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Le noir cahier de l'âme - Journal intime

Journal intime "Le noir cahier de l'âme" est un journal intime mis en ligne par "Gg de Bacquey"..

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    JEUDI 28 JUILLET  2016 - Premier jour avec Anna .

    Coup de tonnerre . L'orage au réveil est particulièrement brutal . Pas surprenant avec cette chaleur accumulée .

    Ana , par crainte des éclairs a retardé le départ de chez elle en grande banlieue de Budapest . Harold doit la retrouver à 12h à la descente du tramway à        borárós ter .

    À midi tapante elle arrive . Entre temps , Harold dut retourner à l'hôtel , tant l'orage l'a trempé . Même le chapeau , il dut en changer . 

Sympa , Ana lui offre le ticket de la correspndance , sur la très touristique ligne 2 menant au parlement ; dont elle lui paie la visite guidée en français ( 2 200 fiorins ) . Harold en est gêné . D'autant qu'Ana prend aussi pour elle un billet , alors qu'elle ne comprend un traîte mot de Français ( pour communiquer , ils le font en anglais ) . Juste par plaisir à entendre la sonorité du français . 

    Quel dévouement quand même . Ça lui vaut bien un repas non loin de Jászai Mai tér en ce restaurant où trônent d'ancien poste de radio et télé . 

   

    Après le déjeuner , promenade digestive sur l'ile de Marguerite , malgré les fréquentes averses , et son fameux bassin musical ( jets d'eau accompagné de musique ) . Ana confie qu'il y a cinq ans , elle a perdu sa meilleure amie d'un cancer . Harold n'en est-il pas ému , en repensant aussi que ce qui avait tragiquement retardé l'unique rencontre avec la femme des brumes en janvier 2015 , fut le décès de sa cousine ...

    Il ne faut pas tarder pour la visite du parlement avec le groupe de français . Quarante - cinq minutes expliquant les étapes de sa construction entre 1894 et 1902 , ses aménagements intérieurs entre 1902 et 1904 . L'absence de cheminée est due à la présence d'une salle de chauffage central à 150 mètres de là . Par l'emploi de 4 000 tonnes de glace , il existait alors un primitif systèeme de climatisation . 

Le sacro-saint de la découverte de cette perle d'architecture inspirée du parlement de Londres et comprenant pas moins de 691 salles , est le coeur même de la Nation Hongroise : les joyaux de la couronne de St Étienne . Dignité du lieu obligé , interdiction de prendre des photos . 

La visite s'achève par l'amphithéâtre où se réunissent les députés ( tout du moins une réplique ! ) et l'exposition de photos et objets divers attenant au parlement . Comme l'étoile rouge qui ornait le toit du batiment de la fin des années 1940 au début des années 1990 ... 

    Inlassablement il pleut . Anna et Harold vont au luxueux New York Café . Anna n'apprécie guère ces femmes " Dark Vador " accompagnées de leur unique mari . En certaines choses , Harold et Ana se rejoignent . Harold prend un cappucino . Anna une bonne glace . Anna paie . Harold s'en gêné ... 

    Ils se quittent à 19h30 . Harold profite un peu de quelques photos à la nuit tombante : le château de Buda illuminé ; le pont des chaînes fermé à la     circulation . Fatigue du voyage oblige , il ne se met pas trop tard au lit ... 

    VENDREDI 29 JUILLET 2016 - État des lieux .

    Harold assiste à une exposition sur le dessin animé soviétique . En l'un des années 1920 , s'avance au ralenti dans la neige  une voiture d'allure contemporaine ( ou plutôt des années 1980 ) ... En un autre de 1956 , deux lesbiennes s'embrassent ... À la sortie de cette visite , Harold aperçoit un homme revêtu d'un costume de crocodile , qui pour faire le mariole met dans le caniveau sa tête . Il ne lui reste plus que la tête et le tronc ...

    Pas mal de tsiganes , remarque t'il , en traversant tout le 9e arrondissement . Il passe devant le mémorial juif de la rue Tizoltó pour rejoindre le vaste " Père Lachaise budapestois . Sous des colonnades sont enterrés les héros nationaux .

    À partir de là il part vers la Gare de l'Est s'en quérir un restaurant juif . Pas mal l'oie cacher aux choux . Le cadre intérieur est assez luxueux , malgré que la situation de l'établissement en un apparent " coupe-gorge " . 

