" La communauté" est un texte court mis en ligne par
"Ancolies"..
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La communauté
Quelque chose m’échappe, un timbre sur la langue sans doute. Sais-tu ce que c’est, donnes-tu ta lampe au chat ? Certes il t’éclairera. Mais tu préfères chercher encore, qu’est-ce qui s’échappe en moi ? Peux-tu m’indiquer l’or, j’ai donné ma toquante à mâtine sonnante, et durant ce temps-là, librement la souris exécutait ses entrechats. Ton style vestimentaire m’échappe, le soleil luit là-haut, pour quoi faire cette écharpe ? Pantalon rouge et palsambleu, tous ils m’ennuient avec leurs jeux. Lors je me sabote et à mon cou je prends mes bottes. Ensemble, ils vivent ensemble, quel phénomène étrange tout du moins il me semble. Moi l’énergumène je vais seul et n’est pas demain que je suivrai le droit chemin. Habituellement, pour vous j’ai des formules toutes faîtes, chambre avec vue et supplément, tournez le coin de la rue et droit devant, encore 30 pas et vous voilà face à l’océan. Parlez aux goélands. Toi, tu t’es vêtue et nue tu es venue, quelle drôle d’oiselle tu fais, oui amie l’hirondelle. A tire d’ailes descendue du ciel pour se poser à mes côtés et discuter. De tout de rien, du mal du bien, des arbres des jardins et même de demain. Que sera-t-il demain, début ou bien la fin, non ni l’autre ni l’un. La suite, vite vite, juste la suite. Juste avant que l’on se quitte. Qu’avec la vie on soit quitte. Que ce soit de près, de loin, les choses que je vois m’incitent à retourner d’où je viens. Oui je viens de demain, vos autoroutes sont bien trop courtes, j’ai pris à dessein une autre voie, un autre chemin. Qu’y ai-je rencontré ? Le courant de ma peine, le fleuve baptisé Seine. Longuement j’ai baigné, des et encore des années. Des choses s’en sont allé, d’autres ont demeuré. Pour que ma joie demeure, il faudrait pour commencer qu’elle éclose. Cette route de demain, j’y ai marché sans elle, sans cette rose. Seul m’ont laissé les légendes, elles étaient trop ambivalentes, je ne suis pas d’ici, pas de votre connivence. Que reste-il à ceux qui vivent ensemble, une factice assurance complice d’une désespérée espérance ? Face à la communauté je réaffirme ma solitude réalisée, je n’en désire aucune autre. Ou peut-être si, une : la solitude de ta beauté. Non. Jamais nos chemins, nos respectifs desseins et nos destins ne seront communs, mêlés, ne seront nôtres. De rien de vous, de rien de moi je ne suis l’apôtre. Je vais vous dire, je suis un sale type, j'aime aimer seul.
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La communauté
appartient au recueil Nouvelles d'une vie
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Texte court terminé ! Merci à Ancolies. |
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