Connexion :

Le noir cahier de l'âme - Journal intime

Journal intime "Le noir cahier de l'âme" est un journal intime mis en ligne par "Gg de Bacquey"..

Venez publier un journal intime ! / Protéger un journal intime

Page : Lire Précédent 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 Lire la suite

    DIMANCHE 24 JUILLET 2016 - Départ compromis .

 Harold a pas mal avancé dans les préparatifs du voyage : bagages quasiment bouclés ; lecture  de tous les points remarquables à visiter ; achat de chocolat pour Ana , cette correspondante Hongroise depuis presqu'une semaine sur Viber .

    En  continuité du beau temps de la veille , aurait donc bien plus commencer . Une météo idéale pour laver la bagnole . En voulant la mettre à l'ombre , il s'aperçoit que le levier de vitesse est  bloqué . La boite reste décidèment en prise que sur la première . Qu'est-ce qu'il a foutu le satané garagiste . La panne intervient au surlendemain du changement de l'embrayage . Pas un garage d'ouvert ce dimanche . Il devait prendre le départ demain vers 5h pour Nuremberg ... 

    Pensée suicidaire ! Ce 25 Juillet sera la prise de la route vers quelques hypothétiques univers parlallèles ...

    Il trouve la force à laver la voiture , recoller ces chiffres décollés de la plaque minéralogique ,  faire quelques enregistrements musicaux sur CD pour le voyage hypothétique et boucler les valises . 

    LUNDI 25 JUILLET 2016 - Le départ enfin 

    Au lieu de prendre à 5h la route pour l'Allemagne , à 7h il part pour le garage , à peine plus d'un kilomètre de chez lui . En première et  warning . Pourvu que le garagiste n'ait pris aujourd'hui ses vacances .

Déjà un type qui fait le pied de grue devant la boutique . Un problème d'allumage sur son Citroën Évasion d'une vingtaine d'années , malgré une récente intervention.

Ouf , le garagiste arrive à 7h15 et ouvre comme prévu à 7h30 . Le type au problème d'allumage a la délicatesse à faire passer Harold devant lui ...

Il craint que ça va prendre au moins 3-4 heures . Le réparateur ouvre juste le capot , se penche au fin fond du moteur et trifouille . Rien de grave , ça se fait en une vingtaine de minutes . Le câble reliant l'embrayage à la boite de vitesse avait été mal clipsé . 

    Plus un instant à perdre . Mettre les bagages dans le coffre , quitter le studio , vérifier les pneus , complèter le plein , puis  immédiatement partir de cette triste banlieue .

    Les classiques petits embouteillages au sortir de la Région Parisienne . Tout va comme sur du velour ensuite . La voiture au moins a été correctement révisée . Elle ne parait non pas rouler , mais glisser .

    Le seul arrêt significatif est une pause déjeuner en Belgique d'à peine une heure , sur une aire d'autoroute en direction de Liège . Pour ce que c'est , bien onéreux ! 

    En Allemagne , il ne faut pas perdre de temps . La chambre est à prendre avant 20H . Vive les tronçons à vitesse libre . l'impression qu'on fait un peu moins n'importe quoi qu'en France . Même si vous voyez  derrière vous arriver  à vive allure  une grosse BM ou Merco , il vous laisse le temps d'achever votre manoeuvre de dépassement en conservant la bonne distance .

    Harold arrive à 19h30 en cet hôtel fonctionnel planté au beau milieu d'HLM de Nuremberg . Une sorte de Formule 1 à l'allemande , avec douche et chiottes sur le palier où ils ont mis d'humoristiques affichettes indiquant comme se servir de la brosse des toilettes . L'hôtel est plutôt fréquenté par une population de type ouvrière . 

    Sans difficulté il trouve la station de métro . Par une soirée assez chaude il se rend en ville en voiture , sous condition à faire attention  aux indications de stationnement , prendre le souper en un chaleureux restaurant traditionnel au pied du château impérial offrant sur la vieille ville une vue splendide ... 

    MARDI  26 JUILLET  2016 - Nuremberg .

    Comme il le fait maintes fois  remarquer , en voyage on rêve beaucoup ... Changement d'air , de rythme ... Au travers l'un de ces songes , il lui semble apercevoir le Fab lui proposant des petits cachets verts qu'Harold refuse ... 

    Bonne nuit , malgré un spartiate confort . La machine à café dans la hall , récalcitrante . Il  faut mettre que la seule pièce d'un euro . Une fois mise , pas moyen d'avoir du café . 

    Plus moyen à communiquer sur Viber avec la correspondante Hongroise ... Comme disparue de la circulation ... En appelant son numéro , un message en allemand et en anglais précisant le caractère erroné du numéro .  

    Bon , il faut visiter Nuremberg . Plutôt  le " U Bahn " que de s'emmerder avec la bagnole . 3 euros le ticket . Descente à la vieille ville face à la plus somptueuse église de Nuremberg " Sankt Lorenz Kirche " et son immense couronne de bois suspendue au plafond  , oeuvre de Veit Stoss .

   Il s'est encore pour rien affolé , probablement à cause de son mal nerveux  . Croyant même qu'Ana faisait exprès à ne répondre ... Les femmes sont si insaisissables . Juste une erreur de manupulation . Il put l'avoir en ligne , toute aussi enthousiaste à le rencontrer , lorsqu'il prend son café face au monument religieux . Miracle ! 

    Pour le déjeuner , en se fiant au Routard commençant à dater , Harold déniche ce qui semble être le restaurant le plus ancien de la ville pour les saucisses grillées, le " Bratwursthäusle " . En entrée , la fameuse " Nürnberger leberknöldelsuppe " ( soupe à base de boulettes de viande ) , puis les  " six stück rostbratwüsste mit beilage " .

