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Chaque aube - Commentaires

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Aubussinne

Aubussinne Le 24-05-2020 à 14:39

Merci beaucoup Nora, Ce texte est venu très librement et profondément, je le classe dans mes préférés et je suis ravie que tu en ais apprécié le fond qui est devenu forme. Avec toute mon amitié, Mireille

Nora Brexe

Nora Brexe Le 24-05-2020 à 11:31

Bonjour Mireille, Une bien belle histoire que tu as su mettre en forme ! Ce que j'ai bien aimé c'est tout d'abord les images qui défilent gentiment dans ma tête, mais aussi le fait que cette réalité mise à nue deviennent tout à coup bien plus belle grâce à ta poésie ! Merci pour ce moment agréable, passé à suivre cette jolie narration ! Amitiés, Nora

Aubussinne

Aubussinne Le 22-01-2020 à 19:11

Bonsoir Ancolies, votre commentaire me touche autant qu'il vous a touché d'autant plus que dès fois un texte s'échappe de vous sans que vous sachiez pourquoi et une fois qu'il est écrit vous le considérez sincère et proche de votre vérité. Pourquoi ? Mystère.. Merci, Mireille

Ancolies

Ancolies Le 22-01-2020 à 9:47

Bonjour Mireille. Oui votre poème libre est un bien beau et triste constat pour nous et surtout nos enfants. Mais les politiques sont impuissants, les responsables qui pourraient réellement agir sont les nouveaux maîtres du monde, de Google à Amazon et j'en passe. Si ces gens-là voulaient ils pourraient. Pauvre Gaïa, pauvre Terre Mère épuisée... votre poème est pathétique et magnifique de sensibilité.

Aubussinne

Aubussinne Le 28-12-2019 à 12:52

Bonjour Gabriel, Grand merci pour ta lecture sensible. Avec le recul du temps où je l'ai écrit, je note une mélancolie marquée qui m'a effectivement traversée. Mais comment expliquer pourquoi je l'ai écrit ainsi, je ne saurais le dire, en tout cas ce que je confirme, c'est que j'utilise la nature comme mon moyen d'expression de bien de mes sentiments et quand la convergence des situations donnent un texte, cela donne quelque chose de puissant mais tout cela je le découvre au travers des commentaires généreux que je reçois et encore le tien aujourd'hui. Je prends soin de moi réellement. Bonne fin d'année Gabriel et avec ma plus sincère amitié. Mireille

L'âme oiseau

Le 27-12-2019 à 21:18

Bonjour Mireille, je viens de lire ton poème, en fait il me fait froid dans le dos par le message que je crois percevoir mais j'en admire l'écriture.. Donc finalement je t'envoie un grand merci de l'avoir si bien écrit et de l'inquiétant moment que j'ai passé à sa lecture. Prends soin de toi, bonne fin d'année 2019, bisous tout plein, Gabriel.

Aubussinne

Aubussinne Le 17-12-2019 à 13:36

Bonjour Alain, Je le sais vous aimé la poésie classique, ses règles. Alors merci pour toute votre attention. Ma culture acquise très récemment en poésie m'a orientée sur la poétique avant la versification alors je me suis laissée allée, dès fois, je me mets le collier qui me serre vite le cou ou m'entrave les chevilles ! Libre toujours et souvent. Libre de ma mélancolie qui a pris l'habit d'une terre sans eau projetée dans une terre qui en dégorge. Une partie de ma terre a perdu son eau et j'en parle simplement ainsi sans amertume, avec humainement une digne tristesse. Avec mon amitié, Mireille

Evzone

Evzone Le 16-12-2019 à 21:04

Bonsoir, Aubussinne. Moi qui ne suis pas trop un adepte du vers libre, j'ai été énormément touché par ce poème , tellement bien pensé et qui se lit comme un chant un peu illusoire mais très évocateur. Car effectivement, s'il ouvre ou entrebâille les portes de la mélancolie, son aspect monotone teinté d'amertume, souligne un certain épuisement engendré par la fatigue . Doute quant à l'avenir ? Y a-t-il du regret à considérer chaque jour l'aube se lever et n'entrevoir que le gris et les vicissitudes ? Votre intention dans ce texte poétique remarquablement suggestif par son côté "rugueux" a-t-il été d'esquisser ou de suggérer une certaine désillusion face à la vie ? En le lisant beaucoup de questions me sont venues à l'esprit sans pouvoir y répondre. Peut-être êtes-vous la seule qui détenez l'état d'esprit nécessaire ? Dans tous les cas merci pour cet écrit que je qualifierais de ressenti profondément humain. Alain

