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MacGuffin prend la tangente - Commentaires

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Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 02-07-2026 à 18:52

Bonjour belisade, c'est effectivement le McGuffin d'Alfred Hitchcock qui m'a fait penser à ce nom, avec la référence au cinéma. Je ne connais pas la BD Blacksad; il va falloir que j'aille regarder ça. Merci d'avoir pris le temps de lire et de commenter cette nouvelle. A bientôt. Donald.

belisade

belisade Le 02-07-2026 à 17:43

Bonjour Donald Ghautier, Mac Guffin évoque d'entrée le prétexte McGuffin de Hitchcok, on est déjà dans le monde du cinéma. La nouvelle se déroule comme dans un film noir qui ne se prend pas au sérieux, dans une ambiance qui fait penser à la BD Blacksad (on verrait bien des personnages animaux) ou à 'Qui veut la peau de Roger Rabbit'. Les protagonistes et leur environnement sont bien décrits dans ce style. Très agréable à lire, d'autant que l'humour est présent à chaque ligne. Merci pour cette lecture.

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 13-06-2026 à 18:27

Merci Dukehoka d'avoir pris le temps de lire et de commenter cette nouvelle. Bob est un peu un dilettante, ce qui transparait dans la première partie de la nouvelle. J'écris plus dans l'impression, l'atmosphère, l'ambiance, en colorant la narration de ce qui permet de se faire une idée du narrateur plutôt que de détailler son CV, méthode que je trouve laborieuse. Le truc du genre "Bob, ancien de la brigade criminelle, avait résolu des affaires de meurtres dans toute la France et au-delà..." ce n'est pas ma tasse de thé et encore moins mon style, ni en tant que lecteur, ni en tant qu'auteur. Pour cette raison, par exemple, les romans de Fred Vargas m'ennuient rapidement. Au plaisir de vous lire (je vois que vous avez proposé deux nouvelles). Donald.

Dukehoka

Dukehoka Le 13-06-2026 à 17:31

Bonjour, merci pour cette belle nouvelle. Je suis assez fan des polars et là on sent bien l'ambiance "sur le fil" du personnage. L'idée est originale et trouve bien sa place dans le récit. Je pense qu'il manque un peu de corps au personnage afin que sa "participation" au roman pour rendre la collaboration intéressante. On aimerait en savoir plus sur ce Bob, le rendre attachant, mystérieux ou imbuvable. Cela donnerait beaucoup plus de relief aux échanges avec Mac. J'adore la fin désenchantée, très polar noir.

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 13-06-2026 à 12:44

Bonjour Sylvie, j'ai essayé un tant soi peu de donner de la matière à cette plongée dans le monde des scénaristes de cinéma, sur la base de ce que m'a raconté il y a des années un ami cinéaste. Je ne connais pas spécialement le monde de l'édition et du livre, n'ayant pas tenté l'aventure d'éditer mes écrits. Je comprends votre point de vue et je vois qu'il est bien étayé par des expériences personnelles. Merci d'avoir pris le temps de lire et de commenter cette nouvelle. Au plaisir de vous lire sur l'un de vos textes. Donald.

Deogratias

Deogratias Le 13-06-2026 à 6:15

Bonjour Donald, je prends le temps de lire ce matin ...rendre vivant ce site...Votre écriture fait preuve d'une grande lucidité sur le monde artistique...Dans l'autoédition, je vois cela aussi : des auteurs qui sont près à tout pour briller coûte que coûte, alors pour ça, ils achètent des logiciels pour étudier les niches, le marché, trouver les bons mots clés pour être référencé par l'algorithme du site des ventes en lignes, la bonne catégorie...et voilà, l'affaire est dans le sac : tu ne connais rien à la musique, tu piges queudal, mais c'est une bonne niche. Peu de concurrence et forte demande, tu n'as plus qu'à publier un truc de 20 pages libres de droit qui parle musique...et hop, tu publies...Et hop, tu te fais du fric ...classé au top des ventes...Tandis que d'autres, bien talentueux, ceux qui se foutent des niches, des mots clés, des catégories etc...galèrent...C'est en modèle réduit ce que vous dites ici sur le cinéma hollywoodien devenu une industrie ...Le livre aussi est une industrie...J'essaie de me situer dans cet univers...pour le moment...Je sais qu'un jour, non par amour de l'art, mais par amour de la vie, la Vraie, par amour de la Beauté, je partirai...Je me préparerai au grand départ, sans écriture ni succès, sans public ni renommée, je partirai...Là où rien n'est factice. Pas de scénario, pas de réussites véritables, même si cela pouvait arriver, rien que moi, l'âme nue...Finalement, on relativise tout cela avec l'âge...On relativise et on se dirige vers l'essentiel, qui n'est plus l'égo, son exaltation et sa fadeur, on se dirige vers le Tout Autre où, là, on se reconnait enfin...Là où on découvre combien nous sommes connus..."Il me regarda comme si je venais de crucifier le Christ" : l'expression m'a fait sourire...je l'ai trouvé pertinente...pour plein de raisons...Merci pour ce bon moment de lecture...Même si j'ai lu assez vite...Besoin de repos. A bientôt. Sylvie.

