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L'enfant promis - Commentaires

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Aubussinne

Aubussinne Le 08-05-2019 à 11:23

Merci beaucoup Jenny pour votre commentaire que j'avais écrit et qui s'est effacé au passage d'une pub ( je suis un peu lasse de cette technique qui ne suit pas ! ). Quand vous écrivez acte de contrition, vous avez touché l'origine de ce texte. En fait, j'ai commencé ce texte en l'écrivant tout petit et il s'écrivait ensuite sous le fil de ma plume de plus en plus gros, étouffant, assourdissant. Oui ces confessions obscènes pour des enfants qui jouaient à leurs jeux d'enfants. Je voulais écrire une nouvelle et c'est ce texte que j'ai finalement choisi cherchant longtemps quel angle pacifique donner à ce sujet. Il faut protéger nos enfants, les protéger , toujours les élever et les faire grandir vers leur vie. Je vous remercie pour votre appréciation sur la qualité d'écriture. Ayant choisi une formation scientifique, cela me fait plaisir, beaucoup plaisir. Merci, mille fois. Amicalement, Mireille

Jenny

Jenny Le 06-05-2019 à 23:29

Bonsoir Aubussinne. Un thème qui m’a replongée dans mon enfance et qui met en perspective ce qui est donné à voir en pleine lumière et les coulisses obscures de l’ombre à taire. Les effets de l’endoctrinement sur l’âme d’un enfant docile et impressionnable ; l’hypocrisie des actes de contrition et des génuflexions imposées pour mieux ordonner et rendre sourd et aveugle. C’est ainsi que j’ai perçu le monde du silence étouffé derrière ces images soigneusement suggérées jusqu’au point de chute et de réflexion. Très joli travail où rien n’est laissé au hasard comme toujours. Amicalement, Jenny.

Aubussinne

Aubussinne Le 05-05-2019 à 18:27

Merci beaucoup Franck, je vous ferai un commentaire qui ressemble au votre. Élevée dans la religion j'ai tout rejeté à mon adolescence. J'ai cependant croisé des enfances humiliées, qui n'en a pas croisé ? La multiplication des annonces devenues depuis scandales et trahisons de si nombreuses enfances, ce texte s'est imposé à moi et toutes les images de cérémonies se sont ancrées dans mes mots. Je ne supporte plus le dévoiement de la parole institutionnelle qui impose des vérités empreintes d'hypocrisie et plus grave de perversité et de destructions induites de personnes et donc de l'humanité. Combien de victimes ? Merci Franck pour votre lecture. Amicalement, Mireille

SLuna

SLuna Le 05-05-2019 à 17:56

bonjour Mireille. superbement écrit comme toujours et la phrase finale est un véritable coup de poignard en regard des phrases qui la précèdent. j'avoue ne pas être croyant, mais si je m'en réfère à mon propre vécu et en acceptant l'idée que Dieu existe, cela ne fait aucun doute à mes yeux : les Hommes l'ont en effet trahi et dans bien des domaines. je retrouve avec plaisir dans ce texte à message cette musicalité qui donne à votre plume sa spécificité. bravo à vous. amicalement. Franck

Aubussinne

Aubussinne Le 24-04-2019 à 19:39

Bonsoir Alain, Votre réponse me touche profondément quand vous utilisez à mon égard le mot foi. Je ne me reconnais aucune foi depuis mon adolescence. La seule que je me reconnaisse est mon questionnement permanent face aux mystères de l'univers. Qu'elle a été l'étincelle initiale ? Cela explique la collusion fréquente entre les poètes et les astrophysiciens. Je ne me reconnais aucune foi religieuse. Par contre, je suis extrêmement sensible aux arts et à la beauté qu'a pu engendrer le pouvoir politique, le pouvoir religieux et les milieux artistiques. C'est ce que j'ai essayé de monter au travers de l'enfant qui reçoit une éducation religieuse dans une église envoutante d'art. Après, il n'y a plus que l'histoire et le pouvoir bénéfique ou pervers du pouvoir, sociétal, politique et religieux. Ce que j'ai retenu, c'est que j'ai essayé de traiter ce sujet très dur en évitant toute violence, tout jugement pour rendre le sujet discutable. A mon tour, je vous en remercie beaucoup. Ne pas rajouter du mal au mal si on veut trouver une solution. Merci encore, amicalement, Mireille

