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Tu auras mon humour nécessaire - Texte court

Texte court " Tu auras mon humour nécessaire" est un texte court mis en ligne par "Ancolies"..

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Tu auras mon humour nécessaire

Non, ne me parlez pas d’amour svp, plus jamais d’amour, j’en ai plus que soupé, change de disque, de cantique, maudit Dick, parlez-moi d’humour. Que serait la vie sans humour ? Comment ferions-nous pour avaler les vipères et couleuvres de toutes les dimensions, de tous les venins, de toutes les couleurs que l’on nous assène à tours de bras au fond du gosier ? On ? Le jt, encore et toujours la tv réalité et la saloperie de publicité, tes collègues, ta femme, tes amis, l’infâme gérant de ton hyper… Que serait la vie, que serions-nous sans le secours d’une solide autodérision ? Un ramassis de pleurnicheries, de renifleries… Ton horoscope te l’avait prédit, arrête-là toutes tes renifleries (auteur ? introuvable, 1000 pts). Comment traverserions-nous la trahison si nous n’étions capables de nous en tenir les côtes ? De pouffer au soleil ou au silence. Oui, que serions-nous si nous n’étions capables de nous moquer de nous-même face à toutes les nouvelles conneries que nous sommes à même de commettre chaque jour que Dieu fait ? Diable que j’ai été con ! C’est rien ça, que dalle, du pipi de chat, tu feras pire la prochaine fois. Comment subirions-nous les agressions ou les pétages de plomb divers et variés qui nous enveloppent chaque nouvelle journée ? Que deviendrons-nous après un burn out si l’on ne pouvait compter que sur son sérieux ? Que serions-nous si, chiffons sales, nous n’étions à même d’aller nous taper une bonne cuite avec les copains après qu’elle se soit écriée dans l’après-midi Ciel mon mari ! Non, tout cela est trop drôle, raison pour laquelle j’ai du mal à supporter tous les Léo Ferré et Bernard Lavilliers de la planète, entre autres quidams porteurs du flambeau de l’importance de ces messieurs dames. En voilà qui ne se moquent pas d’eux-mêmes, que cela est difficile à entendre. Non ce n’est pas extra. Nous n’avons beau être que loques, sacs de cendres, sans humour comment regrimperions-nous 1.000 et 1.000 fois la côte, la pente ? On s’ fait descendre comme des pieds-tendres et on se relève (chanson à moi, zéro pt). La vie n’est qu’une vaste prairie de limonade. Comment supporterions-nous nos jambes pour toujours marquées de profondes cicatrices de psoriasis ? Une seule réponse : royal air foutre. Et puis quoi, j’ai 168 ans, je ne suis pas une starlette qui cherche à faire sa place à Hollywood ou sur la Croisette.

Oui, comment supporterions-nous la mélancolie si nous n’étions capable d’en faire un grand réservoir de poésie ? Heureusement que nous ne savons pas ce que nous faisons et que nous en fichons. Fichons sales je viens de vous le dire. Et pourquoi celle de tout-à-l’heure ne s’écrierait-elle pas pour changer un peu Ciel mon amant ? Cela varierait agréablement les agréments, les surprises. C’est sa première surprise-party, ça fait 23 fois qu’elle vous le dit. A chaque fois la première fois, c’est chouette ça, j'adore Sheila. Prince sans rire, c’est pas mal non plus. L’humour froid, flegmatique, peut-être britannique. Jeune j'avais lu Le loup des steppes d’Hermann Hesse. Dans mon souvenir il y célébrait l'Humour avec un grand H, affirmant que sans lui la vie ne serait pas supportable (j'ajoute tolérable). Je l'ai relu récemment et n'ai pas trouvé trace de ce passage. Qu'importe, je vais mentir en décidant de me référer à mon souvenir. De toute façon, de lui ou d'un autre, l'assertion reste la même. Ici-bas, pour accepter et porter tout ça sur nos frêles épaules j'ai un leitmotiv, nourri chaque jour par les événements petits ou grands : De ce spectacle ici sur terre. Franchement c'est tellement hallucinant que c'en est finalement poilant. C’est que t’as une courte vue me direz-vous en nombre. Que non, je suis hypermétrope, je vois les choses de loin, c’est mieux ainsi. Parce que tout me le montre chaque jour que ce n’est pas possible, pas dans ce monde-ci que mes aspirations fraternelles d'entente et d'harmonie puissent se déployer, jamais personne - si, quelques-unes - qui ne vienne s’asseoir sur le grand filet bleu que j’ai déplié pour inviter quiconque à s’y poser, mieux s’y installer. Notez cela me pousse à pardonner et encore pardonner, moi qui pourtant tente de m’endurcir après avoir été toute ma vie trop gentil, ce que je ne vais quand même pas regretter notamment parce que cela m’aura valu nombre et nombre rencontres enrichissantes, mais est-il utile de répéter à l’infini les mêmes erreurs qui vous ont nui ? Non, revenons à nos houblons (une bonne pinte de bière est parfois nécessaire dans la vie d'un homme) et soyons l'instant, rien que l'instant, d'une phrase sérieux : il n'y a de vie qui vraiment vaille, il n'y a de liberté sans une autodérision à toute épreuve. Notre Tout-Puissant n'aurait créé Satan s'il ne désirait se divertir en nous conviant ici-bas à une folle et échevelée partie de marrade. Alors les ami(e)s, quand est-ce qu’on chante, qu’on danse, quand est-ce qu’on rit ? Rire, la vache ! Invitons-les au joyeux bal de vivre les représentantes syndicales du célèbre fromage, elles s’y connaissent elles en joyeusetés bravaches, elles en sont même d’herbe grasse très grassement rémunérées pour cela, tandis que, les doigts poisseux, nous nous échinons, telles les chouineuses qu'aux fins fonds de nous-mêmes toujours nous sommes et demeurons, pour parvenir à extraire  de leurs infernales enveloppes d’aluminium nos si misérables portions de ce met délicieux. Eh oui, encore une bonne blague de nos immortels amis les cieux bruns et bleus. 

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Ancolies

15-09-2025

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Tu auras mon humour nécessaire appartient au recueil Nouvelles du monde

 

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