Connexion :

Le cycle - Commentaires

Navigation : > Le cycle > Voir les commentaires
Ancolies

Ancolies Le 06-03-2026 à 20:16

Bonjour Marc. En effet nous disparaissons inachevés, certains ayant cessé toute activité en raison d'incapacité, d'autres en pleine action, mais quelle différence, aucune, tous inachevés, d'amour inachevés. Disparaître : guère d'importance non plus, même si nombre le craignent, même si nombre craignent le sombre et de toute façon nous n'en savons rien. Un bout de chemin, rien qu'un bout de chemin, si long ou si court qu'un jour long et court n'ont plus cours, et ici-bas sur terre tout est alentour. Merci pour votre lecture, je vais aller lire vos chers amis. A bientôt.

Toucanos

Toucanos Le 06-03-2026 à 18:46

Bonjour Ancolies, c'est une belle description d'un chemin de vie de la naissance qui nous entraine inexorablement vers la mort. Mais est-ce un cycle ou un chemin rectiligne? Enfin, pas tout à fait: à chaque choix qui se présente à nous on doit assumer la direction à prendre. Il n'y a aucun retour en arrière possible. Mais l'important est d'aller de l'avant, profiter de l'instant présent, ne pas se laisser enliser dans la masse ou la nasse, sans doute le seul moyen d'éviter le regret et d'accepter la mort en toute sérénité. Mais quoi qu'il en soit, vous avez raison, nous disparaissons inachevés. Mais quelle importance ! Amicalement, Marc
PS: mon dernier poème "Chers Amis" sur le bout du chemin rejoint un peu ce commentaire.

Ancolies

Ancolies Le 20-02-2026 à 11:38

Bonjour Albert. Merci de votre lecture et analyse très approfondie. Ce texte peut apparaître partant dans plusieurs directions mais en effet il n'y en a qu'une : son titre, le cycle, l'éternel recommencement du parcours humain. Et les différents positionnements que l'on peut allouer chacun à son propre parcours. Comme tout un chacun je ne peux aller en arrière, réécrire ma vie. J'ai choisi les chemins qui, aux besoins de mes yeux et mon âme, font sens, quand bien même le prix à payer. Je n'ai pas à le regretter. A l'hiver de ma vie, toute chose est pour moi à sa place et si c'était à refaire je m'y prendrais de même. Comme je le dis ce n'est même pas une question de choix mais d'obligation. L'obligation de ma propre vérité même si bien entendu j'ai de tas de fausses idées, de fausses images de moi-même. Peut-il en être autrement dans notre petite condition d'humanoïdes ? Je tente de me regarder en face dans le miroir et j'y vois nombre et nombre de trous noirs, d'incompréhensions, de lacunes. Les manquements du monde que je dénonce commencent par les miens. Excepté peut-être que je refuse d'en rester placidement là. De toute façon, quelque soit le chemin que l'on emprunte, nous disparaissons inachevés. Cela ne me pose pas de problèmes. Il en sera eut-être différemment à l'heure ultime, peut-être y trépignerai-je des pieds mais en effet aujourd'hui et depuis longtemps je regarde la mort avec beaucoup de sérénité. A bientôt Albert. Amicalement.

Deogratias

Deogratias Le 20-02-2026 à 6:54

Ancolies,...la masse...la poussière...aucune prairie éternelle...l'instant présent devant son miroir d'étain où la buée s'éteint..tu t'éteins..tu t'éteins...Bonne route sur ce chemin éteint . Sylvie.

Albert B

Albert B Le 19-02-2026 à 19:51

Ancolies, vous décrivez avec une intensité rare le parcours de la vie, de la naissance à l’âge adulte, et la manière dont chacun se construit dans son environnement. J’ai perçu dans vos lignes le contraste entre l’innocence de l’enfance et la complexité du monde adulte, la façon dont l’expérience, la réflexion et les décisions façonnent ou limitent l’existence. Vous soulignez très justement que beaucoup restent prisonniers de ce que vous appelez « la masse » ou « la nasse », incapables de prendre pleinement conscience de leur liberté et de l’ampleur de leur choix. Cette idée est à la fois implacable et vraie : elle rappelle combien l’immobilisme, l’absence de réflexion, ou la simple acceptation passive des choses, peut finir par étouffer la vie. J’ai été touché par la manière dont vous abordez la peur de la mort. Vous ne vous contentez pas de l’évoquer comme une fatalité : vous la mettez en relation avec la vie, vécue ou non, de chacun. Votre remarque selon laquelle ceux qui se lamentent sur la fin sont déjà morts dans leur esprit est à la fois cruelle et profonde, car elle pointe cette vérité que beaucoup refusent de voir : la vie n’a de valeur que lorsqu’elle est pleinement habitée, lorsqu’elle est le fruit de décisions conscientes. Votre texte mêle également observation et expérience personnelle avec des images saisissantes, du Grand Canyon à l’espace infini, des profondeurs marines aux étoiles lointaines. Vous y exprimez la petitesse de l’homme face à l’univers, mais aussi la grandeur de celui qui refuse de se laisser happer par la masse. La marche continue que vous décrivez est plus qu’une métaphore : elle illustre la volonté de vivre, d’avancer, de choisir, malgré l’incertitude et le néant. Chaque pas, chaque instant que vous mentionnez devient symbole de cette liberté que peu savent saisir. J’ai trouvé très marquant votre regard sur le temps et le présent. La répétition de l’idée que « hier et ce matin sont déjà poussière » met en lumière la fragilité et l’éphémère de toute existence. Vous nous rappelez que seul le moment présent importe vraiment, que c’est dans cet instant que réside la possibilité d’agir, de ressentir, d’être soi. Enfin, j’ai ressenti dans vos lignes une oscillation constante entre fragilité et force, entre vulnérabilité et courage. La manière dont vous parlez de la disparition, de la fin de la vie, de la fragilité de l’existence n’est jamais désespérée : elle est plutôt sereine, presque apaisée. Il s’agit d’une invitation à accepter l’existence telle qu’elle est, avec ses incertitudes, ses limites et ses mystères, tout en affirmant votre liberté de marcher, d’avancer et de choisir. En somme, votre texte est une méditation profonde sur le temps, la vie, la mort et la liberté. Il interpelle le lecteur, le confronte à ses propres choix et à ses propres limites, tout en restant personnel et intime. Vous parvenez à transmettre un souffle de vérité universelle : la vie n’a de valeur que lorsqu’elle est vécue pleinement, consciemment, et sans se laisser emprisonner par la masse. Amicalement, Albert