"Le noir cahier de l'âme" est un journal intime mis en ligne par
"Gg de Bacquey".. Venez publier un journal intime ! / Protéger un journal intime |
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LUNDI 8 AOÛT 2016 - Les routes de Wroclaw . À quoi cela sert-il , se demande t'il , de noircir probablement inutilement toutes ces pages en un style peut-être bien mpédiocre ? La seule et unique meilleure thérapie pour lui ... Belle et bien ça sent la fin des vacances . Au-delà des 10 heures , sous un chaud soleil ( +27°c ... Bien une chose qu'il ait pendant ces vacances à peu près réussi , la météo ) . Harold part pour Wroclaw . Il emprunte l'autoroute , mais bien vite abandonne cette option . Tous les vingt-trente kilomètres il faut mettre la main au portfeuille . Dix - douze zlotis à chaque coup . Le réseau secondaire est moins embouteillé que la veille vers Zakopane , mais toujours aussi accidentogène . Une fois encore , il arrive sur le lieu d'un accident . Le troisième en deux jours . Ça roule vite ... Comme si en Pologne on rattrappe le temps longtemps perdu avec des voitures poussives ... Ça double dangereusement en dernière minute . Il repense au rêve du matin où elle était encore impliquée . Elle avait placé des fleurs sur le balcon de son appartement , qui dans les faits n'existe pas ce balcon . Harold se planque derrière une voiture pour qu'elle ne le voit pas . Il remarque qu'elle est avec un mec . Un type à lunettes ressemblant fort à Harold quand il en paortait . C'est vers 16h30 que se fait l'arrivée à destination . L'auberge de jeunesse très propre , tenue par une équipe jeune et dynamique , occuppe le premier étage d'un immeuble de 1890 . Vieux escaliers à barre metallique , boite à lettres d'un autre temps et l'odeur de vieux dans les parties communes mêlant humidité et moisissure. Ce n'est pas pour déplaire cet éternel enfant du XXeS . Une belle fin de journée . Harold a encore le temps de faire une petite balade en la ville aux "cents ponts " , parce qu'établie sur une multitude bras de l'Oder . Cette ville silésienne est le fruit du mélange des cultures Tchèques, Germaniques et Polonaises . Après le Frog Footbridge , Harold visite l'île de Sainte-Croix ( souvent prise pour une cathédrale ) , non loin de laquelle ( après avoir longé ces reconstitutions de maisons des XVIe et XVIIeS ) fait face la cathédrale reconstruite dans le style gothique tardif , ornée en son sein d'une chaire du baroque silésien . Une halte pour un bon café-crème , en cette de vieux café-viennoiserie où la serveuse omis de lui rendre un Zloti du billet de dix que donne Harold pour une consommation se montant à neuf . Sur le coup il en est vexé . Il se dit dans la foulée qu'il est préférable que la modique somme lui reveinne , qu'à ce drôle de type , pas très couleur locale ( première fois qu'il en voit un pareil depuis l'arrivée en pologne ) faisant le tour des tables et demander avec insistance une unité monétaire polonaise ... Harold reprend la promenade et passe devant l'université . Pourquoi pas demain la visiter . Il se met en quête d'un restaurant . Tel celui -là où un certain Lothar Herbst ( poète , critique littéraire , journaliste et dissident politique ) avait ses habitudes . Enfin , la place de l'hotel de ville . Les quelques façades vaguement de type flamand évoquerait presque lille ou Arras . L'animation est à son comble . Malgré la foule , la quiétude . La pologne , pour le peu qu'Harold en a vu , lui parait être un pays plus normal que la france . Les poubelles ici sont en métal et équipées de cendriers . les rues , bien plus propres . Harold ne dira pourquoi , au risque d'irriter la susceptibilité des censeurs bien-pensants ... Beaucoup sans doute auront compris pourquoi ... MARDI 9 AOÛT 2016 - Dernier jour . Une surprise ! Déjà que le prix de la chambre est modique ( 66 euros les deux nuits , avec tout de même douche et chiottes sur le palier ) , le petit déjeuner en libre-service est inclus . Plus genre petit déjeuner rapide que petit déjeuner complet à la polonaise . Une nouvelle fois , Harold retourne à la cathédrale , pour une visite complète . Elle était hier fermée . Il croise une fois encore le drôle de mendiant exotique de la veille , ayant ce culot d'harceler les visiteurs jusqu'au sein de la cathédrale , comme pour sournoisement tirer profit de la charité chrétienne ... Le panorama de Raclawice . Étrange rotonde de béton renfermant une grande toile réaliste de la fin du XIXes . Sorte de projection cinématographique primitive à écran hémisphérique relatant l'insurrection de kosciuszko et se voulant un manifeste patriotique de la lutte pour l'indépendance . Pourquoi pas en faire la visite . Le billet d'entrée permet au même jour la visite du musée national . Bien joli tout ça , mais Harold lui préfère la visite de l'université . Batiment baroque de l'ancienne académie des jésuites . Allons déjeuner en face . Devant lui se tient un couple de Français . Harold préfère la discrétion et plutôt s'affairer au vol d'images . Une fort jolie jeune femme sur des patins à roulettes accourt retrouver son amoureux en scooter . Le