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L'enfant et la mort - Commentaires

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Ancolies

Ancolies Le 19-04-2023 à 17:28

Oui Christiane, ta petite fille est surprenante. Les enfants en général demandent plutôt comment viennent les enfants et non d'où viennent leurs parents. Mais si elle y était, a vu quelqu'un jeter une pluie de poussière et poser une pierre, c'est qu'elle est soit médium soit poète. Oui, nous avons vécu une belle fin comme tu dis avec mon beau-père, lui et ses enfants surtout, moi je n'avais pas d'arriérés à régler. Ce n'a pas été le cas avec mon propre père qui est mort en 5 minutes à son bureau lorsque j'avais 18 ans. Là ça a été un sacré choc. Lorsque l'on me l'a dit dans l’hôpital où il avait été transporté et où je m'étais rendu en me carapatant, ça m'a littéralement scié les jambes et je suis tombé assis sur un canapé providentiellement placé derrière moi. Et nous n'avions rien pu nous dire.Merci de ta lecture et à bientôt.

Christiane Bonnavion

Christiane Bonnavion Le 19-04-2023 à 15:19

Ancolies bonjour. En lisant ton texte, j'ai ressenti toutes ces émotions vécues à ces mêmes instants clefs de la vie, la mort. Le paradoxe est que ma petite fille de 5 ans, elle ne se démonte pas quand elle me dit : Mamie personne ne veut m'expliquer comment un papa et une maman sont venus avant (avant terme récurrent) quand il y avait rien ! Avant elle y était, elle a vu quelqu'un jeter une pluie de poussière et poser une pierre. L'imagination n'est-elle pas grandiose pour un enfant haut comme 3 pommes. Pour répondre à ta question oui je crois que c'est inné, entre nous j'aurais aimé pouvoir résoudre les conflits du vivant de ma mère, malgré tout j'ai utilisé les même mots. Vous avez vécu une belle fin avec ton grand-père. Mes amitiés Christiane

Ancolies

Ancolies Le 18-04-2023 à 16:40

En effet Hika, l'agonie sans souffrance tout le monde la souhaite. J'en ai connu qui ont terriblement souffert et longtemps, et aujourd'hui encore (Françoise Hardy qui envisage la Suisse comme Godard d'après ce que j'ai lu), évidemment leur sort n'est certes guère enviable. Ceci dit, dans toute la littérature depuis l'Antiquité, on ne croule pas sous les exemples de gens qui seraient réellement devenus terrifiés sur leur lit de mort au moment d'y passer. Il me semble que si tous ces gens avaient résisté, hurlé, cogné aux 4 murs les barbouillant de leur sang Non je ne veux pas mourir, cela se saurait. Il me semble que l'acceptation est plutôt la norme. Les fusillés, les soldats à 2 doigts d'y passer, les guillotinés, certes beaucoup ont eu peur et pleuré mais si nous perdions tous à cet instant toute dignité, oui il me semble que cela se saurait. La mort ne doit pas être si insurmontable que cela. En fait c'est peut-être cela la miséricorde.

Hika

Hika Le 18-04-2023 à 16:22

( oui, c'est vrai . je ne sais pas si je ne serai pas terrifiée à ce moment là, mais c'est quand même une agonie sans souffrance qui paraît d'abord souhaitable , et à tous, quand même) . Bravo pour -choisir quelle couleur vous voulez privilégier- , vraiment . Ecriture floraisons et bouquets variés. Bonne journée et à vous lire, Hika

Ancolies

Ancolies Le 18-04-2023 à 10:56

Bonjour Hika. Heureux d'avoir de vos nouvelles. Accepter la mort sans la craindre, je suis bien d'accord avec vous. Mais peut-être n'est-ce pas ainsi que cela se passe, peut-être disons-nous ou croyons-nous cela aujourd'hui mais que nous serons terrifiés à l'instant suprême, ou alors une grande acceptation et une grande paix nous envahiront et tout ce qui nous a de matériel occupé ici-bas nous semblera anodin, anecdotique, comme lorsque l'on est en pleine mer sur un voilier et que l'on ne dépend que des éléments, que seuls comptent la mer, le vent et notre capacité mentale à faire face. Non, je ne sais pas ce que mon fils dirait à lire ce texte, peut-être rien. Oui j'ai du noir en moi mais pas que, j'ai tous les jours le loisir de m'en apercevoir et de choisir quelle couleur je veux privilégier. Je privilégie en tout cas la couleur de l'écriture, outre nécessaire c'est si plaisant. Bien à vous Hika.

