Connexion :

Pas là pour perdre - Commentaires

Navigation : > Pas là pour perdre > Voir les commentaires
Ancolies

Ancolies Le 21-11-2024 à 17:22

Ted bis : la part du gâteau pour les enfants gâtés... et les escrocs.

Deogratias

Deogratias Le 21-11-2024 à 16:39

Re moi Ancolies, toujours le sens de la provoc et de la dérision...J'espère bien, quant à moi, non, je ne l'espère pas, je le vis, que la joie puisse se trouver ailleurs qu'en "tirant sur un bédo"..:):).Bonne soirée. Sylvie.

Ancolies

Ancolies Le 21-11-2024 à 16:11

Bonjour fidèle Ted. Certes je n'aime pas les geigneries, sans pour autant avoir naturellement droit de juger celui qui les émet. N'empêche que quand j'entends des quidams qui sont au RSA et à la CMU par choix se plaindre et râler, je ne peux m'empêcher d'être agacé par la critique qu'ils font de ce système qui fait que nous avons sans doute en France le système social le plus généreux du monde. Quant à l'intelligence c'est d'être heureux, cela me paraît être du simple bon sens si l'on ne choisit pas de mettre soi-même un terme à son séjour dans cette vallée de larmes. Et de charme aussi grâce aux jolies dames. Pour le reste, faisons notre boulot comme il se doit, soyons à l'heure avec nous-mêmes (dans nos pays occidentaux) et nous aurons rempli notre part. Pas du gâteau, ça c'est réservé aux enfants gâtés, mais du Qu'as-tu fait de ton talent de la Bible, mais cela pourrait être tout autant de l'almanach Vermot qu'encore une fois du simple bon sens. Je vous remercie de votre lecture et vous souhaite une bonne fin de semaine. Amicalement.

Ancolies

Ancolies Le 21-11-2024 à 15:32

Bonjour Deo. Or donc, selon vous et votre formateur e.s. philo, on choisit la joie, on la décide. Perso il y a longtemps que j'ai choisi la bonne humeur et le pardon mais la joie c'est une autre histoire. Pour être joyeux j'imagine qu'il faut un tantinet être insouciant, ce qui n'est pas tellement mon cas. Je n'ai pas cette joie de vivre dont vous parlez et me considère bêtement heureux puisque je ne suis plus malheureux. J'avais la joie et la tchatche quand j'étais dans les addictions, ce qui n'est plus le cas. Mais il m'arrive de tirer parfois encore sur un bédo qu'on me fait passer et je dois hélas avouer que cela me rend joyeux (et me donne des idées). Quel dommage qu'il faille en passer par là. Sinon mon humeur est plutôt étale avec encéphalogramme plat. Je crois que je n'aime pas assez, carence de l'enfance. Vous parlez aussi de gratitude, j'en ai fait un texte https://www.de-plume-en-plume.fr/histoire/gratitude mais je crois qu'il est dans mon bouquin La Joie Mélancolique que vous avez lu. Toujours ce pessimisme jubilatoire défini par le philosophe Cioran. Mais la mélancolie est également oésie alors je ne la regrette pas. Bonne fin de semaine à vous.

Ted

Ted Le 21-11-2024 à 8:21

Bonjour Ancolies, j’aime cette rage lucide qui refuse l’amertume, l’auto-apitoiement et les faux-fuyants. C’est percutant, sans concession, et ça fait du bien. Vous balancez une vérité universelle avec un ton à la fois provocateur et salutaire : "l’intelligence, c’est de choisir d’être heureux". J'aime bien aussi ce mélange entre la fête de la musique, les réflexions philosophiques, et le portrait d’une humanité tantôt pathétique, tantôt courageuse. Votre récit réussit à secouer sans juger, à montrer sans imposer. Merci pour cette bouffée d’air frais, brute et sincère. Amicalement Ted