    Comparé à Prague , il se dégage à Budapest un niveau de vie plus bas . Le parc automobile pour commencer ,  où encore quelques survivances de " l'Est  " . Des jigouli ou des Dacia 1310 ( ces copiés-collés de la Renault 12 ) circulent encore . 

En se fiant à l'état de décrépitude assez avancé  de certaines façades , l'impression de tout juste sortir de la période socialiste ...

Pas mal de SDF en les rues . Une femme qui urine entre deux voitures , en rejoignant les " Champs Élysées" budapestois .

    Pour 16h , il a rendez-vous avec Anna . 

Par cette chaleur au-delà des +30°C , une bonne citronade n'est pas de refus .

D'après Anna , beaucoup de jeunes Hongrois préfèrent tenter l'aventure à l'étranger. Pas mal d'emplois ne trouvent donc preneur . Pourquoi alors diable , autant de  SDF ? Soit parce que nombre d'emplois disposnibles sont hautement qualifiés . Soit pour certains par fénéantise . Comme une sorte de contre-coup encore du socialisme . Le capitalisme devenu un dérégulateur , un désorientateur d'état d'esprit ... 

    Anna emmène Harold à Buda , la ville haute , via le Pont des Chaînes .

Vers l'église Saint Matthias , la vue embrassant  Danube et parlement , est magnifique . 

Anna et Harold se livrent à quelques scéances photos . Pour une rare fois de ses vacances , lui le voyageur solitaire  , passe derrière l'objectif ... 

Bien qu'Anna , la pauvre , avec lui se montre aux petits soins et sous le grand soleil de Budapest , Harold se sent toujours autant déprimé ... Le souvenir de la femme des brumes ne cesse de le quitter . C'est avec elle qu'il aurait plutôt du réaliser cette escapade ... 

Pourquoi diable à proximité de Saint-Matthias ont-ils édifié cet immeuble tout récent ... Question laideur architecturale , capitalisme ne vaut mieux que socialisme !! 

    Trop fatigués  à marcher , Harold et Anna , face à qui semble la poste centrale de Budapest , prennent le bus pour redescendre au centre . Trop climatisé le bus . Anna se plaint de frissons ... Elle lui donne quelques idées de lieux où demain soir il pourrait se divertir . Notamment en ce qui est très à la mode à Budapest , appellé " Ruins Bars " . Bars éphémères , tel celui au 49 Akacfa U ... 

    SAMEDI 30 JUILLET 2016 - Ville hors du temps . 

    Il se lève de bien bonne heure . À 6h30 au moins . Pour un auto-tour filmé dans la ville . Dommage que soient  fermés à la circulation ponts et voies sur berge . En particulier celle devant le parlement . Harold a bien tourné en rond . Au moins cinquante kilomètres effectués  . 51 exactement . Enfin , rien n'est perdu . Sous la clarté matinale , il a pu longer Andrassy Ut , fameux " Champs Élysées" de la ville , jusqu'à Hösök Ter ( Place des Héros ) ... 

    Une fois retourné à l'hôtel , Harold trop fatigué fait un somme . 

    Vers 11h il se remet en route sous un chaud soleil . À pied cette fois , vers la staut de la liberté . Un des symboles de Budapest perché à 235 m et d'une hauteur de 14 m . Elle commémore la libération de la ville par l'Armée Rouge ... Elle n'est pas celle que l'on croit ... Ce fut l'amiral régent Miklós Horthy qui la commanda afin d'en faire un mémorial à son fils décédé dans un accident d'avion , suite probablement à un sabotage des nazis , en représaille qu'Horthy avait tenté à se rapprocher des alliés ... Un moteur d'avion et non une palme , devait être tenu par la statut ... 

    Chemin faisant , Harold sans un coin aperçoit cette moto fabriquée en 1969 , d'une marque hongroise disparue . Une Panonian P10 ... Tout comme il aperçut avant la montée de la colline , cet automobiliste pestant contre la fermeture de voies de circulation au volant de sa Dacia 1310 TX , réplique de la Renault 12 ; ou cet autre là circulant en un de ces " pots de yaourts " polonais , réplique de la Fiat 126 ... Comme si , plus qu'à Prague , Budapest prenait davantage son temps face à la modernité ... Faut dire , certains de ses habitants n'ont tout simplement pas économiquement le choix ... 

    Sous la chaleur , il faut redescendre vers le pont Elizabeth . De la Ferenciek Tere , en direction du pont , cette belle perspective d'immeuble ancien en vis à vis , comme ayant été nettement coupé par la route .

    Le resturant de style traditionnel non loin de Kalvin Tér offre de généreuses portions .