Evzone

Evzone Le 22-04-2019 à 20:26

Mireille, voilà un authentique message pascal. Je ne me prononcerai pas sur le fond car je veux respecter tout ce que vous avez écrit avec beaucoup de lumière, de force et de foi. Ce poème est à découvrir pour ceux et celles qui veulent un peu se relever des contingences premières, souvent triviales et austères qui nous sont rapportées chaque jour. Alors que le catholicisme est en perte de valeur, alors que sur terre les religions provoquent des luttes sanguinaires et féroces au nom d'un dieu qu'elle revendique, alors que le fanatisme tue impunément et aveuglement des innocents, écoutons ce message de paix et d'amour que vous partagez avec nous. Soyez-en particulièrement remerciée. Alain

Aubussinne

Aubussinne Le 21-04-2019 à 18:42

Merci beaucoup Roxane, vous m'encouragez beaucoup car publier ce texte dans ce temps pascal n'était pas évident. Mais mon cœur l'a poussé ainsi. Je démarre mon activité poétique et votre appréciation me touche. Il est vrai, je cherche une voie où chaque mot a sa place, sa mélodie. Merci beaucoup, amicalement, Mireille

Croktoo

Croktoo Le 21-04-2019 à 15:26

Bonjour Mireille, Je découvre vos poèmes et celui ci est magnifique. Tout est dit en retenue et en pudeur. J'aime votre façon de ciseler les textes. vous êtes une orfèvre. Merci beaucoup pour vos partages. Belle journée à vous. Roxane

Aubussinne

Aubussinne Le 16-04-2019 à 10:37

Bonjour Jean-Yves, Je ne peux m'empêcher de penser à tous les évènements qui se sont déroulés à Notre Dame de Paris en lisant votre commentaire. Je pense qu'une reconstruction de la pensée va et doit se faire pour un mieux nécessaire. Merci beaucoup pour votre encouragement, amicalement, Mireille

Yanerwan

Yanerwan Le 15-04-2019 à 10:59

Bonjour Mireille. Excellent poème qui nous emmène et qui nous peine. On se retrouve bien dans cette église, on sent l'encens et tout ce qui va avec. Et puis c'est là, l'innommable derrière les dorures. Très belle plume. Amicalement Jean-Yves

Aubussinne

Aubussinne Le 12-04-2019 à 14:10

Bonjour Patricia, Merci pour votre commentaire si explicite de combien de douleurs de familles. J'ai essayé de ne penser qu'à l'enfant qui doit ensuite conduire sa vie comme il peut avec un lourd fardeau, un fardeau de plomb et des silences de plomb. Les portes doivent s'ouvrir et laisser passer le vent, l'air frais. Merci et bon courage pour vous aussi. Mes amitiés, Mireille

cyrielle33

cyrielle33 Le 12-04-2019 à 11:59

Bonjour Mireille, ce poème est percutant et de toute beauté. Les hommes ont manié la religion à leur goût et peu importe les dégâts causés! Ce murmure et cette douleur, mon père l'a connu car élevait par des curés et des religieuses dans un orphelinat, il a connu l'horreur des ces soi-disant messagers de dieu! Vos mots me touchent beaucoup. Mes amitiés. Patrica

Aubussinne

Aubussinne Le 11-04-2019 à 22:53

Bonsoir Paulette, Vous me remuez en me faisant remarquer que ce texte est publié dans la période Pâques. Peut-être que les messages d'origines prendront plus de forces, une résurrection des bonnes consciences. Merci, amitiés, Mireille

Aubussinne

Aubussinne Le 11-04-2019 à 22:47

Bonsoir Anne, J'apprécie beaucoup votre passage et votre commentaire. Comme vous, je pense que ce que les hommes d'église ont fait de l'Eglise s'écarte des messages qui ont fait le christianisme. Et nos sociétés doivent se débrouiller avec cela. Les enfants et les jeunes dans tout cela, trahis aussi. Merci Anne, avec toutes mes amitiés, Mireille

