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Poèmes classiques en ligne - Bibliothèque

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Parcourir Poème Classique Le chirurgien du hasard

Poème Classique

Je veux chaque naufrage à l’avance lisible, Le vent avant la voile, et l’écope avant l’eau, Et je grave un cercueil sur le bois du berceau, Comme si sculpter la mort la rendait moins possible. J’approche chaque port par des cartes illisibles, Je calcule la houle et les pertes au tableau, Mais l’amour est un jeu qui triche au casino, Où l’on suppute des gains quasi impossibles. Alors je reste au quai, chirurgien du hasard, Disséquant le demain avec un air hagard, Trouvant la cicatrice avant le...
Parcourir Poème Classique La mine de l'Étoile

Poème Classique

Le dimanche, on allait dans cette ancienne mine, Lac profond reflétant le ciel et ses nuages ; Poussant des cris d’indiens, nous courions sur la plage, Et plongions gaiement dans l’eau fraîche et cristalline. Au crawl, ma sœur et moi atteignions un îlot, Rocher modeste où nous passions l’après-midi ; Elle était Robinson et moi son Vendredi… Nous cherchions un trésor apporté par les flots ! Mon frère escaladait lestement la falaise ; Je le voyais, très haut, agiter sa chemise… Et Papa se fâch...
Parcourir Poème Classique Le temps d'un été

Poème Classique

La rivière déroule Les fastueux atours Des étés en campagne ; L’azur en elle coule Et se trémousse autour De l’auguste montagne. Le ruisseau s’effiloche, Et l’écume en cascade Descend et dégringole. Baignant dans l’eau de roche, Les étés par saccades Échauffent la rigole. Dans les verts pâturages, Le ramdam des sonnailles Résonnent d’un été Lorsque soudain l’orage Gronde et prend en tenaille Cette sonorité. Son grondement enserre Les moutons apeurés Demeurant pétrifiés Lorsque l’été leur ser...
Parcourir Poème Classique Le portrait

Poème Classique

Mon regard longeant au mur le portrait, Votre pureté semble me sourire. Il m'attend ce jour, c'est là mon souhait, D'en traverser le fond pour vous le dire. J'ai compris que vous êtes plus encore, Derrière l'image aux traits raffinés. Ce cadre entouré de feuilles en or, Vous tient en dernière fois confinée. "Histoire d'une âme" comme miroir, Où se croisent des récifs en tourment. J'y relis complainte vers cet Amant, Douce et fragile comme de l'ivoire. Ce récif nous le portons toutes deux. Si...
Parcourir Poème Classique L'astre incliné

Poème Classique

L'astre incliné Les grandes renommées filent et fusent Les têtes pensantes à force, s'usent. En prétention, au bout de la plume, Tout ce monde se perd et se consume. C'est le soleil en premier qui va fondre, Devant la chaleur de Son Saint Visage. Par la Sagesse enveloppant les âges, Ne craignent-ils pas le jour de répondre ? L'aube assiste en suppliant qu'Ils L'adorent, Calfeutrée dans une petite alcôve. Tamisée, elle-mê...
Parcourir Poème Classique Dialogue avec Dieu

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Dans les cieux étoilés, je le jure, je n’ai jamais vu Dieu Mais vers lui, ma petite prière monte tous les jours Je voudrais un monde où l’homme soit plus heureux Avec moins de guerres, de catastrophes, plus d’amour Mon Dieu pourquoi aux guerres, aux accidents, aux combats Ajoutez vous les tremblements de terre et les tsunamis ? Assez d’humains par les bombes, le fusil partent vers le trépas Où est votre bienveillance ? Votre pitié ? êtes vous endormi ? Je sais que la distance de vous à moi e...
Parcourir Poème Classique L'aube rafraîchissante

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Les lueurs du potron-minet S’enhardissent durant l’été L’air de la grive musicienne S’il me réveille un tantinet M’enveloppe de sérénité Sous les lueurs lilliputiennes Je m’enveloppe de torpeur Matinale jusqu’à jouir De ce silence gazouillé Le point du jour et ses vapeurs Allant doucement s’enfouir Me tient bercement éveillé La fraîcheur de l’aube estivale M’arrose d’un air de jouvence Enveloppé d’un bel allant Plein d’espoir mon esprit cavale Sous les effluves je m’avance Vers un monde miro...
Parcourir Poème Classique Naturisme

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Ce matin mémorable, arriva le roi nu Devant tous ses sujets, une foule hystérique. Sûr de son naturisme, il resta magnifique, Bannit le vêtement, à ses yeux convenu. Un opposant osa traiter de malvenu Cet apparat de poils, même aristocratique. Il récolta du roi rires et rhétorique, Et devint le bouffon d'un peuple bien cornu. La mode dénudée orna la capitale, Habilla de festif la manœuvre royale, Érigea le gingembre en dessert au menu. Durant ces jours heureux, sevrés de politique, Le nudisme...
Parcourir Poème Classique L'amoureuse préparation

