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La tête là où il faut pas - Commentaires

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Hika

Hika Le 19-12-2024 à 11:53

Bonjour Ancolies .Je ne sais trop quoi vous répondre moi non plus , et c'est ce que je préfère à toute -pression- , qu'elle vienne de moi ou d'autres , au nom de ses choix personnels au sein des pluriels toujours singuliers ... mais je ressens ou autre verbe que si le monde est un grand pénitencier , il n'est pas que cela,
( des singuliers .. .aux pluriels .. pas fini tout ceci tout cela ) vivre n'est pas facile , ni seul ni avec ou contre , un travail , individuel en ce collectif . sur terre au sûr , mais il est de bons et beaux moments . Bonne journée à vous.

Ancolies

Ancolies Le 18-12-2024 à 9:48

Bonjour Hika. Je ne sais trop que répondre à votre long commentaire. Si ce n'est que je comprends ce que je savais déjà que vous ne voulez rien imposer à personne pas plus que vous ne supportez qu'on vous impose. Je suis comme vous et de nombreux autres je suppose, je ne supporte plus à mon âge la moindre contrainte hormises celles que je me fixe. Vous parlez de dictatures, elles sont nombreuses,maquées sous des dehors de bons sentiments, vous en citez quelques-unes. Bref vous prônez la liberté individuelle. Ce serait bien si elle était, et aussi si elle était collective. Je cite Schopenhauer : Si vous voulez une boussole sûre pour vous guider dans la vie, vous ne pouvez mieux faire que considérer ce onde comme un grand pénitencier. Parmi les maux de cette colonie pénitentiaire, la présence des autres détenus. Bonne journée à vous.

Ancolies

Ancolies Le 18-12-2024 à 9:34

Bonjour Deo. ça, pour être effacé par mes parents je l'étais. Mes désirs et mon identité n'entraient pas en ligne de compte mais ça vus le saviez déjà. "C'est pour ton bien", comment peut-on rapper quelqu'un qu'on aime ? Je sais qu'à l'époque c'était courant mais la question reste quand même.A 13 ans j'ai dit à mes parents Je ne suis pas d'accord. J'aurais été bien incapable d'expliquer avec des mots ce que je ressentais s'ils me l'avaient demandé ce qu'ils n'ont pas fait, se contentant de me dire que je n'avais aucune personnalité. Pour à peu près la majorité des gens, une personne qui porte une particule suscite un à priori, négatif ou positif. Moi c'est négatif. Nous autres sommes des fins de race, je suis une fin de race. Mais j'aurai sauvé mon fils qui lui est sain. Merci pour votre long commentaire. Bonne journée.

Hika

Hika Le 17-12-2024 à 15:22

Bonjour Ancolies .( dans ‘ mes documents’ il est une rubrique plus que fichier disons) - Bonjour à .. prénoms ou pseudos d’auteurs précis suivent , et le vôtre . juste( ?) façon de réfléchir, à comment chacun ressent pense et produit face ou avec chaque autre, dont lui, au travail du vivant , dont soi , chacun en mouvances talents et expériences diverses … . « roughly speaking » , j’espère ne pas trahir la langue anglaise ni chaque auteur , et celles que je n’ai pas ‘ apprises ‘ , sur bancs d’écoles pédagogiques ou non, : simplement …-tant qu’on est pas brutal à l’autre et à soi , rien n’est à cons-vaincre ,ni à évaluer , ni guider , ni punir , encore moins entonner lamento en échos de rebellions ou de forces, qu’on les dise ceci ou cela , les définitions ne manquent pas , individuelles et collectives ! voilà pourquoi et ici, chacun à l’œuvre et en sa vie, je crains d’imposer moi- même ce qui doit être dit ou fait , sans passer à la dictature personnelle de la compassion ou de la raison ou de la transcendance , des souffrances inhérentes à la vie , et d’abord en chacun . et donc ce n’est pas dire « ta faute » ni me dédouaner de mes façons . j’aime « lire » ici qui , comme vous et d’autres ici, chacun à sa manière , ont le sens des nuances , des dosages , du respect , et des êtres différents et vivants, chacun parmi , qu’on le veuille ou non , c’est au sûr prudences et respects tant à l’autre qu’à soi , sans parois ni pavois d’idéal d’idéaux des autres ou de soi .
Avec ma sympathie en écoutes ,plus que ma …bienveillance ! (elle n’est pas de principe ou principes.. sans ne compter que sur les autres ou soi ..

