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Parole - Essai

Essai "Parole" est un essai mis en ligne par "Nicolas Rhore"..

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 PAROLE

 

 GENESE

 

1 Ecoute ce que j’ai à te dire. De toute éternité, j’étais là. De toute éternité, j’étais le Tout, indifférencié, immobile, sans avant ni après, contenant le passé sans début et l’avenir sans fin. Il fallait qu’un nouveau cycle commence, car tel était mon dessein.

 

2 Alors, j’ai décidé le point d’origine, l’instant zéro et la matière originelle. A cette matière, j’ai donné le mouvement premier et j’ai retourné le sablier du temps. Ainsi ai-je conçu l’univers.

 

3 L’espace-temps, l’énergie et la matière, le hasard et la nécessité, la relativité et l’absolu, les forces et les ondes, la vitesse et la lumière, la température et la pression, la simplicité et la complexité, le Beau, le Bien, toutes les qualités et tous leurs opposés, tout ce qui se peut imaginer et concevoir pour que tout soit possible…ainsi que l’infini qui peut tout contenir et dans lequel tout peut advenir…

 

4 Cette impulsion première a projeté tout cela en systèmes divers. J’avais tout le temps pour Moi et je l’ai pris. Ainsi sont nées les galaxies, occupant tout l’espace, de plus en plus d’espace, au fur et à mesure de leur éloignement.

 

5 Alors, j’ai posé mon regard sur la Voie Lactée : il fallait choisir. Puis j’ai touché la Terre de mon doigt créateur. Je l’ai ensemencée par le bombardement des météorites. J’ai animé les particules de matière, puis je les ai fait s’associer sous l’effet de l’énergie, accroissant leur complexité. Il m’a fallu du temps mais je suis le maître du temps.

 

6 J’ai laissé agir le hasard sur la matière, en toute liberté, progressivement, pour créer et multiplier les combinaisons et de nombreuses formes sont apparues, car telle était ma volonté. Au moment choisi, j’ai insufflé la vie aux formes.

 

7 Pourquoi s’arrêter en chemin ? Il m’a fallu du temps, mais je m’étais donné le temps, tout le temps. Je n’ai fixé aucune limite à la Création.

 

8 Les créatures les plus variées sont ainsi apparues, de plus en plus complexes. L’une d’elles, bien qu’encore imparfaite, animal devenant progressivement humain au fil des générations, m’a semblée digne de recevoir une âme. Elle a pris sa place dans son environnement, enrichie de sa conscience, de sa créativité sans limite et de sa curiosité insatiable. Et les choses étaient bien ainsi.

 

9 Alors, je me suis reposé, laissant les humains accéder à la connaissance par l’action de la pensée. Car pourquoi leur aurais-je donné la pensée si j’en avais interdit l’usage ? Hommes et femmes se sont multipliés par l’amour, puis sont partis à la conquête de la Terre, suivant mon vœu. S’adaptant aux conditions nouvelles qu’ils rencontraient, ils ont évolué pour vivre au mieux, là où ils se trouvaient, pratiquant l’entraide et la solidarité car lucides sur leur fragilité. J’étais satisfait.

 

10 Mais, bientôt, certains se sont mis à considérer leur intérêt avant celui des leurs, prêts à toutes les extrémités pour parvenir à leurs fins, voulant satisfaire leur cupidité…trahissant mon vœu. Quelle déception pour Moi. Pouvais-je avoir commis une erreur ? Non. M’étais-je arrêté trop tôt en chemin ? Sans doute. Il me fallait intervenir.

 

11 Alors, miséricordieux pour les humains, j’ai choisi de les conseiller en leur envoyant mes Prophètes. Quelle nouvelle déception pour Moi ! L’argent et son corollaire, la violence, avaient déjà envahi la Terre, trouvant chaque jour de nouveaux suppôts, comme une épidémie foudroyante : ma créature, de plus en plus corrompue par l’ambition, le pouvoir et la cupidité resta sourde à mes messages. Pire ! Elle se mit à manipuler la parole de mes Prophètes et je sentais l’affliction me gagner devant un tel gâchis.

 

12 J’aurais pu tout détruire, puis tout reconstruire, par colère, mais je suis l’Eternel, sans colère, miséricordieux. C’est pourquoi, utilisant la raison tempérante, j’ai résolu de m’adresser à chacun d’entre vous, comme le ferait un parent, un précepteur, un sage qui distille ses conseils pour aider à trouver le chemin du Bien et de la Vertu en toute chose.