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Cinquante ans de mariage, Mais combien de quadrillages Avons-nous donc coloriés De façon appropriée Durant notre tumultueuse existence Où le malheur ne nous a pas donné quittance ? La passion a connu bien des soubresauts Maintenant, l’usure lui donne l’assaut ; Mais ne l'ayant pas mise en jachère Je te montre que tu m’es très chère ; Dans les limbes de l'oubli je cache tes torts, Pour te montrer que mon amour n'est pas retors ; C’est ainsi que je prépare nos noces d’or ; Sache, mon épouse, q...
Parcourir Poème Classique Golem

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Très tôt dans le métro court le peuple golem, L'appel du souterrain le parque dans la rame, Sans un mot sans un son, juste pur amalgame, Des zéros et des uns, simulacres d'item. Et jusqu'au samedi, c'est le même chelem, La foule s'agrandit, tels des fils sur la trame, Anonyme cheptel en quête du sésame, Un fauteuil au bureau, son ultime totem. Tout nouvel arrivant se montre magnanime Devant le vain troupeau privé de son estime, Un bout d'humanité tombée au minimum. Cette course effrénée amène...
Parcourir Poème Classique L'avenir embelli

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Rien de mieux qu’une terrasse Lorsque la vie nous harasse Belle et heureuse surprise Que ce lieu de lâcher prise Assis au bord de la table L’allègement est notable Je sens la légèreté Me parler en aparté « Avec moi tu peux planer « Sur le malheur ruminé « Tant d’êtres humains ici « Étaient à ta place assis « Délaissant leur pesanteur « Ils ont pris de la hauteur » La convivialité De toute une humanité S’invite dans cet espace Toutes les humeurs y passent De l’entrain à l’indolence De la clam...
Parcourir Poème Classique Musique bien aimée

Poème Classique

La musique de chambre Me fait percevoir l’ambre Dégageant la chaleur Caressant mes douleurs Aux sons du violoncelle La vibrante étincelle Secoue l’intimité D’adorable gaieté Les aigus du violon Absorbent les flonflons De vécus ordinaires De liesse embryonnaire Instrument de concert Les âmes se resserrent Atour d’un dieu d’amour Teinté d’un tendre humour La flûte aux douces notes Le calme elle dénote De son bec se diffuse Cette musique infuse Des azurs enchantés Portant l’humanité Vers les di...
Parcourir Poème Classique Rendons hommage aux mamans

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Rendons hommage aux mamans (Fête des mères) La maman en émoi Porte durant neuf mois Le fruit des sentiments Dans le giron aimant D’une maman qui sert De cocon nécessaire Au fœtus de l’union Son éternel fanion Le biquet mitonné Dans l’antre ballonné Se manifeste à point Lorsque gros comme le poing La maman le dirige Vers cette vie qui s’érige Devant le nouveau-né Aux pleurs instantanés Prenant soin du poussin En lui donnant son sein La maman édifie Un destin qui défie L’adulte en devenir Va l...
Parcourir Poème Classique Regret

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s Monotone, le temps s’envole et te désole. Sourd aux appels, cruel, il te pousse sans bruit. Impuissants tes doigts à le retenir s’affolent. Au souffle du destin, son aile te conduit. Insensible, le temps s’enfuit et tu t’ennuies. Inquiète, tu frisonnes et te rebelles, Car, semblable à la rose épanouie, Désirable et belle, tu te sais frêle. Futile, le temps glisse et tu rages. Mélancolie désespérante de tes jours, Oh ! Enivrante nostalgie du fol amour. Le temps coule sans houle et tourne les...
Parcourir Poème Classique Vive la noble bienfaisance !

Poème Classique

Dans les ténèbres de maints actes Gisent les noirceurs inhumaines plein des remugles de l’horreur Ayant un accablant impact Sur l’esprit des énergumènes Occasionnant moult fureurs. La vox populi retentit Telle une vague effervescente Submergeant les rives de l’âme ; La houle rageuse aboutit Sur la terreur incandescente Entraînant avec elle le blâme. Haro sur l’hostilité vile : La nocivité satanique Affectant tant et tant d’esprits Devient cette foudre servile Frappant d’orages titaniques Les...
Parcourir Poème Classique Les amours de bohême

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Sous les halos blafards où tu rases les murs, Des paradis sans lois te roulent dans la fange ; Tu payes tes humeurs que plus rien ne dérange En volupté promise à des plaisirs futurs. Tu lustres dans la boue un bijou des plus purs Ornant de ta putain la chevelure d’ange ; Le parfum de l’alcôve à la lumière étrange T’enivre à sublimer les sens les plus obscurs. Noire comme l’onyx, à la hanche suave, Elle jouit de toi, tu jouis en esclave ; Tu rampes et ses pieds maculent tes espoirs. Fortuné me...
Parcourir Poème Classique Paradis 17

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Nous marchons dans le vent, l’air fier le port altier, Nos dix-sept ans dressés devant le monde entier. En spectateur usé, le badaud nous observe, Admire sans un mot une jeunesse en verve. Je te veux maintenant mon rêve coloré, Les yeux fardés de noir, le regard mordoré, Habillée en diva, maquillée à l’extrême, Tu m'envoies des baisers et lâches des « je t’aime » Les vitrines brillent à la lueur du soir, Éclairent le pavé, perpétuel pochoir, Où s'agitent pressés les vendeurs mercantiles, Pour...
Parcourir Poème Classique Le vieillard apatride