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 20-05-2026 à 19:41

Merci Jenny, je vois que cette histoire a résonné chez toi. Je ne savais pas que tu avais travaillé dans ce milieu. Je vais regarder comment traiter la coquille sans casser l'œuf. Merci d'avoir pris le temps de lire et de commenter cette nouvelle. Amitiés. Donald.

Jenny

Jenny Le 20-05-2026 à 0:03

Excellent ! L'intro' m'a fait rire, on entre direct dans le concret ! Comme d'hab', une dose d'humour et deux doses sans rire. Dès lors que le business prend le dessus, l'art et leurs auteurs sont pressés comme des citrons. Les illusions sont vite perdues, et la fin de l'histoire est sans doute très réaliste. Pour ma part, j'ai l’expérience d'un producteur de France 2, ces gens-là cherchent en permanence des scénaristes et histoires originales. Si on est du style à jouer à la poule aux oeufs d'or, et qu'on a une bonne couche de naïveté, on se fait 'esclavagiser' pour une misère. D'autre part, les réalisateurs ont tous les droits et prennent toute la lumière. Rapidement, on sombre dans un milieu où il n'y a que deux tris : les gentils méchants et les gentils trop cons. Bref... quand on n'est pas du genre à filer droit, on sort du cadre et ça casse. (j'ai noté une coquille (D’ailleurs, il envisager de publier )). A bientôt, Jenny 😎

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 15-05-2026 à 17:58

Bonjour Ancolies, merci d'avoir pris le temps de lire et de commenter cette nouvelle. Hollywood a broyé des générations de scénaristes et d'écrivains prometteurs avec son approche industrielle de l'écriture. Et le mercantilisme ambiant n'améliore pas la situation. Amitiés. Donald.

Ancolies

Ancolies Le 15-05-2026 à 9:54

Bonjour Donald. Une nouvelle bien envoyée qui dissimule sous son ironie noire une vérité de l'industrie hollywoodienne et la fatigue et la lassitude humaine qui s'ensuivent. Aussi indispensables soient-ils, les scénaristes là-bas sont déconsidérés, hyper mal traités, on leur fait réécrire 15 fois les mêmes scènes, puis changer complétement de scénario etc... La majorité des grands auteurs américains dont les livres ont été adaptés par le cinéma ont rapidement fuient Hollywood, son cirque et ses requins comme vous dîtes. Car tout ceci une nouvelle fois n'a rien à voir avec l'art mais avec l'industrie. Au-delà de ceci, votre nouvelle est très bien écrite et assez mordante à lire. Amicalement.

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 06-05-2026 à 15:23

Bonjour Abdellah, cette nouvelle est plus sérieuse que le texte précédent "une bouture venue de loin" qui ressemblait plus à un délire du moment. Même si j'emploie ici le style polar noir en le caricaturant avec le personnage de Bob, un inculte de première, il s'agit bien de la création artistique à l'aune d'une société mercantile dont cette nouvelle traite. Et que Bob lui-même se range du côté de MacGuffin en rajoute une couche sur la force de ce paradoxe. La fin ressemble à du réel. Merci d'avoir pris le temps de lire et de commenter cette nouvelle. Amitiés. Donald.

