"Dracula de Besson" est une critique de film, Théatre, série mise en ligne par
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Dracula de Besson
Dracula. Donc, je me dois d'aller le voir. Besson. J'y vais à reculons. Non mais vraiment ! Quelqu'un peut réussir à faire comprendre à Besson que le cinéma, c'est sérieux. Qu'il faut un scénario. Une vision. Une idée. Que le sel d'un film n'est pas dans le paquet de popcorn ? Les moyens se voient. De beaux décors, de beaux costumes, une lumière satisfaisante (sans grande recherche néanmoins). Et encore, je suis gentil pour les décors. Le gothique, ça demande des efforts (cf. le "Nosferatu" d'Eggers). La musique de Danny Elfman ne suffit pas. Et quand on emprunte la silhouette du château et les serviteurs du Comte à Disney ("La Belle au bois dormant", "La Belle et la Bête" et "Le Bossu de Notre-Dame" - pour les gargouilles...), c'est qu'on n'a pas bien compris à quoi on a affaire. Même si le film lorgne plus sur l'adaptation de l'adaptation du roman par Coppola que sur l'adaptation du roman lui-même (surtout au début), Besson n'arrive pas à la cheville du génie visuel de l'Américain. Matilda De Angelis a beau en faire des tonnes, elle est ridicule et ne s'approche jamais de la Lucy de Sadie Frost. Zoë Bleu est correcte, mais elle ne rivalise en aucun cas avec Winona Ryder en Mina. Christoph Waltz fait ce qu'il peut (même si l'exploitation de son talent polyglotte est bien superficielle, Besson n'est pas Tarentino non plus), en Van Helsing du pauvre qui a perdu jusque son nom (?!?). Et que vient faire Guillaume de Tonquedec dans une telle galère ! Qu'on nous rende Gary Oldman aussi, par pitié ! Autant se régaler avec l'original plutôt que de se contenter d'un clone pâle. Je ne m'arrêterai même pas sur les guerriers roumains du XVème siècle qui parlent anglais avec un vague accent russe... [Edit] Je me suis rendu compte que j'avais oublié une autre raison d'être catastrophé par le film. Coppola, Disney, mais aussi Patrick Süskind, enfin, j'ai bien peur que ce ne soit plutôt Tom Tikwer, comme dernière source d'inspiration. Ce nom ne vous dit rien ? C'est dire combien il est oublié car oubliable. C'est le tâcheron qui a raté l'adaptation du "Parfum" ("Perfume : The Story of A Murderer", 2006) malgré Ben Whishaw, Alan Rickman et Dustin Hoffman ! Car Dracula emprunte aussi à Jean-Baptiste Grenouille ! Comme lui, il a parcouru le monde afin de se constituer un parfum qui est la source de son pouvoir absolu de séduction. Tout ça pour tourner une séquence qui tombe dans le ridicule le plus absolu, sorte de relecture du finale en partouze générale du film de Tikwer, où le cher Comte mord à tour de mâchoire des dizaines de femmes à la cour de Versailles. La métaphore traditionnelle de la défloration, figure quasi imposée de toute histoire de vampire, est transformée en une sorte de happening, une série de viols, où les victimes se pâment de désir et de plaisir. Besson est-il stupide ou le fait-il exprès ? Quand j'affirme que c'est n'importe quoi, je pèse mes mots. |
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Dracula de Besson
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Critique de Film, Théatre, série. terminée ! Merci à Chrismath. |
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