Deogratias

Deogratias Le 21-11-2024 à 5:58

Bonjour Ancolies, "L'intelligence c'est d'être heureux", quand cet adage est à notre portée c'est une jolie manière de vivre. Le philosophe Martin Stoeffens avec qui je viens de terminer une session de philosophie sur la joie, disait que la joie existe en nous, la simple joie de vivre, avant même nos premières douleurs. En tout cas, elle est là, on ne peut pas toujours être malheureux, la joie fait partie de la vie. Donc, entrer dans la vie c'est entrer non pas seulement dans le malheur mais aussi dans le bonheur de vivre. Elle nous précède en quelque sorte. On ne peut pas voir et ne vivre qu'avec ce qui ne va pas en ce monde, on est fait pour la joie. "La joie sentiment du réel" : c'était le titre de cette session (citation de Simone Veil). Il disait que la raison peut CHOISIR la joie, que le coeur peut SENTIR la joie. Que c'est à la fois un sentiment et une décision. Que la juste donnée est entre les deux : L'action de grâce. Uniqument avec la raison, la joie serait juste un choix qui part de soi, égocentrique. Qui arrêterait à soi et qui excluerait beaucoup. Pris comme juste un sentiment, elle serait alors trop fluctuante, prise aux pièges des aléas de l'existence. On risque d'être ballotée sans arrêt. L'action de grâce (c'est à dire le remerciement) est jsute entre ces deux options. Elle est gratitude, vertu de religion (et non de religion) dans le sens d'avoir une direction vers autre chose que soi. Pas une question religieuse là dedans. Donc, cette gratitude, action de grâce est l'entre deux de la raison et du sentiment qui permet de rester dans une dynamique de joie. ...La joie c'est bien plus fort que le bonheur ou le plaisir. Car elle est immotivée, entière, soudaine et prend tout l'être. ...Voilà ce que j'ai compris de la joie. Il en parlait tellement mieux que moi !!...Avec tout plein de références de philosophes dont j'ignore tout. Je récite mais c'est une récitation volontaire. Cette session m'a fait beaucoup de bien. ...Je vois que la joie est une dimension de la vie et de notre être...La preuve, même en temps de guerre, de tragédie, les hommes ne peuvent rester dans une réalité macâbre sans revenir, malgré eux, à la joie. Même un filet de joie. Tout simplement parce qu'elle est immotivée, naturelle, qu'elle fait partie de nous...Enfin, voilà, il en parlait si bien...L'intelligence ce n'est donc pas le bonheur finalement car le bonheur inclut d'avoir obtenu certaines satisfactions, d'être dépendant d'un certain nombre de réalisations personnelles, de conditions pour être mieux...Alors que la joie est là, à porté de main, immotivée, sans raison première. On peut la trouver dans les plus petites choses, à tout moment. En ce sens, elle peut être,par la raison qui permet d'y réfléchir, un chemin de preuve de l'existence de Dieu (ou appel à la Transcendance)...C'était vachement bien ce cours...Quant à votre texte, ce refus des plaintes, des gérémiades etc, n'est pas donné à tout le monde. La dépression est souvent , en creux, une forme d'auto apitoiement. Mais ce n'est pas volontaire. Il faut du temps pour découvrir la joie présente dans le réel. Ce qui nécessite d'être dans le réel. Or, beaucoup n'y sont plus dans ce réel, mais dans un enfermement en soi par pathologie, tragédies, abandons et solitude. C'est alors à nous de les entourer, de ne pas les fuir parce qu'ils se plaignent mais de les entourer , ou à défaut, de leur montrer le chemin : celui d'une joie possible, toujours à portée de main...Je passe parfois par des épisodes de grande tristesse, ce qui n'est pas la dépression, c'est autre chose, la tristesse est parfois nécessaire, bienveillante, (pas besoin d'un antidépresseur pour ça ni d'un psy)...Le tout est d'en sortir...Ce que ne fait pas la dépression...Ce serait triste d'empêcher toujours le droit à la tristesse et donc à la plainte, il y aurait là une injonction au bonheur qui peut blesser...mais à condition bien sûr d'en sortir. Une pause mélancolie, un récit de soi n'est pas forcément, contrairement à ce que certaines personnes peuvent avoir dit, une preuve d'un égotisme absolue...la joie est une vertu, il s'agit de la cueillir entre deux "bas" , entre nos épreuves et même parfois au dedans...A condition de ne pas laisser les autres nous juger et nous critiquer pour nos éventuelles lourdeurs passagères. Juger l'autre c'est se couper de la joie. La vraie...Bref, voilà ce qui me vient ce matin au lever. Je rame avec vous, je pas gaie...ce passage là m'a fait rire : bon jeu de mots...A tout bientôt. Sylvie.

Ancolies

Ancolies Le 20-11-2024 à 20:10

Chère Hika, ce texte dit juste Pas là pour perdre, pas là pour l'amertume, l'aigreur, les plaintes, pas là pour un fois le travail fait ou la vie accomplie ce soit pour rien, pour du vent... Nos existences - puisque nous en sommes là par le mystère de la création - ont un sens, pas très clair certes, mais en tout cas pas là pour juste souffrir et être des loosers. C'est tout. A bientôt.

Hika

Hika Le 20-11-2024 à 16:48

" pas là pour perdre" , ni l'autre ni soi , qui et quoi . Que dites vous ici particulièrement et au juste Ancolies ? mais votre texte est important car il est là . Amikale et toujours sincère