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Les couleurs de l'incendie - Critique de Film, Théatre, série...

Critique de Film,  Théatre, série... "Les couleurs de l'incendie" est une critique de film, Théatre, série mise en ligne par "Paulette Pairoy-Dupré"..

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Couleurs de l’incendie

 

Après « Au revoir là-haut » d’Albert Dupontel, Clovis Cornillac porte à l’écran « Couleurs d’incendie », le second volet de la trilogie, « Les enfants du désastre » de Pierre Lemaître qui en a signé le scénario.

A la fin des années folles, sur un fond de crise économique et de montée du nazisme, le film raconte l’histoire d’une vengeance.

Il s’ouvre sur les obsèques grandioses de Marcel Péricourt, riche et respecté banquier, auxquelles assistent du beau monde des affaires et de la politique. Depuis le second étage, Paul, son petit- fils, se jette sur le cercueil.

Madeleine (Léa Drucker), fille du défunt et unique héritière se retrouve à gérer l’empire financier sans en avoir les compétences. Son oncle Charles (Olivier Gourmet) et le fondé de pouvoir de son père, Gustave Joubert (Benoît Poelvoorde), tous deux lésés par l’héritage, vont la mener à la ruine, l’un parce qu’elle lui refuse une aide financière pour éponger ses dettes, l’autre parce qu’elle repousse ses avances. Ils l’incitent à investir la totalité de ses biens dans le pétrole roumain qui va bientôt s’effondrer.

La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-on. Il faudra des années à Madeleine Péricourt pour déguster le plaisir de voir partir pour la prison, ceux qui l’ont trahie et ruinée et poussé son fils à vouloir en finir avec la vie alors qu’il n’avait que onze ans.

Avec l’aide de son ancien chauffeur, Lucien Dupré (Clovis Cornillac), Madeleine mène l’enquête sur Charles, le député véreux et l’homme d’affaire peu scrupuleux auquel vient s’ajouter André Delcourt (Jérémy Lopez), ancien précepteur de Paul, devenu journaliste, masochiste et pédophile ayant abusé du jeune Paul, et son ancienne dame de compagnie, Léonce (Alice Isaaz) devenue Madame Joubert par intérêt et par là même bigame.

Le petit Paul qui est resté paralysé, materné par une bonne polonaise, Vladi (Jana Bittnerova) qui ne parle pas un mot de français mais est pleine de délicatesse, reprend goût à la vie en découvrant l’opéra et la voix de la cantatrice Solange Gallinato (Fanny Ardant).

La distribution est remarquable avec des acteurs qui entrent à la perfection dans la peau de ces personnages balzaciens, corrompus, ambitieux et avides d’argent et de position sociale, manipulateurs et machiavéliques. Parfois ils sont par trop caricaturés et grotesques mais la bêtise de Charles, son entêtement à vouloir marier ses jumelles au plus offrant, la niaiserie de ses dernières, le côté matrone de Vladi, les colères démesurées de Joubert déclenchent le sourire du spectateur.

Léa Drucker porte le film, Alice Isaaz est toujours aussi fraîche et charmante. Si Thierry Gourmet est pathétique dans le rôle du député trop benêt, Benoît Poelvoorde se déchaîne dans des colères à répétition et sait se montrer abject.

Le titre est emprunté au poème d’Aragon, « Les lilas et les roses » poème historique écrit en 1940 que Fanny Ardant récite en début de film de sa voix suave et caressante  et chante pour le clore.

Un film dont le sous -titre aurait pu être la couleur de l’argent, magouilles financières, évasion fiscale, prix du pétrole, restant des sujets d’actualité.

Une fresque romanesque qui a de la flamme, tournée à Paris et en Alsace  dans de somptueux décors, de magnifiques costumes et des voitures d’époque et rythmée par la musique lyrique de Guillaume Roussel.

 

Un très bon moment de cinéma à ne pas manquer !

 

CR/PPD Décembre 2022

 

 

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Blog

Paulette Pairoy-Dupré

04-12-2022

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Les couleurs de l'incendie n'appartient à aucun recueil

 

Critique de Film, Théatre, série... terminée ! Merci à Paulette Pairoy-Dupré.

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