
Fin de stase Ding dong dang, me serine ma tête. Après un temps indéfini, je me rends compte de ma sortie de stase. L’ordinateur de bord ne m’explique pas le pourquoi du comment juste mon présent où l’astronef censé m’amener sur Uranus file dans la direction opposée. Je suis mal. Et ma rapide évaluation des réserves en nourriture ne me promet pas une longue durée de vie. Je me décide à appuyer sur le bouton rouge d’urgence tel que préconisé dans le manuel de bord. - C’est à quel sujet ? Cette ...
Cinq minutes de causette Joe déambulait dans la grande rue, ne sachant pas trop quoi faire de sa journée. Le bar de Moe n’ouvrait qu’à cinq heures et les salles de rêverie affichaient déjà complet. Il aperçut un petit bonhomme tout fripé, assis sur un banc public. Joe pensa que taper la causette l’occuperait bien cinq minutes. Ce serait mieux que rien. Il se dirigea vers son futur nouveau copain. - Salut, moi c’est Joe ! - Bonjour Joe ! Je m’appelle Sigmund. - Vous faites quoi, là, Sigmund ? ...
Le professeur Glouque n’en revenait pas : il avait devant lui un cerveau qui vivait et communiquait après une décapitation. Ce n’était pas banal. Les autorités compétentes l’avaient dépêché sur place pour évaluer la situation. Les services secrets et le gouvernement français souhaitaient savoir ce qu’une telle découverte apportait à la France, sinon cette singularité encéphalique terminerait à la poubelle. Le propriétaire de l'encéphale, un jeune postier, avait été percuté par un engin agrico...
Faut pas contrarier les fous ! Mademoiselle Martinot rentra dans la classe, salua ses trente-sept élèves d’une belle révérence et entama son étrange chorégraphie, une chanson de gestes sans paroles ni musique, entre le no japonais et le mime Marceau. Elle sautillait sur l’estrade, lançait des craies en l’air, tordait les quelques éponges restant au tableau. Corentin se retint de rire. Il regarda à droite et à gauche pour savoir si ses camarades de classe le prenaient aussi bien. Apparemment, ...