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Ô parler à un père - Commentaires

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Ancolies

Ancolies Le 14-11-2019 à 11:30

Sincérité, simplicité, vous avez tout dit Mireille.

Aubussinne

Aubussinne Le 13-11-2019 à 22:25

Oui vous dîtes vrai. Ma petite fille grandit de deux centimètres chaque fois que je la vois et chaque fois son corps et son esprit change. Alors il faut se parler avec des mots simples de la vie, de la vie toute simple, sincère. Merci! Mireille

Ancolies

Ancolies Le 11-11-2019 à 13:52

Merci Sally de ton enthousiasme. Écrire ce que l'on a sur le cœur est très simple. Pas besoin de mots alambiqués, de fioritures, d'effets de style. La vie en prose fonctionne aussi très bien pour un auteur de chansons. D'ailleurs, dans mes chansons je me soucie très peu des rimes. Je m'en méfie même. Si elles dictent l'idée, si elles la remplacent, il faut les laisser au placard. Je radote : la simplicité est sans prix. Dans l'écriture et dans la vie. Pour en revenir à mon texte et comme je disais à Véronique et Manu, chaque fois que mon fils de 23 ans me dit Papa, je ressens une grande émotion. Je crois que tu es mère, tu dois connaître cela aussi. Bisous ma chère Sally.

Sally

Le 11-11-2019 à 10:47

Purée ! Ton texte est SUBLIME de A à Z ! À travers le récit du manque de tes parents et en l’occurrence de ton père comme le souligne ton titre, c'est une belle et grande leçon pleine de sagesse que tu donnes et ça n'a pas de prix alors je te dis un grand MERCI pour ça ! Il y a des passages qui m'ont tout particulièrement plu et ont retenu mon attention par leur beauté et leur intensité ! «[...] l'errance, elle est instructive, elle nous oblige à chercher, à se chercher et si on est obstiné à peut être se trouver» ; «Nos fronts sont nos propres frontières, nos mots sont aussi nos barrières.». La conclusion est très touchante ! Les applaudissements s'imposent d'eux mêmes ! ???????

FABS

FABS Le 10-11-2019 à 13:47

Je connais ce sentiment là aussi. Mon premier amour (en tout cas, la 1ère fille avec qui je suis sorti plus d'1 ou 2 jours), quand elle m'a quitté, j'ai cru que j'avais versé toutes les larmes de mon corps. Même mes amis n'arrivait pas à me consoler. Le jour de l'enterrement de mon père, c'était pire. Depuis, j'ai du remplir environ 3 ou 4 vases. Tu l'auras compris, je suis un grand émotif. Mais je vais pas m'en plaindre, c'est ça qui a plu à ma future épouse quand on s'est rencontré, peu de temps après ma rupture evoquée juste avant.

Ancolies

Ancolies Le 10-11-2019 à 13:15

Merci Fabs de ta lecture. Perdre son père à 14 ans c'est très jeune. Ce texte t'a fait couler une petite larme, j'espère que tu avais avec toi un grand vase pour la recueillir. C'est précieux les larmes. Je crois que la dernière fois que j'ai pleuré c'était il y a une dizaine d'années. Une fille venait de me quitter et c'était la fin du monde. Un jour j'ai sangloté 1h1/2 dans ma voiture sans pouvoir m'arrêter alors que j'étais supposé m'occuper des mômes du club de foot de mon fils.

FABS

FABS Le 10-11-2019 à 11:45

Bonjour, Ancolies. Un tendre moment de vie tout en substance et en émotions. L'absence de parents est toujours difficile à vivre. J'ai perdu mon père à 14 ans, il m'a beaucoup manqué pendant toutes ces années où j'ai grandi, il me manque encore. J'ai grandi avec cette sensation, et j'espère que mon fils ne la vivra pas, qu'il profitera de moi et de sa maman le plus d'années possibles. Merci pour ce partage riche de nostalgie et de sentiments qui a fait couler ma petite larme. Avec toute mon amitié. Fabrice.

