Marre (Mon verre de joie de vivre)
C’est bon, j’en ai marre.
Allez j’y vais en vrac, dans un total désordre comme ça me vient (je vous préviens, c’est pas poétique du tout). Alors j’en ai marre : des capitalistes, des racistes, des homophobes, des antisémites, des paresseux, des médiocres, des cons, des casseurs, des nazis qu’existent toujours et courent après un 4ème Reich, de la méchanceté, de la cruauté, des pédophiles, des fake news, des vraies news, des lobbys, des cartels économiques, politiques et pharmaceutiques, des fans primaires de stars vulgaires, des conneries à longueur d’articles Facebook, des people, des chroniqueurs télé, des cyniques, des agressifs, des frustrés, des haineux, des croyants non pratiquants, des non pratiquants tout court, des malveillants, des pubs indigentes de merde partout et partout et partout, des propagandes de toutes formes, de la souffrance universelle, des menteurs patentés ou pas, des meurtriers, des mesquins, des envieux, des goinfres, des arrogants, des prétentieux, des méprisants, des violents, des va-t’en guerre, des ingrats, des indignes, de ceux qui tirent vers le bas, des majors de disques et leur daube, de la télé-réalité dégradante, des maffias russes, tchétchènes, siciliennes… qu’hésitent pas à faire exploser les bagnoles des juges courageux et tant qu’y être leurs familles avec, du racket, des proxénètes, des voleurs, des violeurs et leurs tournantes, des faux, faux poètes, faux écrivains, faux musiciens, des paroliers nuls et de leurs producteurs et de leurs éditeurs, des clips, des navets, des prophètes, des gourous, des consultants et des coachs de direction d’entreprise, des conseillers en communication, de l’absurde, du consumérisme et des masses et des multitudes de consommateurs d’inutile, des mauvais toutes catégories confondues, des multinationales, de la dictature internationale et de l’état profond, des loges, du marketing de harcèlement des salariés, des plans de carrière, des lâches, des connards qui frappent leur femme ou/et leurs enfants, des collabos, des dealers, du néo-libéralisme, de la vieillesse dégénérescente, des avides, des cupides, des radins, des banques et des barons de la finance, de l’évasion fiscale, du blanchiment d’argent, des gamins cruels, des petits chefs face aux faibles et lèches-bottes face aux forts, des courtisans, des mondains, des inféodés, des bonnes consciences, du luxe, de la mode, des grosses berlines de sport, des grossiers, des machos, des fachos, des fâcheux, de ceux qui font semblant de travailler, des vendeurs de sommeil, des exploiteurs, des tordus, des abrutis, des nique ta mère et ta race, des conseils d’administration, des pourris, des voient pas plus loin que leur fric, des surdépassements d’honoraires de spécialistes médicaux, des criminels, des profiteurs, des malintentionnés, des tièdes qui s’en lavent les mains et regardent ailleurs, de l’aveuglement collectif, des troupeaux de moutons, des porcs et des harceleurs, des audimats à n’importe quel prix, des psy charlatans, des apprentis-sorciers, des irresponsables, des chauffards, des négriers, des technocrates à langue de bois, des qui compliquent pour que dalle, des dégueulasses, de la trahison, de la surpêche, de la déforestation, des pesticides, des insecticides, de la malbouffe et des fastfood, de la laideur intérieure, des trafiquants de drogue ou d’ivoire ou de n’importe quoi, des alcôves d’état et des pots de vin et de la corruption généralisée dans le monde entier, des gadgets, des hypocrites, des pantins, des bourgeois, des adeptes du peu d’efforts demandés et peu d’efforts consentis, des endormis, de l’ironie facile, des retourneurs de vestes, des dévots, des pique-bouteilles, des humiliateurs, des deux tiers des programmes de l’éducation nationale, des blagues à 2 balles, des nazes, des pervers, des pervers narcissiques, des propriétaires de rottweilers et de pitbulls, des phrases sorties de leur contexte auxquelles les animateurs télé font dire le contraire pour discréditer l’auteur et faire du buzz, des malsains, des casse-burnes, des plaintifs, des geignards, des xénophobes, des killers, des truqueurs de dés et de tout, des jeteurs d’huile sur le feu, des malhonnêtes de toutes espèces, de la comtesse de Ségur, des barbares de la productivité à tout crin, de la stupide compétitivité permanente qui nous empêche de vivre en harmonie ensemble, des plus forts plus riches plus puissants plus beaux plus brillants que leur voisin, des empêcheurs de tout simplement vivre, travailler et aimer en rond, des intégristes, des extrémistes, des escrocs de tout poil qui m’ont vidé mon compte de mes 10.000 euros d’économies il y a quelques mois, des traders, des négationnistes, des vendeurs de salades, de l’injustice et de la misère à tout va, des corridas, de la chasse à courre, des capitaines d’industrie, des méthodes maffieuses des groupes de la grande distribution et de leurs centrales d’achat face aux petits producteurs, du management inhumain des entreprises, de la course sans fin au profit, des lois au-dessus des lois des tout-puissants, des pénibles, des indifférents, des incompatissants, des incompétents, des faisandés, des aigrefins, des empaffés, des fumiers, de l’éternel conflit israélo-palestinien, des guerres à droite à gauche derrière devant au centre, du terrorisme, du covid 19, 20, 21, de la reconnaissance faciale à Nice, du crédit social en Chine, des drones, du traçage numérique, de la géolocalisation des portables, des emmerdeurs tordus qui balancent des chevaux de Troie et autres virus dans ton ordinateur juste pour bousiller ton travail et se marrer, des guides 5 étoiles des grands restos où 98% des gens foutront jamais les pieds et c’est tant mieux, des petits merdeux qui pètent la vitre de ta caisse pour te piquer ton macaron handicapé, de ceux qui ne savent pas lire ou entendre ou voir ou comprendre, de ceux qui n’ont pas de parole, des gosses qui bossent pour 15 centimes par jour en Afrique ou en Asie… Bon, j’arrête là parce que j’en ai ma claque. Si ça vous chante complétez la liste. Vous, je ne sais pas, moi, de tout ça je souffre et mon verre de joie de vivre est presque vide.