Albert B Le 20-05-2026 à 9:06
Sylvie, votre écrit est d’une grande douceur et il possède une vraie dimension symbolique qui le rend à la fois simple à lire et profondément suggestif. À travers cette petite mouche et la fenêtre, vous proposez en réalité une réflexion sur la condition humaine, sur nos hésitations intérieures et sur ce besoin permanent de comprendre avant d’oser avancer. La mouche représente très bien cette partie de nous qui veut tout maîtriser, tout expliquer, tout sécuriser avant de faire un pas, alors que la fenêtre incarne une forme d’ouverture, presque une invitation à faire confiance à quelque chose de plus grand que soi. J’ai trouvé particulièrement beau ce dialogue entre la peur et l’appel, entre le besoin de preuves et la possibilité de s’abandonner à la vie. Vous montrez aussi très bien que la peur n’est pas simplement un obstacle, mais quelque chose de profondément humain, presque instinctif, face à l’inconnu et à l’immensité du monde. Et en même temps, vous suggérez que rester enfermé dans la seule logique du contrôle peut empêcher de voir ce qui est déjà offert, déjà ouvert, déjà là. L’image de la fenêtre qui propose un passage, sans forcer, mais en laissant la liberté d’entrer ou non, est très juste et très équilibrée. Il y a aussi dans votre texte une idée importante : celle que la liberté n’est pas forcément opposée à l’abandon, mais qu’elle peut au contraire s’approfondir dans la confiance. Et puis la fin, avec l’envol, donne une ouverture très lumineuse, presque spirituelle, sans être imposée, comme une expérience intérieure plutôt qu’une conclusion fermée. C’est un texte à la fois accessible et méditatif, qui parle autant aux émotions qu’à la réflexion, et qui laisse une impression de calme et d’espérance. Amicalement, Albert.
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Deogratias Le 20-05-2026 à 9:35
Re moi Albert, merci pour votre fidélité. Cela me touche. Vraiment. Pour ce qui est de cette petite parabole, en effet, j'ai tenté, je dis bien tenté de parler au coeur. De montrer que le contrôle de toute choses est une illusion, qu'à un moment donné, en effet, il faut consentir à n'être qu'une petite mouche bien minuscule par rapport à la grandeur du monde, de la complexité du coeur humain, de la création et du cosmos...En effet, à un moment donné, il faut avoir cette simplicité, cette petite soeur de l'humilité, qui consiste à abdiquer devant le mystère...A consentir à passer par la fenêtre grande ouverte...Souvent, on ne la voit même pas tant nous sommes petits, enfermés, blessés surtout...Notre liberté reste entière dans ce mouvement de consentement et d'ouverture...Particulièrement dans l'accueil de l'Amour...Grand merci à vous. Sylvie.