"Grand-Mère, Seule" est un poème mis en ligne par
"Jacky Delaire".non classique, moderne, vers libres,
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Grand-Mère, Seule !
Dans la douceur d'un temps révolu, Les grands-mères veillaient sur nous, Quand nos parents étaient absents, Chez elles, nous trouvions réconfort et temps.
Elles étaient de véritables trésors, Prêtes à nous offrir leur amour et leur or, Dans leurs bras, nous trouvions refuge, Et leurs mots doux séchaient nos larmes fugaces.
Quand les soucis venaient nous tourmenter, Leur sagesse venait nous apaiser, Elles connaissaient les secrets de la vie, Et nous guidaient sur notre chemin infini.
Elles étaient discrètes et observatrices, Gardant nos secrets sans jamais de bruit, Leur regard bienveillant sur nos erreurs, Nous rappelait que l'amour était le meilleur.
Aujourd'hui, dans une résidence solitaire, Nous ne leur rendons visite qu'éphémère, Une demi-heure, un instant furtif, Et pourtant, dans leur regard, tant d'amour se lit.
Elles restent fortes et cachent leurs peines, Pour ne pas nous inquiéter, pour qu’on les aime, Mais lorsque nous partons, seuls avec leurs souvenirs, Leurs yeux s'emplissent de tristesse et de désirs.
Autrefois, elles auraient arrêté le temps, Pour nous épargner le moindre tourment, Mais aujourd'hui, dans ce lieu oublié, Le temps s'étire, lentement, sans pitié.
Les vitres des autres chambres, leur unique horizon, Un mur défraîchi, aux couleurs fanées, sans raison, En dehors des visites familiales trop rares, Seuls les soignants et le curé viennent les regarder.
Mais malgré tout, elles gardent leur dignité, Leur amour inconditionnel, leur félicité, Alors, prenons le temps, chaque jour qui passe, De leur offrir un sourire, un peu de bonheur en grâce.
Car nos grands-mères, si précieuses et si belles, Méritent d'être chéries, auprès d'elles, Dans leur regard, nous trouvons l'écho, De l'amour inestimable qu'elles ont semé en cadeau.
Elle attend la mort, telle est sa peine, Car nous ne la tenons plus au courant des chaînes, De nos vies, de nos joies, de nos tourments, Elle se sent parfois oubliée, loin des instants.
Dans cette résidence laissée à l'abandon, Elle contemple les jours qui passent sans raison, Les nouvelles lui parviennent au compte-gouttes, Et elle se sent parfois si seule, si dégoûtée.
Pourtant, dans son regard, brille encore la flamme, De celle qui a connu tant de batailles et de drames, Elle mérite d'être entourée, écoutée, aimée, Car en elle réside une sagesse infinie, préservée.
Alors, prenons le temps de lui rendre visite, De lui raconter nos vies, nos peines, nos délices, Offrons-lui ce lien fragile mais précieux, Pour qu'elle se sente encore vivante, heureuse.
Car nos grands-mères, gardiennes de nos souvenirs, Méritent d'être présentes dans notre avenir, Ne les laissons pas se perdre dans l'oubli, Offrons-leur notre amour, notre présence infinie.
Dans le silence de la chambre, la tristesse s'installe, La grand-mère repose paisiblement, plus rien ne la rappelle, Ses petits-enfants se rassemblent, le cœur lourd de regrets, Regrettant amèrement de ne pas lui avoir donné assez.
Ils se souviennent de son sourire, de ses mains douces, Qui les réconfortaient dans les moments de détresse et de secousses, Elle était leur refuge, leur source de chaleur et de tendresse, Et maintenant, ils réalisent combien elle était précieuse.
Les souvenirs affluent, comme une marée de douleur, Ils se rappellent les moments partagés, des heures, Où elle les écoutait, les conseillait avec bienveillance, Leur prodiguant des mots de réconfort et d'espérance.
Mais ils étaient trop pris dans leur propre tourbillon, Dans leurs préoccupations, leurs aspirations sansfin, Et ils n'ont pas su voir la fragilité de ce lien. Maintenant, il est trop tard, la grand-mère est partie, Emportant avec elle tout un monde d'amour et de vie.
Les regrets les assaillent, les remords les tourmentent, Ils auraient dû être là, plus présents, plus attentifs, Mais la vie les a emportés dans sa course effrénée, Et ils n'ont pas su réaliser l'importance de ces instants volés.
Alors, ils se promettent d'apprendre de cette leçon, De ne pas laisser le temps effacer les précieuses relations, De prendre le temps d'être là pour ceux qu'ils aiment, Avant qu'il ne soit trop tard, avant que tout ne s'éteigne.
Car nos grands-mères, gardiennes de nos racines, Méritent d'être honorées, respectées, chéries, Elles nous ont donné tant d'amour et de tendresse, Il est temps de leur rendre hommage, avec délicatesse.
Dans la douceur d'un temps révolu, Les grands-mères veillaient sur nous, Et aujourd'hui, dans nos cœurs, elles demeurent, Éternelles gardiennes de nos souvenirs, de nos heures. Jacky Delaire
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Grand-Mère, Seule
appartient au recueil Poèmes
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Poème terminé ! Merci à Jacky Delaire. |
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