Connexion :

La cabane et le palais - Poème

Poème "La cabane et le palais" est un poème mis en ligne par "Aubussinne".non classique, moderne, vers libres,

Venez publier un poème ! / Protéger un poème

La cabane et le palais

Le temps m’avait lâchée, demandait à sortir,

la route me quittait,

ni bitume, ni bruit, ni béton de la ville.

Le chemin s’entrouvrait et le sentier courait

tout fin et sinueux,

vers les ajoncs, les algues,

je faisais quelques pas,

marquais le sable mou de tous mes doigts de pieds

en un joli tracé qui filait vers les vagues

et le lointain trait bleu.

Le temps oubliait tout, demandait à dormir

sans songer à la ville.

Le vent marquait ma peau, les eaux la saisissaient

et retenaient l’écume entre mes doigts de pied,

mes yeux s’éblouissaient,

je clignai des paupières pour garder le plus beau.

La lune s’en mêla jusqu’aux rayons ultimes,

l’astre d’or était là. Il dormait dans la mer.

Il était tout pour moi.

Il était là pour moi, je ne pus le quitter

et choisis la cabane pour ma plus belle nuit,

ma nuit près des étoiles

et tout près des sirènes pour recevoir leurs voix.

Le temps s’étourdissait, demandait à s'offrir,

il pensait à la ville.

Je serai bien restée.

Mes pas quittèrent les flots

et chaque grain de sable et tous ses beaux châteaux.

Je suivis le sentier, le chemin, le bitume

jusqu’à un très beau pont, le pont d’un grand palais.

Je courus vers les arches, montais vers les courtines,

mes yeux s’éblouissaient,

je clignai des paupières pour garder le plus beau.

La lune s’en mêla jusqu’aux rayons ultimes,

l’astre d’or était là, il dormit sur la tour

dorant toutes les pierres aux merveilleux contours.

Il était tout pour moi,

il était là pour moi, je ne pus le quitter

et choisis le palais pour ma plus belle nuit,

un doux tapis de soie sous les doigts de mes pieds,

dormis dans un grand lit, au plafond, les étoiles,

les sirènes entourées des argents, des dorures

qui flottaient sur les eaux,

leurs voix tout aussi belles que celles du bord de l’eau.

Le temps s’impatientait, demandait à courir,

à courir vers la ville.

Je serai bien restée.

Je repris le bitume vers le béton de la ville,

chaque doigt de mes pieds serrés dans mes souliers.

Me restaient en bagage tous mes rêves

de palais, de cabane, 

ma tête pleine d’étoiles,

des astres et de soleil, des sirènes,

en clignant des paupières pour garder le plus beau,

des images pour la vie, les yeux émerveillés.

_________________________

MM / 06 07 2019

Partager

Partager Facebook

Auteur

Blog

Aubussinne

08-07-2019

Couverture

"Soyez un lecteur actif et participatif en commentant les textes que vous aimez. À chaque commentaire laissé, votre logo s’affiche et votre profil peut-être visité et lu."
Lire/Ecrire Commentaires Commentaire
La cabane et le palais appartient au recueil Feuilles de coeurs

 

Poème terminé ! Merci à Aubussinne.

Tous les Textes publiés sur DPP : http://www.de-plume-en-plume.fr/ sont la propriété exclusive de leurs Auteurs. Aucune copie n’est autorisée sans leur consentement écrit. Toute personne qui reconnaitrait l’un de ses écrits est priée de contacter l’administration du site. Les publications sont archivées et datées avec l’identifiant de chaque membre.