Wolfgang Warren

Wolfgang Warren Le 09-11-2019 à 10:26

Bravo pour tout ceci Ancolies. Oui, produis-le et faites de la scène ensemble. Que peut-il y avoir de mieux pour vous deux ? Ciao l'ami, WW

Ancolies

Ancolies Le 09-11-2019 à 10:07

Salut Manu. Manifestement je t'ai touché en plein cœur avec ce texte pourtant tout simple. Si je ne me trompe pas, tu m'as dit une fois que ton père était malade. Il me semble que c'est forcément de son âge. Moi-même, sans être vraiment malade je commence à accumuler tous les petits bobos de la vieillesse. Si j'ai la lucidité de m'apercevoir que je chope Alzheimer, j'achète des médocs ad hoc sur internet et dégage fissa. Je ne me laisserai pas décrépir. J'ai aussi un colt mais cela serait un peu violent pour mon fils. Ceci dit rien ne presse évidemment, j'en ai des choses à faire encore et toujours. Pour revenir à mon texte et comme j'ai dit à Véronique, quand mon fils de 23 ans me dit Papa, je ressens une émotion et je suis fier. De quoi ? De lui, de moi, de tout, d'avoir fait la nique d'amour à cette chienne de vie. Je pense que tu connais ça très bien. Au grand désespoir de ma noble famille à laquelle un punk rocker suffisait amplement, mon fils va faire un EP de rap et je vais probablement le produire. Et qui sait, peut-être ferons-nous de la scène un jour ensemble... Bon we cher WW.

Wolfgang Warren

Wolfgang Warren Le 09-11-2019 à 0:14

Comment tu viens de me bouleverser Ancolies, j'ai dit des grossièretés chez moi devant mon écran que je ne répèterais pas par écrit, mais cette prose m'a vraiment fait dresser les poils et la conclusion de ton poème, parce que c'en est un à mes yeux, est exactement ce que j'ai répondu à une gamine de cinquième il y exactement vingt ans quand elle m'a demandé quel était pour moi le plus beau mot de la langue française. Pff, que de beauté dans ton texte, tu t'es vraiment mis à nu et ce que je viens de voir m'a ému. Bonne fin de soirée, bravo, à bientôt, et merci aussi, WW

Ancolies

Ancolies Le 08-11-2019 à 23:56

Oui Véronique, mon enfance a été terrible, mais celle de mon fils super, même s'il trouve très difficile d'avoir 20 ans en ces temps troubles, économiques, technologiques, écologiques où nous vivons.

Lucie.

Le 08-11-2019 à 21:40

Pareil avec mes enfants, je suis fière d'eux autant qu'ils le sont de moi, et quand ils me disent "maman', je ressens moi aussi toujours la même émotion, et ils savent en moduler l'intonation pour me faire fondre... C'est quand même génial d'avoir réussi à ne pas reproduire le modèle que l'on a subi...

Ancolies

Ancolies Le 08-11-2019 à 20:58

Merci de ta lecture Véronique. Content de t'avoir touchée. Quand mon fils de 23 ans me dit Papa, je ressens toujours une émotion. Et je suis fier.

Lucie.

Le 08-11-2019 à 19:45

Bonsoir Ancolies, un texte dépouillé de toutes fioritures inutiles pour aller à l'essentiel, comme tu sais le faire, et c'est aussi ce genre d'écrit qui retient mon attention. Tes mots me parlent et me touchent, des parents partis trop tôt ou toxiques, des enfants qui ont su ne pas reproduire ce modèle, malgré les manques, les errances, et qui voient leurs "petits" s'éloigner à leur tour avec une certaine mélancolie, mêlée à une grande fierté. Mais ceux-là auront eu leur dose d'amour, seront fiers de leurs parents quoi qu'il arrive, et reviendront toujours vers leur nid. Et "papa" et/ou "maman" seront des mots qu'ils prononceront toujours avec une certaine émotion... Ta pause-mélancolie m'a émue... Véronique.