Aubussinne

Aubussinne Le 28-11-2019 à 10:57

Bonjour Franck, Merci pour votre fine lecture, comment dissocier le sujet et celui qui écrit, quoique vous fassiez les mots peuvent créer des paravents, seulement. La nature nourrit autant que les gens qui au passé vous ont aimé ou au présent vous aiment. Et mes yeux voient qu'elle donne l'alerte, encore et encore pour elle-même et pour les hommes. Alors, humblement j'essaie d'en dire la beauté. Mais combien de personnes s'intéressent-t-elles à la poésie seulement immergées dans la vitesse que le système de consommation a proposé. Mélancolique. Merci encore, Franck, pour votre généreux passage. Amicalement, Mireille

SLuna

SLuna Le 27-11-2019 à 14:33

bonjour Mireille. le plus mélancolique des poèmes que j'ai lu de vous à ce jour. certains y ont vu la nature, d'autres une personne... et pourquoi pas tout simplement les 2. le regard d'une personne sur la nature. ce poème me semble propice a plusieurs interprétations possibles. la forme, l'écriture même le permettent. personnellement, il m'arrive souvent de me laisser par les mots, par leur musique... sans chercher à tout prix à trouver le sens caché de ce que je lis. "la beauté" n'est-elle pas une chose indéfinissable pour ceux qui cherchent à la définir ? j'ai laissé vos mots me bercer Mireille comme je me serais laissé porter par le courant si l'occasion s'était présentée. amicalement. Franck

Aubussinne

Aubussinne Le 25-10-2019 à 9:48

Bonjour Roxane, Merci pour votre lecture fidèle . Que j'aime " Pauvre Gaïa " qui doucement meurt du trop que l'on nous impose pour une idéologie qui voit depuis longtemps ses limites mais qui est toujours soutenue. Un désastre. En attendant, je vous souhaite une belle journée. Bien amicalement, Mireille

Croktoo

Croktoo Le 24-10-2019 à 18:27

Bonsoir Mireille, Pauvre Gaïa qu'avons nous fait d'elle? C'est par nos choix et nos actions, si petites soient elles (petit colibri a raison!) que nous infléchirons le cours des choses, commençons par forcer nos industriels et nos états à revoir leurs fonctionnements, leurs politiques. La surconsommation tue notre terre, nous et nos enfants par la même occasion. Merci pour ce poème si fort qui nous oblige à la réflexion. Je vous souhaite une bonne soirée. Bien amicalement. Roxane

Alain Pattou

Alain Pattou Le 23-10-2019 à 9:48

En effet j'avais oublié le pouce , l'heure tardive sans doute ... Pardon... Alain

Aubussinne

Aubussinne Le 22-10-2019 à 23:47

Bonsoir Fabrice, merci beaucoup pour vos encouragements. L'homme détruit sa terre et déplace ses eaux, bientôt il déplacera ses hommes tant les déséquilibres sont de plus en plus marqués. La prise de conscience semble se faire mais elle semble choisir la solution extrême, la violence. Avec toute mon amitié, Mireille

FABS

FABS Le 22-10-2019 à 22:56

Bonsoir, Patricia. Un texte magnifique aux vers en symbiose avec le thème dont elle parle, cette eau qui ruisselle et dont notre terre a tant besoin. Mais, pollution aidant, cette eau n'a plus rien de pure, emmenant dans ses courants les résidus de l'homme. Même la pluie aujourd'hui n'est plus aussi vivifiante que par le passé, la faute à tous ces gaz et autres produits chimiques lancés dans l'atmosphère. L'homme détruit sa maison chaque jour un peu plus, le constat est amer, et le futur laissé aux prochaines générations semble plus que pessimiste. Avec toute mon amitié. Fabrice.

Aubussinne

Aubussinne Le 22-10-2019 à 19:51

Merci beaucoup Patricia, la terre est notre mère, Léonard de Vinci dans son magnifique Sainte Anne nous montrait cette terre mère universelle. Qu'est-elle devenue ? Merci encore, avec toute mon amitié, Mireille

Aubussinne

Aubussinne Le 22-10-2019 à 19:49

Bonsoir Véronique, Ce texte est venu comme un cri en constatant les dégâts au mois d'octobre, du jamais vu dans mes montagnes de verdure et d'eaux. Les derniers glaciers vont lâcher leur réserve et après, dans si peu de temps. Je pense que c'est un cri de peur, celle qui avertit le corps d'un danger grave. Agir oui, partout de concert et obliger bruyamment aux systèmes en place à bouger . Merci Véronique pour le plaisir de vous lire, Avec toute mon amitié, Mireille

cyrielle33

cyrielle33 Le 22-10-2019 à 19:18

Bonsoir Mireille, votre poème est sublime , des vers taillés sur mesure pour parler des dégâts et les conséquences sur une terre épuisée. L'eau primordiale pour vivre est polluée et avec les sécheresses, la terre souffre terriblement. Au fils de vos vers, un constat à travers les images percutantes... La terre est notre mère et nous ses enfants , nous devons en prendre soin pour les générations futures mais souvent, je me dis qu'il est déjà trop tard. Un partage qui doit faire réfléchir et surtout agir..Amitiés. Patricia.

