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Je suis mort, qui qui dit mieux ? - Commentaires

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Ancolies

Ancolies Le 16-04-2023 à 8:47

Bonjour Djoane. En fait je suis navré que vous soyez tombé sur ce vieux texte, confus à souhait, et que j'aurais du supprimer il y a longtemps. Il, ce texte parle de mon fils lorsqu'il a subi la séparation de ses parents. Nous habitions dans le Lot, c'est moi qui partais, à Toulouse pour rester proche de lui et venir le chercher tous les we. Il avait 5 ans et, bien que nous lui ayons répété répété répété qu'il avait toujours son papa et sa maman, l'annonce de cette séparation a signifié pour lui ma mort puisqu'il m'a texto demandé Tu vas mourir à Toulouse ? Cela m'a fait un coup de poignard dans le cœur lorsqu'il m'a dit ça, le traumatisme que nous lui infligions. Sinon, par rapport à sa mère, j'éprouvais plutôt du soulagement puisque cela ne marchait plus. Merci de votre lecture.

Djoane

Le 15-04-2023 à 16:08

Salut Ancolie. Votre texte est écrit avec émotion et il transpire la grandeur de votre mal-être. J'ai vécu une séparation similaire, et je crois comprendre que comme moi, vous vivez cette séparation comme s'il s'agissait d'une petite mort. Votre monde s'écroule et vous vous retrouvez avec un grand vide. Ça fait peur, ça fait mal, ça vous met le moral dans les chaussettes, surtout si cette séparation géographique s'accompagne aussi d'un éloignement du coeur... En somme, de sales expériences que nous inflige la vie. Certains noient leur chagrin en donnant tout à leur travail, d'autres perdent complètement pied et dépriment, et vous, vous luttez en écrivant. C'est beaucoup mieux et ça fait du bien. En tout cas je vous le souhaite ! Votre texte est déroutant, on ne sait pas très bien au premier abord de quoi il s'agit puis, on finit doucement par se faire une idée, mais tout de même, avec des doutes. Comme le dit Alain Pattou que je salue au passage, chacun pourra s'y retrouver un peu en fond de soi. En bref, c'est un texte qui parle à tout le monde !

Ancolies

Ancolies Le 26-10-2018 à 17:55

Bonjour Fontaine. Merci de votre commentaire sans concessions. Comme j'indiquais à Benabel il s'agit dans ce texte de la séparation géographique avec mon fils, lequel pour cause d'âge et de besoins professionnels va bientôt quitter Toulouse où à ce jour nous habitons tous les 2. Quand il ne sera plus là, je n'aurai aucune raison d'habiter encore ici et je me renseigne sur une fin de vie où je partirai habiter en Afrique. Il faut bien faire un jour ou l'autre son deuil. Si ça me fait mal ? La réponse est oui. Mais la vie c'est tourner des pages les unes après les autres. Merci de votre lecture et à bientôt.

fontaine

Le 26-10-2018 à 17:33

La séparation d'une manière générale n'est pas simple. Qu'elle soit définitive avec la mort ou juste physique, géographique, elle vous rend triste et un peu en colère. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens un fond rageur noyé dans le gris de l'au revoir. Votre écriture est toujours entière et sans détour, et j'aime bien. Bonne soirée. Armelle

Ancolies

Ancolies Le 25-10-2018 à 19:36

Cher Benabel, je crains que sur ce texte vous ne fassiez fausse route. Il -ce texte- est destiné à mon fils de 22 ans, lequel fils via les aléas de la vie notamment professionnelle va bientôt comme annoncé me quitter. C'est de cette rupture dont je parle, en l'associant à la rupture humaine vivre=mourir. Merci de votre lecture et votre com. Amitiés.

Benadel

Benadel Le 25-10-2018 à 19:17

Ancolies, si ce texte peut paraître à priori obscure, j’en ai cure, car il recèle certaines vérités qu’il conviendrait de méditer. 1) Si partir, comme l’on dit, c’est mourir un peu, la rupture amoureuse, c’est mourir complètement. 2) Le prix du bonheur des amants se paie souvent en tristes sentiments. 3) Celui de la désaffection se paie par l’évacuation. 4) Se croire revivre, comme dans les livres, nous rend pour un moment ivre, mais ne permet pas de survivre aux sentiments trépassés qui n’ont fait que passer. 5) Partager sa fortune n’est pas un viatique contre l’infortune. 6) Pleurer nos écarts de conduites peut s’avérer être trop tard quand l’autre est en fuite. Ancolies, j’ai interprété en vrac ce texte en étant peut-être complètement à côté de la plaque. Mes amitiés. David

Alain Pattou

Alain Pattou Le 25-10-2018 à 17:26

Je dois avouer que j'ai du te lire deux fois, j'aime ta façon d'écrire pas classique , un peu surprenante parfois mais toujours prenante, j'ai cru enfin je pense pouvoir saisir le thème profond de ce texte qui me semble t'être très personnel, mais chacun pourra s'y retrouver un peu , au fond de lui-même, quelque part... Amitiés.. Alain

Ancolies

Ancolies Le 25-10-2018 à 12:22

WW, ça doit être pour ça que depuis 40 ans je n'ai plus de nez.

Wolfgang Warren

Wolfgang Warren Le 25-10-2018 à 0:36

Hé bien, Ancolies, ce texte, on se le prend en pleine poire. Pour citer un rugbyman célèbre "heureusement que j'ai un nez, sinon je me le serai pris en pleine gueule". Une belle et noble quête, on dirait. A plus, W.W.