 

13 J’ai donc choisi d’accompagner l’âme de chacun, pour la conduire vers le choix le plus sage, face à chaque alternative, lui apportant mon concours, tout en la laissant libre du choix final, fondé en raison, maîtrisant la passion. Le fouet est inutile à qui sait manier les mots : je ne suis pas un tyran, je suis un guide et ce n’est pas la voie de la facilité.

 

14 C’est la voie sur laquelle je veux que tu me rejoignes.

 

 

 

 

 

                                               CHAPITRE 1

 

1 Ainsi voyagerons-nous désormais côte à côte : sache entendre mes conseils et j’apprécierais tes progrès. Assurément, ceux qui chercherons ma parole dans le dialogue de l’âme accèderont à la lucidité. Reconnaissant que je suis la Sagesse et la Bonté, ils m’accorderont leur confiance sans que la crainte d’une sanction ne leur soit nécessaire pour privilégier le Bien. Cette évidence leur sera lumineuse, et leur adhésion volontaire et consciente.

 

2 Quant à ceux qui, ignorant ma voix, tireront profit de leur indignité, je les rappellerai et leur avantage trouvera son terme.

 

3 Souvenez-vous : mes Prophètes vous ont parlé. Mais ils n’ont rien écrit. Car, répondez-Moi : les avez-vous vu écrire ? Leur parole vous suffisait car elle était Ma Parole.

 

4 Mais certains hommes ont pris la plume, souvent bien intentionnés, mais parfois maladroits, qui prétendaient transmettre le message aux ignorants, naïfs et sincères. Mais d’autres, les pires, menteurs et manipulateurs, ont mis ces mots au service de leurs ambitions guerrières. Enfants que vous êtes ! Quel Dieu miséricordieux pourrait vouloir faire couler le sang de ses propres créatures ? Seul le Démon peut jouir d’un tel spectacle en semant la discorde entre vous.

 

5 Cette évidence vous aveugle-t-elle ? Que faites-vous de votre esprit ? Réveillez-vous !

 

6 Et pourquoi me nommer ? Allah, Dieu, Saint Esprit, Dessein Intelligent, Démiurge, Un…Toi seul a besoin d’un nom pour te distinguer de tes semblables. De quel semblable as-tu besoin de me différencier puisque je suis unique ? Je n’ai ni nom ni apparence : je suis, j’agis, c’est tout et cela doit te suffire.

 

7 Car désormais, je suis près de toi et personne ne fera plus obstacle à notre dialogue, personne ne l’entendra sinon nous. Je récuse tout intermédiaire prétendu : n’écoute que Moi et non ceux qui se réclament de Moi.

 

8 Ferme les yeux pour mieux m’entendre : je suis ta Voix intérieure, je n’ai ni forme ni image. Je suis une pensée qui te guide, à laquelle tu te soumets par ta raison.

 

9 Tu te plais à m’imaginer semblable à toi…ou à t’imaginer semblable à Moi. Ton corps ni ton esprit ne me sont comparables : je suis incorporel et mon esprit est sans limites. La représentation que tu te fais de Moi n’est qu’une facilité d’échange entre vous, mais sois conscient de cette illusion. Je ne t’en veux pas de ces arrangements s’ils sont profitables à ta Vertu : je suis au dessus de ces détails humains…

 

10 Je t’ai créé libre. Pourquoi te soumets-tu à des maîtres malfaisants ?

 

11 Je ne veux ni offrandes, ni temples, ni cérémonies, ni prêtres déguisés : je suis insensible à ces manifestations ostentatoires. Je ne reconnais aucun soldat qui prétend me servir. Je ne veux que la simplicité du dialogue entre toi et Moi : partout et toujours, nous ne sommes que deux.

 

12 Je maudis toute violence, et davantage encore si elle est exercée en mon nom, par tous ceux qui, dans le mensonge ou même dans l’erreur, trahissent mon message et ma volonté.

 

13 Courage, justice, sagesse et tempérance doivent inspirer chacun de tes actes, chacune de tes pensées.

 

14 Je t’ai créé avec tes semblables et tu n’es rien sans eux. Ta vie ne se réalise pleinement que dans la générosité, la compassion et le respect d’autrui. Elle faillit dans la cupidité, la convoitise et l’asservissement de tes semblables. Crains mon regard.

 

15 Rien de ce que tu découvres par ta science ne s’oppose à ma Création : je t’ai donné la curiosité pour que tu avances, pas à pas. Ose, je t’accompagne.

 

16 Ta croyance ne m’importe pas : seule compte la conduite de ta vie. Je ne m’offusque pas de tes doutes. Ils me prouvent que tu réfléchis et que tu es digne de ma Création.

