"Kika (2025)" est une critique de film, Théatre, série mise en ligne par
"Albert B".. Venez publier une critique de film, Théatre, série ! / Protéger une critique de film, Théatre, série |
|
|
|
|
|
© L'auteur de cette Critique de Film, Théatre, série. est identifié et archive l'ensemble de ses textes
(
)
Kika (2025)
Kika, réalisé par Alexe Poukine, met en scène une femme, Kika, enceinte de son deuxième enfant, qui se retrouve brutalement seule après la mort de son compagnon. Désemparée, au bord de l’effondrement, elle hiérarchise ses priorités : trouver de l’argent aussi vite que possible et sortir de la misère. Là où elle pensait reprendre une vie « normale », Kika se retrouve plongée dans un univers inattendu et provocateur. Elle vend ses petites culottes et enchaîne des métiers précaires, serveuse dans des cafés miteux, hôtesse dans des clubs privés, livreuse de nuit, et entame peu à peu un chemin de résilience et de libération. Le film se veut hybride : drame social, portrait de femme, récit d’émancipation. Dans son premier long métrage de fiction, Alexe Poukine choisit de traiter des thèmes de précarité, de deuil et de corps non conformes sans misérabilisme. Manon Clavel, dans le rôle de Kika, livre une performance saisissante : à la fois vulnérable et déterminée, elle incarne cette femme qui ne veut plus subir mais agir, quitte à se confronter à ses propres limites. La mise en scène, inspirée du documentaire, privilégie la proximité, le vrai-gris, les visages qui portent le poids de l’histoire ; chaque plan semble vibrer d’une tension intérieure. Techniquement, le film tire profit d’une esthétique sobre mais efficace : les contrastes sont nets entre la misère matérielle et la force immatérielle de Kika, entre les espaces fermés où elle se retrouve et les corridors de ses métiers instables. Le rythme fait place aux séquences longues, aux silences, à des passages presque documentaires qui imposent un regard attentif. L’écriture scénaristique ose des fausses pistes et des virages inattendus, reflétant l’instabilité de son personnage principal. Cependant, si l’intention est forte et la portée touchante, le film peut laisser certains spectateurs sur leur faim : l’ampleur du propos pourrait mériter un traitement encore plus radical, et certains moments narratifs semblent pointer vers des enjeux plus vastes sans totalement les exploiter. Ce qu’on perd en grandiosité, on le gagne en intelligence et en finesse. Kika est donc une oeuvre audacieuse et nécessaire, une plongée dans la vie d’une femme qui refuse de se résigner. Elle offre un portrait contemporain, humain et atypique, où la survie devient acte, où l’erreur devient choix, où le corps et le désir interrogent ce que signifie « vivre ». |
|
|
"Soyez un lecteur actif et participatif en commentant les textes que vous aimez. À chaque commentaire laissé, votre logo s’affiche et votre profil peut-être visité et lu."
Kika (2025)
n'appartient à aucun recueil
Lire/Ecrire Commentaires
|
|
  | |
|
Critique de Film, Théatre, série. terminée ! Merci à Albert B. |
|
Tous les Textes publiés sur DPP : http://www.de-plume-en-plume.fr/ sont la propriété exclusive de leurs Auteurs. Aucune copie n’est autorisée sans leur consentement écrit. Toute personne qui reconnaitrait l’un de ses écrits est priée de contacter l’administration du site. Les publications sont archivées et datées avec l’identifiant de chaque membre.