici un débat sur les avantages et inconvénients du sieur Bertrand Cantat.

Bashung je l’ai rencontré une fois. Rencontré, que dis-je, simplement croisé. Mais je n’ai pas osé l’aborder. Ma sainte horreur de déranger les gens. Ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas qu’ils te fissent. C’était à une soirée où j’avais été emmené par la craquette avec laquelle à ce moment-là je sortais. Vous ignorez ce qu’est une craquette ? Ce mot désigne une très jolie jeune femme à l’affût d’un homme riche, le cas tout-à-fait échéant de plus de 30 ans son aîné. Quel rapport avec moi ? Eh bien à l’époque je l’étais riche. Ou plutôt je gagnais flot d’argent. C’était l’époque où j’occupais des fonctions créatives à très hautes responsabilités dans la pub. Des millions (de francs à l’époque) étaient en permanence en jeu.

Donc, me voici à cette soirée avec cette craquette dont j’ai totalement oublié le prénom. Bien sûr je me faisais chier. Et j’étais pas le seul puisqu’il y avait Alain, assis tout seul dans son coin dans un vieux fauteuil, un vieux fauteuil en cuir comme chantait CharlElie Couture. Pourtant j’aurais pu aller le voir, Alain, j’avais des armes. Pas seulement lui proposer mes services de parolier mais l’informer que j’avais écrit et que je performais une chanson qui portait son nom. La chanson s’appelait C’est Bashung qu’on se tire, référence à son C’est comment qu’on freine, son dernier tube, titre signifiant que la déferlante de succès, Gaby et Vertiges de l’amour, qui lui tombait dessus après des années de galère l’emportait dans une tornade folle de mille demandes et exigences diverses, débiles et variées auxquelles il n’était pas préparées et désirait se soustraire. Gainsbourg avait remplacé le parolier des 2 albums précédents car le journal Libération avait consacré un article à celui-ci titré « Boris Bergman, l’homme auquel Bashung doit 50% de son succès ». Bien que ce fût parfaitement exact, et peut-être même pour cette raison, le chanteur ne l’a pas supporté et s’est fâché avec Bergman. Fâché comme à son habitude avec les personnes avec lesquelles il ne voulait plus travailler, parolier, musiciens ou autres, fâché comme un couard en se contentant de laisser son secrétaire Jean Fauqué répondre au téléphone :C’est Boris ! Dis-lui que je ne suis pas là. Après 115 tentatives, le répudié comprenait enfin de quoi il retournait. Notez que ce Jean Fauqué a été des années secrétaire et également roadie de l’artiste, avant de devenir le temps de plusieurs fort réussis albums son super parolier

Revenons pour un instant à la chanson que j’avais faite moi, C’est Bashung qu’on se tire. Elle était au 2 tiers composée de phrases que j’avais extraites de Play-blessures. Elle plaisait beaucoup au patron de la radio Ouï-Fm, radio libre à l’époque, avant d’être rachetée (volée en fait) par un grand groupe industriel (pléonasme). Pierre Raiman s’appelait ce patron, il a beaucoup diffusé la chanson et ne manquait pas un seul de mes concerts. Mais, retour à cette soirée craquette, je n’ai pas donc osé déranger le maître, enfoncé dans la solitude et la dépression de son fauteuil. J’aurais dû, j’aurais dû, mais non. Dommage, c’était l’un des 2 gars avec lesquels il m’intéressait le plus de travailler ici en France, l’autre étant Christophe, période techno-pop, chose qui cette fois-ci s’est faite mais je ne vais pas revenir maintenant là-dessus car j’en ai déjà parlé dans un précédent texte.

 

 

 

 

 

 

 

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Ancolies

12-12-2025

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Rock-Business appartient au recueil Ancolies

 

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