Aubussinne

Aubussinne Le 11-04-2019 à 22:42

Bonsoir Georges, Vous m'invitez à mieux connaître Péguy, de cette période je connais mieux Mauriac et Claudel. Grâce à vous, j'ai pu trouver le ton et la forme pour traiter le sujet car les contraintes de la versification et des rimes obligent à écrêter toutes les sombres colères que le sujet pouvait me procurer. Avec un temps de rumination assez long, j'ai essayé. Et si vous le considérez réussi, je renvoie ce compliment à tous les enfants qui méritent notre protection et un complet encadrement de la justice sur ce sujet. Merci encore pour cet encouragement. Avec toute mon amitié, Mireille

Aubussinne

Aubussinne Le 11-04-2019 à 22:32

Bonsoir Véronique, Le murmure de l'enfant qui termine en tonnerre. C'est ce que notre société découvre et vit aujourd'hui. J'ai essayé de montrer la vie d'un enfant qui suit l'éducation qu'on lui donne , la tête inclinée, puis les émotions fortes qu'il reçoit dans un décor religieux qui ne recherche que cela, puis le symbole de l'encens qui était fait pour envouter pour finir par la soumission à l'innommable et la prise de conscience personnelle et sociétale dans la vie adulte. Je suis très sensible à votre commentaire. Merci beaucoup, Véronique, Très amicalement, Mireille

Aubussinne

Aubussinne Le 11-04-2019 à 22:21

Bonsoir David, Votre commentaire me fait remonter les images du temps où j'étais élevée comme tous autour de moi dans la religion catholique avec ses apparats architecturaux et ses rituels. Ne sommes nous pas impressionnés ou même subjugués par la beauté mystique des édifices religieux quelque soit la religion? Tout est conçu pour emporter l'âme dans un élan poétique qu'enfant on ne comprend pas beaucoup mais que l'on vit dans ses émotions. Alors que ces enfances générations après générations soient trahies m'est insupportable. Merci beaucoup pour votre commentaire. Bien amicalement, Mireille

Wolfgang Warren

Wolfgang Warren Le 11-04-2019 à 22:17

Pour moi, Mireille, vous faites figure d'exemple à suivre en tous points. Bonne soirée, avec toutes mes amitiés, Manu

Aubussinne

Aubussinne Le 11-04-2019 à 22:14

Bonsoir Manu, Comme vous le notez, c'est un sujet délicat. Depuis longtemps ce sujet me préoccupait par le nombre de pays concernés, me mettait en colère par les obstructions de l'institution, par le silence assourdissant du cardinal concerné, la contestation des conclusions de la justice. Surtout pas de colère dans l'écrit qui ne fait qu'empirer les choses qui ne sont plus dites qu'avec des cris et pas des mots. La forme a été longue à venir puis est venue avec l'image des enfants de chœur habillés comme des petits cardinaux en rouge et surplis blanc. Mon âge me permet de me libérer de bien d'hypocrisies et de mensonges et de silences sociétaux. Que de problèmes graves à régler ! Merci Manu pour votre intérêt, finalement vous m'encouragez à regarder de très près le monde. Tourne-t-il à l'endroit ? Merci et très amicalement, Mireille

Aubussinne

Aubussinne Le 11-04-2019 à 21:51

Bonsoir Armelle, Pourquoi dire puisque tout se comprend. Je voulais mettre l'enfant trahi au centre et que toute la lumière revienne sur lui. Ces enfants parce que hélas ils sont nombreux dans de nombreux pays catholiques ont eu leurs paroles si longtemps étouffées, condamnées, tues. Je ne voulais pas accuser car la violence rompt une pensée constructive. Au fond de moi depuis longtemps, je voulais en parler car la pratique d'une religion basée sur le silence du malheur ne peut exister. Merci pour votre lecture, Armelle. Avec toutes mes amitiés, Mireille

Aubussinne

Aubussinne Le 11-04-2019 à 21:33

Bonsoir, Vous avez compris le contexte dans lequel je me suis décidée à écrire et publier ce texte. Ce sujet me bouleverse depuis longtemps, je l'avais ressenti et compris sans en avoir les clefs. Aujourd'hui les portes s'ouvrent en grinçant tellement elles ont été volontairement fermées par les institutions civiles, politiques et religieuses. C'était bien avant n'est pas sur ce sujet vrai. Je vous remercie pour votre lecture sensible. Mireille

Paulette Pairoy-Dupré

Paulette Pairoy-Dupré Le 11-04-2019 à 18:25

Je ne sais que dire tant je suis époustouflée devant ces vers absolument magnifiques que l'on peut interpréter de bien des façons en ce temps pascal. MERCI, Paulette

Annefleur16

Annefleur16 Le 11-04-2019 à 8:12

Merci Mireille pour ce superbe poème qui nous emmène beaucoup plus loin que le début ne le laissait présager... Un terrible secret qui met en danger un enfant innocent et pur... Mais,comme vous le dites si bien : »Dieu ne voulait cela,les hommes l’ont trahi « ... Les institutions sont dirigées par des hommes,pas par Dieu qui ,s’il existe,ne peut être qu’Amour... Amitiés.Anne.

