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Le désert dans la ville - Commentaires

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Aubussinne

Aubussinne Le 04-06-2020 à 15:48

Bonjour Franck, J'ai en effet été saisie par les images de ma petite ville de quinze mille âmes pas touchée par l'épidémie et confisquée de vie et d'animation. Et cela dure encore. Les rideaux baissés vont-ils se relever ? J'ai un grand doute. Le temps nous dira tout. Merci beaucoup, amicalement, Mireille

SLuna

SLuna Le 03-06-2020 à 14:44

bonjour Mireille. très joli poème au visuel très réussi. la scène m'a fait songer à l'atmosphère qui règne dans une ville qui vient d'être bombardée... je suis de ceux qui pensent que nous sommes allés un peu loin côté "réactions"... et nous allons devoir désormais en payer le prix. le plus dur reste à venir. une économie mondiale en berne où les places seront chères. amicalement. Franck

Aubussinne

Aubussinne Le 31-05-2020 à 8:17

Bonjour Cher Manu, j'apprécie aussi de marquer mes textes comme témoin du temps surtout celle ci tellement étrange dans l'histoire de l'humanité. Un arrêt provoqué du processus vital ancré au plus profond de l'origine de notre espèce et de la vie. La vie reprend si doucement mais bien des rideaux ne se relèvent plus dans les rues tant les vies de chacun sont suspendues à des ressources fragiles et aujourd'hui brisées. Les retrouvailles sont inouïes mais emplies de questionnements sur l'existence et ses besoins. La vie animale a repris, j'ai même une buse qui est venue se poser sur ma terrasse, les arbres assourdissent et les grillons rassemblent un orchestre fou, ai-je changer ma façon d'écouter ? Merci beaucoup Cher Manu, très bon Week-end, avec toute mes amitiés, Mireille

Aubussinne

Aubussinne Le 31-05-2020 à 8:06

Bonjour David, Votre commentaire traduit totalement l'intention de mon texte. Cette période semble avoir été un accélérateur des tendances de l'époque nous les étalant sous le regard. Ce qui m'a le plus marqué, c'est l'exiguité des logements dans les villes comme si on découvrait cette situation dans lesquels les familles ont le plus grand mal de vivre et toutes les conséquences qui vont avec, le deuxième le seul repas pris par les enfants à la cantine quand le salaire ne suffit pas. Vivons nous dans un pays qui ne pourvoit pas aux deux premiers besoins vitaux de sa population , l'abri et la nourriture. Et le reste suit, je crains que rien ne voudra changer pour essayer de conserver un système qui craque de partout. Merci David et très bon Week-end, avec toutes mes amitiés, Mireille

Wolfgang Warren

Wolfgang Warren Le 30-05-2020 à 21:36

Bonsoir chère Mireille, vous avez écrit ici un poème témoin d'une époque, d'une atmosphère particulière que nous aurions aimé éviter de connaître, parce qu'elle a touché l'intime, l'humain en nous et nous a poussé à laisser des déserts là où la vie coulait à flots. Votre poème est magistral, vous n'avez rien laissé au hasard, en fine observatrice de la société et aussi du printemps qui a su reprendre ses droits quand il était d'ordinaire étouffé (j'ai lu récemment que l'activité des abeilles avait bien repris, ce qui m'a fait plaisir vous vous en doutez). En outre, j'ai un goût particulier pour vos strophes 4 et 11 qui sont des merveilles poétiques. Je vous fais toutes mes amitiés, Manu

Benadel

Benadel Le 28-05-2020 à 22:14

Mireille, vous démontrez parfaitement par un poème bien ficelé les côtés lugubres, les faces désertiques, les situations dramatiques, qu'engendrent le confinement. Villes sans âmes, rues abandonnées, animations orphelines des bons vivants, cités silencieuses, places languissantes, n'ont curent de la nouvelle saison. Une population avachie, des jeunes abrutis de jeux vidéos et abêtis de télé-enseignements, des vieux jetés aux rebuts de la vie, sous le joug de gouvernements bien-pensants, sont emprisonnés dans les cachots du confinement. Et tous fixent les yeux hagards sur le trouble avenir. Mes amitiés. David

Aubussinne

Aubussinne Le 28-05-2020 à 20:56

Bonsoir Ancolies, Merci beaucoup pour votre commentaire, j'ai essayé, cette situation étrange me fait penser aux tableaux métaphysiques de Georgio Chirico, tout est à moitié, moitié contrainte moitié liberté pour se terminer en laisser-aller lâcher tout et pourquoi ? Gel de toute la vie. Dans ma région des mesures barrières bien encadrées auraient largement protéger la vie des gens, les conséquences ne vont pas finir d'éclabousser. Pour les Pink Floyd, je vais vous décevoir mais ne suis pas une grande connaisseuse, seulement goûteuse de cette musique comme une distraction, je suis plus adepte du classique et de l'art lyrique. Merci encore et à bientôt, Mireille

Ancolies

Ancolies Le 28-05-2020 à 16:42

Bonjour Aubussinne. J'aime bien votre poème qui déroule lentement et patiemment ses images et de nombreuses interrogations sans réponses. L'entrée en matière, la première strophe est très belle et pose immédiatement le cadre. Vous décrivez bien la ville vidée de ses habitudes, pour finir par l'étrangeté d'un retour à la mi-vie, pour poser finalement la question du jour d'après. Nous sommes en effet dans un inconnu où nous naviguons à vue. Nous avons échangé récemment sur le groupe Pink Floyd. Je n'ai pas compris si vous aimiez leur travail ou non. Aujourd'hui votre poème me fait penser à la dernière chanson des Rolling Stones, écrite et sortie pendant le confinement, Living in a ghost town. Une assez bonne chanson dont je vous joins le lien s'il vous intéresse de l'écouter : https://www.youtube.com/watch?v=LNNPNweSbp8 A bientôt.