
Fin de stase Ding dong dang, me serine ma tête. Après un temps indéfini, je me rends compte de ma sortie de stase. L’ordinateur de bord ne m’explique pas le pourquoi du comment juste mon présent où l’astronef censé m’amener sur Uranus file dans la direction opposée. Je suis mal. Et ma rapide évaluation des réserves en nourriture ne me promet pas une longue durée de vie. Je me décide à appuyer sur le bouton rouge d’urgence tel que préconisé dans le manuel de bord. - C’est à quel sujet ? Cette ...
Message de Kepler-199z La séquence de mise en orbite s’amorça sous la supervision de l’ordinateur de bord, une intelligence artificielle embarquée dernier cri dénommée SISTER. Les passagers sortaient de leur longue période de sommeil, une phase de stase de quatre années. Le voyage à destination de Kepler-199 z prenait fin. Ils pourraient étudier cette planète et peut-être, par la même occasion, découvrir ce qu’était devenue la précédente mission dirigée par le commandeur Wilson. La sphère ver...
La mer La mer, les nuages et le soleil s’offrent à mes yeux dans un tableau coloré, une trilogie romantique digne de William Turner. « Pierre, il est temps de repartir » me rappelle ma sœur Isabelle, ma confidente du moment. Je me retourne et la regarde. Elle me prend la main et me ramène à la voiture. Je lui propose de prendre le volant mais elle refuse, invoquant son envie de conduire. Je suppose qu’elle veut me préserver car je suis fatigué par de longues nuits sans sommeil passées à ressa...
Cinq minutes de causette Joe déambulait dans la grande rue, ne sachant pas trop quoi faire de sa journée. Le bar de Moe n’ouvrait qu’à cinq heures et les salles de rêverie affichaient déjà complet. Il aperçut un petit bonhomme tout fripé, assis sur un banc public. Joe pensa que taper la causette l’occuperait bien cinq minutes. Ce serait mieux que rien. Il se dirigea vers son futur nouveau copain. - Salut, moi c’est Joe ! - Bonjour Joe ! Je m’appelle Sigmund. - Vous faites quoi, là, Sigmund ? ...
Le professeur Glouque n’en revenait pas : il avait devant lui un cerveau qui vivait et communiquait après une décapitation. Ce n’était pas banal. Les autorités compétentes l’avaient dépêché sur place pour évaluer la situation. Les services secrets et le gouvernement français souhaitaient savoir ce qu’une telle découverte apportait à la France, sinon cette singularité encéphalique terminerait à la poubelle. Le propriétaire de l'encéphale, un jeune postier, avait été percuté par un engin agrico...
Faut pas contrarier les fous ! Mademoiselle Martinot rentra dans la classe, salua ses trente-sept élèves d’une belle révérence et entama son étrange chorégraphie, une chanson de gestes sans paroles ni musique, entre le no japonais et le mime Marceau. Elle sautillait sur l’estrade, lançait des craies en l’air, tordait les quelques éponges restant au tableau. Corentin se retint de rire. Il regarda à droite et à gauche pour savoir si ses camarades de classe le prenaient aussi bien. Apparemment, ...