Tychillios

Le 10-04-2019 à 20:41

Le texte commence, comme un poème à la Péguy, une consécration de la foi chrétienne. Église enluminée, éclats des dorures, objets sacrés, cérémonial liturgique. Les premières strophes très visuelles nous installent dans une ambiance feutrée et solennelle. Voilà que la 8e installe le doute et oriente le poème vers une tout autre voie. Dans cette pompe religieuse un enfant apparaît, il avance humble et soumis portant son encensoir et dans le regard un douloureux secret… Un texte d’une incroyable beauté, hommage vibrant d’humanité aux enfants sacrifiés.

Lucie.

Le 10-04-2019 à 19:20

Bonjour Mireille, votre poésie est remarquablement construite, sur un sujet très délicat, avec un titre à double sens qui m'a alertée. Vous abordez ce sujet de manière très subtile, avançant de rangée en rangée à travers cet édifice religieux, au moyen de vers admirablement travaillés. Vous créez ainsi une atmosphère en harmonie avec les lieux, jusqu'à cette chute terrible capable de faire trembler les murs, lourde de sens. Tout semble ici suggéré, à l'image du murmure d'un enfant qui n'oserait pas parler, mais qui résonne après lecture comme un long cri de colère. Vous réalisez ainsi une véritable prouesse, merci Mireille. Très amicalement, Véronique.

Benadel

Benadel Le 10-04-2019 à 19:17

Mireille votre poème m’a époustouflé, tant les vers que votre imagination vous a soufflés sont descriptifs et solennels. Je suis entré avec fascination dans votre personnage. Cet enfant, cet adulte qui a tout donné à sa foi n’ayant pas trouvé le bonheur en soi donne a réfléchir sur le sens d’une religion qui ne donne pas toujours sa ration de félicité. Bravo encore pour l’avoir si bien explicité. Mes amitiés. David

Wolfgang Warren

Wolfgang Warren Le 10-04-2019 à 18:10

Bonjour Mireille, l'intensité que vous avez su mettre dans la mise en scène de votre poème n'a d'égale que sa chute à laquelle je ne m'attendais pas, justement car mon imagination vagabondait de rangées en rangées, d'ornements en statues, de la nef au chœur...Il fallait oser et je trouve que vous l'avez fait avec une élégance remarquable. Cela n'a pas dû être facile à écrire car il fallait contenir la colère pour mieux dénoncer au moyen de vers ciselés. Je ne m'étonne plus de ne lire que des choses exceptionnelles chez vous, mais je suis toujours surpris par la forme que prennent vos prises de position et je trouve cela très fort. Bien à vous, amitiés, Manu

fontaine

Le 10-04-2019 à 17:47

Bonjour Mireille, votre poème est beau, si habilement amené. Vous vous aventurez sur un sujet délicat, qui si je l'ai bien compris, nous invite à considérer ce qui ne devrait pas être mais qui pourtant l'est et vit aux creux des chasubles de certains hommes d'église. Le sacrifice de l'innocence au milieu d'un silence assourdissant. Ces pratiques si il s'agit bien de cela éteignent pour toujours le lumière des coeurs tendres. Rien n'est vraiment dit sous votre plume, tout est si bien suggéré. La fin est poignante. Merci pour ce texte vivant. Amitiés. Armelle

Nomal'sland

Nomal'sland Le 10-04-2019 à 17:46

Bonjour Aubussinne, Une fois de plus, vous maniez avec dextérité l'art de tout dire en ne disant rien. Ce poème, faisant écho au tremblement actuel d'une institution coupable mille fois dans ses silences ou omissions, est une condamnation toute en délicatesse. Cette description fine et inspirée de ce moment d'adoration souillée dessine de puissantes images bouleversantes dans leur pureté assassinée. W