Deogratias

Deogratias Le 17-12-2024 à 8:26

Bonjour Ancolies, vous êtes tout entier dans ce texte : Un enfant brimé, abusé, élevé sans trop d'amour, dans une éducation trop stricte, sans écoute réelle de vos besoins et désirs, sans tenir compte de vos questions. Un milieu engoncé dans un mode de vie très strict. Quand on est un enfant avec une âme d'artiste, avec une grande sensibilité, on doit tenir compte de ses centres d'intérêt si on veut qu'il s'épanouisse dans la vie. La fessée cul nu, l'éducation spirituelle forcée, l'esprit de compétition à mort, des loisirs imposés (piano, violon ?)...Tout cela ne sert pas à préparer l'adulte à aimer la vie, à la chérir, à aimer les autres...J'imagine qu'ils ont fait ce qu'ils croyaient être bien pour vous. ("C'est pour ton bien" d'Alice Miller)...Cela explique grandement l'adolescent rebelle et ses premiers vols. Vous étiez trop frustré. Vous avez subi plusieurs abus : abus spirituel (la foi ne se transmet que par témoignage vivant), abus physique (coups et sévérité), abus sexuels (vos récits antérieurs), abus d'autorité (trop d'exigences contraires à votre personnalité). Vous auriez été très heureux dans une autre structure éducative (Montessori par exemple ou autre)...Ils ont fait ce qu'il croyait être bien et vous, vous avez croqué dans la vie. Un vol de vinyls à 14 ans ou plus tard est beaucoup plus qu'un vol de vinyls. A cet âge, c'est un appel, un message...
Avec ce bagage familial et éducatif, le chichon, le vol, les outrances de toutes sortes sont votre façon de vous dire. De rompre avec ce qui vous oppressait. Vous étouffiez voilà tout. Quand on étouffe, on fuit. Je connais ça.
Ce qui est dommage, c'est l'alcool, la dope. Par contre, la musique, l'écriture, la peinture : vous étiez fait pour cela.
Mon ancien père spirituel, décédé maintenant, connaissait très bien le milieu dont vous venez, il était prêtre exorciste. Un jour il m'a dit : "Détrompe toi Sylvie, ce milieu là, bien clos, bien fermé sur lui même, c'est là que j'ai vu le pire des pratiques occultes et bien des choses...".
Je me souviens encore du fameux : "C'est nous le réservoir intellectuel de la France" qu'une jeune femme m'a dit en regardant ma bibliothèque...Elle était pourtant très sympa...Mais très enfermé dans son milieu.
Quant à la suite de votre texte, la peinture que vous faites en ce moment. C'est un dont que mon père avait et j'aurai adoré l'avoir. Mais l'expérience m'a démontré que je n'ai aucun talent pour cela. Absolument aucun. Ce que je voulais c'était devenir danseuse classique, écrivain et chanteuse...Ma mère a mis fin à mon désir de danse classique pour laquelle j'étais douée en me retirant des cours par un : "ça coûte trop cher"...Quant au reste : j'avais été voir pour des cours de piano. Il fallait un piano à domicile. Je me souviens de la riche demeure où je m'étais rendue pour accéder aux cours. La dame professeure était richement habillée. Elle m'a regardée comme un poux : "Il vous faut un piano. ça fait 50 francs le cours". Je me souviens des poignées en porcelaine aux portes...Je suis rentrée dans ma cité HLM avec l'impression d'avoir voyagé sur une aure planète...
Les différents milieux ne se côtoient jamais. C'est une réalité ancienne, aussi vieille que l'injustice de cette vie. Tout est injuste ici bas. C'est pourquoi là-haut seulement, parait-il, nous verrons toute injustice réparée. ...On parle de : "renouveau des luttes de classe", ça me fait rire. la vérité c'est que je l'ai toujours connu. Elle ne s'était jamais volatisée dans l'air !! Les milieux vivent chacun dans leur monde. Depuis toujours. On parle de "mixité sociale" : c'est un mensonge. ça n'existe pas...et quand on mélange trop de gens différents ensemble : c'est le bordel. Pour ne pas dire pire. ...Je me souviens des couscoussiers balancés par la fenêtre avec de la musique orientale alors que les voisins voulaient juste dormir la nuit...
Pour ce qui est de votre vie d'adulte. L'enfance explique beaucoup. Mais Dieu merci, nous avons des capacités de résilience formidable. Votre plus grand traumatisme ce sont les abus que vous avez vécu dans votre corps : rien de pire pour blesser l'âme durablement.
Vous dites avoir frôlé la mort 50 fois dans votre vie et que , à cause de cela, vous croyez à votre ange gardien. Vous avez raison. Vous avez été profondément mutilé. Mais l'art, la musique, les amis, les voyages : tout cela vous a sauvé. Dans une certaine mesure. Il y a des blessures qu'on portera jusqu'à la fin et dont on ne guérira parfaitement que de l'autre côté. Mr Tournesol ne vous ouvrira pas la porte. Même pas St Pierre. Vous serez étonné de voir qui vous ouvrira la porte : Des gens formidables...On n'est pas tous égaux face aux blessures. Certains parviennent à les dépasser, d'autres non. On n'a pas à en juger. Vous faites tout de votre mieux avec le bagage qui est le vôtre...
Vous avez réussi à me faire sourire dans votre récit...Vous avez une manière géniale de raconter le tragique. ...Mais aussi le plus léger. Je vous souhaite de peindre encore bien des hommes bleus aux regards tournés vers le ciel sans brouillard jaune et gris mais éclairé par le soleil lumineux. ...Je vous souhaite un bon mardi 17 décembre. C'est aujourdh'ui que commence les grandes "Ô" : chaque jour une antienne aux offices de la semaine précédé par le mot : Ô...
Je parlais de justice au début de ce post, c'est l'hymne qu'on chante pendant tout l'Avent : "Cieux, répandez votre justice, que des nuées vienne le Salut"...La mélodie est magnifique...A tout bientôt. Sylvie.