Ancolies Le 31-01-2021 à 13:59
Bonjour Brune. Merci pour ce long et instructif commentaire. Pour commencer j'ai suivi (pour l'instant, je pourrais changer d'avis) votre suggestion de passer la frousse au pluriel dans le titre. Bon, de quoi faut-il avoir le plus peur, demandez-vous, de mourir ou d'être mort ? Aucun des 2 répondrais-je. Comme dit dans le texte, à nos connaissances, la majorité des trépassés n'ont pas hurlé à l'instant suprême (si on songe à cet instant-là). Quant à être mort, soit c'est le néant dont nous n'avons alors plus rien à craindre, soit c'est le paradis où nous irons presque tous (presque presque). Blague à part, c'est je crois de mourir dont les humains ont le plus peur dans le déroulé de leur vie, et cela rejoint vos dernières réflexions : nous avons gommé et nié la mort de nos civilisations supposément éclairées à force de progrès, comme s'il s'agissait d'un acte contre-nature, d'une ndécence. C'est pour cela que la peur permanente rôde en sous-jacence dans nos existences. Je ne suis pas historien mais il me semble qu'on la craignait moins auparavant, qu'elle était accepté plus naturellement. Aujourd'hui nos amis les individus les plus riches du monde font plancher les scientifiques sur les organes 3D pour accéder à l'immortalité. Quelle hérésie. Dieu du ciel, heureusement que l'on meurt. Nous pouvons être des saints mais pas des dieux. Ce qui n'est pas une plaisanterie, c'est de vieillir en dégénérescence, ça c'est du lourd, mais mourir à un âge décent et même parfois avant, c'est écrit, acceptons-le le plus tôt possible, enseignons-le aux écoliers de façon qu'ils déroulent leur existence le plus clairement et paisiblement possible, sans être déviés et contrariés dans leurs actes par cette angoisse d'une finitude qui a été posée dès notre naissance. Bien à vous*.
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Christiane Bonnavion Le 05-02-2021 à 11:54
Ancolies bonjour. Beaucoup sont partis dans ce dernier voyage rejoindre de nombreux anonymes, personnes ne veut en revenir ce qui veut peut-être dire qu'ils y sont bien. Comme tu le dis si bien : le début, la fin fait partie de la vie et ma foi au lieu de pleurer, moi je dis qu'on se doit de saluer la mission accomplie. Pour toutes les raisons invoquées dans ton texte, oui vivons l'instant présent, réjouissons-nous de seulement vivre. Christiane