Lucie.

Le 22-10-2019 à 19:01

Chère Mireille, votre poésie est un concentré d'images fortes, je dirais même d'images-choc, habilement travaillées, pour pointer de manière très poétique et avec justesse l'état de notre Terre épuisée et très affaiblie. Vos vers nous entrainent un peu à la manière d'une caméra explorer et constater les dégâts impressionnants et plus qu'inquiétants, et le désespoir est palpable derrière chaque mot, chaque image, mais une force se dégage de l'ensemble, peut-être celle d'un ultime et nécessaire combat. Votre poésie est très émouvante, et incite à la réflexion, des images vont s'incruster. Très amicalement, Véronique.

Aubussinne

Aubussinne Le 22-10-2019 à 8:43

Bonjour Alain, Nous connaissons les solutions, revégétaliser, planter les haies mais les industries alimentaires ne bougent pas. Je ne sais si je suis visionnaire mais vivant dehors je vois la terre épuisée jaune qui ne retient plus l'eau, moins de pluie, le gave encore en étiage, je vois les choses changer. Merci d'avoir rappeler le cycle de l'eau, le cycle de notre vie. Bonne journée, Mireille

Alain Pattou

Alain Pattou Le 22-10-2019 à 0:07

L'eau ne disparait pas, elle est salie , elle est poluée , elle est de plus en plus transformée en eau salée des mers qui gonflent alors que nos terres déséchées et arrides ne peuvent plus capter l'eau douce qui est source de vie, les plus riches bâtiront des usines énergivores pour enlever son sel et arroser leurs golfs 18 trous implantés dans le désert alors que les plus pauvres mouront de soif, après la guerre du feu, la guerre des pouvoirs, la guerre des religions viendra la guerre de l'eau qui engendrera la guerre de la faim... qu'allons nous laisser aux générations futures? mais cette fois pour trouver un nouveau monde, il ne suffira pas de traverer un oécan...merci pour ce texte visionnaire... Amitiés... Alain

Aubussinne

Aubussinne Le 21-10-2019 à 21:50

Bonsoir chère Laureen, La pleine conscience du problème semble prendre corps mais les actions ne sont pas encore au rendez-vous et les politiques sont arc boutés sur des logiques périmées. Merci pour vos commentaires si vivants, alors chacun de notre côté nous allons faire les colibris, pour ma part, j'ai déjà mis un plan drastique de consommation sur l'eau et l'énergie et les déchets qui en fait ne m'ont demandé aucun effort si ce n'est de faire attention. Alors ou nous allons y arriver à terrasser les gâchis, ensemble. Belle soirée et prenez bien soin de vous, affectueusement, Mireille

Elea Laureen

Elea Laureen Le 21-10-2019 à 20:08

Bonjour chère Mireille, votre poésie est une pure merveille même si la mère ne veille plus tant l'homme de sa pollution a porter atteinte à sa santé ! Oui la sécheresse a atteint la terre, les semences, les fleurs ... Et si les semences et les fleurs se meurent alors les animaux en souffrent et les insectes n'ont plus rien à butiner ni à ensemencer ... Et cette spirale ne fait que commencer :( Votre poème m'a touché en plein cœur et quand je vous lis j'ai mal de voir et de comprendre ce qui va arriver dans les années futures ... Nos arrière petits-enfants connaîtront-ils un jour les légumes et les fleurs, ou bien tout cela aura déjà disparu ? Quel gâchis ... Merci ma chère amie pour ce partage qui fait réfléchir ... Belle et douce soirée, avec toute mon affection, Laureen

Wolfgang Warren

Wolfgang Warren Le 21-10-2019 à 12:23

Chère Mireille, vos explications me rendent ce poème encore plus agréable, je vous en remercie. Je vous souhaite également une bonne semaine ; au plaisir de vous lire, avec mes amitiés, Manu.