    L'heure tourne ! Les bains ferment à 19h . Passé 14h30 il est préférable de s'y rendre en métro . Le distributeur de tickets n'accepte pas de pièces . Ça va un agent du réseau métropolitrain peu vous en fournir contre quelques pièces . Certaines rames  paraissent bien ancienne , tout au mieux de style néo-vintage . Les voitures gris-bleu , comme tout droit sortie de l'époque soviétique .

Heureusement qu'Harold ne s'est découragé devant le distributeur de ticket . Des contrôleurs , reconnaissables avec leur brassard en haut du bras , vous attendent à la sortie pour aller au plus célèbre bains de Budapest , les bains Széchenyi . La queue devant ceux-ci . Normal pour un très chaud samedi après-midi . Plus d'une demi-heure d'attente . Passé 16h , Harold pénètre dans l'établissement . 

Comment fonctionnent les casiers pour y mettre les affaires ? Fallait apporter un cadenas ? Non , une employé s'occupe de l'ouverture et de la fermeture des casiers . Il faut écrire sur un bout de papier collé à l'intérieur un numéro secret que seule l'employé pourra lire . Sésame pour l'ouverture . 

    Il est vivement conseillé à ne pas rester plus de vingt minutes au grand basssin extérieur dont la l'eau est portée à +38°C . Dix minutes suffisent amplement ! 

À l'intérieur de ce plus grand comlexe thermal d'Europe , édifié entre 1909 et 1913 en un style néo-renaissance , toute une série de bassins de différentes température à essayer . Le mieux est de faire trempette de celui à +38°C à +20°C . Choc thermique calmant les nerfs . Ou mieux ! Rester quelques minutes au sauna de +80°C , puis plonger en une eau de +18°C . Délicieux ! Vous voilà pour plusieurs heures apaisé . 

    L'est-il réellement apaisé ? En songeant que tels bains auraient convenu à la femme des brumes . Si seulement elle avait pu aller au devant de sa fierté  féminine ?!! C'est à cela qu'Harold songe en prenant un café solitairement aux abords de l'étang du parc Várolisget où on fait du pédalo dans des reproduction de new beetle ...

    Avant de s'en retourner à l'hôtel , au soleil couchant , petite ballade sur Place des Héros , où un comme ça en fait le tour avec sa Lada 1300 ...

    Harold s'en retourne à l'hôtel . S'y changer en vue de la soirée . 

    Un bon repas dans un restaurant de tendance populaire  le "Frici Papa Kifozdeje" avant d'attaquer cette spécialité festive de Budapest , les " ruin pub " .

    D' abord celui qu'Anna lui conseilla la veille au 49 Arkafá . Trois ambiances musicales différentes . Pas de rencontre ... 

    

  On est déjà le DIMANCHE 31 JUILLET 2016 -

    Harold aborde un autre " ruin bar " s'éternisant , vue qu'il est institutionnalisé par le Routard . Le Szimpla Kert , hétéroclitement aménagé : une espèce de baignoire collée au mur , une carcasse de Trabant coupée en deux dans laquelle on pouvait s'assoir ... 

    Des rencontres cette fois . Deux Danoises . L'une dont le regard s'est avec une certaine insistance porté sur Harold . Elle a grandi à Odense où il avait l'an passé séjourné deux jours . Manque de bol , comme cela est trop fréquent , elles se disent lesbiennes . N'avaient-elles pas au détour d'une phrase dit que prochainement elles allaient se marier ? Peut-être aussi pour faire diversion . La bévue d'avoir cru que l'une d'elle a une trentaine d'années ; alors que vingt-deux en réalité .

Bizarre ces nanas , comme le font ramarquer un groupe de jeunes British auquel les deux nanas s'étaient jointes . Les quatre garçons viennent de Londres et se montrent bien critique envers le réseau de messagerie  de leur pays   ... Hum peut-être en France guère mieux avec la privatisation ... Harold en sait quelque chose ... Si la messagerie française était purement restée publique , depuis belle lurette il aurait quitté la Région Parisienne et jamais rencontré cette maudite femme des brumes ... Uchroniquement ça en aurait été une autre sans doute ... 

    Au retour vers l'hôtel , l'aube magnifiquement se lève 

     

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Auteur

Gg de Bacquey

28-02-2026

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Le noir cahier de l'âme appartient au recueil Journal d'Harold , enfant du XXeS au XXIeS

 

Journal intime terminé ! Merci à Gg de Bacquey.

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