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La lumière de la vérité - Texte court

Texte court "La lumière de la vérité" est un texte court mis en ligne par "Ancolies"..

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La lumière de la vérité

 

Vérité bien ordonnée commence par soi-même. Chacun qui n’est pas par trop hypocrite sait cela. N’a pas besoin d’un quelconque miroir pour se savoir, d’un genre de glace à 3 farces pour se confronter à son nécessaire face-à-face. N’a pas besoin qu’on lui dise l’heure pour savoir si lui l’est, avec lui-même à l’heure. Je t’ai écoutée déblatérer toute la longue matinée, je n’ai rien entendu, pas le moindre soupçon de mot qui se rapportait à la moindre sincérité. Non ce n’est pas ok, tu peux débarrasser mon plancher.

 

Elle c’est différent. Elle sait tant de choses, du ciel, elle en ignore tant d’autres, de la terre. Elle me demande : faire l’amour, qu’est-ce que c’est ? Rien qu’une caresse de mon doigt sur ta joue mon chou. C’est tout ? dit-elle surprise. Oui c’est tout. Une caresse de mon doigt sur ta joue c’est si peu et si beaucoup.

Ainsi sont les roses de la vie, je n’ai pas menti. Je suis âgé maintenant, je n’ai plus l’impatience d’un enfant. Tout est à sa place quelques heures avant le néant, dans ce grand désordre de la vie qui jamais ne se repose. Non je ne suis plus impatient mais je suis toujours curieux des hommes, en fait chacun d’eux est ce que tous nous sommes. Ni des enfants ni des adultes, de simples adolescents cherchant à y voir clair parmi les volutes et les cendres occultes. Et comme nous ne sommes guère assez forts, assez intelligents, assez robustes, nous nous replions, nous nous réfugions derrière des légendes et des cultes.

 

Des légendes pour transcender une trop piètre réalité, une trop difficile vérité ? On vit, entendu, et la plupart disent oui, oui mais l’on meurt aussi et cette vérité fait tant peur. Pourquoi cela, qu’est-ce que le trépas ? Croyez-moi bien, moi qui n’en sais rien, le trépas n’a rien qui vaille la peine qu’on le craigne. On a au long cours de son existence ouvert des millions de portes, franchi des millions de seuils, celui-ci n’en est rien qu’un autre, le seuil de son propre deuil. Il n’est guère douloureux, bien moins que le deuil d’un ou d’une autre. On peut si l’on veut accélérer son propre mouvement s’immoler, par le feu se purifier. Le feu en vaut-il la chandelle, c’est pourtant une liberté qui nous reste. Ou bien retournons jouer à la marelle. Je déclare le ciel, je veux grandir sans jamais grandir, je ne veux pas vieillir, je ne veux pas souffrir, non et encore non je ne veux pas mourir.

 

L’éternité, franchement quelle curieuse idée ! Pourtant ici-bas les plus fortunés paient grassement les scientifiques pour mettre la main sur l’immortalité. Pour qu’en faire ? Quels sont ces étranges maîtres androïdes régnant sur ce monde de pantins ? Il est nombre d’exceptions parmi les pantins, nombre d’exceptions qui leur disent Merle à ces maîtres et seigneurs d’argent et de guerre. Moi je leur dis Prenez le premier train et à la gare comme à la gare, vous n’êtes pas différents des copains. Vivante l’égalité dans tous les cimetières comme vivante mon envie d’aspirer encore un peu d’air. Fortunés qu’ils sont, ils n‘ont toujours pas compris. Aussi voici la suite : Clarté d’été, lumière d’hiver, et vivante la liberté que je laisserai sur la terre. Maintenant c’est plus clair ? Oui je hausse les épaules face à la mort car elle n’aura pas mon âme, n’éteindra jamais ma flamme. Et cette flamme fera tache d’huile, n’en déplaise à tous ceux qui pensent que les autres ne sont qu’un ramassis d’imbéciles. Oui, si on leur donne des livres, des chansons imbéciles, oui ils le seront crétins, imbéciles. Mais d’autres livres, d’autres chansons les éclaireront, les élèveront. Depuis la nuit des temps les maîtres, antan simples mécaniques douées de conseillers et courtisans et aujourd’hui androïdes doués de technologie et des mêmes courtisans, n’ont pu bâillonner les exceptions, les rebelles, les rétifs, les guerriers et les amazones de l’amour, les cavaliers les plus sauvages des rodéos les plus sauvages, les indomptables, les incorruptibles, les anges de la terre, les farouches. 

 

Des ombres fidèles ceux-là sont l’armée, l’armée de lumière et des blancs éclairs. Toujours, en plein jour ou dans l’obscurité ils ont affronté la vérité. Toujours pour qui voulait bien les entendre, les rebelles ont pardonné à la vie quitte à déchirer sa tunique toujours plus pourpre, l’ont ainsi rendue bien plus sensée, plus cohérente, plus belle. Certes ils en avaient besoin mais fondamentalement ils ne l’ont pas fait pour eux-mêmes, ils l’ont fait pour leurs sœurs et leurs frères, pour l’éternel bien commun des mortels.   

 

 

 

 

 

 

 

        

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Ancolies

09-12-2025

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La lumière de la vérité appartient au recueil Nouvelles du monde

 

Texte court terminé ! Merci à Ancolies.

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