Paulette Pairoy-Dupré Le 12-09-2022 à 22:38
Bonsoir Ancolies, J'ai lu avec intérêt votre texte étant passée par là dans des conditions un peu similaires aux vôtres. Mes relations avec mon père furent difficiles. Il a fait éclater la famille, s'est brouillé avec tout le monde, m'a ignorée pendant près de dix ans, mais j'étais là quand il a fallu le prendre en charge puis l'hospitaliser, puis l'ehpad et des visites qui me pesaient, que je faisais par devoir et qui me rendaient malade pendant les cent vingt kilomètres qu'il me fallait faire pour y aller. Et comme vous le soulignez cela coûte une fortune et ce ne sont que des mouroirs où les pensionnaires ne sont pas toujours bien traités.
Pour en revenir à votre texte, je l'ai trouvé très beau et d'un grand respect, preuve d'une grande douceur à l'égard de cette mère qui vous en a tant fait voir. Je pense avoir été moins délicate avec mon père lors de mes visites. Bien à vous, Paulette
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Ancolies Le 14-09-2022 à 15:20
Bonjour Paulette. Je vois à travers les commentaires laissés sur ce texte que nos cas ne sont pas isolés, père ou mère. Comme le dit Jenny, il n'y a pas de formation ou de brevet pour devenir parent. Pas de formation ou de brevet non plus sinon sans doute l'éducation pour être une "bonne personne" ou pas. Si je parle de ma mère, son caractère pervers narcissique extrêmement violent s'explique par son enfance. Elles étaient 4 sœurs, elle la petite dernière, leur père est mort durant la seconde guerre mondiale et leur mère manquait de ressources. Aussi cela a été un peu chacune pour soi et la petite dernière a été plutôt écrasée par ses aînées. Aussi sa vie entière n'a été qu'une revanche envers les 3 autres, se marier plus jeune qu'elles, avec un époux plus réussi, avoir des enfants plus réussis, un appartement et des dîners mondains plus réussis etc..., revanche sur ses sœurs qui s'est élargie à l'ensemble des autres femmes. En conséquence de quoi son mari et ses enfants n'étaient que des objets destinés à la valoriser et montrer au monde entier qu'elle était la meilleure, ce qqui a duré une vie entière, hormis ses 3 dernières années de vie rattrapée par la maladie. Personnellement, moi je lui ai dit merde et suis parti à 18 ans et ai effectué une lourde psychanalyse pour "m'émanciper". Je suis le plus mal placé pour parler du résultat mais je ne peux que constater que mes 4 frère et sœurs n'ont jamais rompu le lien avec cette mère ni fait de quelconques démarches, et sont comme je le dis à Jenny aujourd'hui chacun à sa façon tous plus névrosés les uns que les autres, névroses qu'ils refilent joyeusement à leurs nombreux enfants. Comme quoi une seule et unique personne peut causer un mal considérable sur plusieurs générations. Heureux ceux qui s'en sortent ! Mes amitiés Paulette, il faut que je passe vous lire.