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Le vieillard apatride arrêta son traineau, Admira la bâtisse où l'attendait la Reine, Le Prince et puis le Roi pour prononcer sa peine Et décider alors s'ils montaient au créneau. Malgré tous ses cadeaux, il finit dindonneau De la farce royale ou juste à court de veine Dans sa quête annuelle à la coupe trop pleine De briguer des papiers sans finir chemineau. Monsieur que voulez-vous, c'est la fin de la fête, Le royaume est perclus des orteils à la tête Et ne peut accueillir de barbus en son s...
Parcourir Poème Classique Venise sans eau

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Nous sommes descendus cet hiver à Venise Célébrer notre amour dans la ville aux canaux, Un passage obligé, juste après les anneaux, La promesse commune et les chants à l'église. Je te revois encore un tantinet surprise, Cherchant du Rialto les rites ancestraux, Des couples amoureux naviguant sur les eaux, Parés pour la photo, les fleurs et puis la bise. La gondole échouée au milieu du canal Habille le tableau d'un désordre final Sous les yeux atterrés d'un fleuve de touristes. Nous vivons à l...
Parcourir Poème Classique Cette lumière du Ciel

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Sous l’expression parfumée, L’amaryllis enflammée Nous transmet avec puissance Toute sa magnificence. Anémone enluminée, Ta parole spontanée Soigne chagrins et douleurs ; Réconfortante est la fleur. Le spadice évocateur De l’anthurium, le moteur D’un savoureux érotisme, Est d’un brillant exotisme. L’arum la fleur masculine A la fragrance câline ; Sa moderne évocation Met l’homme en ébullition Le bleuet souffle des vers Sur un air de primevère Aux timides parnassiens Qui deviennent magiciens....
Parcourir Poème Classique Tendres bien-aimés

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Aux roses de l’amour Les âmes-sœurs s’approchent Quand la Saint-Valentin Fait glisser le glamour Sur maintes anicroches Ombrageant leurs matins Le parfum dégagé Par les rouges pétales Emmènent les amants Aux troubles plongés Dans la paix qui s’étale Le long des sentiments Aux journées lumineuses Les amants s’éclaircissent Quand Saint-Valentin fête L’existence fouineuse Dans les passions narcisses Cherchant l’union parfaite Des êtres différents Qui gonflés aux noirceurs De tant d’altercations...
Parcourir Poème Classique La scène et le coeur nu

Poème Classique

J’ai cru devoir jouer sur la scène du monde, Pour réparer l’enfance et ses ombres profondes. Je voulais, malgré moi, vaincre mes vieux tourments, Et prouver qu’on peut naître enfin d’un cœur mourant. J’endossai, par amour, le mari, le bon père ; Non par devoir imposé, mais par choix sincère. Si j’ai failli d’un geste ou d’un mot maladroit, Ce fut faute d’être fort — jamais faute de foi. La vie masque nos fronts sous des rôles mensonges, Et l’âme, nue et froide, en silence se ronge. On peut tr...
Parcourir Poème Classique Aube

Poème Classique

Englué dans l'ennui comme dans une boue Le bétail des humains essuyant sa sueur, S'éveillait dans le froid dès la moindre lueur Quand, de la rue, montait un grincement de roue : Des boeufs crasseux tiraient un char dans la gadoue Et des volets claquaient à l'heure du labeur; La nuit, fille du temps, retenait sa lenteur, Le vent hurlait comme un condamné qu'on encloue. Cependant à l'instar d'une etoffe qu'on froisse, Un ciel de fer s'ouvrait libérant son angoisse Sur la Terre enivrée de refle...
Parcourir Poème Classique Tristesse ou Le chagrin de Chopin

Poème Classique

Meurtri par le destin houleux de Varsovie, Je compose en silence et me tiens à l’écart Dans les salons feutrés propices à l’envie De souffrir chastement ou pleurer sans égard. J’ai trouvé dans Paris un gîte de bohème Où je joue, esseulé, jusqu’au bout de la nuit, La mélodie errant sur un triste poème Quand la bougie expire et que l’amour me fuit. Nocturne pathétique ou complainte ondulante Bercent un cœur peiné qui ne finit jamais D’égrener piano cet hymne qui me hante : Le souvenir cruel d’...
Parcourir Poème Classique Deleuze Chagall

Poème Classique

Je bulle et souffle fragmentaire Entre les tables où la nuit passe Entre tes cheveux de guerre lasse Je ne pourrai jamais m’y faire Je suis de toi l’onde si lasse Si l’assassine impunément Ses deux bras ondulants d’échasse Me bercent éternellement Entre mes ongles rien ne passe L’air se décharme et se vermeille Comme la boucle à ton oreille Et ta lèvre si loin hélas Je suis venu au firmament De trois étoiles sur ta nasse Coule une rivière de mélasse Dans tous les plis de mes tourments C’est ...