"La cabane et le palais" est un poème mis en ligne par
"Aubussinne".non classique, moderne, vers libres,
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La cabane et le palais Le temps m’avait lâchée, demandait à sortir, la route me quittait, ni bitume, ni bruit, ni béton de la ville. Le chemin s’entrouvrait et le sentier courait tout fin et sinueux, vers les ajoncs, les algues, je faisais quelques pas, marquais le sable mou de tous mes doigts de pieds en un joli tracé qui filait vers les vagues et le lointain trait bleu. Le temps oubliait tout, demandait à dormir sans songer à la ville. Le vent marquait ma peau, les eaux la saisissaient et retenaient l’écume entre mes doigts de pied, mes yeux s’éblouissaient, je clignai des paupières pour garder le plus beau. La lune s’en mêla jusqu’aux rayons ultimes, l’astre d’or était là. Il dormait dans la mer. Il était tout pour moi. Il était là pour moi, je ne pus le quitter et choisis la cabane pour ma plus belle nuit, ma nuit près des étoiles et tout près des sirènes pour recevoir leurs voix. Le temps s’étourdissait, demandait à s'offrir, il pensait à la ville. Je serai bien restée. Mes pas quittèrent les flots et chaque grain de sable et tous ses beaux châteaux. Je suivis le sentier, le chemin, le bitume jusqu’à un très beau pont, le pont d’un grand palais. Je courus vers les arches, montais vers les courtines, mes yeux s’éblouissaient, je clignai des paupières pour garder le plus beau. La lune s’en mêla jusqu’aux rayons ultimes, l’astre d’or était là, il dormit sur la tour dorant toutes les pierres aux merveilleux contours. Il était tout pour moi, il était là pour moi, je ne pus le quitter et choisis le palais pour ma plus belle nuit, un doux tapis de soie sous les doigts de mes pieds, dormis dans un grand lit, au plafond, les étoiles, les sirènes entourées des argents, des dorures qui flottaient sur les eaux, leurs voix tout aussi belles que celles du bord de l’eau. Le temps s’impatientait, demandait à courir, à courir vers la ville. Je serai bien restée. Je repris le bitume vers le béton de la ville, chaque doigt de mes pieds serrés dans mes souliers. Me restaient en bagage tous mes rêves de palais, de cabane, ma tête pleine d’étoiles, des astres et de soleil, des sirènes, en clignant des paupières pour garder le plus beau, des images pour la vie, les yeux émerveillés. _________________________ MM / 06 07 2019 |
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La cabane et le palais
appartient au recueil Feuilles de coeurs
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Poème terminé ! Merci à Aubussinne. |
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