Aubussinne

Aubussinne Le 21-10-2019 à 9:19

Bonjour Manu, Je vous remercie encore pour votre analyse généreuse de ce texte. Comme vous l'avez constaté et c'est ce que je ressens mon écriture évolue, je fais la forestière, je plante mes arbres sans vouloir faire une forêt afin que chacun reçoive la lumière ! La structure du poème est venu immédiatement, le sujet étant la disparition de l'eau, cela devient une obsession . Comme je j'expliquai à David, j'ai vécu la première sècheresse d'automne de pus que je vis et surtout dans les Pyrénées toujours vertes et rieuses des eaux. Je pense que j'ai ressenti un sentiment de peur, celle qui avertit du vrai danger pas de ceux que l'on nous vend à longueur de prospections téléphoniques. Je l'ai écrit en plusieurs fois comme toujours recherchant la musicalité, le rythme qui ralentit avec la pollution des eaux. Le linceul vert est venu en dernier représente les champs de cultures intensives gorgés d'additifs toxiques essaimant la mort des humus et du vivant. Je vous remercie de noter la poésie libre car c'est une forme que j'aime beaucoup et travaille beaucoup. Merci mille fois Manu pour la sincérité de vos propos. Belle semaine et avec toute mon amitié, Mireille

Aubussinne

Aubussinne Le 21-10-2019 à 8:52

Bonjour David, Vous avez lu ce texte comme un conte, cela n'a pas été mon intention, seulement la traduction très maternante de ce que j'ai vécu de l'automne. Vivant dans une région de pluie et d'eau, c'est le premier automne que j'ai vu avec une sècheresse, les hortensias du jardin encore fleuries les feuilles tombantes. J'ai même arrosé pour la première fois alors que sous la canicule de cet été, cela n'avait pas été nécessaire. Alors vivant sur cette terre, , mon corps a ressenti un danger. Le passage de la colère évoque sa disparition puisque sans eau, les nuages ne pourront plus se former. Terre noire, il en reste encore mais jamais dans les zones cultivées intensivement épuisées par les engrais. Oui, la Terre est notre mère puissante mais elle ne pourra pas nous obliger à faire ce que ne voulons pas faire, la protéger pour protéger nos vies. Votre interprétation est forte et je ne puis m'empêcher de parler de la nature qu'au travers de ce que les hommes en ont fait ou en font. Merci David, toutes mes amitiés, Mireille

Wolfgang Warren

Wolfgang Warren Le 20-10-2019 à 19:13

Bonsoir Mireille, je suis venu par trois fois lire ce texte pour en tirer la substance, un peu à la manière de la narratrice qui cherche la source nourricière. Il y a une force dans chaque vers, dans chaque choix de mot, il y a ici un maillage sémantique qui est le fruit d'un énorme effort de démarche artistique et je suis prêt à parier que vous êtes sortie de l'écriture de ce texte à la fois épuisée et apaisée, sans vouloir paraphraser la chute de ce magnifique poème. C'est impressionnant, c'est un poème très féminin dans son style et extrêmement touchant à la lecture ; j'y sens le temps qui passe, l'épuisement, la quête effrénée du retour à un état passé, et une forme d'espoir insolent qui s'attarde et s'enracine. Le titre est magnifique, simple, pur et très ouvert. Les vers 5 à 9 sont exceptionnels dans la construction, ce rythme qui boîte et s'écroule, franchement c'est un passage puissant. Les vers 15 à 18 répondent à ce passage d'une façon qui m'impressionne. Le désespoir semble s'installer mais les images choisies me donnent l'impression d'être plus fortes que ce sentiment sombre qui cherche à se faire une place entre les lignes de votre poème. J'avoue que ce "linceul vert" me laisse décontenancé lors de chaque lecture, j'aimerais que vous m'éclairiez à son sujet, c'est un mystère pour moi. Je fais le lien avec la mère épuisée et pense qu'il s'agit peut-être de la verdure proposée par la Terre quand celle-ci peut encore être nourricière. Vous avez écrit un chef d'oeuvre de poésie libre, j'applaudis devant mon écran et vous suis reconnaissant pour le plaisir que j'ai à lire sur ce site des poèmes d'une telle qualité. Avec toutes mes amitiés, Manu.

Benadel

Benadel Le 19-10-2019 à 16:31

Bonjour Mireille, je pense que votre poème nous conte l’état d’âme d’une maman épuisée. A force de s’en aller chaque matin, qui annonce un nouveau jour, à la recherche de son enfant qu’elle aime toujours, et dont l’absence fend sa raison de vivre. La mère scrute cette terre froide comme du givre à la recherche de cette source d’espoir où son enfant se terre. La maman qui élevait la voix, qui faisait des étincelles quand l’enfant ne se conduisait pas comme elle, se tait à présent, tant la mère est à la recherche d’un signe bienfaisant. Pourtant traquée par un sentiment angoissant, elle aperçoit un ruisseau de sang sortir d’un sein flétri par tant de désespérés cris. Voilà Mireille comment j’ai interprété ce superbe poème bien conté. Amitiés. David