tournage de la séquence d'un film ou d'une publicité ? À chaque visite de salles de la vieille université , quelqu'un veillait de cocher sur votre billet d'entrée , l'endroit où vous êtes âssé . Magnifique la salle de réception aux plafonds si richement ornés , récemment refaits . Outre l'historique du lieu , tout un étalage d'outils d'anciens étudaints ( calculatrice à rouleaux ; livre des débuts de l'imprimerie ; matériel de chirurgie ou pour l'expérimentation chimique ) ... Vrai inventaire à la Prévert ... Un peu dans le genre de ce qu'Harold avait vu en Suède à l'université d'Uppsala ; mais en moins impressionnant ( le Gusrtavianum d'uppsala posséde la seule "armoire scientifque" au monde encore dotée de tout son contenu . Les anciens amphithéâtres en pleine restauration sont tous simplement des chefs d'oeuvres . Amusante cette galerie de portraits des recteurs d'université depuis la fin du XIXes . L'un d'eux , juste avant guerre , le portrait craché du professeur Tournesol ! Le seul qui eut l'originalité de ne pas se faire peindre revêtu en toge d'apparat , mais la tenant par le bras , est le dernier recteur . Voilà , la durée journée de ce voyage tire sur sa fin . Harold prend encore le temps de monter au dernier étage de la vénérable faculté , admirer la vus de Wroclaw sous la trsite grisaille d'une journée ressemblant déjà à l'automne . Harold ne pourra malheureusement visiter le panorama de Raclawice . Il en a oublié que les musées ferment de bonne heure . Petite consolation . En allant en une halle commerciale voisne , il aperçoit au sol un paquet de cigarette au sol . Quasiment plein . Encore ça de gagner . Il est temps de partier . Harold se sent comme las de ces vacances s'étant une fois de plus temporellement encore bien trop vite déroulée . Lassitude à cause d'une météo , avec cette pluie fine , aux antipodes de la veille ; mais plus encore , une lassitude accentuée par le maudit fantôme féminin et cet obsessionnel espoir de pouvoir le reconquérir . Dans trois jours elle est la Sainte du clendrier . Il lui enverrait bien un petit message . Ridicule ! Harold surmonte cette angoissante lassitude , pousse jusqu'à l'hôtel de ville , l'opéra , y tâter l'ambiance , avaec le vague espoir d'y faire une rencontre avant le départ . Non ! Enfin si ! Il se fait aborder par cette jeune femme à l'ancienne place du marché , proposant un coup à boire à moindre coût . Il s'en éloigne bien vite . Ça pue plein nez le grossier piège à touriste . C'est seul et hanté qu'il retourne à l'hôtel , avec difficulté . Wroclaw est un vrai labyrinthe lacustre ; Harold mettra plus d'une heure à retrouver la rue de l'hôtel . Quasiment sur les coups de minuit qu'il se couche . Il prendra encore tard la route demain . MERCREDI 10 - JEUDI 11 AOÛT 2016 . Dernier petit déjeuner en Pologne . Ça parle français dans la cuisine de l'hôtel . Une jeune femme de la région parisienne avec qui Harold prend le temps de discuter quelques minures . Au départ , il pensait qu'elle allait le snober . Non , elle lui évoque son périple à venir en pologne . Bientôt , elle s'apprête à rejoindre la capitale Varsovie . Elle s'intéresse aux villes entièrement reconstruite après guerre dont elle en fait le sujet d'étude . Probablement une étudiante en géographie . Sonne l'heure du départ ! Aux dires du GPAS , si Harold roule sans discontinuer en tenant compte des vitesses indiquées , il devrait arriver dans le Nord de la france à 21h45 après 1145 kilomètres ... On sera loin de l'horaire prévue ... Harold , dans le soucis de tester les capacités d'autonomie de sa vieille Opel , s'est promis de ne pas dépasser les 100 km/h . À cela s'ajoute les pauses . Pause café en pologne juste avant la frontière allemande , histoire de dépenser les derniers zlotis . Pause déjeuner aux premiers kilomètres en Allemagne . Pause souper , beaucoup plus tard , toujours en Allemagne , avec les restes du déjeuner . Sans omettre ces quelques pauses pipi , café ou cigarettes ... Un temps bien froid pour la saison . Que +10°C parfois , bien loin des +30°C connus sur Budapest . La grisaille ne fait qu'accentuer la tristesse de la plaine germano-polonaise . Harold aurait été tenté de s'arrêter , ne serait-ce qu'une nuit , à Prague . Retrouver sa bonne vieille maîtresse urbaine . Alternance d'averses et d'éclaircies . Ces dernières devenant la norme , dévoilent les collines ondulantes de Bavière se mourrant au jour finissant laissant place à une nuit noire comme de l'encre , de moins en moins éclairée par de rares phares . Voici la france . Vu le contexte actuel de la frayeur terroriste , en venant de Belgique , la circulation se fait sur une seule voie . Il est 2 heures du matin et Harold le seul à rouler . Quelques voitures de police attendant à l'ancienne frontière . Contrairement à une certaine appréhension , pas de fouille . La vraie impression de pré-guerre ! L'arrivée se fait à 2h34 , dans la fraîcheur matinale ...
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Le noir cahier de l'âme
appartient au recueil Journal d'Harold , enfant du XXeS au XXIeS
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