    Sur un coup de tête , il  décide à visiter le centre de documentation . Sous une averse d'orage , il prend la ligne 9 du tramway .

Nuremberg par Hitler avait été qualifiée de  ville la plus  allemande de toutes les villes allemandes . Le lieu des grands rassemblements nazis . Ils ne se faisaient , ces rassemblements , pas tant que ça dans l'ordre et la discipline .

Au centre de documentation , outre la conquête du pouvoir par les nazis , on vous en  montre les conséquences sociales , raciales et internationales . 

Harold pensait liquider la visite en une ou deux heures . Plus d'une vingtaine de salles . Il n'a le temps à tout visiter . 

Le musée s'achève bien évidemment par les procès de Nuremberg .

    À la sortie du bâtiment , le beau temps est revenu . Nuremberg le soir parait plus belle . Dommage que soit monté une estrade , pour un spectacle à venir sur la Hauptmarkt . Dommage aussi , la Schöner Brunnen ( fontaine gothique du XIVeS étagée sur quatre niveaux et sculptée de pas moins de 40 personnages )  est camouflée . 

    Il pousse jusqu'à la maison du peintre Dürer . Heureusement qu'il avait choisi  de se rendre au centre de documentation . La maison de l'artiste ne réouvirira  ses portes  que le 14 Août ... 

    En tirant quelques bouffées , à la porte de l'hôtel , sur sa cigarette électronique , il remarque cette voiture immatriculée au même département que le sien et acquise par son propriétaire ( au regard de l'immatriculation ) quasiment en même temps que la sienne ... 

    MERCREDI  27 JUILLET  2016 - Nuremberg / Budapest . 

    Que dire pour cette nuit . Rien de bien particulier . Sinon qu'Harold en compagnie d'Alex se voit préparer  un voyage au Japon  ...

    Réveil à 9h . Bon point pour ce modeste hôtel concernant son organisation toute germanique ... Dans la cuisne et la salle à manger commune , des cadenas aux armoires et réfrégirateurs , avec sur chacun d'eux l'indication du numéro de chambre .

    Trainard comme il est , Harold part peut-être trop tard de Nuremberg , à presque onze heure moins le quart . 

    Il raliera Budapest en quasiment neuf heures pour environ 750 kilomètres .

    Il n'aurait peut-être pu du pisser derrière ces buissons d'une aire d'autoroute allemande à quelques encablures de la frontière autricihienne . Au moment où il venait de se vider la panse et sortant du tailli , passe une patrouille des douanes .

Après le déjeuner , une fois l'aire d'autoroute quittée , il aperçoit les douaniers faisant le gué au bord de l'autoroute . Prestemment ils démarrent quand Harold passe à leur hauteur . Les représentant des douanes se laissent dépasser , puis repassent devant en activant un panneau lumineux indiquant en anglais qu'il faut les suivre . Jusqu'à un parking à quelques centaines de mètre en retrait de l'autoroute . Vérification des papiers , questions sur l'objectif du voyage , fouille du véhicule ... RAS évidemment ... Un des douaniers a même poussé un sourire à la vue du guide touristique sur l'Allemagne .

    Oui bon , mais c'est encore du temps de perdu . En Autriche , comme en Allemagne , de nombreux travaux parsément le trajet autoroutier . La vitesse est souvent réduite à 60 km/h sur de trop longs kilomètres .

    Voici enfin la frontière Hongroise . Il est nécessaire , comme en Autriche , d'acheter une vignette pour l'autoroute . 11 euros pour une dizaine de jours . Pas d'auto-collant encombrant le pare-brise . L'enregistrement de l'immatriculation se fait électroniquement . 

Ha , l'universalité de la stupidité . Celui - là derrière ne cessant à faire des appels de phare , bien qu'Harold ne pouvait davantage avançait vers la voiture qui le devance ( toujours conserver une marge de sécurité ) . Même que devant ça ralentit. L'impatient , même pas un Hongrois , à la vue de l'immatriculation . Serait-ce peut-être un Hongrois travaillant au Danemark et revenant chez lui   frimer ? 

    La circulation dans Budapest est assez dense . Le bitume de temps à autre est tout de même défoncé .

    Un quart d'heure avant 20H , il arrive . Ça va , il est belle et bien enregistré à l'hôtel . Ils n'ont pas oublié de lui réserver une place de parking dans la cour intérieure , si typique des vieux immeubles budapestois .

    La chambre , propre , est assez curieusement aménagée . Il faut gravir une sorte d'échelle de bois pour atteindre cette plate-forme servant de lit . 

    Une fois rentré les bagages , petit tour , sous une moite chaleur , aux rues voisines à la recherche d'un restaurant . Rue Mester , un vague poulet - goulash avec de la pasta ... 

   

 

    

Partager

Partager Facebook

Auteur

Gg de Bacquey

22-02-2026

Lire Précédent Lire la suite
"Soyez un lecteur actif et participatif en commentant les textes que vous aimez. À chaque commentaire laissé, votre logo s’affiche et votre profil peut-être visité et lu."
Lire/Ecrire Commentaires Commentaire
Le noir cahier de l'âme appartient au recueil Journal d'Harold , enfant du XXeS au XXIeS

 

Tous les Textes publiés sur DPP : http://www.de-plume-en-plume.fr/ sont la propriété exclusive de leurs Auteurs. Aucune copie n’est autorisée sans leur consentement écrit. Toute personne qui reconnaitrait l’un de ses écrits est priée de contacter l’administration du site. Les publications sont archivées et datées avec l’identifiant de chaque membre.