 

17 Ne te laisse pas enivrer par les richesses qui corrompent les âmes : avoir est inutile, être est suffisant, faire est essentiel.

 

18 La sagesse t’aidera à dépasser la croyance pour atteindre la connaissance : ne crois pas en Moi, viens à Moi.

 

19 Je ne te demande pas de te prosterner devant Moi. Je te demande de rechercher la sagesse dans chacun de tes actes.

 

20 Souvent, face à une alternative, tu seras déchiré. Il te faudra choisir, et la facilité te conduira vers l’erreur. Courage et tempérance te guideront.

 

21 Mais fuis les rhéteurs qui ne cherchent qu’à manipuler ton esprit. Rejoins le sage qui, pratiquant la maïeutique de l’âme, accouchera ta raison, libre, autonome et éclairée.

 

22 Je suis la Cause Première de ta substance, à laquelle j’ai donné sa forme pour qu’elle accueille ton âme.

 

23 Sois méfiant : le chemin de la sagesse est laborieux, encombré par les doutes, quand celui de la sottise est aisé, rapide et facilité par les certitudes confortables…je saurai apprécier tes choix.

 

24 Je te donne un esprit riche comme un champs prêt pour le labour. Mais il ne te rendra rien sans effort, alors qu’il te sera profitable si tu en fais bon usage.

 

25 Prends le temps d’écouter chacun, de chercher la sincérité, de débusquer la manipulation mais ne sois l’instrument de personne et retiens ton jugement. Refuse de devenir sourd et aveugle, sous l’emprise d’un gourou qui te transformera en soldat soumis et sans esprit.

 

26 Soumets-toi à ta raison mais non à tes semblables.

 

27 Qui prétend parler pour Moi ? J’ai renoncé aux prophètes dont l’esprit a été trahi. Je n’ai besoin de personne pour m’adresser à toi : désormais, je suis en toi comme en chacun.

 

28 Je te guiderai vers la sagesse. Ceux qui cherchent à te subjuguer ont de noirs desseins qui ne sont pas les miens, car leur haine et leur violence s’opposent définitivement à ma miséricorde. Rejette-les à jamais !

 

29 J’ai voulu ma créature fragile, contrainte à l’entraide, solidaire des siens, aimante et caressante, respectueuse de la nature offerte en partage. Mais des mauvais veulent soumettre leurs congénères pour assouvir leurs désirs de pouvoir, invoquant mon Nom, suprême infamie dont ils répondront quand je les appellerai. Je saurai reconnaître les bons des méchants.

 

30 Regarde ma Création et réfléchis : ai-je voulu tout cela pour que certains, cupides et ivres de puissance, y sèment la haine, la violence, la destruction et l’esclavage ? Préfères-tu marcher dans mes pas ou dans les leurs ? Réfléchis et présente-toi à Moi.

 

31 J’ai donné à ton corps l’accès au plaisir. Dans le respect et la sincérité, tu en seras digne et tu me respecteras. Dans l’hypocrisie et la domination, tu en seras indigne et tu me trahiras.

 

32 Il n’y a pas de mystères autour de toi : c’est l’ignorance qui t’enveloppe. Déchire-la, cherche, trouve et transmets la connaissance : c’est un devoir. Si tu es curieux et persévérant, ta science te permettra de percer l’incompréhensible.

 

33 Car la question ouvre la porte de la connaissance. N’aie crainte d’avancer et de t’élever : il n’y a pas de gouffre devant toi, mais seulement des mystères à éclaircir.

 

34 Je ne veux nulle soumission entre deux êtres : partage et désirs communs sont la loi, hors de laquelle il ne peut y avoir que séparation. Deux moitiés sont nécessairement égales, et leur union, fruit d’un désir partagé et déterminé.

 

35 Es-tu un enfant pour que seule la crainte d’un châtiment t’oblige à suivre la juste voie ? Ne t’ai-je pas donné assez d’esprit pour que ce choix soit volontaire et évident ? Comment peux-tu te perdre dans la médiocrité matérialiste immédiate ? Ne vois-tu pas qu’elle n’est qu’une illusion passagère ? Isole-toi et réfléchis : tu as tous les outils pour reconnaître les mirages.

 

36 Porte ton enfant à bout de bras, donne-lui l’impulsion nécessaire pour qu’il s’envole : il ne t’appartient pas mais il te rendra ce que tu lui as donné.

 

37 Méfie-toi de l’opinion : elle n’est qu’un intermédiaire entre l’ignorance et la connaissance. C’est une source inépuisable d’erreurs, nourrie par les sophistes qui ne cherchent nullement à t’éclairer mais à te séduire pour mieux t’utiliser.

