"Nouvelle Vague (2025)" est une critique de film, Théatre, série mise en ligne par
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Nouvelle Vague (2025)
Nouvelle Vague nous transporte dans les coulisses d’un moment-charnière de l’histoire du cinéma, à Paris en 1959, où un jeune cinéaste, interprété par Guillaume Marbeck dans le rôle de Jean-Luc Godard, s’apprête à réaliser son premier long métrage. Le film raconte ainsi la fabrication de "À bout de souffle", revisitant l’esprit de la Nouvelle Vague à travers un hommage stylisé et respectueux. Le projet a été tourné en noir et blanc, en français, et adopte une esthétique qui évoque autant la liberté créative que la contrainte du tournage improvisé. La distribution ouvre une fenêtre sur cette époque-clé avec Zoey Deutch en Jean Seberg et Aubry Dullin en Jean-Paul Belmondo, offrant un trio central riche en charisme et en tension. Marbeck incarne Godard comme un homme en quête d’une révolution artistique : déterminé, insaisissable, en lutte contre les attentes du producteur. Deutch et Dullin contribuent à donner vie à cette énergie, à cette époque où tout semblait possible. Le film excelle à rendre la tension entre les acteurs, l’équipe, le budget serré et le chaos créatif. Au plan visuel, Nouvelle Vague se distingue : le choix du cadre 4:3 et du noir et blanc ramène à une forme de classicisme tout en permettant de revisiter le passé avec un oeil contemporain. Les décors et les lieux de tournage recréent Londres and Paris des années 60 avec minutie, et la photographie capte les contrastes entre lumière et ombre, espace urbain rôdant, rues animées ou studios confinés. Le son et le rythme adoptent un ton plus libre, parfois hâtif, parfois contemplatif, comme pour refléter le processus du tournage sous pression. On ressent le cliquetis des caméras, l’effervescence des idées, la fatigue des journées longues. Mais le film n’est pas exempt de réserves : à certains moments, la narration se disperse légèrement, oscillant entre la reconstitution historique, le drame personnel et l’hommage cinéphile. Certains spectateurs peuvent trouver que le film suppose une familiarité avec l’histoire de la Nouvelle Vague ou le cinéma de Godard pour en apprécier toutes les subtilités. Néanmoins, cette exigence même peut être vue comme un atout : elle privilégie l’engagement du spectateur, sa curiosité, plutôt que de tout expliciter. Nouvelle Vague est à la fois un hommage élégant et une oeuvre à part entière. Il rend hommage à une époque, à un mouvement, tout en proposant une réflexion sur la création, sur le tournage, et sur ce que signifie faire du cinéma quand on cherche à bouleverser les règles. Il mérite d’être vu autant pour sa dimension historique que pour son énergie, son style et sa passion pour le cinéma. |
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Nouvelle Vague (2025)
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