Connexion :

Le nécessaire - Commentaires

Navigation : > Le nécessaire > Voir les commentaires
Ancolies

Ancolies Le 23-03-2026 à 10:33

Bonjour Andarioch. Merci pour votre lecture. J'aime bien ce que vous dîtes de l'ambition sr votre page de présentation. Françoise Hardy chantait L'ambition est inculte et je n'ai jamais vraiment réussi à comprendre ce qu'elle voulait signifier. La mienne : juste faire mon boulot au jour le jour, tant qu'il s'en présente un nouveau. Je vous souhaite une très bonne semaine.

Andarioch

Andarioch Le 22-03-2026 à 10:36

Bien vu! J’aime bien cette idée qu’on nous vende des prix. Ça n’a rien de vraiment étonnant en fait. L’achat compulsif se caractérise par un shoot de dopamine. On veut, on prend, on est content. Du coup quand en plus on a l’impression de faire une bonne affaire, c’est l’extase. Et comme on prend rarement 20 secondes pour réfléchir, on passe à côté du fait que c’est l’acte d’achat qui nous fait tripper, pas le produit acheté. On peut toutefois se poser la question de savoir si c’est si grave que ça. Et comme souvent la réponse se trouve, à mon sens, dans un entre-deux inconfortable, tant notre société nous pousse à nous positionner d’un côté du ring, ignorant toute notion de nuance. C’est en observant mes filles, étudiantes, s’offrir des petits plaisirs fringues à Emmaüs (leur enseigne favorite), que je me suis rendu compte qu’on pouvait consommer frivole sans tomber dans l’inutile, se faire plaisir en gardant des valeurs, remplir le placard mais pas le compte en banque de multinationales qui s’enrichissent sur le dos de bangladeshis prépubères. Il faut juste bannir le clic, l’achat internet, polluant, déshumanisant, mesquin.

Ancolies

Ancolies Le 07-03-2026 à 13:39

Merci Marc pour l'info Shein, hélas, bien que je me sois précipité il était trop tard : rupture de stocks. Me reste à scroller et scroller d'enseignes en enseignes pour rattraper le coup. Je vous laisse, j'ai du taf, vous le comprenez sûrement j'espère. Juste le temps de vous souhaiter un bon we avant que de m'y mettre.

Toucanos

Toucanos Le 06-03-2026 à 20:42

Merci Ancolies pour ce rappel de nos addictions et de notre consumérisme de toutes ces choses inutiles dont nous n'avons pas besoin, sauf pour exhiber ses "richesses". Effectivement on nous vend des prix et non des biens. Vous avez raison, moins on possède plus on est riche de temps à vivre. Mais je profite de cette opportunité pour vous informer que sur Shein, les porte-clés sont actuellement à un prix imbattable jusqu'à demain. Ne manquez pas cette affaire en or ! Amicalement, Marc

Ancolies

Ancolies Le 06-03-2026 à 16:42

Bonjour Abdellah. En fait j'ai l'impression que mon texte enfonce des portes ouvertes, bien qu'elles restent bien fermées quand même. Car s'il est vrai que le covid a pour beaucoup mis à nu nos dysfonctionnements, aussitôt que l'orage est passé tout rentre dans l'ordre, ou plutôt le désordre. C'est comme une certaine forme d'ingratitude : il faut perdre les choses pour en réaliser la valeur ; le volet mécanique ne fonctionne plus, ma voiture ne démarre plus c'est la merde, mais aussitôt que c'est réparé on n'y songe plus au lieu de remercier le ciel chaque fois que le volet ou la voiture fonctionnent. Vous dîtes que toutes ces choses que nous accumulons servent surtout aux regards des autres : c'est le premier critère de la bourgeoisie, le souci des apparences. Cependant je crois que cela va au-delà, un besoin compulsif de consommer, un vertige que l'on ne peut maîtriser, le piège s'est refermé. Enfin, moi je suis lassé de me battre contre des évidences et des moulins à vent même si en fait je ne sais/ne peux faire autrement. Bonne fin de semaine à vous.

Abdellah

Abdellah Le 06-03-2026 à 3:00

Bonjour Ancolies, Votre texte rappelle une chose que beaucoup d’entre nous redécouvrent seulement lorsque la vie nous secoue un peu. Lors des tremblements de terre, des maladies ou plus récemment durant la pandémie, on voit soudain apparaître l’essentiel : un toit sûr, de quoi manger, et la santé. Tout le reste perd très vite l’importance qu’on lui attribuait la veille. Le confinement l’a montré d’une manière presque ironique : un simple tee-shirt et un short suffisaient largement. On réalise alors que beaucoup de choses que nous accumulons servent surtout au regard des autres. Ces moments-là agissent comme un rappel discret : l’essentiel n’est pas dans ce que nous possédons, mais dans ce qui nous permet simplement de vivre. Cordialement Abdellah