Le 01-09-2019 à 18:58
Ce texte magnifiquement écrit, saupoudré d'un humour fin et très justement dosé ne peut me laisser indifférente. Tu décris avec beaucoup de justesse ces "vieux enfants"(c'est tellement ça...), et j'aime beaucoup la manière dont tu as introduit ce texte, on glisse d'un monde à l'autre. J'ai un petit faible pour grand-mère parchemin, et ce passage est sublime. Ton texte sent le vécu, et je fais très bien le lien avec "mes petits rescapés". Merci de m'avoir conseillé cette lecture, l'ensemble est poignant, et la fin teintée de gris très bien pensée. Amitiés, Véronique.
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Ancolies Le 01-09-2019 à 20:18
Merci Véronique d'avoir pris le temps de lire ce texte. C'est un chapitre de mon livre Plutôt la vie sorti il y a 2 ans. Bien entendu c'est une expérience vécue, comme à peu près tout ce que j'écris (je n'ai aucune imagination). Travailler presque 1 an dans cette maison de retraite a été difficile mais humainement très enrichissant. Là aussi j'ai vu que mettons 80% du personnel faisait semblant de travailler. Qu'est-ce qu'ils devaient se faire chier les pauvres. Mais quand j'étais là, ils ne pouvaient pas faire semblant, ils étaient obligés de travailler vraiment, parce qu'ils (ou plutôt elles) savaient que je voyais. C'est également ce qui se passait les 10 ans où j'ai travaillé dans de grandes agences de pub parisiennes. Je ne suis jamais resté plus de 2 ans dans la même agence, parce que la plupart trichaient et qu'ils savaient que je les voyais. Au bout de 2 ans, je renvoyais l'effet miroir à mes patrons et nous négocions alors mon départ. Après 10 ans, j'ai compris que je ne changerai pas ce monde et j'ai laissé là mes rutilants et trébuchants postes à responsabilités pour me consacrer à l'écriture et à la musique. Je suis parti en 1990, depuis c'est la galère mais je suis là où je veux être. C'est un grand privilège.