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Quelque chose qu’on appelait l’espoir - Commentaires

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Ancolies

Ancolies Le 28-06-2026 à 11:05

Bonjour Maria. En 68 lorsque vous êtes née, j'avais 11 ans et étais un peu jeune pour monter un groupe rock. A la place je passais mes journées dans un collège catholique privé, avec ses grilles de fer forgé et de soutanes frustrées. Nourrissais-je quelque espoir en ces temps lointains, je ne sais plus bien. Le corolaire de ce Avec ce rien j'avais tout est Avec ce tout je n'avais rien. C'est une erreur très répandue de vouloir tant et plus. Je l'ai dit déjà des dizaines de fois, moins on en a, moins on a de besoins, moins on est entravé, plus on est libre et disponible. Je n'échangerai pas ce rien pour toute l'aurore du monde. Bon dimanche.

Aile68

Aile68 Le 27-06-2026 à 13:52

Bonjour Ancolies, Bravo pour ce texte si personnel sur l'espoir! "Avec ce rien j'avais tout", on dirait que c'est la clef de votre texte... La fin est très poétique, j'aime beaucoup. Je fais court mais ce n'est pas sans espoir que vous réécrirez d'autres textes qui vous ressemblent tant. Bonne journée! Maria

Deogratias

Deogratias Le 27-06-2026 à 13:41

Bonjour Ancolies, un texte parfaitement maitrisé. L'Espoir c'est tout petit. C'est passager. L'espoir est comme un roseau agité par le vent : aucune constance, aucun avenir. C'est pourquoi il aide sans durée, sans tenue dans le temps. C'est pourquoi il change de couleur selon les époques, l'âge et les saisons. L'espoir est un petit serviteur. Un bon serviteur, mais enfin, un serviteur. L'Espérance est sa Demeure, et là c'est autre chose, elle reste debout même si elle connait bien des misères, elle ne change pas. Elle est droite. Verticale. Exigeante. Terriblement exigeante. Une vraie torture pour ceux qui restent dans le seul espoir qui lui, si souvent, vacille...Belle richesse de souvenirs musiciens et d'espoirs qui, malgré tout, aident à vivre...Enfin, on essaie...Sylvie.

Ancolies

Ancolies Le 24-06-2026 à 23:07

Salut Donald. Sûr, Ian Curtis va te remonter le baromètre en flèche. A propos des jeunes britanniques de la fin des années 70, en genre 88 je suis allé à NY. C'était le printemps et j'ai marché toute la nuit. Au petit matin j'ai pris une chambre dans un petit hôtel qui semblait sympa. Tous comptes faits, il s'agissait du Chelsea Hôtel, refuge des poètes beat des années 60 et, hasard ou karma, j'étais également dans la piaule où Sid Vicious avait fait son overdose. Il avait gravé son nom au couteau sur le bureau de bois. A l'époque j'avais une sacrée collec de vinyles, commencée à l'âge de 13 ans. Au moins 1000, lesquels outre tous les classiques rock, du psyché de la côte ouest à l'underground de la côte est, des progressistes anglais à leurs grands maître du blues, sans oublier la chanson à textes française - tous les Brassens, Brel, Gnsbourg... en 25cms - jusqu'au jazz amerloque des années 50 et les brésiliens qu jouaient avec Stan Getz, les flamenco-rocks sans oublier non plus les imports U.S. et japonais... bref entre autres un paquet de collectors et j'en passe plein d'autres. J'ai été contraint de me défaire de tout ça il y a 20 ans. Quant à mon texte ci-dessous, je ne fais qu’anticiper. A +.

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 24-06-2026 à 20:55

Bonsoir Ancolies, eh bien après un tel texte, je vais m'écouter un album entier de Joy Division, cela me paraitra nettement moins sombre (eh, je n'ai pas mentionné Ray Manzarek et sa bande, cette fois-ci, pas mal, non ?). Parce qu’en termes de presque "no future" j'ai rarement lu aussi tranché sur DPP. Je suis d'accord, l'espoir semble disparaitre progressivement des gens chez qui il y en avait autrefois. Résignation ? Fatalisme ? Vide ? Je n'ai pas le moindre début d'une tentative d'essai d'explication. Je n'espère même pas en avoir tellement cela me semble acquis. Suis-je comme le personnage de Pink dans Pink Floyd The Wall ? Non, quand même, ça serait extrême, une forme de vacuum mental. En tout cas, ce texte m'a donné envie de réécouter des albums de la fin des années soixante-dix, quand les jeunes britanniques arrêtaient d'insulter la reine parce qu'ils avaient trouvé plus angoissant, plus démoralisant en la personne d'une dame de fer maquée à un cowboy de pacotille. Merci pour le partage. Je vais rechercher mes vinyles. Donald.