Hika

Hika Le 17-04-2023 à 23:03

Bonsoir Ancolies, ce récit tire au but , je trouve : préférer la vie le temps du passage, en" métastases" diverses . Je trouve que votre fils a fui la perte plus qu'il n'a fui la vie, plus qu'il n'a fui la mort. Assis sur vos genoux , soyez-en remercié, il a choisi sa vie et sans rien oublier . Je ne sais pas ce qu'il dit ou dirait , à lire votre texte, mais je crois entendre qu'il vous et se dit merci , de vie en vies . autrement . "-Comprendre-" la mort?" je ne sais que l'accepter sans la craindre , au contraire , cela me permet de vivre ( et j'espère aider à -vivre- , sans peser , ni aux autres , ni à moi ; je ne résiste qu'aux tueurs , de toute obédience). Façon de vous dire combien je " vois " en vous , autre "chose" que du noir, pertes et seules détresses , du rouge et des ivoires en défenses d'éléphant . Bien à vous ,au-delà, et présent, de la plume au coeur, et du coeur à l'âme , musicien, écrivain, rebelle à la souffrance et c'est signe de vitalités . Hika

Ancolies

Ancolies Le 17-04-2023 à 18:28

Bonjour Sylvie. Toujours aussi réactive. Indépendamment du sujet des enfants, vous parlez d'une amie pas très loin de la fin, vous parlez d'une amie disparue il y a 20 ans sans que vous n'ayez rien pu lui dire... Mourir seul ou accompagné, ainsi pourrait-on résumer. J'ai fait un texte sur la question, comparant le décès du Papé du texte avec celui foudroyant de mon père. Il est là s'il vous intéresse https://www.de-plume-en-plume.fr/histoire/de-quelle-facon-prererez-vous-mourir J'y vais de mes réflexions et mes questions. Perso je crois que je préfèrerais une mort accompagnée, enfin, peut-être. Une mort brutale, on ne souffre pas. Quoiqu'il en soit ce n'est pas nous qui choisissons, la faucheuse frappe quand elle veut sans se soucier de prévenir. C'est la règle du jeu, même si c'est un drôle de jeu. Bonne soirée Sylvie, merci de m'avoir lu et à bientôt.

Deogratias

Deogratias Le 17-04-2023 à 18:09

Bonsoir, j'aime beaucoup votre récit. Comme vous je n'ai pas la réponse. Je crois que les psys ont une réponse à cela. Avant l'âge de 6 ans, j'ai entendu dire que les enfants ne comprenaient pas la mort. D'autres disent que si...Allez savoir ! Peut être que ce jour là, votre fils, par l'ambiance autour de ce grand père, a t-il compris de manière instinctive ce qu'était la mort. Peut être cela est-il différent d'un enfant à l'autre ? Je n'ai pas de réponse précise à ce sujet. Ce que je sais par contre, c'est que j'ai une amie âgée de 96 ans qui va bientôt mourir. Et j'aurai aimé comme ce Papé être auprès d'elle à ce moment là, ce qui n'est pas sûr du tout, vu que je ne suis pas de la famille proche...Elle a prévenu qu'il faudrait me prévenir "au cas où"...J'espère ce moment là et je le redoute tout à la fois...Je crois que c'est une chance de pouvoir dire Adieu à ceux qu'on aime. J'ai perdu une amie il y a plus de 20 ans, qui, elle, est partie en l'espace de 20 mn...je n'ai rien pu dire, ni prévoir...Je n'y étais pas du tout préparée. Je ne sais pas ce qui est le mieux, pour ceux qui restent ou la personne qui va mourir...Beaucoup espèrent un "départ foudroyant" pour ne pas se voir partir. D'autres préfèrent savoir et se préparer, si tant est que ce soit possible, au moins, prendre son temps pour dire à ceux qu'on aime, ce qu'on n'a jamais osé leur dire...Toutes ces questions de fin de vie sont délicates et sans doute les choix sont différents d'une personne à l'autre. Selon la foi, la sensibilité, le caractère...Ce que je me dis, personnellement, c'est que depuis la mort brutale de mon amie il y a plus de 20 ans, je ne veux plus jamais manquer l'occasion de dire "je t'aime" à ceux que j'aime...La soeur de cette amie ne le lui avait jamais dit. Pendant sa vie, elle ne venait jamais la voir...J'ai appris qu'après sa mort, elle se rendait chaque jour au cimetière pour pleurer. j'ai trouvé cela pathétique...et triste...n'est- ce pas ,? Bonne soirée ! sylvie