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Un chien qui crève - Commentaires

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czerny31

czerny31 Le 03-11-2015 à 12:43

Sacré Victor... effectivement un sacré coup d’œil sur la vie et une plume à tout croquer ! Christian

Exilée

Exilée Le 31-10-2015 à 16:23

C'est un poème que je ne connaissais pas. Il relate une anecdote d'apparence anodine mais l'auteur a su l'empreindre de lyrisme et d'émotion, de sorte que ma lecture ne fut pas une perte de temps. Merci de ce partage.

A quai (Jeanne)

A quai (Jeanne) Le 24-11-2014 à 5:52

En lisant ce poème, je me disais que seul un homme d'un certain âge pouvait l'avoir écrit. C'est pour cela que je te demandais la date de son écriture. Merci d'avoir répondu à mon questionnement Christian

czerny31

czerny31 Le 21-11-2014 à 23:19

Un grand merci à toi Jeanne pour ton commentaire sur ce poème que j'affectionne particulièrement. Ce texte a probablement été écrit aux alentours de 1870. La guerre de 1870 et l'implication de Victor Hugo dans bien d'autres soucis que sa poésie, ne lui ont permis de penser à l'éditer qu'aux alentours de 1881 dans un recueil ' les quatre vents de l'esprit". Au plaisir.

A quai (Jeanne)

A quai (Jeanne) Le 21-11-2014 à 21:59

Quels échanges entre poètes chevronnés... je ne vous accompagne pas sur ce terrain, ce n'est pas mon domaine. Je trouve que ce poème est une offrande de sentiments, une démonstration de compassion. À quelle période de sa vie l'a t il écrit? Merci Christian pour ce joli partage

czerny31

czerny31 Le 21-11-2014 à 1:48

Les plus grands auteurs ont les moments de décompression les plus profonds et les changements de caps provisoires les plus vertigineux. Après un "pavé" il est souvent vu des œuvres toutes légères, d'une écriture facile et reposante pour l'auteur. Mozart n'écrivait-il pas des petites chansons paillardes sur trois ou quatre notes, entre chaque composition magistrale... Jean de la Fontaine n'écrivait-il pas des petites histoires paillardes, voire érotiques, aprés des périodes d'un intense travail ?
Tous ces moments de détente, ne sont pas dépourvus de génie. Nous devons prendre d'un auteur que l'on apprécie, ses sommets et ses plaines, à défaut de ne plus rien comprendre à son témoignage, à ses sentiments, a son ressenti de son époque, à son art.

czerny31

czerny31 Le 20-11-2014 à 14:45

... pour remonter encore dans l'histoire de cette métaphore, j'en retrouve trace dans les "pensées d'Héraclite" Ursus : "La foi au diable est l'envers de la foi en Dieu. L'une prouve l'autre. Qui ne croit pas un peu au diable ne croit pas beaucoup en Dieu. Qui croit au soleil doit croire à l'ombre. Le diable est la nuit de Dieu. Qu'est-ce que la nuit? La preuve du jour (II. II. VI).

czerny31

czerny31 Le 20-11-2014 à 14:33

je pense qu'il est issu du recueil : "les quatre vents de l'esprit".
Je pense que tu as raison sur le fait que bien des écrits de Victor Hugo sont d'une facture, dans le sens technique cher à la poésie classique, d'un niveau supérieur. Cependant, il y a dans ce poème, une simplicité, un côté basique du sujet, qui est une quasi révolution, émanant de plus, d'un si grand homme, d'un si grand penseur et d'un si grand précurseur en politique. C'est justement dans cette médiocrité de ce vulgaire chien puant, appartenant à ce vieux pochtron boiteux, que s'exprime la vraie grandeur du personnage... ah, je suis chieur aussi, à ma manière ! J'apprends de tes ligne l'historique de l'idée de soleil noir et t'en remercie grandement. C'est toujours un grand plaisir de te lire. Christian

czerny31

czerny31 Le 18-11-2014 à 20:07

"C'est ici le combat du jour et de la nuit… Je vois de la lumière noire » Ce sont les mots tels qu'ils ont été rapportés. Il peut s'agir d'un oxymore en effet, puisque cette contradiction est constante dans son oeuvre. «Le malheur est une clarté. Que de choses j'ai vues en moi et hors de moi depuis que je souffre» a t'il écrit après de décés de Léopoldine... C'est en tout cas mon sentiment, bien que des esprits plus cartésiens disent qu'il a vu véritablement ce qui était appelé à cette époque de la lumière noire, qui consistait à filter une source lumineuse avec une lentille ultra violette, ce qui rend les couleurs trés crues, les blancs bleus et décompose le sceptre des couleurs. Certaines techniques médicales de l'époque consistaient à plonger un malade de douleurs d'arthrites ou d'affections pulmonaires dans des lumières infra rouges ou ultra violettes... c'est possible mais terriblement moins poétique.

Evzone

Evzone Le 18-11-2014 à 17:54

Christian rien à ajouter. C'est beau. Une petite anecdote concernant Victor Hugo. Quand il est décédé en 1885 , j'ai lu quelque part que ses dernières paroles ont été: « Je vois de la lumière noire. » Christian, peux-tu confirmer ou non la véracité de cet oxymore ? Venant de lui cette réflexion ne m'étonnerait pas... Bien amicalement.

czerny31

czerny31 Le 17-11-2014 à 18:14

Pas de honte à ça ! Je connais ce poème depuis plus d'une quarantaine de printemps et il me fait le même effet à chaque fois. C'est simple et beau, sans besoin d'autre commentaire. A bientôt.

Yzalba

Yzalba Le 17-11-2014 à 18:01

Je connais bien mal Victor Hugo, et je ne connaissais pas ce poème poignant qui m'a mis les larmes aux yeux (et même au-delà des yeux, pour être franche...) Merci Christian pour cette découverte