 

38 Je suis ta Conscience qui te fait rechercher le vrai et le juste. Et peu importe que tu sois seul contre tous : entre l’amitié et la vérité, il faut choisir la vérité. Déjà, le Philosophe l’avait dit.

 

39 Ne te satisfais pas du vraisemblable.

 

40 J’ai créé la femme et l’homme comme les moitiés d’un tout, indispensables l’une à l’autre.

 

41 Chaque homme doit se souvenir qu’il est né de la souffrance d’une femme et que cette dette est définitive.

 

42 Je n’ai pas donné la force à l’homme pour qu’il domine la femme mais pour protège sa famille.

 

43 Je suis présent en chacun de vous, car chacun est ma Création. Je ne veux ni querelle ni aliénation mais respect mutuel et liberté réciproque. Ne trahissez pas mon dessein.

 

44 Je vous ai envoyé des Prophètes qui portaient ma Parole. Des malfaisants ont trahi leurs messages, par erreur pour certains, mais par malice pour beaucoup d’autres qui veulent dominer leurs semblables. Chacun de vous, dorénavant, devra n’interroger que Moi dans un colloque singulier où nul autre ne pourra s’immiscer.

 

45 Evade-toi de l’ignorance, dépasse l’opinion, et vise la connaissance.

 

46 Assure ta subsistance, mais fuis les richesses trompeuses : la vraie richesse se cache dans l’altruisme, la compassion, l’échange et l’élévation de la pensée.

 

47 Défends-toi de toutes les sirènes, de tous les aveuglements, de tous les mensonges : conduis ta réflexion, affirme ton choix et impose ta liberté.

 

48 N’oublie pas : je t’ai fait libre. Seuls tes semblables te veulent prisonnier. Oppose-toi et reprends la liberté que je t’ai offerte, sans quoi tu n’en es pas digne.

 

49 Fuis ceux d’entre vous qui se revendiquent de mon autorité pour mieux te soumettre. Il n’y a que toi et Moi. Personne entre nous.

 

50 Chasse les manipulateurs qui rassemblent les hommes en troupeaux de moutons sans esprit pour les transformer en meutes de loups sans limites.

 

51 Tu doutes de Moi ? Je n’ai nulle colère car je suis miséricordieux.

 

52 Vois la nature que je t’ai offerte. Apprécie les compagnes et compagnons qui la partagent avec toi. Respectez-la, respectez-vous, vous me respecterez.

 

53 Je ne t’ai pas donné un esprit pour que tu le laisses dormir. Eveille-le et tu t’élèveras. Il est un outil au service de ton âme, et ta pensée, un dialogue de ton âme avec elle-même.

 

54 Réfléchis : pourquoi me nommer ? Je suis, cela me suffit. Pense-Moi, cela doit te suffire.

 

55 Je suis sans nom, sans forme, enveloppant chacun, imprégnant chacune.

 

56 Ne cherche pas à me séduire par des manifestations diverses : j’observe tes gestes, je lis ta vérité dans ton quotidien. Cela seul compte pour Moi et je ne suis dupe ni de tes danses ni de tes chants, ni de tes costumes, ni de tes cérémonies. Quant aux prêtres et aux gourous, ignorent-les car ni toi ni Moi n’avons besoin d’eux.

 

57 Seule m’importe la beauté de ton âme prouvée par ta relation aux autres et le respect que tu leur portes.

 

58 Homme ! La femme est ta mère et la mère de tes enfants. Mets un genou à terre ! Tu ne feras jamais pour elle autant qu’elle a fait pour toi. Et baisse la tête pour toutes les ignominies que tu lui fais subir ! Maintenant, reste ainsi, sans bouger, et prends le temps de méditer sur ta propre attitude…

 

59 Femme ! Je veux que la lumière de ton visage éclaire vos pas sur le chemin que je vous trace.

 

60 Je vous ai faits libres mais non soumis l’un à l’autre.

 

61 J’ai créé la main de l’homme pour aimer et bâtir, non pour tuer et détruire. Elle doit être caressante comme l’âme doit être bienveillante.

 

62 Ton apparence m’indiffère : je ne considère que ta réalité. Ta valeur se révèle par tes actes et non par l’image que tu présentes.

 

63 Souvent, la passion s’oppose à la raison, qui, seule, permet de trouver la juste mesure. Mais, dans la créativité, elle a toute sa place.

