"Giboulées" est un poème mis en ligne par
"Aubussinne".non classique, moderne, vers libres,
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Giboulées
Les grêlons ont roulé sur le bord des ardoises Et forment un ourlet blanc dans le creux des chenaux Le tonnerre gronde en plein mois de mai L’air devient glace et les tisons la braise. La chair se fige, la veine devient blême. Le bouleau ne livre plus sa sève. Les bourgeons sont brisés, les pétales gelés Les tiges inclinées, le printemps confisqué. La vache quitte le pré, s’abrite sous le chêne, Son pas très lent l’approche de l’étable. L’homme va venir. Il faut la protéger. Les prairies ont blanchi, le silence couvre tout, Le ciel n’existe plus, se mêle au mystère. Printemps, que deviens-tu ? Tu sembles disparu. ______________________ Mai 2018 / MM |
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Giboulées
appartient au recueil Feuilles de pierre
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Poème terminé ! Merci à Aubussinne. |
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