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La guerre de Toi n’aura pas lieu - Commentaires

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Ancolies

Ancolies Le 10-01-2026 à 11:41

Bonjour Albert. Aller droit son chemin ici-bas relève souvent d'un éloignement voire d'une séparation avec l'autre ou les autres. Le prix à payer en est souvent la solitude. Un prix qui n'est pas si excessif rapporté à la liberté gagnée et qui ne va pas en arrière. Ainsi qu'à la paix intérieure gagnée. Peut-on être plus riche ? Encore faut-il l'avoir ce qui n'est hélas pas le cas de tous mais le simple nécessaire est amplement suffisant. Et il évite d'être entravé dans son cheminement et ses choix. La phrase que j'ai utilisée Je n'accorde plus ma patience à ceux qui ne la méritent pas n'est pas de moi mais de l'actrice Meryl Streep. Je trouve que c'est d'une grande maturité sans renier une seconde sa propre humanité. Même si le corps part un peu ou beaucoup en vrac ce qui est difficile à vivre et accepter, l'âge avancé génère de grandes satisfactions intérieures, non pas des satisfactions orgueilleuses mais bien de cette paix que je viens d'évoquer. "Nous n'entendons plus bien, elles sont loin leurs sottises". Je n'ai que mon présent, tout ce qui le remplit, et puis mes souvenirs, c'est tout cela ma vie. Encore une fois c'est plus que suffisant et profondément satisfaisant. Enfin cesser de chercher midi à 14 heures parce que l'on est avec soi-même toujours à l'heure. L'horloge ne compte plus et la crainte de la fin s'estompe jusque peut-être tout-à-fait disparaître. Je vous remercie infiniment de votre lecture fidèle.

Albert B

Albert B Le 10-01-2026 à 10:37

Ancolies, votre texte est fort et sincère. Il parle de séparation, de lucidité et de solitude sans détour ni faux-semblant. Vos mots disent l’usure, mais aussi une forme de paix qui vient quand on accepte de ne plus sauver l’autre et de suivre son propre chemin. Ce texte touche par sa vérité et par son ton direct. Il ne cherche pas à séduire, il dit ce qui est, avec courage et humanité. Merci pour ce partage intense et profondément vrai. Avec ma considération, Albert.

Abdellah

Abdellah Le 31-12-2025 à 16:22

Bonsoir Ancolies, Je reconnais profondément ce que vous décrivez. Cette manière d’avancer sans retour en arrière, malgré le prix payé, m’est familière. On doute parfois du chemin, mais rarement de la fidélité à soi qu’il exige. Avec le temps, on comprend que cette exigence n’enferme pas : elle libère. Merci pour ces mots lucides et sans posture. Amicalement, Abdellah Bonne année 2026

Ancolies

Ancolies Le 31-12-2025 à 15:42

Je vais vous dire Abdellah, 10 fois, 15, 20 fois, j'ai jeté des projets à terre sans me soucier ni du prix que j'avais déjà payé pas plus de celui que j'aurais à payer. Que ce soit celui du portefeuille (vous n'en croiriez pas les chiffres) ou celui du cœur. Je n'en ai jamais eu aucuns regrets, ce qui devait a été, et jamais je n'ai retourné ne serait-ce qu'une manche de veste. Ce qui m'a enrichi même si je me demande s'il n'aurait pas été plus judicieux de passer parfois sous les fourches caudines de quelques compromis. Cette fidélité à moi-même me place aujourd'hui dans une position parfaitement libre face aux choix que j'ai ou aurai à faire. Amicalement.

Abdellah

Abdellah Le 31-12-2025 à 11:04

Bonjour, Bonsoir Ancolies, Votre retour est précieux, parce qu’il va au-delà du texte et touche à l’expérience vécue. La lucidité a en effet un coût, parfois lourd, mais elle évite aussi l’usure silencieuse des demi-renoncements. Se montrer moins entier peut protéger sur le moment, mais à long terme, c’est souvent soi-même que l’on érode. Il n’y a sans doute pas de réponse définitive : seulement des choix assumés, à un instant donné, avec ce que l’on est capable de porter. Rester fidèle à soi n’est pas toujours confortable, mais c’est souvent ce qui permet de continuer à avancer sans se trahir. Je vous souhaite une année juste, à votre mesure. Abdellah

Ancolies

Ancolies Le 31-12-2025 à 10:39

Bonjour Abdellah. Une nouvelle fois merci de me lire et commenter. Et une nouvelle fois vos remarques me donnent un éclairage extérieur sur ce que j'ai écrit. Oui la lucidité est souvent dure. Cependant sur cette terre, j'aurai appris une chose d'elle : certes, dans un premier temps elle nous montre les limites, le mur de l'impossible et la moindre tentative d'action semble vaine, mais, si l'on creuse plus loin l'on découvre que l'on peut repousser ces limites et abattre ce mur de l'impossible. Et c'est un sentiment que, comme d'autres, plus on l'éprouve plus on l'applique. Le narrateur de ce récit applique ses choix, son expérience de vie lui aura montré ceci : inutile de faire davantage de compromis et de perdre ce faisant son temps. Je suis confronté à ce dilemme en ce moment : soit je fais des compromis créatifs, soit j'envoie tout un projet balader, ce qu ne m'arrangerait guère. Cela m'est arrivé plusieurs fois au cours de ma vie, et j'ai envoyé balader malgré l'important prix à payer. Lorsque je regarde en arrière, je me demande si j'ai bien fait. Oui, pour finir, j'aurai payer un prix très élevé pour rester fidèle à moi-même, ce qui semble très bien mais je me demande parfois s'il ne vaut mieux pas parfois se montrer moins entier. Je vous le dis un peu tôt dans la journée : je vous souhaite une bonne année.

Abdellah

Abdellah Le 31-12-2025 à 0:56

Bonsoir Ancolies, Ce texte parle d’un détachement lent et réfléchi, d’un moment où l’on choisit de ne plus suivre un chemin qui ne nous appartient plus. L’image du train, du silence et de l’hiver accompagne bien cette traversée intérieure. L’écriture prend son temps, comme pour montrer que certaines décisions ne se prennent ni dans la colère ni dans la précipitation. On sent une lucidité tranquille, parfois dure, mais jamais gratuite. La fin laisse une impression de solitude assumée, presque apaisée. C’est un texte dense, sincère, qui gagne à être relu, et qui donne envie de poursuivre l’écriture dans cette voie Amicalement Abdellah.