Abdellah

Abdellah Le 06-05-2026 à 13:35

Bonjour Donald, J’ai davantage accroché à ce texte-ci, probablement parce qu’au-delà de l’ironie et des dialogues parfois très mordants, il y a une vraie fatigue humaine derrière MacGuffin. On sent un homme qui ne fuit pas seulement Hollywood, mais une manière de créer devenue trop mécanique, trop calibrée, où l’art risque peu à peu de perdre son souffle. Le récit mélange bien satire, enquête et réflexion sur le milieu du cinéma, tout en laissant apparaître une question plus universelle : jusqu’où peut-on rester fidèle à soi-même lorsque tout pousse à transformer la création en produit ? J’ai aussi apprécié le contraste entre le monde du prestige, des studios et des millions de dollars, et cette fin beaucoup plus simple, presque silencieuse. Au fond, MacGuffin semble chercher moins le succès qu’une forme de paix intérieure et de liberté artistique. Et derrière l’humour désabusé du narrateur, on sent finalement une certaine tendresse pour les êtres qui refusent de trahir complètement ce qu’ils portent en eux. Mes amitiés Abdellah

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 04-05-2026 à 5:28

Merci Albert, j'ai essayé dans cette nouvelle d'instiller un faux ton à la Raymond Chandler, pas celui du cinéma reprenant les romans de cet auteur – Bob n’est pas Humphrey Bogart, Irina n’est pas Lauren Bacall – mais celui de la littérature, pour installer un climat. Evidemment, et vous l’avez vu, le sujet est la création littéraire. Nous sommes sur un site dédié à l’écriture, du point de vue des amateurs, alors cela me semble intéressant d’aborder ce thème dans des nouvelles écrites et structurées. Comme vous l’avez remarqué, le nom du scénariste n’est pas choisi au hasard. J’apprécie votre analyse relative à ce texte car elle cerne bien l’intention derrière son écriture. Merci d’avoir pris le temps de lire et de commenter cette nouvelle. Amicalement. Donald.

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 04-05-2026 à 5:20

Merci Patrick, Hollywood est particulier, le cinéma américain est particulier, les Etats-Unis d'Amérique sont un autre monde. C'est ce que MacGuffin va vivre en venant s'installer en France. Merci d'avoir pris le temps de lire et de commenter cette nouvelle. Amicalement. Donald.

TonnelPat

TonnelPat Le 03-05-2026 à 21:03

Bonjour Donald, voila une histoire bien écrite et intéressante, sur que les scénaristes d'Hollywood cherchent d'abord à être Bankable, bon il y a des films américains très bien faits et avec de bons scénarios, je regrette cependant les films tendres de Pagnol: Merlusse, la gloire de mon père, le château de ma mère, la fille du puisatier etc, bien amicalement

Albert B

Albert B Le 03-05-2026 à 17:48

Bonjour Donald, votre texte fonctionne très bien dans un équilibre entre récit d’enquête et réflexion sur la création elle-même. Ce qui frappe d’abord, c’est le ton volontairement décalé, presque désinvolte, qui donne au personnage de Bob une dimension à la fois de détective classique et de narrateur ironique, un peu dépassé mais lucide sur ce qui l’entoure. Cette légèreté apparente rend d’autant plus intéressantes les discussions autour de MacGuffin, car derrière l’humour et les dialogues très vivants se dessine une vraie réflexion sur la liberté artistique et le rapport entre création et industrie. Le personnage de MacGuffin devient presque un prétexte narratif au sens hitchcockien du terme, un point de départ qui permet surtout de parler d’autre chose, ici la fatigue des systèmes de production et le désir de s’en extraire. Ce qui fonctionne particulièrement bien aussi, c’est la mise en abyme : un scénariste qui refuse le cinéma pour écrire un roman, raconté dans un texte qui joue lui-même avec les codes du scénario. Cela donne une impression de distance volontaire, comme si le récit se regardait lui-même fonctionner, sans jamais se prendre totalement au sérieux. Les échanges entre Bob et Irina apportent en plus une respiration très efficace, presque théâtrale, qui équilibre les moments plus conceptuels. Au final, on a un texte à la fois divertissant et assez fin dans ce qu’il suggère sur la création, les compromis et la place de l’auteur face aux systèmes culturels. Amitiés, Albert.