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Les Femmes du Square - Critique de Film, Théatre, série...

Critique de Film,  Théatre, série... "Les Femmes du Square" est une critique de film, Théatre, série mise en ligne par "Paulette Pairoy-Dupré"..

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Les Femmes du Square

Il était une fois Angèle, une tigresse ivoirienne, vendeuse à la sauvette sous le périphérique à la Porte de Clignancourt, au culot sans pareil, baratineuse à la langue bien pendue, affublée comme pour attirer le client. Contrainte de fuir la violence de mafieux à qui elle doit de l’argent, elle devient « nounou » du côté de la Tour Eiffel. Outrée de la manière dont sont traitées ses consœurs et compatriotes, Angèle s’impose en justicière pour défendre leurs droits. Elle rencontre un brillant avocat des affaires qui, charmé par son humanisme et sa détermination, s’éprend d’elle et finit par quitter un poste rémunérateur auquel il vient d’être promu pour faire du droit social avec Angèle à ses côtés.

Un conte de fée, un scénario peu crédible pour cette comédie sociale signée Julien Rambaldi, qui rend hommage à ces femmes de l’ombre, secondes et souvent véritables mamans des enfants des beaux quartiers parisiens, des femmes « repères » auxquelles ils s’attachent tout comme elles s’attachent à eux.

Le réalisateur attire notre attention sur les conditions de vie et de travail de ces nourrices corvéables à merci pour de piètres salaires souvent non déclarés par des employeurs « bobos » méprisants et peu scrupuleux, et des horaires difficiles qui les ramènent fort tard par le RER dans leurs appartements exigus de banlieues lointaines.

Elles sont nombreuses ces femmes que l’on retrouve au Square d’Anvers. Toutes n’ont pas la fougue et l’audace d’Angèle et bon nombre sont soumises et baissent l’échine - comme Waïssa qui campe l’opposé d’Angèle par son calme et sa douceur - pour conserver un travail qui leur permet tout juste de vivre et d’envoyer un peu d’argent au pays alors qu’elles sont sans papiers.

Le film est porté par Eye Haïdara qui se surpasse dans le rôle. A ses côtés, Ahmed Sylla, Léa Drucker, Bwanga Pilipili et l’adorable Vidal Arzoni qui interprète le petit Arthur, âgé de huit ans.

On est touché par la complicité qui s’installe entre le petit Arthur, déboussolé par le divorce de ses parents et sa nounou. On éclate de rire lorsque celle-ci l’encourage à vaincre son adversaire sur le tatami lors d’une compétition de judo. On s’amuse de l’invraisemblable. On applaudit à la condamnation des employeurs.

C’est un film sympathique, émouvant, drôle, sincère et humain. A voir !

 

CR/PPD Novembre 2022

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Blog

Paulette Pairoy-Dupré

22-11-2022

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Les Femmes du Square n'appartient à aucun recueil

 

Critique de Film, Théatre, série... terminée ! Merci à Paulette Pairoy-Dupré.

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