 

64 La décision réfléchie se situe vers un milieu entre défaut et excès.

 

65 N’opprime pas les sceptiques. Sois tolérant avec eux puisque je les accompagne de ma miséricorde. Ils prennent un autre chemin pour venir à Moi. Sans le savoir.

 

66 Chacun est libre de ses pensées et de ses actes. Mais nul ne doit s’exonérer de sa responsabilité. Je te donne la multiplicité des voies, mais c’est toi seul qui choisis : c’est là ton libre arbitre, qui te fait choisir le chemin du Bien ou celui du Mal. Pense, agis, assume.

 

67 Je pourrais empêcher tes fautes ou prévenir tes erreurs. Mais je te montre les chemins possibles, je t’invite à la réflexion, et je te laisse choisir car tu es responsable.

 

68 le Mal n’existe qu’en tant qu’il sert de repoussoir.

 

69 Désobéis à tous ceux qui veulent t’entrainer dans leur abîme. Fuis les délirants prêts à se crever les yeux pour y voir clair : ta raison doit rester l’alliée de ta foi.

 

70 Je n’ai pas besoin de tes mythes : la simplicité me sied. Je suis. Seul et unique. Universel et absolu. Sans décors ni fioritures, sans fables ni chants qui ne séduisent que les égarés et qui m’indiffèrent. Toi seul m’intéresse, nu dans ta vérité.

 

71 Et je ne m’illusionne pas : je vois bien que sa foi ne garantit pas le croyant irréfléchi contre l’erreur et la corruption, alors même que l’homme sceptique mais sincère peut être juste et vrai. Tes actes pèsent plus que tes mots. Penses-tu vraiment endormir mes oreilles par tes prières et tromper ma lucidité par tes cérémonies ?

 

72 La controverse entre le croyant et le sceptique ne doit être portée que par des mots sans violence et sans mépris. Inutile, pour chacun, de s’obstiner à convaincre l’autre. Echangez, puis poursuivez votre chemin. Agissez de concert pour le bien de vos semblables.

 

73 Il n’y a pas plus de hiérarchie entre l’homme et la femme qu’il n’y en a entre la terre et l’eau.

 

74 Tu dois t’efforcer d’être, en acte, ce que je suis par nature. Sur ce chemin, va aussi loin que possible.

 

75 La foi ne saurait prêcher la guerre. Mais des hommes corrompus par la haine ou l’ambition, utilisent la foi pour habiller leur violence de l’approbation divine. Je la leur refuse catégoriquement et je les maudis. Ne te laisse pas enivrer par d’habiles discours que je condamne. Tu n’es pas une marionnette : sois insoumis.

 

76 J’ai voulu que le corps de la femme, chaque mois, se régénère pour accueillir au mieux le projet formé, avec son accord, dans le secret de son couple, et sur lequel je dépose une âme à l’instant de son premier cri. Sa jeunesse est ainsi renouvelée pendant des années. Mais les hommes ne comprennent rien à mon dessein et la rejette en la qualifiant d’impure. Les sots ! Rien n’est impur dans ce qui contribue à la naissance. Tout est renouveau comme le soleil du matin. Les ignorants ! Que feraient-ils sans le retour du printemps ? Puisse leur esprit s’éclairer avant que je les rappelle à Moi.

 

77 Ne t’imagine pas comme étant au centre d’un cercle d’où partirait une multitude de chemins : ce serait la liberté absolue. La tienne est contrainte par les nécessités, et ne t’offre souvent qu’une ou deux possibilités. Tu constateras que c’est déjà bien suffisant pour commettre des erreurs.

 

78 Fuis le superflu qui égare l’homme.

 

79 Dans la plupart des décisions que tu auras à prendre, la tempérance devra te guider. Quand bien même tu choisirais, avec raison, l’expression de la colère, reste mesuré à l’aune du dommage que tu auras subi : l’emportement renverrait la faute sur toi.

 

80 Si tu mènes une vie vertueuse, elle s’exprimera par la justesse de tes attitudes vis à vis de tous. Le mépris, la haine et la violence à l’encontre des femmes ne sauraient être rachetés par aucune prière ni justification spécieuse.

 

81 Ils ne sont que les ignobles manifestations de la volonté de domination de certains hommes, qui, souvent, prétendent agir en mon nom. Je les maudis. Celui qui porte atteint à une femme oublie qu’elle est ma fille.

 

82 Je vous ai envoyé des Prophètes. Des malveillants ont enseveli leurs messages dans le sable pour y faire pousser des buissons d’épines qui vous écorchent depuis si longtemps…

Arrachez-les !

 

 

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Nicolas Rhore

30-09-2017

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