Le feu est étain
Tu fais l’instant, forgeron des parfums à chaque mille et une nuits
clarté, fragile et subtile en dedans tous les sens
ODORAT
à plus d’un aux yeux aveugles tu chauffes les paupières
VUE
sticks ardents, arche-en-cieux
nous mourrons ensemble vieux frère
le tombeau des regrets
rien dans les poches, rien dans la main
le feu est étain
Vivante volonté jusqu’à quand ?
guerrière du désir tu attends son repos,
chasseur de liberté t’as ressenti tes hormones ?
votre fatigue est aussi volontaire témérité
comme je suis donc je peux toi aussi
rock sans défense, la monotonie ça existe ?
l’Un du Tout t’y crois aussi, combien de temps l’à quoi bon de ta défonce ?
nourrit l’amour pour ce qui vient
le feu est étain
Contrôle de la main du bout des doigts y’a du travail encore
digitale frontière le miroir est le mur, un conte de fée sans chair ni charme
elles te retiennent ces menottes, les tiennes ?
du blé rien à battre, le pire est de chômer
Humble devant les palpitations cardiaques, nécessaires ?
assez fort
tu gardes le tempo
le soleil en toi-même, c’est là que ça joue
cœur de multiples
éternel plan B du A
c’est dans le baba du b,a à ba
là, b se voit en a, à Zaid fini l’désert fini l’égo
Musique et voix les paroles fuient
bas les masques mets nous encore un t
transport n’est pas voyage, t’es drôlement culotée
sur ta ligne de conduite qui t’emporte par la fuite la suite
peu importe, tes jambes te portent, jukebox
t’es pas nickel, pas besoin d’un
la mesure des choses, rimes de tes mains
joyeux pèlerin et tes petits bâtons
le rythme dans la peau, tendue dessus tu frappes
sans dessous dessus
à contrecourant
une septième corde
le feu est étain
Petite globule, tu roules caillou
emporté par le sang
nulle lutte nulle caste, grâce n’est pas d’esprit
futé peut-être mais pas malin, nécessaire, bison sans corne
fidèle, la classe tu l’as, et je bouge bien
solos contre le temps, mâle de mère, la tasse et vite
passé, ce break, ça colle, en avant
t’assures batteur, pour sûr, du nouveau
le vent la pluie depuis toujours
je nous sens refaire la vie mon amour
Rouquine notre funeste amour
première en tout déjà
où tu vas comment t’es venue ?
je retourne d’où je viens, te rejoins
l’as-tu bu déjà aussi ?
tel je fus, qui des forts des faibles ?
du monde à l’intérieur, des roses dans les jardins
visage blanc terre rougie maintenant
la transatlantique du buveur assoiffé du sang des Sioux
peuple des peuples, notre passage
navigateur raté tu tremblais bien avant le sac de marin
faible d’abord, de prêtres en prêtres jusqu’à quand ?
Batteur musicien, amour cœur
humilité, intempestif
mieux placé le retrait du sage
virilité, je te métisse avec bonheur, rien de sexy alors vraiment top loin la remontée des jupes
ça participe aussi évidemment
mais chacun son boulot son ticket
et tu roules inconsciemment encore un super joint demain
au moment précis du plus bref éclair
juste avant midi comme lui l’a voulu aussi
intempestif création
l’espace le temps passe
océan avec toi je me lasse
souvenir de l’oubli pour après
rien ne bouge parfois
ce moment-là et le beat
le tempo dans la peau
et chacun son boulot
là en moi déjà
le feu est étain