"La nuit, le noir" est un poème mis en ligne par
"Aubussinne".non classique, moderne, vers libres,
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La nuit, le noir La nuit, Il y a des lumières qui rivièrent les rues, illuminent les murs de carrés et de ronds où s’effrange l’épure de chaque feuille d’arbre, quand le miroir de l’eau embrase les vitrages et la flèche du clocher mâtine le ciel noir. La nuit, Il y a des lumières qui veillent jusqu’à l’aube près des êtres, des machines, auprès de tant de choses, le ciel ouvre ses bras, le noir s’offre amant. Tout devient singulier et chacun devient autre, les étoiles approchent, s’avivent lentement. La nuit, Il y a des lumières trop faibles pour bien voir les écrans des grands murs s’effilocher en rangs, les halos de mystères que peignent les fenêtres, les vagues feux furtifs s'éclosent sous les toits en lucioles des désirs chavirant bien des armes. La nuit, Il y a des lumières dans la vie toute seule et au milieu de tout, il y a chaque soir des gens pris par l’obscur des frissons de la rue, tant de visages épris derrière chaque mur s’apaisant de leur jour pour supporter leur noir. La nuit, Il y a les lumières des vies obscures enfuies de leurs pages qui s’effeuillent en douleurs et en noir. Le soleil de leur jour est passé sous la Lune, leurs vies tristes en éclipse que l’on montre du doigt suintent en mots gris de leur sorgue aux comptoirs . La nuit, Il y a les lumières des images et des mots livrés à la fortune des boulevards en octets qui remplacent les yeux et les peaux qui se touchent, des voix douces qui s'abreuvent, s’émeuvent et tâtonnent pour dévoiler une aube et agrandir leur jour. La nuit, Il y a les lumières qui incendient le noir et l’outre noir des moires en brillance des sens, Il y a des corps d’espoirs qui géminent, s’envolutent, embrument tous leurs bruits, effacent les soupirs, assourdissent le silence et épuisent leur souffle. La nuit, Il y a la lumière dans les peaux qui s’existent déployant leurs douceurs en monde de délices Il y a deux corps libres qui s’épandent dans le noir leur baiser envouté triomphant dans un ciel qui jumelle leurs flammes et invente leur temps. La nuit Il y a la lumière dans le fond des pupilles qui éteint l’or, l’argent, la couleur dans l’iris, L’amour a grand ouvert ce qu’elles ne peuvent voir, l’introuvable de soi arrimé aux silences l’échappée de la vie pour conquérir sa mort. ________________________
MM/ 17 12 2019
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La nuit, le noir
appartient au recueil A découvrir
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Poème terminé ! Merci à Aubussinne. |
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